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PSAUMES

Le livre des Psaumes est le monument le plus important de la poésie hébraïque. Non seulement il renferme quelques-uns des plus beaux poèmes lyriques de toute la Bible, mais on y trouve réunis tous les genres de poésie dispersés dans les divers livres de l'A.T. Il constitue en outre le recueil des chants sacrés d'Israël, dont un grand nombre présentent un caractère liturgique indéniable.

Le Psautier est rangé par le Canon hébreu dans la troisième partie de la Bible (Ketoubim, Ecrits, ou Hagiographies) et vient généralement dans les manuscrits en tête de cette catégorie de livres sacrés. Il se divise en cinq livres. (Ps 1-41,42-72,73-89,90-106,107-150) La fin de chaque livre est marquée par une doxologie ajoutée au dernier psaume ; seule la doxologie du cinquième livre est formée par un psaume entier, le 150 e. Ces cinq livres sont mis en parallèle par le Talmud avec les cinq livres du Pentateuque (voir Canon de l'A.T.).

Nombre des Psaumes. Le texte hébreu offre 150 psaumes. Un 151 e est fourni par la version des LXX, mais expressément classé par elle « hors du nombre » ; attribué à Daniel, il est probablement la traduction d'un original hébreu, mais qui n'a jamais fait partie du Psautier.

Le texte hébreu et le texte grec, d'accord sur le total, diffèrent dans les détails de la numération. Le texte grec unit les Psaumes 9-10, et 114-115 ; en revanche, il sépare en deux les Ps 116 et Ps 147. De là vient que le texte grec soit en retard d'une unité sur le texte hébreu dans la majeure partie du Psautier. Les versions protestantes suivent le texte hébreu ; la Vulgate et les versions catholiques le texte grec.

Il est certain que plusieurs compositions poétiques sont arbitrairement coupées en deux psaumes dans le texte hébreu (ex. : Ps 9 et Ps 10, restes mutilés d'un seul psaume alphabétique restitué par le texte grec ; Ps 42 et Ps 43 qu'unit un même refrain). D'autre part, d'assez nombreux psaumes se décomposent facilement en plusieurs morceaux qui diffèrent par leur genre poétique et par leur sujet (ex. : Ps 19:1,7 la gloire de Dieu manifestée dans la nature, et Ps 19:8,14 la loi de Yahvé et ses bienfaits ; -- Ps 27:1-6 chant de victoire, et Ps 27:7,14 prière intime introduite par la formule : Yahvé, écoute ma voix ! -- Ps 107:1, 32 psaume de louanges avec refrain, et Ps 107:33-43 paroles d'un sage : -- Ps 115:1, 8 discours prophétique, et Ps 115:9,10 bénédictions liturgiques ; Ps 144:1,11 prière pour obtenir la délivrance, et Ps 144 12-15 actions de grâces pour une période de prospérité).

Au reste, le nombre de 150 n'est pas absolument exact, plusieurs psaumes étant identiques ou ne présentant entre eux que de légères divergences (Ps 14 =Ps 53 Ps 70 =Ps 40:14 Ps 108 = Ps 57:8-11 et Ps 60:5,12). Le Ps 18 reproduit le cantique de David (2Sa 22).

Genres des Psaumes.

Le Psautier porte dans les éditions de la Bible hébraïque le nom de séphèr tehillim (livre de louanges), d'après la majorité des manuscrits. La Massore emploie le pluriel féminin tehilloth, plus conforme à l'hébreu tehillah, qui est le titre du Ps 145. Ce nom paraît être inspiré d'une des dernières collections de psaumes, qui débutent par l'expression halelou-Yah (=louez l'Éternel). Les LXX et le N.T. nomment ce livre Psalmoï ou Biblos Psalmôn (Vulgate, Liber Psaltno-rum), d'après la traduction grecque habituelle de l'hébreu mizmor. Ce dernier titre étant généralement appliqué à des psaumes de David, le Psautier est assez souvent appelé ta toû Daveid (2Ma 2:13) ou simplement Daveid (Ac 2:25 4:25 etc.). Quant au terme psalterion (nom grec d'un instrument de musique), il est fourni par le codex Alex, des LXX, où il désigne assez improprement le Psautier. Nos versions se conforment à l'usage grec et non à l'usage juif.

Ces deux noms : louanges, psaumes, rapportent le Psautier dans son ensemble à la poésie lyrique. Et en effet, les psaumes appartiennent pour la plupart à ce genre poétique, surtout ceux des premiers livres. Cependant on distingue dans le Psautier des genres très différents. Un assez grand nombre de psaumes se rapprochent du genre prophétique, ce qui n'a rien de surprenant, la prophétie ayant été à ses débuts accompagnée de chants et de musique (1Sa 10:5). Les chefs musiciens de David : Asaph, Héman, Jedoutoun sont appelés « voyants du roi », et ils prophétisent avec la harpe (1Ch 25:1,5). Au temps d'Ezéchias, Asaph est appelé un prophète (2Ch 29:30). Les psalmistes revêtent souvent leurs paroles d'une autorité prophétique. Certains psaumes, quoique du genre lyrique, contiennent de courts oracles. (ex. : Ps 2:5,9 46:11 50:7 110:1) D'autres constituent tout entiers des discours prophétiques, consistant, comme les prophéties habituelles, en reproches, avertissements et menaces. Ces discours sont dirigés contre l'impiété (14 =53, 50), contre l'idolâtrie (Ps 115:1-8), contre un méchant (52 contre Doëg ; cf. Esa 22:15 contre Shebna, Jer 20:3 contre Pashkour). A ce genre appartiennent les psaumes messianiques (promesses faites à la dynastie davidique : 2, 72, 89, 110, 132, ou à Jérusalem : 87).

Le genre didactique est représenté par les Ps 37 (sentences morales conformes au type des Proverbes), 49 (appelé par l'auteur : paroles de sagesse, v. 4 ; mâchai-- sentence, et khidâh = énigme, v. 5), 73, 119. Le genre historique fournit les Ps 78 (histoire d'Israël jusqu'à David, psaume également rattaché par son titre au genre didactique, mâchai et khidoth, v. 2), 105 et 106, 136 (curieux mélange du genre historique et de la litanie), 89 (les v. 20, 38 complètent remarquablement le Ps 78). Le genre liturgique offre des litanies (Ps 136, Ps 118:1,4,25-29 Ps 148), des bénédictions (Ps 115:9-18) et des malédictions (Ps 109:6,19).

Titres des Psaumes.

La plupart des psaumes ont un ou plusieurs titres se rapportant soit au caractère du poème, soit à son usage musical et liturgique, soit à son auteur.

Les principaux titres relatifs au caractère du poème sont :

Mizmor-- psaume (poésie accompagnée de musique), terme dérivé d'une racine zâmar, appliqué à la musique instrumentale par opposition à la musique vocale (57 psaumes). Ce titre est presque toujours accompagné d'un nom d'auteur, ordinairement du nom de David.

Chîr =cantique (gr., ôdê), poésie chantée (30 psaumes), titre assez souvent précédé ou suivi de mizmor pour indiquer que le chant est soutenu par la musique instrumentale (cf. 30, 65-68, etc.).

Maskil (gr., eïs sunésin : lat., ad intellectum ; Jérôme, eruditio), titre de 13 psaumes appartenant principalement au recueil des Fils de Coré (Ps 42) et au genre didactique (Ps 32, Ps 78), ce qui justifie le sens d'instruction (cf. Ps 2:10 : et nunc erudimini ) ou plutôt de méditation, (cf. Ps 41:1) sens dérivé de la racine sâkal. Le sens de poème habilement ou artistiquement composé (angl., skilfulpsalm), adopté par quelques-uns, ne convient guère, l'intelligence étant dans l'A. T, rarement synonyme d'habileté et désignant plutôt la piété ; d'où : psaume destiné à l'édification religieuse.

Mictam =poème précieux (terme dérivé de kétem =joyau, or), est le titre des Ps 16 et Ps 56-60 (6 psaumes) qui portent le nom de David et justifient cette appellation par la distinction de leur style et de leur pensée (gr., stèlographia ; lat., inscriptio, confondant mictam et mictab). C'est aussi le titre du cantique d'Ézéchias (Esa 38:9).

Chiggaïon (Ps 7), dont le sens est incertain, peut désigner non une complainte (Sg.), mais un poème sur un mode irrégulier ou dithyrambique. La prière d'Habacuc (Ps 3:1 et suivants) est composée selon ce mode (al-chigionoth)

Tephillah =prière, est le titre de 5 psaumes, et tehillah =louange, du Ps 145.

Les instruments d'accompagnement sont parfois désignés dans le titre : neguinoth, instruments à cordes (6 fois) ; nekhiloth, instruments à vent, flûtes (Ps 5) ; guittith, la Guittienne (Ps 8, Ps 81, Ps 84), peut-être la harpe de Gath importée de Crète par les Philistins et empruntée à l'antique civilisation égéenne. Il est à remarquer que les principaux instruments de musique servant pour le culte n'apparaissent jamais dans un titre, savoir : (d'après Ps 81:3) kinnor-- harpe, nébèl = luth, toph =tambourin, chophar-- trompette. La voix de soprano était probablement désignée par alamoth (Ost., Halamoth) =jeunes femmes (Ps 46), et la voix de basse par cheminith =octave inférieure (Ps 6 et Ps 12).

Le titre offre aussi fréquemment les premiers mots de chants populaires sur la mélodie desquels le psaume devait être chanté ; on écarterait difficilement cette explication, qu'appuie la préposition al (=sur, ou selon), quelquefois el. Sur : « Ne détruis pas ! » (Ps 57-59, mictam de David ; 75, Ps d'Asaph). Sur : « Lis du témoignage » (Ps 45, Ps 60, Ps 69, Ps 80). Sur : « Colombe muette parmi les exilés » (Ps 56, mictam de David) ; grec : « Pour le peuple exilé loin du sanctuaire » (Vers. Syn. : « Colombe des Térébinthes lointains », substitue Élim à Élem). Sur : « Biche de l'aurore » (Ps 22). Sur : « Meurs pour le fils » (Ps 9). Sur : « Blessure » (Ps 53 ; v. 5. : « Sur un mode triste » ; lire mahéleth ; Ps 88, « Blessure pour l'humiliation »). La plupart de ces formules sont obscures et le texte peut avoir été altéré. La préposition al, qui accompagne le nom du musicien Jeditoun ou Jedoutoun dans Ps 62 et Ps 77, est rectifiée par la préposition le dans Ps 39 (=de ou selon Jeditoun).

D'autres formules se rapportent à l'usage liturgique. Pour le sabbat (Ps 92), pour la dédicace du temple (Ps 30), pour la commémoration (Ps 38, Ps 70), pour la louange (Ps 100, Ps chanté lors des sacrifices d'actions de grâces), pour l'enseignement (Ps 60). Dans les LXX, d'autres psaumes sont rapportés aux divers jours de la semaine. C'est sans doute aussi à un usage liturgique que s'applique le titre : Cantique pour les mahaloth (=montées), qui est celui d'une collection de 15 psaumes (Ps 120-134). L'ancienne version : « Cantique des degrés » paraît devoir être abandonnée. Ces psaumes étaient sans doute chantés lors des pèlerinages montant au temple de Jérusalem à l'occasion des grandes fêtes religieuses. (cf. Ps 122:4 125:2 Ps 133 Ps 134) Ces diverses formules sont caractérisées par la préposition le (=pour).

On peut attribuer à l'usage musical et liturgique le mot Sélah, qui revient fréquemment dans le texte des psaumes (71 fois en 39 psaumes, et trois fois dans la prière d'Habacuc : Ps 3:3, Ps 9, Ps 13). Il ne se trouve que dans les psaumes appartenant aux plus anciennes collections et accompagnés d'indications musicales.

Le sens est assez obscur (gr., diapsalma ; Talmud, ad ôlam =à toujours ; Jérôme, semper). La version diapsalma peut désigner soit un interlude, soit une élévation du son (rinforzando). Ce dernier sens est le plus conforme à l'étymologie (sélah, impératif : élève... la mélodie). La version talmudique a suggéré au Hébr. and Engl. Lexicon d'Oxford (p. 699) une hypothèse destinée à concilier les deux traditions ; Sélah signifierait : « Élevez vos voix », et, par cette indication liturgique, le clergé serait invité à interrompre le psaume pour prononcer la formule de bénédiction, qui se termine par l'expression ad ôlam (Ne 9:5: Bénissez Yahvé d'éternité en éternité). Quant à Higgaïon, joint à Sélah dans Ps 9:17, il doit avoir comme celui-ci quelque analogie avec l'usage musical, mais son sens est aussi difficile à déterminer (LXX, ôdè diapsalmatos). Mis en parallèle dans Ps 92:4 avec le luth et associé à la harpe, il paraît devoir désigner soit un jeu d'instruments de musique (Sg., Bbl. Cent. : en sourdine), soit plutôt, d'après son étymologie, une mélodie destinée à favoriser la méditation (c'est le sens du mot hébreu dans Ps 19:14, La 3:62).

On n'attribue guère aujourd'hui à la même catégorie l'expression : lamenatséakh, relative au Maître-chantre, prise jadis en ce sens que les indications musicales, dont elle est généralement accompagnée, étaient destinées au Maître-chantre (ex. : Ps 4, au Maître-chantre, sur des instruments à cordes ; 5, sur des flûtes ; 9, sur : « Meurs pour le fils », etc.). Cette explication ne peut servir pour les cas assez nombreux où lamenatséakh n'est ni précédé ni suivi d'aucune indication d'ordre musical ou liturgique (ex. : 11 ou 14). Au reste, la préposition le établit une analogie indiscutable avec les épithètes : le-David, le-Asaph, etc., qui se rangent naturellement dans la catégorie des noms d'auteurs. Rien n'empêche que le chef de la musique instrumentale du temple ait eu comme eux, ou comme la corporation des Fils de Coré, sa propre collection de psaumes.

Un grand nombre de psaumes nous fournissent en effet des noms d'auteurs, surtout dans les premiers livres : Moïse (1 Ps.) ; David (73 Ps.) ; Asaph (12 Ps.) ; les Fils de Coré (11 Ps.) ; Salomon (2 Ps.) ; Héman et Éthan, Ezrahites (sages mentionnés dans 1Ro 4:31), auteurs des Ps 88 et 89 ; Jeditoun (39, 77) ou Jedoutoun (62), nommé à côté d'Asaph et de Héman comme un des trois chefs musiciens de David (1Ch 16:40-42). Il faut ajouter sans doute à cette liste le Maître-chantre.

La préposition le, qui accompagne tous ces noms propres, semble attribuer à ces personnages, soit la composition poétique, soit la composition musicale des psaumes en question. Cependant, le pluriel : « Des fils de Coré » et l'attribution d'un même psaume à deux personnages différents laissent entrevoir une autre interprétation. Or ces doubles attributions de psaumes ne sont pas rares ; elles sont même assez fréquentes, si on y fait rentrer tous les psaumes qui se réclament à la fois du Maître-chantre et de David ou des Fils de Coré. Le Ps 88 se réclame des Fils de Coré, du Maître-chantre et de Héman l'Ezrahite. Dans le cas des doubles attributions, l'un des noms pourrait désigner l'auteur du poème, l'autre l'auteur de la musique, mais cette interprétation n'est pas valable pour les triples attributions.

On est ainsi conduit à penser que ces noms désignent des collections de psaumes et qu'un certain nombre de psaumes étaient communs à plusieurs collections avant d'entrer dans le Psautier. Cette opinion est fortement appuyée par le fait que des psaumes mis sous deux noms différents sont aussi désignés comme appartenant à deux genres différents (Ps 65 : Du Maître-chantre psaume, de David cantique ; Ps 68, id. ; Ps 88, mizmor des Fils de Coré, maskil de Héman l'Ezrahite). L'exemple du Ps 88 montre qu'un même psaume pouvait être emprunté à plusieurs recueils différents, à un recueil de Mizmorim (psaumes) et à un recueil de Maskilim (méditations), lorsque son genre n'était pas particulièrement accentué. La plupart des noms figurant dans les titres s'appliquent à des musiciens connus ou à des corporations de choristes, de sorte que les formules : Des Fils de Coré, d'Asaph..., désignent des psaumes recueillis et conservés dans la famille ou dans la corporation musicale d'Asaph ou des Fils de Coré.

Formation du Psautier.

Le Psautier s'est formé graduellement par la juxtaposition ou même le mélange de plusieurs collections de psaumes. Cette conception est confirmée par la notice qui clôt le deuxième livre : « Fin des prières de David, fils d'Isaï » (72:20). Un même rédacteur, sachant qu'il avait encore d'autres psaumes davidiques à utiliser, n'aurait pas clos ici les oeuvres de David. En outre, la présence dans le Psautier de poèmes semblables ou identiques ne s'explique pas autrement que par une formation graduelle. Enfin, ce qui vient à la fois étayer cette conception et entraîner des complications, c'est l'influence élohistique qui s'est exercée à une certaine époque sur toute une partie du Psautier (voir Dieu [les noms de]).

Le nom de Yahvé est employé presque exclusivement dans le livre I (Yahvé 278 fois, Élohim 15), à la fin du livre III (Ps 84 à 89 : Y. 31, E. 7), exclusivement dans le livre IV et dans le livre V (sauf Ps 108, qui est formé de deux psaumes du groupe élohistique) La portion élohistique du Psautier comprend le livre II (E. 164, Y. 30) et la majeure partie du livre III (Ps 73 à 83 ; E. 36, Y. 13), soit tout le bloc des Ps 42 à 83. Or ces psaumes élohistes ne sont pas tels du fait de leurs auteurs ; le nom d'Élohim y a été substitué au nom de Yahvé qui était primitif. Et, en effet, nous possédons au moins deux psaumes élohistes qui se retrouvent ailleurs dans le Psautier sous la forme yahviste (Ps 53 =Ps 14 Ps 70 =Ps 40:14 et suivants). La preuve que leurs auteurs employaient le nom de Yahvé, c'est que l'expression « Yahvé mon Dieu » ou « Yahvé ton Dieu », si fréquente dans tout l'A. T, et si naturelle, est devenue dans ces psaumes : « Dieu, mon Dieu » (Ps 43:4), ou « Dieu, ton Dieu » (Ps 45:8 50:7). Les psaumes élohistes, provenant eux-mêmes de plusieurs collections, ont appartenu à un recueil qui est entré en bloc dans le Psautier, après avoir subi cette transformation du nom de Dieu, transformation qui ne s'est pas étendue à l'ensemble du livre.

La division actuelle du livre n'est pas purement artificielle et manifeste assez bien, même au point de vue chronologique, le processus de sa formation. D'une part le livre I renferme à lui seul une collection spéciale de psaumes de David qui paraît bien la plus ancienne, le noyau primitif ; d'autre part, les deux derniers livres nous fournissent assurément les psaumes les plus récents. Mais la division en cinq livres ne saurait servir de base à l'étude de la formation du Psautier. Il s'agit d'établir une division réelle qui tienne compte des divers recueils dont il se compose. On peut distinguer trois parties :

le noyau primitif des psaumes de David, livre I ;

les psaumes élohistes (42-83), suivis d'un complément à ce recueil (84-89), livres II et III ;

les collections récentes, d'un caractère liturgique plus prononcé, livres IV et V

Le noyau primitif a été transmis par le Maître-chantre, dont le nom figure en tête de presque tous les psaumes de David. Plusieurs des collections suivantes doivent provenir de la même source. On en compte quatre dans la 2 e partie : 1re de Coré (42-49), 2° de David (51-72), Asaph (50 et 73-83), 2 e de Coré (84-89). La 3e partie comprend un assez grand nombre de collections dispersées : psaumes dits théocratiques (90-100) ; 3 e collection de David, divisée en plusieurs groupes (101-103, 108-110, 138-145) ;

1re collection de psaumes de louanges, avec la formule Halelou-Yah, en deux groupes (104-107, 111-118), à laquelle peut se rattacher le Ps 119 ; psaumes des Mahaloth =degrés ou montées (120-134)

2° collection de psaumes de louanges en deux groupes (135-136, 146-150). Le Ps 137 peut être rattaché à la collection des Mahaloth, avec lesquels il offre quelque analogie.

La date des psaumes, ou des diverses collections de psaumes, ne saurait être déterminée d'une façon précise, en l'absence d'informations sûres fournies par le texte. Les noms de personnages connus désignent des recueils que la tradition taisait remonter jusqu'à eux, mais dont la formation s'est étendue sur plusieurs siècles. Treize psaumes offrent des notices relatives à l'événement historique ayant donné lieu à leur composition. Ces notices se rapportent toutes à la vie de David, soit à l'époque de sa persécution par Saül (ordre chronologique : Ps 7, Ps 59, Ps 56, Ps 34, Ps 52, Ps 57, Ps 142, Ps 54), soit à ses victoires (Ps 18, Ps 60), à sa pénitence (Ps 51), à sa fuite devant Absalom (Ps 3, Ps 63). Seulement, ces notices sont rarement confirmées par le contenu des psaumes auxquels elles sont affectées. Titres et notices doivent être sérieusement contrôlés par l'étude exégétique du texte.

Le style des psaumes peut donner d'utiles indications. Il est certain que les derniers livres se distinguent, sauf exception, par un style moins classique, exempt d'archaïsmes, semé de réminiscences et rempli de phrases conventionnelles, dénotant une époque postérieure. Mais ces indications sont trop générales, les psaumes de la plus belle facture poétique pouvant provenir de la période entière qui s'étend de David à Jérémie ou à la captivité. Les notions religieuses exprimées ne sont pas davantage un critère infaillible, la limite étant souvent délicate à fixer pour l'éclosion ou le déclin de telle ou telle conception et les psaumes se répartissant entre les diverses tendances qui ont eu cours en Israël. Le critère le meilleur pourrait être trouvé dans les allusions historiques ; mais peu nombreux sont les psaumes qui en renferment, et les allusions s'appliquent en bien des cas indifféremment à des événements historiques très distants les uns des autres. La fixation de la date d'un psaume ne peut s'énoncer qu'avec une extrême prudence et en utilisant les divers critères selon l'ordre de leur valeur.

Au reste, toute une école estime que ces méthodes d'investigation ne peuvent donner pour les psaumes aucun résultat, les titres et notices qui se réfèrent à des noms d'auteurs anciens n'ayant aucune valeur et le Psautier ayant été composé tout entier durant la période post-exilique pour servir de livre de cantiques dans les cérémonies du Temple restauré. Il est vrai que l'opinion récente des commentateurs se détourne de cette exagération, et l'on reconnaît que le premier temple a dû posséder un ou plusieurs recueils de psaumes, dont un certain nombre peuvent avoir été conservés. Le Ps 137 montre avec évidence que les Israélites avaient emporté en Babylonie leurs hymnes religieux et que les « Cantiques de Sion » étaient célèbres. Ésaïe II fait nettement allusion aux chants de louanges antérieurs à l'exil (Esa 64:10). Bien plus, Jérémie, prédisant la restauration du temple démoli, cite comme étant déjà en usage de son temps une doxologie chantée, que fournissent également, bien que légèrement modifiée, les psaumes des derniers livres (Jer 33:11, cf. Ps 106:1, etc.). Déjà auparavant Ésaïe (Esa 30:29) et Amos (5:23 8:10) font allusion tant aux cantiques du royaume de Juda qu'à ceux du royaume de Samarie. Et de fait, les particularités de certains psaumes s'expliquent mieux si l'on admet qu'ils proviennent des sanctuaires du royaume du Nord. Les questions de date et d'auteur restent libres de tout a priori et soumises aux règles habituelles de la critique.

A cette première difficulté s'en est ajoutée une autre, aussi grave. Selon une opinion courante, la plupart des psaumes des premiers livres expriment non les sentiments ou les pensées d'un auteur individuel, qui pourtant emploie la première personne du singulier, mais de la communauté israélite. Celui qui parle, se plaint, se repent et prie, c'est Israël, soit dans son ensemble, soit dans sa partie fidèle, c'est le serviteur collectif de Dieu. Assurément Israël est souvent personnifié dans l'A.T., spécialement chez les prophètes, et il en est de même dans un grand nombre de psaumes, par exemple au Ps 129, où le peuple s'exprime comme un individu : « Ils m'ont assez opprimé dès ma jeunesse... » Les LXX et le Targum ont appliqué à la nation entière des psaumes qui apparaissent comme fortement individuels (Ps 23 Ps 56 etc.). Cependant il ne paraît pas possible d'appliquer cette théorie à tout le Psautier, et il suffit d'admettre que des poésies anciennes, émanant de personnalités religieuses et composées dans des circonstances déterminées, ont été plus tard utilisées pour l'édification de la communauté et adaptées, avec ou sans modifications importantes, au culte israélite.

L'attention a été attirée d'une manière toute spéciale sur les plaintes des psalmistes et sur le grand nombre de psaumes où s'exhalent des lamentations soit collectives soit personnelles. Le sujet de ces plaintes paraît souvent difficile à définir. Les lamentations collectives ont le plus souvent pour sujet les péchés du peuple qui ont attiré sur lui la colère divine et sur Jérusalem l'opprobre et la ruine. Mais les lamentations individuelles soulèvent plus de difficultés. Quels sont les maux dont se plaint le psalmiste ? Qui sont les oppresseurs qui l'accablent, les ennemis qui le persécutent, les adversaires qui le calomnient, le raillent et lui tendent des pièges ? On a cru trouver la clef du mystère dans la situation des Anavim (=humbles), dont il est fait fréquemment mention. Ces humbles sont les « pauvres d'Israël », opprimés de tout temps par les grands, méprisés par les hautes classes et dont le sort misérable avait déjà rempli d'indignation les prophètes préoccupés de justice sociale.

Toutefois ces plaintes refléteraient spécialement la situation des Anavim à une époque récente, soit pendant la période perse, lorsque se formèrent des partis séparés par de graves dissensions, soit pendant la période grecque, quand s'éleva la lutte entre les partisans du vieil hébraïsme et les hellénisants qui pactisaient sur le terrain philosophique et social avec l'étranger. Nul doute qu'alors les humbles, fidèlement attachés aux traditions yahvistes et adversaires de la civilisation nouvelle, n'aient eu à souffrir socialement et religieusement du mépris et de l'oppression des grands, spécialement du parti Sadducéen, enrôlé sous la bannière de l'hellénisme. Mais ici encore une discrimination s'impose ; les psaumes où cette théorie trouve sa complète application sont trop peu nombreux pour qu'on puisse en faire la clef de toutes les lamentations rangées dans la même catégorie. Au reste le terme Anavim désigne rarement une classe de pauvres, auxquels les épithètes Ebionim, Dallim sont mieux appropriées ; il s'applique plus habituellement aux humbles de coeur, qui s'humilient non devant les hommes mais devant Dieu. Or les souffrances des piétistes, exposés aux railleries et aux persécutions, n'ont pas attendu les périodes grecque ou perse pour s'exhaler en plaintes amères, et il peut s'en trouver dans le Psautier comme chez Jérémie ou dans d'autres ouvrages antérieurs à l'exil.

Une explication plus récente a été fournie qui fait l'objet de vifs débats. Elle transpose le problème du point de vue moral au domaine des superstitions populaires. Le mot avèn, traduit ordinairement par méchanceté ou malice et mis en parallèle avec rechaïm =les méchants ou impies, est interprété dans le sens de sortilège, pouvoir magique ; l'expression poalé-avèn (=ouvriers de méchanceté) désignerait ceux qui se livrent aux pratiques magiques. Comme dans plusieurs psaumes babyloniens, avec lesquels on les compare, les lamentations individuelles exprimeraient les plaintes de malheureux exposés aux entreprises et aux représailles des sorciers ou d'ennemis particuliers, usant contre eux d'un pouvoir magique par les incantations ou par les gestes rituels. Ces plaintes auraient pour complément nécessaire les rites de purification ; elles auraient été prononcées en vue d'obtenir par la purification la délivrance de l'ensorcellement. Voir Prière, I

Notons que dans cette hypothèse les psaumes envisagés devraient être reportés à une assez haute antiquité, à une époque où le monde religieux était encore dominé par les superstitions de la religion populaire et où le sacerdoce ne craignait pas de prêter son concours à des pratiques d'exorcisme. De fait, l'opinion se répand de plus en plus qu'en Israël comme ailleurs le rite est primitif, qu'il a précédé les conceptions morales introduites ou appuyées spécialement par le prophétisme, et que certaines cérémonies rituelles fournies par le Pentateuque offrent un cachet d'archaïsme inobservé jusqu'ici.

Cela dit, on ne peut nier que certains psaumes, en particulier les psaumes de malédictions, présentent quelque analogie avec les formules magiques. (cf. Ps 140:10-12 109:6-16 83:14-18) Toutefois des malédictions du même genre se lisent assez souvent au cours de psaumes où elles n'ont aucun caractère rituel (cf. Ps 79:12 125:5 137:8 et suivant) et voisinent avec des appels directs à la délivrance de Dieu. Ce sont plutôt les cris d'une âme tourmentée et qui se plaint d'être aux prises avec la calomnie ou l'injustice. Le mot avèn est trop souvent en parallélisme avec chèqèr =mensonge, mirmah =fraude, khamas =violence, toutes expressions de l'ordre moral, pour qu'on soit autorisé à lui donner partout un sens magique. Dans bien des cas avèn désigne des actes coupables formellement mentionnés dans le psaume ou qui en ressortent clairement et qui n'ont rien à voir avec les sortilèges. Quant aux rites purificateurs destinés à détourner l'action magique, il n'y est fait aucune allusion. Ici encore, il serait vain de chercher une clef, une explication globale, d'où s'évaderaient trop de cas particuliers.

Date des diverses collections.

Les investigations quant à la date des psaumes sont donc libres de tout a priori. Seulement, nos observations précédentes nous engagent à procéder par collections, à rechercher pour chacune d'entre elles ses origines et la date de sa clôture, plutôt qu'à suivre chaque nom d'auteur à travers tout le Psautier. De fait, chaque collection est assez facile à délimiter et porte son cachet spécial. Des rapprochements peuvent cependant s'opérer entre plusieurs d'entre elles, en particulier entre la 1re collection de David (liv. I) et la 2 e (Ps 51 à 72). Ces deux collections offrent de telles ressemblances de style et de pensée qu'il est difficile de les étudier séparément. Elles présentent ensemble tous les psaumes pourvus d'une notice historique relative à la vie de David, à l'exception d'une seule qui se trouve en tête du Ps 142 de la 3 e collection, mais doit y avoir été ajoutée postérieurement (cf. l'expression récente biheïôtô =quand il était... dans la caverne) et paraît provenir de l'analogie entre ce psaume et le Ps 57 (quand il s'enfuit loin de Saül dans la caverne). La seule différence à noter, c'est le caractère élohistique de la 2 e collection. On peut en conclure qu'elle faisait primitivement suite à la 1re et ne formait qu'un seul recueil terminé par la notice : « Fin des prières de David » (Ps 72:20). Le rédacteur élohiste l'aura séparée de la 1re pour la faire entrer dans son recueil, où elle est malencontreusement placée entre le I er psaume d'Asaph (50) et la suite de la collection d'Asaph (Ps 73 SS). S'il en est ainsi, il n'y a qu'avantage à reconstituer ce recueil de David pour en faire une étude spéciale.

Le recueil de David qui forme le noyau primitif du Psautier débute avec le Ps 3, les Ps 1 et Ps 2 servant de préface à l'ouvrage tout entier, ou tout au moins aux trois premiers livres, qui semblent se distinguer assez nettement des deux derniers. Peut-on faire remonter les débuts de ce recueil à l'époque du roi David ? Aucune objection de principe ne l'interdit. Bien des critiques, qui l'admettent, ne diffèrent que par le nombre plus ou moins étendu de psaumes considérés par eux comme davidiques. Si l'on étudie les 12 psaumes avec notices biographiques, on se convainc que la plupart sont anciens et assez bien adaptés à la vie de David, à sa situation et à l'état d'âme que lui assignent les sources de l'histoire sainte. Cependant plusieurs se rapporteraient mieux à une autre période de l'histoire de David qu'à celle fournie par la notice (Ps 3 ne paraît pas inspiré par la révolte d'Absalom, mais par une invasion étrangère ; Ps 34 ne fait aucune allusion au stratagème de David contrefaisant l'insensé à la cour d'Abimélec). Dans l'ensemble du recueil, bien des psaumes se présentent avec le même cachet d'antiquité et s'adaptent sans effort au règne de David.

De cette disparité entre les notices et le contenu des psaumes on pourrait donner l'explication suivante. Il aurait existé à l'origine une biographie de David faite à la fois de récits et de poèmes. Lors de la formation du recueil de psaumes davidiques, ces poèmes auraient été empruntés à la biographie et dispersés sans ordre chronologique dans le recueil, les récits étant réduits à de sommaires indications. Dans la biographie primitive, le rédacteur avait utilisé ces poèmes attribués à David par la tradition, et quelques erreurs se seraient glissées dans son choix ; mais d'une manière générale, comme dans le reste du recueil, ces poèmes nous donnent par leur style et leurs notions religieuses une image assez juste de la poésie davidique.

Il faut remarquer seulement que plusieurs psaumes contre l'authenticité desquels aucune objection grave ne peut être élevée, ne sont pas nécessairement pour cette raison l'oeuvre personnelle du roi David. C'est le cas par exemple pour le Ps 18, identique au cantique de David (2Sa 22). En outre, quelques-uns des psaumes les plus anciens ont subi des modifications et des adjonctions, qui rendent difficile la reconstitution du texte primitif. Enfin des psaumes davidiques ont passé dans d'autres recueils : le Ps 110, dont le noyau est formé d'un oracle adressé à David, a passé dans une collection postérieure à la faveur d'une interprétation messianique et a subi des adjonctions ; le Ps 132, relatant le transfert de l'arche à Jérusalem, a passé dans la collection des Mahaloth.

L'ensemble du recueil présente une masse intéressante de psaumes à caractère archaïque prononcé, où Dieu est présenté comme donnant à un roi la victoire sur ses ennemis, où abondent les allusions à des guerres contre les peuplades voisines d'Israël, dont le rôle a été bien réduit dans la suite, et où se remarquent des théophanies que leur genre assigne sans conteste au yahvisme primitif.

Mais à côté du noyau central, qui reflète le langage et les idées de l'antique hébraïsme, le recueil renferme des psaumes dirigés contre l'idolâtrie ou contre la corruption des moeurs, qui se placent dans la période prophétique (14-17), des psaumes du temps d'Ézéchias (65-68), toute la série des psaumes dits de Jérémie, qui sont inspirés par les souffrances de ce prophète ou de quelque autre prophète persécuté, et qui se distinguent par le style deutéronomique (Ps 29, Ps 31, Ps 35, Ps 40, Ps 69 Ps 70 Ps 71). Ce recueil n'a donc pas été clos avant la ruine de Jérusalem, mais ne paraît rien renfermer d'important qui lui soit postérieur.

Les psaumes des Fils de Coré sont également divisés dans le texte actuel en deux collections (Ps 42-49 et Ps 84-89). Dans la 1 re, le plus ancien paraît être le Ps 45, qui célèbre le mariage de Salomon avec une princesse phénicienne. Si les deux psaumes portant le nom de Salomon ne remontent pas jusqu'à lui, en revanche le Ps 45 ne peut se rapporter qu'à ce roi. Les Ps 42 et Ps 43 (un seul poème) sont l'oeuvre d'un lévite emmené en captivité dans la région de l'Hermon, à une époque où le temple était dans toute sa splendeur et le clergé puissant, mais où Israël avait subi une défaite de la part des Araméens (probablement vers 810, 2Ro 12). Les autres psaumes (dont le 46, qui a inspiré le cantique de Luther) reflètent le temps d'Ézéchias. Dans la 2 e collection, le 84 offre les plus grandes ressemblances avec les 42 et 43 et pourrait avoir le même auteur, ce lévite du temps de Joas qui, après avoir gémi sur la terre étrangère, se réjouit de fouler à nouveau les parvis (verset 3 : « Mon âme avait langui... »). Le 87 s'associe aux conceptions prophétiques du VIII e siècle, selon lesquelles Jérusalem deviendra la métropole religieuse du monde, les 88 et 89 s'appliquent à la ruine de Jérusalem, les 85 et 86 remercient Dieu pour le retour de l'exil. Dans l'ensemble, les psaumes des Fils de Coré offrent un caractère moins populaire que ceux de David, et plus sacerdotal ; c'est bien un recueil fait par des lévites, les sentiments y sont plus profonds et les pensées plus élevées. Il n'a été clos qu'au temps de la restauration.

Les psaumes d'Asaph (Ps 50, Ps 73 à 83) forment une transition au genre des psaumes post-exiliques. Plusieurs, dont le style est de la bonne époque, se rapportent à la période assyrienne (Ps 83), reproduisent les reproches d'Ésaïe dans son chap. I er (Ps 50, Ps 82), célèbrent la délivrance de Jérusalem au temps d'Ézéchias (Ps 75 Ps 76) à peu près comme les Ps 46 Ps 47 Ps 48 de Coré et Ps 65-67 de David. Mais une époque postérieure est indiquée par le Ps 73 et par les lamentations sur la ruine de Jérusalem (Ps 74, Ps 77, Ps 79).

Les psaumes appelés théocratiques (Ps 90-100) peuvent se diviser en deux groupes : Ps 90-92 qui réclament la délivrance de Dieu (Ps 90:13 : « Jusques à quand, Seigneur ? »), et Ps 93-100 qui célèbrent le règne de Dieu et sa victoire. Seul le Ps 94, appel au Dieu des vengeances, offre un caractère assez différent.

La 3 e collection de David (Ps 101-103, Ps 108-110, Ps 138-145) semble avoir été intentionnellement dispersée dans cette partie du recueil pour justifier l'appellation de Psaumes de David donnée par la tradition à l'ensemble du Psautier. Mais, si l'on y sent une utilisation des psaumes davidiques, aucun d'eux ne peut être antérieur à l'exil sous sa forme actuelle, et ils offrent des rapports indéniables avec leur contexte. Le Ps 101 débute comme les psaumes théocratiques qui le précèdent, et le Ps 103 comme le groupe de psaumes de louanges qui le suit ; le Ps 102 (anonyme) exprime les mêmes pensées que le Ps 90 (prière de Moïse). Tous trois sont d'ailleurs dans la note théocratique et affirment que Yahvé règne (Ps 102:13 103:19). Les Ps 138-145 sont essentiellement des psaumes d'imitation. Il faut excepter le très beau Ps 139, où l'auteur s'élève jusqu'à la notion de la toute-présence de Dieu.

Les Mahaloth constituent une collection d'une assez grande valeur littéraire et religieuse. Les allusions au retour de la captivité, à la reconstruction des remparts et des palais (Ps 122:3-7) nous transportent à l'époque de Néhémie (Ne 6:15).

Les psaumes de louanges, divisés en plusieurs groupes, ne devaient aussi former qu'un seul recueil, le plus récent. La coupure entre les livres IV et V est si artificielle qu'elle sépare deux psaumes de louanges appartenant au 1 er groupe (Ps 106 et Ps 107). Malgré l'uniformité de l'exclamation Halelou-Yah, ils appartiennent à des genres assez différents et sont d'une valeur religieuse très inégale. (le Ps 107 est d'une grande beauté ; les derniers psaumes sont parmi les plus faibles : tout y est sacrifié à l'usage liturgique et à l'idéal sacerdotal)

Clôture du Psautier.

La date à fixer pour la clôture des dernières collections et de l'ensemble du Psautier est sujette à controverse. La préface du Psautier (Ps 1 et Ps 2), composée de deux psaumes à caractère davidique interprétés dans le sens messianique, et les doxologies ajoutées lors de la division en cinq livres, semblent indiquer une époque antérieure aux grandes épreuves des périodes grecque et romaine. Cependant bien des critiques en trouvent des échos dans certaines portions du Psautier. La controverse porte sur un assez grand nombre de psaumes qui reflètent les préoccupations exclusivement ecclésiastiques d'une époque très récente (dernier livre) et sur plusieurs psaumes appartenant à la 2 e partie du Psautier qui exposeraient les souffrances d'Israël durant la période macchabéenne. La persécution d'Antiochus Épiphane (voir art.) aurait inspiré particulièrement les Ps 44, Ps 60, Ps 74, Ps 79, Ps 83.

Remarquons-le d'emblée, le Psautier s'étant formé graduellement, il serait surprenant que la collection d'Asaph eût été déjà rangée dans la 2 e division, si elle n'avait été close qu'à cette époque tardive. Sans doute, il se pourrait que des psaumes plus anciens eussent été remaniés à l'époque macchabéenne pour les adapter aux circonstances spéciales et à l'état d'âme des Israélites persécutés. Toutefois, il ne paraît pas qu'il en soit ainsi, ces psaumes s'expliquant fort bien par les désastres militaires et la ruine du royaume de Juda, tandis qu'il n'y est fait aucune allusion certaine aux événements caractéristiques de l'époque macchabéenne, aux funestes dissensions des Juifs, au culte idolâtrique et à la civilisation que les Grecs prétendaient leur imposer. On constate en outre que ces psaumes appartiennent pour la plupart à la catégorie des psaumes élohistes ; or, le Ps 108 étant une compilation de deux psaumes élohistes, il en résulte que ces derniers sont nécessairement plus anciens. Au reste, l'hébreu de la seconde division du Psautier n'indique nullement une période de décadence littéraire.

En réalité, la question ne peut être tranchée que par des arguments empruntés à l'histoire du texte et du canon de l'A.T. L'auteur du livre des Chroniques, qui vivait vers l'époque d'Alexandre le Grand, a dû connaître le Psautier sous sa forme actuelle. Il a inséré, en effet, à la suite du récit du transport de l'arche à Jérusalem un cantique qui aurait été chanté par « Asaph et ses frères » dans cette circonstance (1Ch 16:8,36). Ce cantique est en réalité une compilation de morceaux empruntés à des psaumes de la 3 e division (Ps 105:1,15 Ps 96 106:1,47), preuve que ces psaumes étaient relativement anciens à son époque. En outre ce cantique se termine par la doxologie du livre IV, d'où il résulte que le Psautier était déjà muni de ses doxologies et divisé en cinq livres. Le chroniqueur cite plus loin deux psaumes du dernier livre ; dans 2Ch 6:40,42, il mêle à la prière de Salomon des phrases empruntées aux Ps 130 et Ps 132 (Ps 130:2 et Ps 132:8,10).

Plusieurs autres livres antérieurs aux Macchabées offrent des allusions aux psaumes les plus récents comme aux plus anciens. Le livre de Jonas fourmille de citations et offre, en particulier dans la prière de Jonas (Jon 2:3,10), un tissu de réminiscences de trois psaumes récents, appartenant à trois groupes ou recueils différents : Ps 116 (louanges), Ps 120 (Mahaloth), Ps 142 (David). Les livres apocryphes Baruch, Tobit, Ecclésiastique sont dans le même cas. Le I er livre des Macchabées, à propos du massacre des Juifs par Alcimus et Bacchidès (en l'an 162), cite Ps 79:2 et suivant : preuve que ce psaume n'était pas contemporain des événements. La version des LXX assigne un certain nombre de psaumes, qui dans le texte hébreu sont anonymes, à Jérémie, Aggée, Zacharie ; aucun n'est assigné à l'époque macchabéenne. La préface du 2 e livre des Macchabées, qui date de l'an 144, désigne déjà l'ensemble du Psautier sous l'appellation « oeuvres de David ». Enfin, les Psaumes de Salomon, qui ne datent guère (d'après les évaluations les plus avancées) que d'une cinquantaine d'années après la période macchabéenne, offrent un contraste si frappant avec le Psautier et marquent un tel progrès sur ses conceptions religieuses qu'il n'est pas permis de passer sous silence un semblable argument.

Dans le prologue de l'Ecclésiastique, le traducteur grec de l'ouvrage, qui écrivait en Egypte vers l'an 130, assure que son aïeul l'avait composé après avoir soigneusement étudié « la loi, les prophètes et les autres livres nationaux ». On doit en conclure que Jésus ben-Sirach (écrivant soit en l'an 180, soit plus probablement déjà en 250) possédait un texte de l'A.T. renfermant les trois parties du canon hébreu. Ce texte était traduit en grec avant 130, preuve qu'il possédait déjà depuis de longues années une grande autorité dans le monde judéo-alexandrin.

Caractère poétique des Psaumes.

Les Psaumes présentent en abondance les diverses variétés de la poésie hébraïque (voir art.). Les règles poétiques anciennes et récentes qui ont été découvertes ou préconisées trouvent dans les Psaumes leur application la plus riche et leur justification la plus sûre. Nulle part, sauf dans les Proverbes, on ne trouve mieux développés les divers genres de parallélisme reconnus jadis comme le fondement de la poésie des Hébreux, en l'absence presque totale de la prosodie classique et de la rime. Mais aussi nulle part on ne trouve une meilleure adaptation du système récemment proposé et qui consiste à scander les vers hébreux selon le nombre de syllabes accentuées contenues dans chaque hémistiche. Le calcul des brèves et des longues n'a rien donné, mais le calcul des syllabes toniques paraît aboutir à des résultats satisfaisants et fournir, au moins pour un grand nombre de psaumes, la solution tant cherchée. Les uns, en effet, présentent des vers à deux membres symétriques : savoir 2 et surtout 3 syllabes toniques dans chaque hémistiche. (ex. : Ps 3) D'autres présentent des vers à deux membres asymétriques : principalement à 3 syllabes toniques pour le I er hémistiche et 2 pour le 2 e ; c'est le mode de la complainte. D'autres enfin des vers à trois membres symétriques (ex. : Ps 23, tristiques à 3 syllabes accentuées). Bien des psaumes varient leurs versets ou leurs strophes suivant ces divers modes (ex. : Ps 121,5:1 [3 + 3], v. 2 [3 + 3], v. 3 [3 + 2], v. 4 [3 + 2], etc.). On le voit, les vers asymétriques ne sont pas exclusivement réservés au mode élégiaque ; toutefois leur place dans le Psautier se justifie par les plaintes que tant de psalmistes font monter vers Dieu. Au reste, l'inspiration poétique des Hébreux usait de trop de liberté pour s'astreindre à l'application rigoureuse d'un système.

A noter encore les strophes à refrains, qui donnent si noble allure à plusieurs des plus beaux psaumes (Ps 42 Ps 43, Ps 107, voir aussi Ps 46, Ps 49, Ps 57, Ps 80), et la structure alphabétique (acrostiche), qui est celle, plus ou moins déformée, de 8 ou 9 psaumes (Ps 9 et Ps 10, Ps 25, Ps 34, Ps 37, Ps 111, Ps 112, Ps 119, Ps 145) ; ce dernier mode de composition, qui se retrouve dans d'autres littératures anciennes, ne saurait être un indice d'une date tardive (voir Alphabétique [poème]).

Quant à la valeur poétique des psaumes, elle est diversement appréciée. Les uns dénient aux Hébreux un tempérament poétique, qui semble pourtant l'apanage des peuples orientaux. Ces poèmes leur paraissent trop dépourvus d'envolées imaginatives ou encore trop pauvres en descriptions de la nature pour supporter la comparaison avec la poésie grecque et latine. D'autres situent la valeur des psaumes dans la profondeur des sentiments exprimés et dans l'élévation de la pensée, qui souvent touche au sublime. On fait seulement remarquer le petit nombre des sujets abordés et la monotonie des plaintes toujours les mêmes qui se succèdent d'un psaume à l'autre. En réalité les psaumes sont le reflet très authentique de l'état d'âme de l'Israélite, toujours épris de liberté et de justice, gémissant sous l'oppression, implorant de l'Éternel une délivrance que sa faiblesse et ses principes lui interdisent de rechercher par lui-même, ployé sous l'adoration d'un Dieu souverain qui tient en ses mains la destinée des hommes et des nations, les yeux tournés vers le ciel, ouvrage du Créateur, vers cette « porte des cieux » d'où descendra avec le Messie la révélation de tous les mystères. N'y a-t-il pas dans ces aspirations du coeur et dans cette attitude spirituelle un fonds poétique auquel sont sensibles toutes les âmes qui unissent la poésie et l'idéal ?

La piété des psalmistes.

Les Psaumes reflètent aussi la pensée hébraïque dans sa complexité et dans son évolution. La religion populaire y domine dans les premiers livres et la religion sacerdotale dans les derniers. Les conceptions morales du vieil hébraïsme n'y sont nulle part dépassées et les visions apocalyptiques n'y ont pas encore leur place. L'évolution s'arrête au seuil du judaïsme pharisaïque et Sadducéen. Voir aussi Psalmistes [message des].

Le Yahvé des psalmistes, comme de la religion populaire, est avant tout le Dieu libérateur, dont les délivrances se marquent par des prodiges et dont « l'ange campe autour de ceux qui le craignent » ; le Dieu miséricordieux, qui « prête l'oreille » aux gémissements de ses fidèles ; le Dieu juste, qui fait « droit et justice » aux opprimés de son peuple et auquel l'innocent n'a jamais recours en vain. Les psaumes dits « pénitentiaux » expriment en termes inégalables le profond repentir de l'homme et le pardon de Dieu, à l'occasion d'une faute grave (Ps 32, Ps 51 etc.) ; mais le psalmiste distingue nettement entre les méchants (ou impies) à qui Dieu réserve sa colère, qu'il disperse « par le souffle de sa bouche », et les justes à qui il accorde sa grâce (sa faveur), vers lesquels il « tourne sa face ». De là la confiance absolue du juste (du hasid, homme pieux) en la faveur constante de l'Éternel (voir Hasidim).

Avec le yahvisme primitif, les psaumes nous offrent aussi l'écho de la prédication prophétique à son apogée : l'absolue souveraineté de Dieu, sa royauté (Yahvé, le roi de gloire : Ps 24), son triomphe sur les ennemis d'Israël, l'inviolabilité de Sion, la montagne sainte. C'est ensuite le Dieu créateur (Ps 8, Ps 19, Ps 104), omniscient ou omniprésent (Ps 139), le Dieu unique dont le règne va faire disparaître le culte des idoles. Les épreuves de l'exil inspirent aux psalmistes des pensées nouvelles d'humiliation, posent devant eux le grand problème de la destinée du peuple élu et du plan divin, comme aussi le problème de la justice de Dieu. Le principe hébraïque de la rémunération s'ébranle, et le Ps 73 expose le trouble où le malheur des justes, contrastant avec la prospérité des méchants, jette les âmes jusque-là confiantes. La liaison s'établit entre les psaumes et le livre de Job. La conclusion est la même : Dieu seul possède la sagesse, l'homme ne saurait percer les mystères divins, la seule voie qui subsiste est celle de la foi.

Mais des perspectives nouvelles sont ouvertes en Israël : Job réfléchit à la destinée future de l'âme humaine, il entrevoit la possibilité pour elle de sortir du Cheol (voir ce mot), à l'expiration d'un terme fixé par Dieu (Job 14:13 et suivants), et c'est l'aube qui se lève sur la conception de l'immortalité. Aucun psaume ne paraît présenter cette espérance d'une résurrection de l'âme ; mais au moins deux d'entre eux nous révèlent le secret espoir qui soutenait quelques hommes de Dieu, l'espérance d'obtenir à leur tour le privilège qui fut celui d'un Hénoc, d'un Moïse et d'un Élie. De même que Hénoc « ne fut plus parce que Dieu le prit » (hébreu lâqakh), l'auteur du Ps 49 (verset 16 : Seulement Dieu rachètera mon âme de l'emprise du Cheol, car il me prendra) et celui du Ps 73 (verset 23 : Je serai toujours avec toi, tu m'as saisi par la droite, tu me conduis par ton conseil, après quoi tu me prendras en gloire) emploient le même terme pour exprimer l'espoir d'obtenir le même sort. Ceux que Dieu a « saisis » échappent au Cheol ; il les « prend » auprès de lui. Cette récompense accordée aux hommes de Dieu dont l'histoire fait mention peut se renouveler pour quelques privilégiés. Mais à cette conception du psalmiste, le judaïsme a substitué celle de la résurrection des corps.

L'espérance messianique trouve enfin dans le Psautier son expression la plus fervente. Les psaumes messianiques sont répartis dans les diverses collections ; ils appartiennent à tous les temps et à tous les milieux. La foi populaire a saisi, comme une ancre de salut, la promesse d'une alliance éternelle faite à David et à sa dynastie ; elle a vu, dans cette immutabilité du trône de David, la sauvegarde de Jérusalem et la perspective d'un avenir glorieux pour le peuple élu. Ni l'infidélité de ses rois, ni les désastres nationaux, ni les épreuves de l'exil n'ont pu ébranler cette foi, qui se retrouve identique dans les psaumes les plus récents. Le parallélisme est frappant avec les développements donnés par les prophètes à l'espérance messianique. Les psalmistes appliquent au Messie futur, qui rétablira le trône de David, les prédictions prophétiques du VIII e siècle. Le Ps 2 est un écho de la prédication d'Ésaïe : « J'ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte. L'Éternel a dit : Tu es mon fils ! » (Ps 2:6). Le Messie exercera, au nom de l'Éternel, comme fils du roi des cieux, la domination sur Israël, et prononcera le jugement des nations ; il étendra son règne jusqu'aux extrémités de la terre. Plus tard, le Ps 110, en accord avec la prophétie de Zacharie, ajoute à la royauté glorieuse du Messie la prérogative d'un sacerdoce perpétuel.

Mais plus encore que dans cette espérance d'une gloire future Jésus s'est retrouvé dans bien des traits où les psalmistes ont décrit les souffrances des justes et leur inébranlable fidélité. Afin que fût accompli ce qui est annoncé dans les prophètes et dans les psaumes (Lu 24:44), Jésus a fait passer dans sa vie et dans sa mort les expériences des psalmistes opprimés, comme les douleurs du Serviteur de l'Éternel dépeintes dans l'hymne immortel d'Ésaïe 53. La scène de la crucifixion relate plusieurs faits, dont l'équivalent figure dans le Psautier, spécialement au Ps 22:9,18,19. Sur la croix, Ps 22:2 et Ps 31:6 ont inspiré au Sauveur deux de ses sept paroles ; son cri d'angoisse devant l'abandon de Dieu et l'ultime appel par lequel il a remis son esprit entre les mains de son Père. Par là se justifie la prédilection des chrétiens de tous les temps pour ces chants d'Israël, devenus le principal livre de cantiques de l'Église. Ed. B.

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Versets relatifs

    • Exode 11

      1 Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai venir encore une plaie sur le Pharaon et sur l'Égypte ; après cela il vous laissera aller d'ici ; lorsqu'il vous laissera aller complètement, il vous chassera tout à fait d'ici.
      2 Parle donc aux oreilles du peuple : Que chaque homme demande à son voisin, et chaque femme à sa voisine, des objets d'argent et des objets d'or.
      3 Et l'Éternel fit que le peuple trouva faveur aux yeux des Égyptiens ; l'homme Moïse aussi était très-grand dans le pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs du Pharaon et aux yeux du peuple.
      4 Et Moïse dit : Ainsi dit l'Éternel : Sur le minuit je sortirai au milieu de l'Égypte ;
      5 et tout premier-né dans le pays d'Égypte mourra, depuis le premier-né du Pharaon, qui est assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et tout premier-né des bêtes.
      6 Et il y aura un grand cri dans tout le pays d'Égypte, comme il n'y en a pas eu et il n'y en aura jamais de semblable.
      7 Mais contre tous les fils d'Israël, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, pas un chien ne remuera sa langue ; afin que vous sachiez que l'Éternel distingue entre les Égyptiens et Israël.
      8 Et tous ces tiens serviteurs descendront vers moi, et se prosterneront devant moi, disant : Sors, toi, et tout le peuple qui est à tes pieds. Et après cela je sortirai. Et Moïse sortit d'auprès du Pharaon dans une ardente colère.
      9 Et l'Éternel dit à Moïse : Le Pharaon ne vous écoutera point, afin de multiplier mes miracles dans le pays d'Égypte.
      10 Et Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant le Pharaon. Et l'Éternel endurcit le coeur du Pharaon, et il ne laissa point aller de son pays les fils d'Israël.

      Lévitique 2

      1 Et quand quelqu'un présentera en offrande une offrande de gâteau à l'Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l'huile sur elle, et mettra de l'encens dessus ;
      2 et il l'apportera aux fils d'Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l'huile, avec tout l'encens, et il en fera fumer le mémorial sur l'autel : c'est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l'Éternel ;
      3 et le reste de l'offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : c'est une chose très-sainte entre les sacrifices de l'Éternel faits par feu.
      4 Et quand tu présenteras en offrande une offrande de gâteau cuit au four, ce sera de la fleur de farine, des gâteaux sans levain, pétris à l'huile, et des galettes sans levain ointes d'huile.
      5 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit sur la plaque, elle sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu la briseras en morceaux, et tu verseras de l'huile dessus : c'est une offrande de gâteau.
      7 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit dans la poêle, elle sera faite de fleur de farine, avec de l'huile.
      8 Et tu apporteras à l'Éternel l'offrande de gâteau qui est faite de ces choses, et on la présentera au sacrificateur, et il l'apportera à l'autel.
      9 Et le sacrificateur lèvera de l'offrande de gâteau son mémorial, et le fera fumer sur l'autel : c'est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l'Éternel.
      10 Et le reste de l'offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : c'est une chose très-sainte entre les sacrifices de l'Éternel faits par feu.
      11 Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain ; car du levain et du miel, vous n'en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l'Éternel.
      12 Pour l'offrande des prémices, vous les présenterez à l'Éternel ; mais ils ne seront point brûlés sur l'autel en odeur agréable.
      13 Et toute offrande de ton offrande de gâteau, tu la saleras de sel, et tu ne laisseras point manquer sur ton offrande de gâteau le sel de l'alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu présenteras du sel.
      14 Et si tu présentes à l'Éternel une offrande de gâteau des premiers fruits, tu présenteras, pour l'offrande de gâteau de tes premiers fruits, des épis nouveaux rôtis au feu, les grains broyés d'épis grenus ;
      15 et tu mettras de l'huile dessus, et tu placeras de l'encens dessus : c'est une offrande de gâteau.
      16 Et le sacrificateur en fera fumer le mémorial, une portion de ses grains broyés et de son huile, avec tout son encens : c'est un sacrifice par feu à l'Éternel.

      1 Samuel 10

      5 Après cela, tu viendras au coteau de Dieu, où sont des postes des Philistins ; et il arrivera qu'en entrant là, dans la ville, tu rencontreras une troupe de prophètes descendant du haut lieu, ayant devant eux un luth, un tambourin, une flûte, et une harpe, et eux-même prophétisant.

      2 Samuel 22

      1 Et David adressa à l'Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l'Éternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül.
      2 Et il dit : L'Éternel est mon rocher et mon lieu fort, et celui qui me délivre.
      3 Dieu est mon rocher, je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence !
      4 Je crierai à l'Éternel, qui est digne d'être loué, et je serai sauvé de mes ennemis.
      5 Car les vagues de la mort m'ont environné, les torrents de Bélial m'ont fait peur ;
      6 Les cordeaux du shéol m'ont entouré, les filets de la mort m'ont surpris :
      7 Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, et j'ai appelé mon Dieu, et, de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu à ses oreilles.
      8 Alors la terre fut ébranlée et trembla ; les fondements des cieux furent secoués et furent ébranlés, parce qu'il était irrité.
      9 Une fumée montait de ses narines, et un feu sortant de sa bouche dévorait ; des charbons en jaillissaient embrasés.
      10 Et il abaissa les cieux, et descendit ; et il y avait une obscurité profonde sous ses pieds.
      11 Et il était monté sur un chérubin, et volait, et il parut sur les ailes du vent.
      12 Et il mit autour de lui les ténèbres pour tente, des amas d'eaux, d'épaisses nuées de l'air.
      13 De la splendeur qui était devant lui jaillissaient, embrasés, des charbons de feu.
      14 L'Éternel tonna des cieux, et le Très-haut fit retentir sa voix.
      15 Et il tira des flèches et dispersa mes ennemis ; il lança l'éclair, et les mit en déroute.
      16 Alors les lits de la mer parurent, les fondements du monde furent mis à découvert, quand l'Éternel les tançait par le souffle du vent de ses narines.
      17 D'en haut, il étendit sa main, il me prit, il me tira des grandes eaux ;
      18 Il me délivra de mon puissant ennemi, de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi.
      19 Ils m'avaient surpris au jour de ma calamité, mais l'Éternel fut mon appui.
      20 Et il me fit sortir au large, il me délivra, parce qu'il prenait son plaisir en moi.
      21 L'Éternel m'a récompensé selon ma justice, il m'a rendu selon la pureté de mes mains ;
      22 Car j'ai gardé les voies de l'Éternel, et je ne me suis point méchamment détourné de mon Dieu ;
      23 Car toutes ses ordonnances ont été devant moi ; et de ses statuts, je ne me suis pas écarté ;
      24 Et j'ai été parfait envers lui, et je me suis gardé de mon iniquité.
      25 Et l'Éternel m'a rendu selon ma justice, selon ma pureté devant ses yeux.
      26 Avec celui qui use de grâce, tu uses de grâce ; avec l'homme parfait, tu te montres parfait ;
      27 Avec celui qui est pur, tu te montres pur ; et avec le pervers, tu es roide.
      28 Et tu sauveras le peuple affligé, et tes yeux sont sur les hautains, et tu les abaisses.
      29 Car toi, Éternel ! tu es ma lampe ; et l'Éternel fait resplendir mes ténèbres.
      30 Car, par toi, je courrai au travers d'une troupe ; par mon Dieu, je franchirai une muraille.
      31 Quant à Dieu, sa voie est parfaite ; la parole de l'Éternel est affinée ; il est un bouclier à tous ceux qui se confient en lui.
      32 Car qui est Dieu, hormis l'Éternel ? et qui est un rocher, hormis notre Dieu ?
      33 Dieu est ma puissante forteresse, et il aplanit parfaitement ma voie.
      34 Il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés.
      35 Il enseigne mes mains à combattre ; et mes bras bandent un arc d'airain.
      36 Et tu m'as donné le bouclier de ton salut, et ta débonnaireté m'a agrandi.
      37 Tu as mis au large mes pas sous moi, et les chevilles de mes pieds n'ont pas chancelé.
      38 J'ai poursuivi mes ennemis, et je les ai détruits ; et je ne m'en suis pas retourné que je ne les aie consumés.
      39 Et je les ai consumés, je les ai transpercés, et ils ne se sont pas relevés, mais ils sont tombés sous mes pieds.
      40 Et tu m'a ceint de force pour le combat ; tu as courbé sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
      41 Et tu as fait que mes ennemis m'ont tourné le dos ; et ceux qui me haïssaient, je les ai détruits.
      42 Ils regardaient, et il n'y avait point de sauveur ; ils regardaient vers l'Éternel, et il ne leur a pas répondu.
      43 Et je les ai brisés menu comme la poussière de la terre ; comme la boue des rues, je les ai écrasés, je les ai foulés.
      44 Et tu m'as délivré des débats de mon peuple ; tu m'as gardé pour être le chef des nations ; un peuple que je ne connaissais pas me servira.
      45 Les fils de l'étranger se sont soumis à moi en dissimulant ; dès qu'ils ont entendu de leur oreille, ils m'ont obéi.
      46 Les fils de l'étranger ont dépéri, et ils sont sortis en tremblant de leurs lieux cachés.
      47 L'Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté,
      48 le Dieu qui m'a donné des vengeances, et qui a amené les peuples sous moi.
      49 Et qui m'a fait sortir du milieu de mes ennemis. Tu m'as élevé au-dessus de ceux qui s'élèvent contre moi, tu m'as délivré de l'homme violent.
      50 C'est pourquoi, Éternel ! je te célébrerai parmi les nations, et je chanterai des cantiques à la gloire de ton nom.
      51 C'est lui qui a donné de grandes délivrances à son roi, et qui use de bonté envers son oint, envers David, et envers sa semence, à toujours.

      1 Chroniques 16

      8 Célébrez l'Éternel, invoquez son nom, faites connaître parmi les peuples ses actes !
      40 pour offrir des holocaustes à l'Éternel sur l'autel de l'holocauste continuellement, matin et soir, et selon tout ce qui est écrit dans la loi de l'Éternel, qu'il commanda à Israël ;
      41 et avec eux Héman et Jeduthun, et le reste de ceux qui furent choisis, qui furent désignés par nom, pour célébrer l'Éternel, parce que sa bonté demeure à toujours ;
      42 et Héman et Jeduthun avaient avec eux des trompettes et des cymbales pour ceux qui les faisaient retentir, et les instruments de musique de Dieu ; et les fils de Jeduthun se tenaient à la porte.

      1 Chroniques 25

      1 Et David et les chefs de l'armée mirent à part pour le service, d'entre les fils d'Asaph et d'Héman et de Jeduthun, ceux qui devaient prophétiser avec des harpes, et des luths, et des cymbales ; et le nombre des hommes employés au service était :

      2 Chroniques 6

      40 Maintenant, mon Dieu, que tes yeux, je te prie, soient ouverts, et que tes oreilles soient attentives à la prière qu'on te fera de ce lieu-ci.

      2 Chroniques 29

      30 Et le roi Ézéchias et les chefs dirent aux lévites de louer l'Éternel avec les paroles de David et d'Asaph, le voyant ; et ils louèrent avec joie, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent.

      Néhémie 6

      15 Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d'Élul, en cinquante-deux jours.

      Néhémie 9

      5 Et les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia, dirent : Levez-vous, bénissez l'Éternel, votre Dieu, d'éternité en éternité ! Et qu'on bénisse le nom de ta gloire, qui est haut élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange.

      Job 14

      13 Oh ! si tu voulais me cacher dans le shéol, me tenir caché jusqu'à ce que ta colère se détourne, me fixer un temps arrêté, et puis te souvenir de moi, -

      Psaumes 1

      1 Bienheureux l'homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s'assied pas au siège des moqueurs,
      2 qui a son plaisir en la loi de l'Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit !
      3 Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d'eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu'il fait prospère.
      4 Il n'en est pas ainsi des méchants, mais ils sont comme la balle que le vent chasse.
      5 C'est pourquoi les méchants ne subsisteront point dans le jugement, ni les pécheurs dans l'assemblée des justes ;
      6 Car l'Éternel connaît la voie des justes ; mais la voie des méchants périra.

      Psaumes 2

      1 Pourquoi s'agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ?
      2 Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l'Éternel et contre son Oint :
      3 Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes !
      4 Celui qui habite dans les cieux se rira d'eux, le Seigneur s'en moquera.
      5 Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera :
      6 Et moi, j'ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté.
    • Exode 11

      1 L’Eternel 03068 dit 0559 08799 à Moïse 04872 : Je ferai venir 0935 08686 encore une 0259 plaie 05061 sur Pharaon 06547 et sur l’Egypte 04714. Après 0310 cela, il vous laissera partir 07971 08762 d’ici. Lorsqu’il vous laissera tout à fait aller 07971 08763, il vous chassera 01644 08763 01644 08762 même d’ici 03617.
      2 Parle 01696 08761 au peuple 05971 0241, pour que chacun 0376 demande 07592 08799 à son voisin 07453 et chacune 0802 à sa voisine 07468 des vases 03627 d’argent 03701 et des vases 03627 d’or 02091.
      3 L’Eternel 03068 fit 05414 08799 trouver grâce 02580 au peuple 05971 aux yeux 05869 des Egyptiens 04714 ; Moïse 04872 lui-même 0376 était très 03966 considéré 01419 dans le pays 0776 d’Egypte 04714, aux yeux 05869 des serviteurs 05650 de Pharaon 06547 et aux yeux 05869 du peuple 05971.
      4 Moïse 04872 dit 0559 08799 : Ainsi parle 0559 08804 l’Eternel 03068 : Vers le milieu 02676 de la nuit 03915, je passerai 03318 08802 au travers 08432 de l’Egypte 04714 ;
      5 et tous les premiers-nés 01060 mourront 04191 08804 dans le pays 0776 d’Egypte 04714, depuis le premier-né 01060 de Pharaon 06547 assis 03427 08802 sur son trône 03678, jusqu’au premier-né 01060 de la servante 08198 qui est derrière 0310 la meule 07347, et jusqu’à tous les premiers-nés 01060 des animaux 0929.
      6 Il y aura 01961 08738 dans tout le pays 0776 d’Egypte 04714 de grands 01419 cris 06818, tels qu’il n’y en a point 03808 eu et qu’il n’y en aura plus 03808 de semblables 03254 08686.
      7 Mais parmi tous les enfants 01121 d’Israël 03478, depuis les hommes 0376 jusqu’aux animaux 0929, pas même un chien 03611 ne remuera 02782 08799 sa langue 03956, afin que vous sachiez 03045 08799 quelle différence 06395 08686 l’Eternel 03068 fait entre l’Egypte 04714 et Israël 03478.
      8 Alors tous tes serviteurs 05650 que voici descendront 03381 08804 vers moi et se prosterneront 07812 08694 devant moi, en disant 0559 08800 : Sors 03318 08798, toi et tout le peuple 05971 qui s’attache 07272 à tes pas ! Après 0310 cela, je sortirai 03318 08799. Moïse sortit 03318 08799 de chez Pharaon 06547, dans une ardente 02750 colère 0639.
      9 L’Eternel 03068 dit 0559 08799 à Moïse 04872 : Pharaon 06547 ne vous écoutera 08085 08799 point, afin que mes miracles 04159 se multiplient 07235 08800 dans le pays 0776 d’Egypte 04714.
      10 Moïse 04872 et Aaron 0175 firent 06213 08804 tous ces miracles 04159 devant 06440 Pharaon 06547, et Pharaon 06547 ne laissa point aller 07971 08765 les enfants 01121 d’Israël 03478 hors de son pays 0776. Exode 012

      Lévitique 2

      1 Lorsque quelqu’un 05315 fera 07126 08686 à l’Eternel 03068 une offrande 04503 07133 en don, son offrande 07133 sera de fleur de farine 05560 ; il versera 03332 08804 de l’huile 08081 dessus, et il y ajoutera 05414 08804 de l’encens 03828.
      2 Il l’apportera 0935 08689 aux sacrificateurs 03548, fils 01121 d’Aaron 0175 ; le sacrificateur 03548 prendra 07061 08804 une poignée 07062 04393 de cette 08033 fleur de farine 05560, arrosée d’huile 08081, avec tout l’encens 03828, et il brûlera 06999 08689 cela sur l’autel 04196 comme souvenir 0234. C’est une offrande 0801 d’une agréable 05207 odeur 07381 à l’Eternel 03068.
      3 Ce qui restera 03498 08737 de l’offrande 04503 sera pour Aaron 0175 et pour ses fils 01121 ; c’est une chose très 06944 sainte 06944 parmi les offrandes consumées par le feu 0801 devant l’Eternel 03068.
      4 Si tu fais 07126 08686 une offrande 07133 04503 de ce qui est cuit 03989 au four 08574, qu’on se serve de fleur de farine 05560, et que ce soient des gâteaux 02471 sans levain 04682 pétris 01101 08803 à l’huile 08081 et des galettes 07550 sans levain 04682 arrosées 04886 08803 d’huile 08081.
      5 Si ton offrande 07133 04503 est un gâteau cuit à la poêle 04227, il sera de fleur de farine 05560 pétrie 01101 08803 à l’huile 08081, sans levain 04682.
      6 Tu le rompras 06626 08800 en morceaux 06595, et tu verseras 03332 08804 de l’huile 08081 dessus ; c’est une offrande 04503.
      7 Si ton offrande 07133 04503 est un gâteau cuit sur le gril 04802, il sera fait 06213 08735 de fleur de farine 05560 pétrie à l’huile 08081.
      8 Tu apporteras 0935 08689 l’offrande 04503 qui sera faite 06213 08735 à l’Eternel 03068 avec ces choses-là ; elle sera remise 07126 08689 au sacrificateur 03548, qui la présentera 05066 08689 sur l’autel 04196.
      9 Le sacrificateur 03548 en prélèvera 07311 08689 ce qui doit être offert 04503 comme souvenir 0234, et le brûlera 06999 08689 sur l’autel 04196. C’est une offrande 0801 d’une agréable 05207 odeur 07381 à l’Eternel 03068.
      10 Ce qui restera 03498 08737 de l’offrande 04503 sera pour Aaron 0175 et pour ses fils 01121 ; c’est une chose très 06944 sainte 06944 parmi les offrandes consumées par le feu 0801 devant l’Eternel 03068.
      11 Aucune des offrandes 04503 que vous présenterez 07126 08686 à l’Eternel 03068 ne sera faite 06213 08735 avec du levain 02557 ; car vous ne brûlerez 06999 08686 rien qui contienne du levain 07603 ou du miel 01706 parmi les offrandes consumées par le feu 0801 devant l’Eternel 03068.
      12 Vous pourrez en offrir 07126 08686 à l’Eternel 03068 comme offrande 07133 des prémices 07225 ; mais il n’en sera point présenté 05927 08799 sur l’autel 04196 comme offrande d’une agréable 05207 odeur 07381.
      13 Tu mettras 04414 08799 du sel 04417 sur toutes tes offrandes 07133 04503 ; tu ne laisseras point ton offrande 04503 manquer 07673 08686 de sel 04417, signe de l’alliance 01285 de ton Dieu 0430 ; sur toutes tes offrandes 07133 tu mettras 07126 08686 du sel 04417.
      14 Si tu fais 07126 08686 à l’Eternel 03068 une offrande 04503 des prémices 01061, tu présenteras 07126 08686 des épis nouveaux 024, rôtis 07033 08803 au feu 0784 et broyés 01643 03759, comme offrande 04503 de tes prémices 01061.
      15 Tu verseras 05414 08804 de l’huile 08081 dessus, et tu y ajouteras 07760 08804 de l’encens 03828 ; c’est une offrande 04503.
      16 Le sacrificateur 03548 brûlera 06999 08689 comme souvenir 0234 une portion des épis broyés 01643 et de l’huile 08081, avec tout l’encens 03828. C’est une offrande consumée par le feu 0801 devant l’Eternel 03068.

      1 Samuel 10

      5 Après 0310 cela, tu arriveras 0935 08799 à Guibea 01389-Elohim 0430, où se trouve une garnison 05333 de Philistins 06430. En entrant 0935 08800 dans la ville 05892, tu rencontreras 06293 08804 une troupe 02256 de prophètes 05030 descendant 03381 08802 du haut lieu 01116, précédés 06440 du luth 05035, du tambourin 08596, de la flûte 02485 et de la harpe 03658, et prophétisant 05012 08693 eux-mêmes.

      2 Samuel 22

      1 David 01732 adressa 01696 08762 à l’Eternel 03068 les paroles 01697 de ce cantique 07892, lorsque 03117 l’Eternel 03068 l’eut délivré 05337 08689 de la main 03709 de tous ses ennemis 0341 08802 et de la main 03709 de Saül 07586.
      2 Il dit 0559 08799 : L’Eternel 03068 est mon rocher 05553, ma forteresse 04686, mon libérateur 06403 08764.
      3 Dieu 0430 est mon rocher 06697, où je trouve un abri 02620 08799, Mon bouclier 04043 et la force 07161 qui me sauve 03468, Ma haute retraite 04869 et mon refuge 04498. O mon Sauveur 03467 08688 ! tu me garantis 03467 08686 de la violence 02555.
      4 Je m’écrie 07121 08799 : Loué 01984 08794 soit l’Eternel 03068 ! Et je suis délivré 03467 08735 de mes ennemis 0341 08802.
      5 Car les flots 04867 de la mort 04194 m’avaient environné 0661 08804, Les torrents 05158 de la destruction 01100 m’avaient épouvanté 01204 08762 ;
      6 Les liens 02256 du sépulcre 07585 m’avaient entouré 05437 08804, Les filets 04170 de la mort 04194 m’avaient surpris 06923 08765.
      7 Dans ma détresse 06862, j’ai invoqué 07121 08799 l’Eternel 03068, J’ai invoqué 07121 08799 mon Dieu 0430 ; De son palais 01964, il a entendu 08085 08799 ma voix 06963, Et mon cri 07775 est parvenu à ses oreilles 0241.
      8 La terre 0776 fut ébranlée 01607 08691 08675 01607 08799 et trembla 07493 08799, Les fondements 04146 des cieux 08064 frémirent 07264 08799, Et ils furent ébranlés 01607 08691, parce qu’il était irrité 02734 08804.
      9 Il s’élevait 05927 08804 de la fumée 06227 dans ses narines 0639, Et un feu 0784 dévorant 0398 08799 sortait de sa bouche 06310: Il en jaillissait des charbons 01513 embrasés 01197 08804.
      10 Il abaissa 05186 08799 les cieux 08064, et il descendit 03381 08799 : Il y avait une épaisse nuée 06205 sous ses pieds 07272.
      11 Il était monté 07392 08799 sur un chérubin 03742, et il volait 05774 08799, Il paraissait 07200 08735 sur les ailes 03671 du vent 07307.
      12 Il faisait 07896 08799 des ténèbres 02822 une tente 05521 autour 05439 de lui, Il était enveloppé d’amas 02841 d’eaux 04325 et de sombres nuages 05645 07834.
      13 De la splendeur 05051 qui le précédait S’élançaient 01197 08804 des charbons 01513 de feu 0784.
      14 L’Eternel 03068 tonna 07481 08686 des cieux 08064, Le Très-Haut 05945 fit retentir 05414 08799 sa voix 06963 ;
      15 Il lança 07971 08799 des flèches 02671 et dispersa 06327 08686 mes ennemis, La foudre 01300, et les mit en déroute 02000 08799.
      16 Le lit 0650 de la mer 03220 apparut 07200 08735, Les fondements 04146 du monde 08398 furent découverts 01540 08735, Par la menace 01606 de l’Eternel 03068, Par le bruit 05397 du souffle 07307 de ses narines 0639.
      17 Il étendit 07971 08799 sa main d’en haut 04791, il me saisit 03947 08799, Il me retira 04871 08686 des grandes 07227 eaux 04325 ;
      18 Il me délivra 05337 08686 de mon adversaire 0341 08802 puissant 05794, De mes ennemis 08130 08802 qui étaient plus forts 0553 08804 que moi.
      19 Ils m’avaient surpris 06923 08762 au jour 03117 de ma détresse 0343, Mais l’Eternel 03068 fut mon appui 04937.
      20 Il m’a mis 03318 08686 au large 04800, Il m’a sauvé 02502 08762, parce qu’il m’aime 02654 08804.
      21 L’Eternel 03068 m’a traité 01580 08799 selon ma droiture 06666, Il m’a rendu 07725 08686 selon la pureté 01252 de mes mains 03027 ;
      22 Car j’ai observé 08104 08804 les voies 01870 de l’Eternel 03068, Et je n’ai point été coupable 07561 08804 envers mon Dieu 0430.
      23 Toutes ses ordonnances 04941 ont été devant moi, Et je ne me suis point écarté 05493 08799 de ses lois 02708.
      24 J’ai été sans reproche 08549 envers lui, Et je me suis tenu en garde 08104 08691 contre mon iniquité 05771.
      25 Aussi l’Eternel 03068 m’a rendu 07725 08686 selon ma droiture 06666, Selon ma pureté 01252 devant 05048 ses yeux 05869.
      26 Avec celui qui est bon 02623 tu te montres bon 02616 08691, Avec l’homme 01368 droit 08549 tu agis selon la droiture 08552 08691,
      27 Avec celui qui est pur 01305 08737 tu te montres pur 01305 08691, Et avec le pervers 06141 tu agis selon sa perversité 06617 08691.
      28 Tu sauves 03467 08686 le peuple 05971 qui s’humilie 06041, Et de ton regard 05869, tu abaisses 08213 08686 les orgueilleux 07311 08802.
      29 Oui, tu es ma lumière 05216, ô Eternel 03068 ! L’Eternel 03068 éclaire 05050 08686 mes ténèbres 02822.
      30 Avec toi je me précipite 07323 08799 sur une troupe 01416 en armes, Avec mon Dieu 0430 je franchis 01801 08762 une muraille 07791.
      31 Les voies 01870 de Dieu 0410 sont parfaites 08549, La parole 0565 de l’Eternel 03068 est éprouvée 06884 08803 ; Il est un bouclier 04043 pour tous ceux qui se confient 02620 08802 en lui.
      32 Car qui est Dieu 0410, si 01107 ce n’est l’Eternel 03068 ? Et qui est un rocher 06697, si 01107 ce n’est notre Dieu 0430 ?
      33 C’est Dieu 0410 qui est ma puissante 02428 forteresse 04581, Et qui me conduit 05425 08686 dans la voie 01870 droite 08549.
      34 Il rend 07737 mes pieds 07272 semblables 07737 08764 à ceux des biches 0355, Et il me place 05975 08686 sur mes lieux élevés 01116.
      35 Il exerce 03925 08764 mes mains 03027 au combat 04421, Et mes bras 02220 tendent 05181 08765 l’arc 07198 d’airain 05154.
      36 Tu me donnes 05414 08799 le bouclier 04043 de ton salut 03468, Et je deviens grand 07235 08686 par ta bonté 06031 08800 08676 06038.
      37 Tu élargis 07337 08686 le chemin 06806 sous mes pas, Et mes pieds 07166 ne chancellent 04571 08804 point.
      38 Je poursuis 07291 08799 mes ennemis 0341 08802, et je les détruis 08045 08686 ; Je ne reviens 07725 08799 pas avant de les avoir anéantis 03615 08763.
      39 Je les anéantis 03615 08762, je les brise 04272 08799, et ils ne se relèvent 06965 08799 plus ; Ils tombent 05307 08799 sous mes pieds 07272.
      40 Tu me ceins 0247 08762 de force 02428 pour le combat 04421, Tu fais plier 03766 08686 sous moi mes adversaires 06965 08801.
      41 Tu fais tourner 05414 08804 le dos 06203 à mes ennemis 0341 08802 devant moi, Et j’extermine 06789 08686 ceux qui me haïssent 08130 08764.
      42 Ils regardent 08159 08799 autour d’eux, et personne pour les sauver 03467 08688 ! Ils crient à l’Eternel 03068, et il ne leur répond 06030 08804 pas !
      43 Je les broie 07833 08799 comme la poussière 06083 de la terre 0776, Je les écrase 01854 08686, je les foule 07554 08799, comme la boue 02916 des rues 02351.
      44 Tu me délivres 06403 08762 des dissensions 07379 de mon peuple 05971 ; Tu me conserves 08104 08799 pour chef 07218 des nations 01471 ; Un peuple 05971 que je ne connaissais 03045 08804 pas m’est asservi 05647 08799.
      45 Les fils 01121 de l’étranger 05236 me flattent 03584 08691, Ils m’obéissent 08085 08735 au premier ordre 08085 08800 0241.
      46 Les fils 01121 de l’étranger 05236 sont en défaillance 05034 08799, Ils tremblent 02296 08799 hors de leurs forteresses 04526.
      47 Vive 02416 l’Eternel 03068, et béni 01288 08803 soit mon rocher 06697 ! Que Dieu 0430, le rocher 06697 de mon salut 03468, soit exalté 07311 08799,
      48 Le Dieu 0410 qui est mon vengeur 05414 08802 05360, Qui m’assujettit 03381 08688 les peuples 05971,
      49 Et qui me fait échapper 03318 08688 à mes ennemis 0341 08802 ! Tu m’élèves au-dessus 07311 08787 de mes adversaires 06965 08801, Tu me délivres 05337 08686 de l’homme 0376 violent 02555.
      50 C’est pourquoi je te louerai 03034 08686 parmi les nations 01471, ô Eternel 03068 ! Et je chanterai 02167 08762 à la gloire de ton nom 08034.
      51 Il accorde de grandes 04024 08675 01431 08688 délivrances 03444 à son roi 04428, Et il fait 06213 08802 miséricorde 02617 à son oint 04899, A David 01732, et à sa postérité 02233, pour 05704 toujours 05769.

      1 Chroniques 16

      8 Louez 03034 08685 l’Eternel 03068, invoquez 07121 08798 son nom 08034 ! Faites connaître 03045 08685 parmi les peuples 05971 ses hauts faits 05949 !
      40 pour qu’ils offrissent 05927 08687 continuellement 08548 à l’Eternel 03068 des holocaustes 05930, matin 01242 et soir 06153, sur l’autel 04196 des holocaustes 05930, et qu’ils accomplissent tout ce qui est écrit 03789 08803 dans la loi 08451 de l’Eternel 03068, imposée 06680 08765 par l’Eternel à Israël 03478.
      41 Auprès d’eux étaient Héman 01968 et Jeduthun 03038, et les autres 07605 qui avaient été choisis 01305 08803 et désignés 05344 08738 par leurs noms 08034 pour louer 03034 08687 l’Eternel 03068. Car sa miséricorde 02617 dure à toujours 05769.
      42 Auprès d’eux étaient Héman 01968 et Jeduthun 03038, avec des trompettes 02689 et des cymbales 04700 pour ceux qui les faisaient retentir 08085 08688, et avec des instruments 03627 pour les cantiques 07892 en l’honneur de Dieu 0430. Les fils 01121 de Jeduthun 03038 étaient portiers 08179.

      1 Chroniques 25

      1 David 01732 et les chefs 08269 de l’armée 06635 mirent à part 0914 08686 pour le service 05656 ceux des fils 01121 d’Asaph 0623, d’Héman 01968 et de Jeduthun 03038 qui prophétisaient 05012 08737 08675 05030 en s’accompagnant de la harpe 03658, du luth 05035 et des cymbales 04700. Et voici le nombre 04557 de ceux qui avaient des fonctions 0582 04399 05656 à remplir.

      2 Chroniques 6

      40 Maintenant, ô mon Dieu 0430, que tes yeux 05869 soient ouverts 06605 08803, et que tes oreilles 0241 soient attentives 07183 à la prière 08605 faite en ce lieu 04725 !

      2 Chroniques 29

      30 Puis le roi 04428 Ezéchias 03169 et les chefs 08269 dirent 0559 08799 aux Lévites 03881 de célébrer 01984 08763 l’Eternel 03068 avec les paroles 01697 de David 01732 et du prophète 02374 Asaph 0623 ; et ils le célébrèrent 01984 08762 avec des transports de joie 08057, et ils s’inclinèrent 06915 08799 et se prosternèrent 07812 08691.

      Néhémie 6

      15 La muraille 02346 fut achevée 07999 08799 le vingt 06242-cinquième 02568 jour du mois d’Elul 0435, en cinquante 02572-deux 08147 jours 03117.

      Néhémie 9

      5 Et les Lévites 03881 Josué 03442, Kadmiel 06934, Bani 01137, Haschabnia 02813, Schérébia 08274, Hodija 01941, Schebania 07645 et Pethachja 06611, dirent 0559 08799 : Levez 06965 08798-vous, bénissez 01288 08761 l’Eternel 03068, votre Dieu 0430, d’éternité 05769 en éternité 05769 ! Que l’on bénisse 01288 08762 ton nom 08034 glorieux 03519, qui est au-dessus 07311 08784 de toute bénédiction 01293 et de toute louange 08416 !

      Job 14

      13 Oh ! si tu voulais 05414 08799 me cacher 06845 08686 dans le séjour des morts 07585, M’y tenir à couvert 05641 08686 jusqu’à ce que ta colère 0639 fût passée 07725 08800, Et me fixer 07896 08799 un terme 02706 auquel tu te souviendras 02142 08799 de moi !

      Psaumes 1

      1 Heureux 0835 l’homme 0376 qui ne marche 01980 08804 pas selon le conseil 06098 des méchants 07563, Qui ne s’arrête 05975 08804 pas sur la voie 01870 des pécheurs 02400, Et qui ne s’assied 03427 08804 pas en compagnie 04186 des moqueurs 03887 08801,
      2 Mais qui trouve son plaisir 02656 dans la loi 08451 de l’Eternel 03068, Et qui la 08451 médite 01897 08799 jour 03119 et nuit 03915 !
      3 Il est comme un arbre 06086 planté 08362 08803 près d’un courant 06388 d’eau 04325, Qui donne 05414 08799 son fruit 06529 en sa saison 06256, Et dont le feuillage 05929 ne se flétrit 05034 08799 point : Tout ce qu’il fait 06213 08799 lui réussit 06743 08686.
      4 Il n’en est pas ainsi des méchants 07563 : Ils sont comme la paille 04671 que le vent 07307 dissipe 05086 08799.
      5 C’est pourquoi les méchants 07563 ne résistent 06965 08799 pas au jour du jugement 04941, Ni les pécheurs 02400 dans l’assemblée 05712 des justes 06662 ;
      6 Car l’Eternel 03068 connaît 03045 08802 la voie 01870 des justes 06662, Et la voie 01870 des pécheurs 07563 mène à la ruine 06 08799.

      Psaumes 2

      1 Pourquoi ce tumulte 07283 08804 parmi les nations 01471, Ces vaines 07385 pensées 01897 08799 parmi les peuples 03816 ?
      2 Pourquoi les rois 04428 de la terre 0776 se soulèvent 03320 08691-ils Et les princes 07336 08802 se liguent 03245 08738 03162-ils avec eux Contre l’Eternel 03068 et contre son oint 04899 ? —
      3 Brisons 05423 08762 leurs liens 04147, Délivrons 07993 08686-nous de leurs chaînes 05688 ! —
      4 Celui qui siège 03427 08802 dans les cieux 08064 rit 07832 08799, Le Seigneur 0136 se moque 03932 08799 d’eux.
      5 Puis il leur parle 01696 08762 dans sa colère 0639, Il les épouvante 0926 08762 dans sa fureur 02740:
      6 C’est moi qui ai oint 05258 08804 mon roi 04428 Sur Sion 06726, ma montagne 02022 sainte 06944 !
    • Exode 11

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Je vais frapper le roi d’Égypte et les Égyptiens par un dernier malheur. Après cela, il vous laissera partir, il vous chassera même d’ici pour toujours.
      2 Va donc dire aux Israélites : “Que chaque homme demande à son voisin, que chaque femme demande à sa voisine des objets en argent et en or.” »
      3 Et grâce au SEIGNEUR, les Égyptiens regardent les Israélites avec bonté. D’ailleurs, en Égypte, Moïse lui-même est un homme important pour les gens qui entourent le roi et pour le peuple.
      4 Moïse dit au roi d’Égypte : « Voici ce que le SEIGNEUR dit : “Vers minuit, je traverserai l’Égypte.
      5 Tous les premiers-nés de ce pays mourront : ton fils aîné qui doit être roi après toi, comme le fils aîné de la servante qui écrase le grain. Tous les premiers-nés des troupeaux mourront aussi.
      6 Alors dans toute l’Égypte, il y aura de grands cris. Il n’y a jamais eu de cris aussi grands, et il n’y en aura jamais plus.
      7 Mais chez les Israélites, on n’entendra même pas un chien aboyer contre quelqu’un ou contre un animal. Alors vous saurez ceci : moi, le SEIGNEUR, je fais la différence entre les Égyptiens et les Israélites.” »
      8 Moïse dit encore au roi : « À ce moment-là, tous les gens qui t’entourent ici viendront vers moi. Ils se mettront à genoux devant moi et me diront : “Va-t’en, toi et tout le peuple qui est avec toi !” Et je partirai aussitôt. » Et Moïse, très en colère, sort de chez le roi.
      9 Le SEIGNEUR lui dit ensuite : « Le roi d’Égypte ne veut pas vous écouter. C’est pourquoi je peux faire beaucoup de choses extraordinaires en Égypte. »
      10 En réalité, Moïse et son frère Aaron ont accompli toutes sortes de choses extraordinaires devant le roi d’Égypte. Pourtant le SEIGNEUR lui ferme le cœur, et le roi ne laisse pas partir les Israélites de son pays.

      Lévitique 2

      1 « Si quelqu’un veut offrir au SEIGNEUR un produit de la terre, il doit prendre de la farine. Il met de l’huile dessus avec de l’encens.
      2 Puis il l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron. L’un des prêtres prend une poignée de farine mélangée à l’huile, et tout l’encens. Un prêtre fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      3 Ce qui en reste est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      4 « Si c’est une offrande cuite au four, la pâte doit être sans levain. Vous apportez alors des gâteaux à l’huile ou des galettes arrosées d’huile.
      5 Si c’est une offrande cuite sur une plaque, elle doit être faite de farine mélangée avec de l’huile, mais sans levain.
      6 Celui qui apporte l’offrande la partage et verse encore de l’huile sur les morceaux. C’est une offrande tirée de la terre.
      7 Si c’est une offrande cuite dans une poêle, la farine doit être préparée dans l’huile.
      8 L’homme apporte l’offrande préparée de cette façon pour le SEIGNEUR. Il la présente à un prêtre qui approche de l’autel.
      9 Le prêtre prend la part qu’on appelle “souvenir” et il la brûle sur l’autel. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      10 Ce qui reste de l’offrande est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      11 « Vous n’offrirez jamais au SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain. En effet, vous ne ferez jamais brûler pour le SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain ou du miel.
      12 Vous pourrez en apporter au SEIGNEUR quand vous lui offrirez les premiers produits de la terre. Mais vous ne devez pas les brûler sur l’autel dans un sacrifice à la fumée de bonne odeur.
      13 « Vous mettrez du sel sur chaque offrande tirée de la terre. Vous n’oublierez jamais le sel sur votre offrande. En effet, il représente l’alliance que Dieu a établie avec vous. C’est pourquoi vous offrirez toujours du sel avec vos offrandes.
      14 « Quand vous apporterez au SEIGNEUR une offrande des premiers produits de la terre, vous commencerez par griller les épis au feu. Puis vous écraserez les grains. Au moment de les apporter,
      15 vous verserez de l’huile et vous mettrez de l’encens dessus. C’est une offrande tirée de la terre.
      16 Ensuite le prêtre brûlera la part qu’on appelle “souvenir” : une partie des grains et de l’huile avec tout l’encens. Ce qui est brûlé de cette façon appartient au SEIGNEUR. »

      1 Samuel 10

      5 Puis tu arriveras à Guibéa-Élohim. Les chefs philistins sont à cet endroit. Quand tu seras près de la ville, tu vas rencontrer un groupe de prophètes. Ils descendront du lieu sacré. Des joueurs de harpe, de tambourin, de flûte et de cithare marcheront devant eux. Ils seront en transe.

      2 Samuel 22

      1 David chante ce chant pour le SEIGNEUR après que celui-ci l’a délivré de tous ses ennemis et de Saül :
      2 Le SEIGNEUR est mon solide rocher, il me protège avec puissance et me rend libre.
      3 Mon Dieu est le rocher où je m’abrite. Il est mon bouclier, mon puissant défenseur et mon sauveur. Je me réfugie auprès de lui pour être délivré des gens violents.
      4 Louange au SEIGNEUR ! Je fais appel à lui, et il me sauve de mes ennemis.
      5 La mort m’avait déjà recouvert de ses vagues, elle me faisait peur comme un fleuve en colère.
      6 La mort m’avait entouré de ses chaînes, ses pièges étaient tendus sous mes pieds.
      7 Dans mon malheur, j’ai fait appel au SEIGNEUR, j’ai crié vers mon Dieu. De son temple, il a entendu ma voix, mon cri est arrivé à ses oreilles.
      8 Alors la terre s’est mise à bouger, les bases du ciel ont été secouées, elles ont tremblé devant la colère de Dieu.
      9 Une fumée s’est élevée de ses narines, un feu terrible est sorti de sa bouche avec des charbons brûlants.
      10 Le SEIGNEUR a déroulé le ciel comme un tapis et il est descendu, un nuage sombre sous ses pieds.
      11 Le SEIGNEUR s’est envolé, porté par un chérubin, il planait sur les ailes du vent.
      12 Il s’est caché au cœur de la nuit, entouré de nuages énormes, sombres comme l’eau profonde.
      13 Une lumière éclatante le précédait, des éclairs de feu en jaillissaient.
      14 Au ciel, le SEIGNEUR a fait éclater son tonnerre, le Dieu très-haut a fait entendre sa voix.
      15 Le SEIGNEUR lançait ses flèches : ses ennemis partaient de tous côtés. Il jetait ses éclairs, et tous s’enfuyaient.
      16 SEIGNEUR, devant tes menaces, devant la tempête de ta colère, le fond de la mer est apparu. Alors les fondations du monde sont devenues visibles.
      17 D’en haut, le SEIGNEUR m’a tendu la main pour me saisir, il m’a retiré de l’eau menaçante.
      18 Il m’a délivré de mon puissant ennemi, de ces adversaires trop forts pour moi.
      19 Ils avaient profité de mon malheur pour m’attaquer, mais le SEIGNEUR est venu à mon aide.
      20 Il m’a sorti du danger pour me libérer, il m’a sauvé parce qu’il m’aime.
      21 J’ai obéi au SEIGNEUR, il m’a récompensé, j’ai fait le bien, il a été généreux envers moi.
      22 J’ai suivi le chemin du SEIGNEUR, je n’ai pas fait le mal loin de mon Dieu.
      23 Ses décisions étaient toutes devant moi, je n’ai pas rejeté ce qu’il voulait.
      24 J’ai été sans reproche devant lui, j’ai évité de faire le mal.
      25 J’ai obéi au SEIGNEUR, il a vu le bien que j’avais fait, il m’a récompensé.
      26 Avec celui qui est fidèle, tu te montres fidèle, avec celui qui est sans reproche, tu te montres sans reproche.
      27 Avec celui qui est sincère, tu te montres sincère, mais tu te montres habile avec celui qui est faux.
      28 Tu sauves le peuple méprisé, mais tu fais baisser les yeux aux orgueilleux.
      29 SEIGNEUR, c’est toi qui es ma lampe, SEIGNEUR, tu es la lumière dans ma nuit.
      30 Avec toi, je peux attaquer mes ennemis, avec mon Dieu, je peux franchir le mur de la ville.
      31 Dieu est un guide parfait, et sa parole est sûre. Le SEIGNEUR protège comme un bouclier ceux qui s’abritent en lui.
      32 Qui donc est Dieu ? C’est le SEIGNEUR. Qui est notre solide rocher ? C’est notre Dieu.
      33 Ce Dieu me protège avec force, il me montre le bon chemin.
      34 Il me fait courir aussi vite que les gazelles, il me fait tenir debout sur les collines.
      35 Il m’entraîne pour le combat, il m’aide à tendre l’arc de bronze.
      36 Avec ton bouclier, tu me donnes la victoire, ta main puissante me soutient, ta bonté me grandit.
      37 Avec ton aide, je cours plus vite, et mes chevilles restent solides.
      38 Je cours derrière mes ennemis, je les détruis, je ne reviens pas avant de les avoir tués.
      39 Je les supprime, je les écrase : ils ne peuvent plus se relever. Ils tombent par terre : les voilà sous mes pieds.
      40 Tu me remplis de force pour le combat. Ceux qui m’attaquent, tu les fais mettre à genoux devant moi.
      41 Avec ton aide, je pose le pied sur mes ennemis, et mes adversaires, je les détruis.
      42 Ils crient, mais personne pour les sauver, ils appellent le SEIGNEUR, mais il ne répond pas.
      43 Je les écrase, ils sont comme la poussière emportée par le vent. Je marche dessus, je les balaie comme les ordures des rues.
      44 Le peuple se lève contre moi, mais tu me mets à l’abri, tu me places à la tête des autres peuples. Des gens que je ne connais pas deviennent mes serviteurs.
      45 Dès que je parle, ils m’obéissent, des étrangers me font des compliments.
      46 Ils sont découragés, ils sortent de leurs abris en tremblant.
      47 Le SEIGNEUR est vivant ! Gloire à mon solide rocher ! Gloire à Dieu qui m’a sauvé !
      48 C’est Dieu qui me venge de mes ennemis, qui met les peuples sous mon pouvoir.
      49 Tu me libères de mes ennemis. Tu me donnes la victoire sur ceux qui m’attaquent, tu me délivres des gens violents.
      50 C’est pourquoi, SEIGNEUR, je te dis merci parmi les peuples, et je chante ton nom.
      51 Le SEIGNEUR donne de grandes victoires à son roi. Il montre son amour à celui qu’il a choisi, à David et aux enfants de ses enfants, pour toujours.

      1 Chroniques 16

      8 Voici leur chant : Remerciez le SEIGNEUR, chantez son nom, racontez ses exploits aux autres peuples.
      40 Là, ils doivent présenter sur l’autel des sacrifices complets matin et soir. Ils doivent faire tout ce qui est écrit dans la loi que le SEIGNEUR a donnée à Israël.
      41 Avec eux, il y a Héman, Yedoutoun et les autres hommes choisis et appelés par leurs noms pour chanter la louange du SEIGNEUR. En effet, son amour est pour toujours.
      42 Héman et Yedoutoun sont chargés des trompettes et des cymbales, ainsi que des autres instruments de musique pour accompagner les chants sacrés. Les fils de Yedoutoun gardent l’entrée.

      1 Chroniques 25

      1 David, aidé par les chefs des équipes responsables du service du temple, met à part les hommes de la famille d’Assaf, de Héman et de Yedoutoun. Ils chantent ce que Dieu leur inspire, en s’accompagnant de cithares, de harpes et de cymbales. Voici la liste des hommes qui accomplissent ce service :

      2 Chroniques 6

      40 « Mon Dieu, ouvre tes yeux ! Sois attentif à la prière que je t’adresse ici.

      2 Chroniques 29

      30 Puis le roi et les chefs disent aux lévites de chanter encore la louange du SEIGNEUR avec les chants composés par David et le prophète Assaf. Les lévites chantent donc avec joie, et ils s’inclinent et se mettent à genoux.

      Néhémie 6

      15 Le mur de la ville est terminé le 25 du mois d’Éloul, après 52 jours de travail.

      Néhémie 9

      5 Puis les lévites Yéchoua, Cadmiel, Bani, Hachabnéya, Chérébia, Hodia, Chebania et Petahia disent au peuple : « Levez-vous ! Remerciez le SEIGNEUR votre Dieu sans cesse et pour toujours. » « SEIGNEUR, que chacun te remercie, car tu es plein de gloire ! Tu es bien plus grand que tout remerciement et toute louange !

      Job 14

      13 « Je voudrais que tu me caches dans le monde des morts, que tu me mettes à l’abri jusqu’à la fin de ta colère. Tu me dirais alors à quel moment tu voudras bien te souvenir de moi !

      Psaumes 1

      1 Voici l’homme heureux ! Il n’écoute pas les conseils des gens mauvais, il ne suit pas l’exemple de ceux qui font le mal, il ne s’assoit pas avec les moqueurs.
      2 Au contraire, il aime l’enseignement du SEIGNEUR et le redit jour et nuit dans son cœur !
      3 Comme un arbre planté au bord de l’eau, il donne ses fruits au bon moment, et ses feuilles restent toujours vertes. Cet homme réussit tout ce qu’il fait.
      4 Pour les gens mauvais, c’est différent, ils sont comme la paille emportée par le vent.
      5 C’est pourquoi, au moment du jugement, ces gens-là ne sont pas acceptés. Quand ceux qui obéissent à Dieu se rassemblent, il n’y a pas de place pour les gens mauvais.
      6 Oui, le SEIGNEUR veille sur la vie de ceux qui lui obéissent, mais le chemin des gens mauvais les conduit à leur perte.

      Psaumes 2

      1 Les peuples s’agitent, pourquoi ? Ils font des projets, mais pour rien.
      2 Les rois de la terre se préparent au combat. Ceux qui ont le pouvoir se réunissent contre le SEIGNEUR et contre le roi choisi par lui.
      3 Ils disent : « Cassons leurs cordes, rejetons leurs chaînes ! »
      4 Mais il rit, celui qui est assis dans le ciel. Sur son siège royal, le Seigneur se moque d’eux.
      5 Il leur parle avec colère, et sa colère les fait trembler.
      6 Le Seigneur leur dit : « Moi, j’ai établi mon roi à Sion, sur ma montagne sainte. »
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