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PSAUMES

Le livre des Psaumes est le monument le plus important de la poésie hébraïque. Non seulement il renferme quelques-uns des plus beaux poèmes lyriques de toute la Bible, mais on y trouve réunis tous les genres de poésie dispersés dans les divers livres de l'A.T. Il constitue en outre le recueil des chants sacrés d'Israël, dont un grand nombre présentent un caractère liturgique indéniable.

Le Psautier est rangé par le Canon hébreu dans la troisième partie de la Bible (Ketoubim, Ecrits, ou Hagiographies) et vient généralement dans les manuscrits en tête de cette catégorie de livres sacrés. Il se divise en cinq livres. (Ps 1-41,42-72,73-89,90-106,107-150) La fin de chaque livre est marquée par une doxologie ajoutée au dernier psaume ; seule la doxologie du cinquième livre est formée par un psaume entier, le 150 e. Ces cinq livres sont mis en parallèle par le Talmud avec les cinq livres du Pentateuque (voir Canon de l'A.T.).

Nombre des Psaumes. Le texte hébreu offre 150 psaumes. Un 151 e est fourni par la version des LXX, mais expressément classé par elle « hors du nombre » ; attribué à Daniel, il est probablement la traduction d'un original hébreu, mais qui n'a jamais fait partie du Psautier.

Le texte hébreu et le texte grec, d'accord sur le total, diffèrent dans les détails de la numération. Le texte grec unit les Psaumes 9-10, et 114-115 ; en revanche, il sépare en deux les Ps 116 et Ps 147. De là vient que le texte grec soit en retard d'une unité sur le texte hébreu dans la majeure partie du Psautier. Les versions protestantes suivent le texte hébreu ; la Vulgate et les versions catholiques le texte grec.

Il est certain que plusieurs compositions poétiques sont arbitrairement coupées en deux psaumes dans le texte hébreu (ex. : Ps 9 et Ps 10, restes mutilés d'un seul psaume alphabétique restitué par le texte grec ; Ps 42 et Ps 43 qu'unit un même refrain). D'autre part, d'assez nombreux psaumes se décomposent facilement en plusieurs morceaux qui diffèrent par leur genre poétique et par leur sujet (ex. : Ps 19:1,7 la gloire de Dieu manifestée dans la nature, et Ps 19:8,14 la loi de Yahvé et ses bienfaits ; -- Ps 27:1-6 chant de victoire, et Ps 27:7,14 prière intime introduite par la formule : Yahvé, écoute ma voix ! -- Ps 107:1, 32 psaume de louanges avec refrain, et Ps 107:33-43 paroles d'un sage : -- Ps 115:1, 8 discours prophétique, et Ps 115:9,10 bénédictions liturgiques ; Ps 144:1,11 prière pour obtenir la délivrance, et Ps 144 12-15 actions de grâces pour une période de prospérité).

Au reste, le nombre de 150 n'est pas absolument exact, plusieurs psaumes étant identiques ou ne présentant entre eux que de légères divergences (Ps 14 =Ps 53 Ps 70 =Ps 40:14 Ps 108 = Ps 57:8-11 et Ps 60:5,12). Le Ps 18 reproduit le cantique de David (2Sa 22).

Genres des Psaumes.

Le Psautier porte dans les éditions de la Bible hébraïque le nom de séphèr tehillim (livre de louanges), d'après la majorité des manuscrits. La Massore emploie le pluriel féminin tehilloth, plus conforme à l'hébreu tehillah, qui est le titre du Ps 145. Ce nom paraît être inspiré d'une des dernières collections de psaumes, qui débutent par l'expression halelou-Yah (=louez l'Éternel). Les LXX et le N.T. nomment ce livre Psalmoï ou Biblos Psalmôn (Vulgate, Liber Psaltno-rum), d'après la traduction grecque habituelle de l'hébreu mizmor. Ce dernier titre étant généralement appliqué à des psaumes de David, le Psautier est assez souvent appelé ta toû Daveid (2Ma 2:13) ou simplement Daveid (Ac 2:25 4:25 etc.). Quant au terme psalterion (nom grec d'un instrument de musique), il est fourni par le codex Alex, des LXX, où il désigne assez improprement le Psautier. Nos versions se conforment à l'usage grec et non à l'usage juif.

Ces deux noms : louanges, psaumes, rapportent le Psautier dans son ensemble à la poésie lyrique. Et en effet, les psaumes appartiennent pour la plupart à ce genre poétique, surtout ceux des premiers livres. Cependant on distingue dans le Psautier des genres très différents. Un assez grand nombre de psaumes se rapprochent du genre prophétique, ce qui n'a rien de surprenant, la prophétie ayant été à ses débuts accompagnée de chants et de musique (1Sa 10:5). Les chefs musiciens de David : Asaph, Héman, Jedoutoun sont appelés « voyants du roi », et ils prophétisent avec la harpe (1Ch 25:1,5). Au temps d'Ezéchias, Asaph est appelé un prophète (2Ch 29:30). Les psalmistes revêtent souvent leurs paroles d'une autorité prophétique. Certains psaumes, quoique du genre lyrique, contiennent de courts oracles. (ex. : Ps 2:5,9 46:11 50:7 110:1) D'autres constituent tout entiers des discours prophétiques, consistant, comme les prophéties habituelles, en reproches, avertissements et menaces. Ces discours sont dirigés contre l'impiété (14 =53, 50), contre l'idolâtrie (Ps 115:1-8), contre un méchant (52 contre Doëg ; cf. Esa 22:15 contre Shebna, Jer 20:3 contre Pashkour). A ce genre appartiennent les psaumes messianiques (promesses faites à la dynastie davidique : 2, 72, 89, 110, 132, ou à Jérusalem : 87).

Le genre didactique est représenté par les Ps 37 (sentences morales conformes au type des Proverbes), 49 (appelé par l'auteur : paroles de sagesse, v. 4 ; mâchai-- sentence, et khidâh = énigme, v. 5), 73, 119. Le genre historique fournit les Ps 78 (histoire d'Israël jusqu'à David, psaume également rattaché par son titre au genre didactique, mâchai et khidoth, v. 2), 105 et 106, 136 (curieux mélange du genre historique et de la litanie), 89 (les v. 20, 38 complètent remarquablement le Ps 78). Le genre liturgique offre des litanies (Ps 136, Ps 118:1,4,25-29 Ps 148), des bénédictions (Ps 115:9-18) et des malédictions (Ps 109:6,19).

Titres des Psaumes.

La plupart des psaumes ont un ou plusieurs titres se rapportant soit au caractère du poème, soit à son usage musical et liturgique, soit à son auteur.

Les principaux titres relatifs au caractère du poème sont :

Mizmor-- psaume (poésie accompagnée de musique), terme dérivé d'une racine zâmar, appliqué à la musique instrumentale par opposition à la musique vocale (57 psaumes). Ce titre est presque toujours accompagné d'un nom d'auteur, ordinairement du nom de David.

Chîr =cantique (gr., ôdê), poésie chantée (30 psaumes), titre assez souvent précédé ou suivi de mizmor pour indiquer que le chant est soutenu par la musique instrumentale (cf. 30, 65-68, etc.).

Maskil (gr., eïs sunésin : lat., ad intellectum ; Jérôme, eruditio), titre de 13 psaumes appartenant principalement au recueil des Fils de Coré (Ps 42) et au genre didactique (Ps 32, Ps 78), ce qui justifie le sens d'instruction (cf. Ps 2:10 : et nunc erudimini ) ou plutôt de méditation, (cf. Ps 41:1) sens dérivé de la racine sâkal. Le sens de poème habilement ou artistiquement composé (angl., skilfulpsalm), adopté par quelques-uns, ne convient guère, l'intelligence étant dans l'A. T, rarement synonyme d'habileté et désignant plutôt la piété ; d'où : psaume destiné à l'édification religieuse.

Mictam =poème précieux (terme dérivé de kétem =joyau, or), est le titre des Ps 16 et Ps 56-60 (6 psaumes) qui portent le nom de David et justifient cette appellation par la distinction de leur style et de leur pensée (gr., stèlographia ; lat., inscriptio, confondant mictam et mictab). C'est aussi le titre du cantique d'Ézéchias (Esa 38:9).

Chiggaïon (Ps 7), dont le sens est incertain, peut désigner non une complainte (Sg.), mais un poème sur un mode irrégulier ou dithyrambique. La prière d'Habacuc (Ps 3:1 et suivants) est composée selon ce mode (al-chigionoth)

Tephillah =prière, est le titre de 5 psaumes, et tehillah =louange, du Ps 145.

Les instruments d'accompagnement sont parfois désignés dans le titre : neguinoth, instruments à cordes (6 fois) ; nekhiloth, instruments à vent, flûtes (Ps 5) ; guittith, la Guittienne (Ps 8, Ps 81, Ps 84), peut-être la harpe de Gath importée de Crète par les Philistins et empruntée à l'antique civilisation égéenne. Il est à remarquer que les principaux instruments de musique servant pour le culte n'apparaissent jamais dans un titre, savoir : (d'après Ps 81:3) kinnor-- harpe, nébèl = luth, toph =tambourin, chophar-- trompette. La voix de soprano était probablement désignée par alamoth (Ost., Halamoth) =jeunes femmes (Ps 46), et la voix de basse par cheminith =octave inférieure (Ps 6 et Ps 12).

Le titre offre aussi fréquemment les premiers mots de chants populaires sur la mélodie desquels le psaume devait être chanté ; on écarterait difficilement cette explication, qu'appuie la préposition al (=sur, ou selon), quelquefois el. Sur : « Ne détruis pas ! » (Ps 57-59, mictam de David ; 75, Ps d'Asaph). Sur : « Lis du témoignage » (Ps 45, Ps 60, Ps 69, Ps 80). Sur : « Colombe muette parmi les exilés » (Ps 56, mictam de David) ; grec : « Pour le peuple exilé loin du sanctuaire » (Vers. Syn. : « Colombe des Térébinthes lointains », substitue Élim à Élem). Sur : « Biche de l'aurore » (Ps 22). Sur : « Meurs pour le fils » (Ps 9). Sur : « Blessure » (Ps 53 ; v. 5. : « Sur un mode triste » ; lire mahéleth ; Ps 88, « Blessure pour l'humiliation »). La plupart de ces formules sont obscures et le texte peut avoir été altéré. La préposition al, qui accompagne le nom du musicien Jeditoun ou Jedoutoun dans Ps 62 et Ps 77, est rectifiée par la préposition le dans Ps 39 (=de ou selon Jeditoun).

D'autres formules se rapportent à l'usage liturgique. Pour le sabbat (Ps 92), pour la dédicace du temple (Ps 30), pour la commémoration (Ps 38, Ps 70), pour la louange (Ps 100, Ps chanté lors des sacrifices d'actions de grâces), pour l'enseignement (Ps 60). Dans les LXX, d'autres psaumes sont rapportés aux divers jours de la semaine. C'est sans doute aussi à un usage liturgique que s'applique le titre : Cantique pour les mahaloth (=montées), qui est celui d'une collection de 15 psaumes (Ps 120-134). L'ancienne version : « Cantique des degrés » paraît devoir être abandonnée. Ces psaumes étaient sans doute chantés lors des pèlerinages montant au temple de Jérusalem à l'occasion des grandes fêtes religieuses. (cf. Ps 122:4 125:2 Ps 133 Ps 134) Ces diverses formules sont caractérisées par la préposition le (=pour).

On peut attribuer à l'usage musical et liturgique le mot Sélah, qui revient fréquemment dans le texte des psaumes (71 fois en 39 psaumes, et trois fois dans la prière d'Habacuc : Ps 3:3, Ps 9, Ps 13). Il ne se trouve que dans les psaumes appartenant aux plus anciennes collections et accompagnés d'indications musicales.

Le sens est assez obscur (gr., diapsalma ; Talmud, ad ôlam =à toujours ; Jérôme, semper). La version diapsalma peut désigner soit un interlude, soit une élévation du son (rinforzando). Ce dernier sens est le plus conforme à l'étymologie (sélah, impératif : élève... la mélodie). La version talmudique a suggéré au Hébr. and Engl. Lexicon d'Oxford (p. 699) une hypothèse destinée à concilier les deux traditions ; Sélah signifierait : « Élevez vos voix », et, par cette indication liturgique, le clergé serait invité à interrompre le psaume pour prononcer la formule de bénédiction, qui se termine par l'expression ad ôlam (Ne 9:5: Bénissez Yahvé d'éternité en éternité). Quant à Higgaïon, joint à Sélah dans Ps 9:17, il doit avoir comme celui-ci quelque analogie avec l'usage musical, mais son sens est aussi difficile à déterminer (LXX, ôdè diapsalmatos). Mis en parallèle dans Ps 92:4 avec le luth et associé à la harpe, il paraît devoir désigner soit un jeu d'instruments de musique (Sg., Bbl. Cent. : en sourdine), soit plutôt, d'après son étymologie, une mélodie destinée à favoriser la méditation (c'est le sens du mot hébreu dans Ps 19:14, La 3:62).

On n'attribue guère aujourd'hui à la même catégorie l'expression : lamenatséakh, relative au Maître-chantre, prise jadis en ce sens que les indications musicales, dont elle est généralement accompagnée, étaient destinées au Maître-chantre (ex. : Ps 4, au Maître-chantre, sur des instruments à cordes ; 5, sur des flûtes ; 9, sur : « Meurs pour le fils », etc.). Cette explication ne peut servir pour les cas assez nombreux où lamenatséakh n'est ni précédé ni suivi d'aucune indication d'ordre musical ou liturgique (ex. : 11 ou 14). Au reste, la préposition le établit une analogie indiscutable avec les épithètes : le-David, le-Asaph, etc., qui se rangent naturellement dans la catégorie des noms d'auteurs. Rien n'empêche que le chef de la musique instrumentale du temple ait eu comme eux, ou comme la corporation des Fils de Coré, sa propre collection de psaumes.

Un grand nombre de psaumes nous fournissent en effet des noms d'auteurs, surtout dans les premiers livres : Moïse (1 Ps.) ; David (73 Ps.) ; Asaph (12 Ps.) ; les Fils de Coré (11 Ps.) ; Salomon (2 Ps.) ; Héman et Éthan, Ezrahites (sages mentionnés dans 1Ro 4:31), auteurs des Ps 88 et 89 ; Jeditoun (39, 77) ou Jedoutoun (62), nommé à côté d'Asaph et de Héman comme un des trois chefs musiciens de David (1Ch 16:40-42). Il faut ajouter sans doute à cette liste le Maître-chantre.

La préposition le, qui accompagne tous ces noms propres, semble attribuer à ces personnages, soit la composition poétique, soit la composition musicale des psaumes en question. Cependant, le pluriel : « Des fils de Coré » et l'attribution d'un même psaume à deux personnages différents laissent entrevoir une autre interprétation. Or ces doubles attributions de psaumes ne sont pas rares ; elles sont même assez fréquentes, si on y fait rentrer tous les psaumes qui se réclament à la fois du Maître-chantre et de David ou des Fils de Coré. Le Ps 88 se réclame des Fils de Coré, du Maître-chantre et de Héman l'Ezrahite. Dans le cas des doubles attributions, l'un des noms pourrait désigner l'auteur du poème, l'autre l'auteur de la musique, mais cette interprétation n'est pas valable pour les triples attributions.

On est ainsi conduit à penser que ces noms désignent des collections de psaumes et qu'un certain nombre de psaumes étaient communs à plusieurs collections avant d'entrer dans le Psautier. Cette opinion est fortement appuyée par le fait que des psaumes mis sous deux noms différents sont aussi désignés comme appartenant à deux genres différents (Ps 65 : Du Maître-chantre psaume, de David cantique ; Ps 68, id. ; Ps 88, mizmor des Fils de Coré, maskil de Héman l'Ezrahite). L'exemple du Ps 88 montre qu'un même psaume pouvait être emprunté à plusieurs recueils différents, à un recueil de Mizmorim (psaumes) et à un recueil de Maskilim (méditations), lorsque son genre n'était pas particulièrement accentué. La plupart des noms figurant dans les titres s'appliquent à des musiciens connus ou à des corporations de choristes, de sorte que les formules : Des Fils de Coré, d'Asaph..., désignent des psaumes recueillis et conservés dans la famille ou dans la corporation musicale d'Asaph ou des Fils de Coré.

Formation du Psautier.

Le Psautier s'est formé graduellement par la juxtaposition ou même le mélange de plusieurs collections de psaumes. Cette conception est confirmée par la notice qui clôt le deuxième livre : « Fin des prières de David, fils d'Isaï » (72:20). Un même rédacteur, sachant qu'il avait encore d'autres psaumes davidiques à utiliser, n'aurait pas clos ici les oeuvres de David. En outre, la présence dans le Psautier de poèmes semblables ou identiques ne s'explique pas autrement que par une formation graduelle. Enfin, ce qui vient à la fois étayer cette conception et entraîner des complications, c'est l'influence élohistique qui s'est exercée à une certaine époque sur toute une partie du Psautier (voir Dieu [les noms de]).

Le nom de Yahvé est employé presque exclusivement dans le livre I (Yahvé 278 fois, Élohim 15), à la fin du livre III (Ps 84 à 89 : Y. 31, E. 7), exclusivement dans le livre IV et dans le livre V (sauf Ps 108, qui est formé de deux psaumes du groupe élohistique) La portion élohistique du Psautier comprend le livre II (E. 164, Y. 30) et la majeure partie du livre III (Ps 73 à 83 ; E. 36, Y. 13), soit tout le bloc des Ps 42 à 83. Or ces psaumes élohistes ne sont pas tels du fait de leurs auteurs ; le nom d'Élohim y a été substitué au nom de Yahvé qui était primitif. Et, en effet, nous possédons au moins deux psaumes élohistes qui se retrouvent ailleurs dans le Psautier sous la forme yahviste (Ps 53 =Ps 14 Ps 70 =Ps 40:14 et suivants). La preuve que leurs auteurs employaient le nom de Yahvé, c'est que l'expression « Yahvé mon Dieu » ou « Yahvé ton Dieu », si fréquente dans tout l'A. T, et si naturelle, est devenue dans ces psaumes : « Dieu, mon Dieu » (Ps 43:4), ou « Dieu, ton Dieu » (Ps 45:8 50:7). Les psaumes élohistes, provenant eux-mêmes de plusieurs collections, ont appartenu à un recueil qui est entré en bloc dans le Psautier, après avoir subi cette transformation du nom de Dieu, transformation qui ne s'est pas étendue à l'ensemble du livre.

La division actuelle du livre n'est pas purement artificielle et manifeste assez bien, même au point de vue chronologique, le processus de sa formation. D'une part le livre I renferme à lui seul une collection spéciale de psaumes de David qui paraît bien la plus ancienne, le noyau primitif ; d'autre part, les deux derniers livres nous fournissent assurément les psaumes les plus récents. Mais la division en cinq livres ne saurait servir de base à l'étude de la formation du Psautier. Il s'agit d'établir une division réelle qui tienne compte des divers recueils dont il se compose. On peut distinguer trois parties :

le noyau primitif des psaumes de David, livre I ;

les psaumes élohistes (42-83), suivis d'un complément à ce recueil (84-89), livres II et III ;

les collections récentes, d'un caractère liturgique plus prononcé, livres IV et V

Le noyau primitif a été transmis par le Maître-chantre, dont le nom figure en tête de presque tous les psaumes de David. Plusieurs des collections suivantes doivent provenir de la même source. On en compte quatre dans la 2 e partie : 1re de Coré (42-49), 2° de David (51-72), Asaph (50 et 73-83), 2 e de Coré (84-89). La 3e partie comprend un assez grand nombre de collections dispersées : psaumes dits théocratiques (90-100) ; 3 e collection de David, divisée en plusieurs groupes (101-103, 108-110, 138-145) ;

1re collection de psaumes de louanges, avec la formule Halelou-Yah, en deux groupes (104-107, 111-118), à laquelle peut se rattacher le Ps 119 ; psaumes des Mahaloth =degrés ou montées (120-134)

2° collection de psaumes de louanges en deux groupes (135-136, 146-150). Le Ps 137 peut être rattaché à la collection des Mahaloth, avec lesquels il offre quelque analogie.

La date des psaumes, ou des diverses collections de psaumes, ne saurait être déterminée d'une façon précise, en l'absence d'informations sûres fournies par le texte. Les noms de personnages connus désignent des recueils que la tradition taisait remonter jusqu'à eux, mais dont la formation s'est étendue sur plusieurs siècles. Treize psaumes offrent des notices relatives à l'événement historique ayant donné lieu à leur composition. Ces notices se rapportent toutes à la vie de David, soit à l'époque de sa persécution par Saül (ordre chronologique : Ps 7, Ps 59, Ps 56, Ps 34, Ps 52, Ps 57, Ps 142, Ps 54), soit à ses victoires (Ps 18, Ps 60), à sa pénitence (Ps 51), à sa fuite devant Absalom (Ps 3, Ps 63). Seulement, ces notices sont rarement confirmées par le contenu des psaumes auxquels elles sont affectées. Titres et notices doivent être sérieusement contrôlés par l'étude exégétique du texte.

Le style des psaumes peut donner d'utiles indications. Il est certain que les derniers livres se distinguent, sauf exception, par un style moins classique, exempt d'archaïsmes, semé de réminiscences et rempli de phrases conventionnelles, dénotant une époque postérieure. Mais ces indications sont trop générales, les psaumes de la plus belle facture poétique pouvant provenir de la période entière qui s'étend de David à Jérémie ou à la captivité. Les notions religieuses exprimées ne sont pas davantage un critère infaillible, la limite étant souvent délicate à fixer pour l'éclosion ou le déclin de telle ou telle conception et les psaumes se répartissant entre les diverses tendances qui ont eu cours en Israël. Le critère le meilleur pourrait être trouvé dans les allusions historiques ; mais peu nombreux sont les psaumes qui en renferment, et les allusions s'appliquent en bien des cas indifféremment à des événements historiques très distants les uns des autres. La fixation de la date d'un psaume ne peut s'énoncer qu'avec une extrême prudence et en utilisant les divers critères selon l'ordre de leur valeur.

Au reste, toute une école estime que ces méthodes d'investigation ne peuvent donner pour les psaumes aucun résultat, les titres et notices qui se réfèrent à des noms d'auteurs anciens n'ayant aucune valeur et le Psautier ayant été composé tout entier durant la période post-exilique pour servir de livre de cantiques dans les cérémonies du Temple restauré. Il est vrai que l'opinion récente des commentateurs se détourne de cette exagération, et l'on reconnaît que le premier temple a dû posséder un ou plusieurs recueils de psaumes, dont un certain nombre peuvent avoir été conservés. Le Ps 137 montre avec évidence que les Israélites avaient emporté en Babylonie leurs hymnes religieux et que les « Cantiques de Sion » étaient célèbres. Ésaïe II fait nettement allusion aux chants de louanges antérieurs à l'exil (Esa 64:10). Bien plus, Jérémie, prédisant la restauration du temple démoli, cite comme étant déjà en usage de son temps une doxologie chantée, que fournissent également, bien que légèrement modifiée, les psaumes des derniers livres (Jer 33:11, cf. Ps 106:1, etc.). Déjà auparavant Ésaïe (Esa 30:29) et Amos (5:23 8:10) font allusion tant aux cantiques du royaume de Juda qu'à ceux du royaume de Samarie. Et de fait, les particularités de certains psaumes s'expliquent mieux si l'on admet qu'ils proviennent des sanctuaires du royaume du Nord. Les questions de date et d'auteur restent libres de tout a priori et soumises aux règles habituelles de la critique.

A cette première difficulté s'en est ajoutée une autre, aussi grave. Selon une opinion courante, la plupart des psaumes des premiers livres expriment non les sentiments ou les pensées d'un auteur individuel, qui pourtant emploie la première personne du singulier, mais de la communauté israélite. Celui qui parle, se plaint, se repent et prie, c'est Israël, soit dans son ensemble, soit dans sa partie fidèle, c'est le serviteur collectif de Dieu. Assurément Israël est souvent personnifié dans l'A.T., spécialement chez les prophètes, et il en est de même dans un grand nombre de psaumes, par exemple au Ps 129, où le peuple s'exprime comme un individu : « Ils m'ont assez opprimé dès ma jeunesse... » Les LXX et le Targum ont appliqué à la nation entière des psaumes qui apparaissent comme fortement individuels (Ps 23 Ps 56 etc.). Cependant il ne paraît pas possible d'appliquer cette théorie à tout le Psautier, et il suffit d'admettre que des poésies anciennes, émanant de personnalités religieuses et composées dans des circonstances déterminées, ont été plus tard utilisées pour l'édification de la communauté et adaptées, avec ou sans modifications importantes, au culte israélite.

L'attention a été attirée d'une manière toute spéciale sur les plaintes des psalmistes et sur le grand nombre de psaumes où s'exhalent des lamentations soit collectives soit personnelles. Le sujet de ces plaintes paraît souvent difficile à définir. Les lamentations collectives ont le plus souvent pour sujet les péchés du peuple qui ont attiré sur lui la colère divine et sur Jérusalem l'opprobre et la ruine. Mais les lamentations individuelles soulèvent plus de difficultés. Quels sont les maux dont se plaint le psalmiste ? Qui sont les oppresseurs qui l'accablent, les ennemis qui le persécutent, les adversaires qui le calomnient, le raillent et lui tendent des pièges ? On a cru trouver la clef du mystère dans la situation des Anavim (=humbles), dont il est fait fréquemment mention. Ces humbles sont les « pauvres d'Israël », opprimés de tout temps par les grands, méprisés par les hautes classes et dont le sort misérable avait déjà rempli d'indignation les prophètes préoccupés de justice sociale.

Toutefois ces plaintes refléteraient spécialement la situation des Anavim à une époque récente, soit pendant la période perse, lorsque se formèrent des partis séparés par de graves dissensions, soit pendant la période grecque, quand s'éleva la lutte entre les partisans du vieil hébraïsme et les hellénisants qui pactisaient sur le terrain philosophique et social avec l'étranger. Nul doute qu'alors les humbles, fidèlement attachés aux traditions yahvistes et adversaires de la civilisation nouvelle, n'aient eu à souffrir socialement et religieusement du mépris et de l'oppression des grands, spécialement du parti Sadducéen, enrôlé sous la bannière de l'hellénisme. Mais ici encore une discrimination s'impose ; les psaumes où cette théorie trouve sa complète application sont trop peu nombreux pour qu'on puisse en faire la clef de toutes les lamentations rangées dans la même catégorie. Au reste le terme Anavim désigne rarement une classe de pauvres, auxquels les épithètes Ebionim, Dallim sont mieux appropriées ; il s'applique plus habituellement aux humbles de coeur, qui s'humilient non devant les hommes mais devant Dieu. Or les souffrances des piétistes, exposés aux railleries et aux persécutions, n'ont pas attendu les périodes grecque ou perse pour s'exhaler en plaintes amères, et il peut s'en trouver dans le Psautier comme chez Jérémie ou dans d'autres ouvrages antérieurs à l'exil.

Une explication plus récente a été fournie qui fait l'objet de vifs débats. Elle transpose le problème du point de vue moral au domaine des superstitions populaires. Le mot avèn, traduit ordinairement par méchanceté ou malice et mis en parallèle avec rechaïm =les méchants ou impies, est interprété dans le sens de sortilège, pouvoir magique ; l'expression poalé-avèn (=ouvriers de méchanceté) désignerait ceux qui se livrent aux pratiques magiques. Comme dans plusieurs psaumes babyloniens, avec lesquels on les compare, les lamentations individuelles exprimeraient les plaintes de malheureux exposés aux entreprises et aux représailles des sorciers ou d'ennemis particuliers, usant contre eux d'un pouvoir magique par les incantations ou par les gestes rituels. Ces plaintes auraient pour complément nécessaire les rites de purification ; elles auraient été prononcées en vue d'obtenir par la purification la délivrance de l'ensorcellement. Voir Prière, I

Notons que dans cette hypothèse les psaumes envisagés devraient être reportés à une assez haute antiquité, à une époque où le monde religieux était encore dominé par les superstitions de la religion populaire et où le sacerdoce ne craignait pas de prêter son concours à des pratiques d'exorcisme. De fait, l'opinion se répand de plus en plus qu'en Israël comme ailleurs le rite est primitif, qu'il a précédé les conceptions morales introduites ou appuyées spécialement par le prophétisme, et que certaines cérémonies rituelles fournies par le Pentateuque offrent un cachet d'archaïsme inobservé jusqu'ici.

Cela dit, on ne peut nier que certains psaumes, en particulier les psaumes de malédictions, présentent quelque analogie avec les formules magiques. (cf. Ps 140:10-12 109:6-16 83:14-18) Toutefois des malédictions du même genre se lisent assez souvent au cours de psaumes où elles n'ont aucun caractère rituel (cf. Ps 79:12 125:5 137:8 et suivant) et voisinent avec des appels directs à la délivrance de Dieu. Ce sont plutôt les cris d'une âme tourmentée et qui se plaint d'être aux prises avec la calomnie ou l'injustice. Le mot avèn est trop souvent en parallélisme avec chèqèr =mensonge, mirmah =fraude, khamas =violence, toutes expressions de l'ordre moral, pour qu'on soit autorisé à lui donner partout un sens magique. Dans bien des cas avèn désigne des actes coupables formellement mentionnés dans le psaume ou qui en ressortent clairement et qui n'ont rien à voir avec les sortilèges. Quant aux rites purificateurs destinés à détourner l'action magique, il n'y est fait aucune allusion. Ici encore, il serait vain de chercher une clef, une explication globale, d'où s'évaderaient trop de cas particuliers.

Date des diverses collections.

Les investigations quant à la date des psaumes sont donc libres de tout a priori. Seulement, nos observations précédentes nous engagent à procéder par collections, à rechercher pour chacune d'entre elles ses origines et la date de sa clôture, plutôt qu'à suivre chaque nom d'auteur à travers tout le Psautier. De fait, chaque collection est assez facile à délimiter et porte son cachet spécial. Des rapprochements peuvent cependant s'opérer entre plusieurs d'entre elles, en particulier entre la 1re collection de David (liv. I) et la 2 e (Ps 51 à 72). Ces deux collections offrent de telles ressemblances de style et de pensée qu'il est difficile de les étudier séparément. Elles présentent ensemble tous les psaumes pourvus d'une notice historique relative à la vie de David, à l'exception d'une seule qui se trouve en tête du Ps 142 de la 3 e collection, mais doit y avoir été ajoutée postérieurement (cf. l'expression récente biheïôtô =quand il était... dans la caverne) et paraît provenir de l'analogie entre ce psaume et le Ps 57 (quand il s'enfuit loin de Saül dans la caverne). La seule différence à noter, c'est le caractère élohistique de la 2 e collection. On peut en conclure qu'elle faisait primitivement suite à la 1re et ne formait qu'un seul recueil terminé par la notice : « Fin des prières de David » (Ps 72:20). Le rédacteur élohiste l'aura séparée de la 1re pour la faire entrer dans son recueil, où elle est malencontreusement placée entre le I er psaume d'Asaph (50) et la suite de la collection d'Asaph (Ps 73 SS). S'il en est ainsi, il n'y a qu'avantage à reconstituer ce recueil de David pour en faire une étude spéciale.

Le recueil de David qui forme le noyau primitif du Psautier débute avec le Ps 3, les Ps 1 et Ps 2 servant de préface à l'ouvrage tout entier, ou tout au moins aux trois premiers livres, qui semblent se distinguer assez nettement des deux derniers. Peut-on faire remonter les débuts de ce recueil à l'époque du roi David ? Aucune objection de principe ne l'interdit. Bien des critiques, qui l'admettent, ne diffèrent que par le nombre plus ou moins étendu de psaumes considérés par eux comme davidiques. Si l'on étudie les 12 psaumes avec notices biographiques, on se convainc que la plupart sont anciens et assez bien adaptés à la vie de David, à sa situation et à l'état d'âme que lui assignent les sources de l'histoire sainte. Cependant plusieurs se rapporteraient mieux à une autre période de l'histoire de David qu'à celle fournie par la notice (Ps 3 ne paraît pas inspiré par la révolte d'Absalom, mais par une invasion étrangère ; Ps 34 ne fait aucune allusion au stratagème de David contrefaisant l'insensé à la cour d'Abimélec). Dans l'ensemble du recueil, bien des psaumes se présentent avec le même cachet d'antiquité et s'adaptent sans effort au règne de David.

De cette disparité entre les notices et le contenu des psaumes on pourrait donner l'explication suivante. Il aurait existé à l'origine une biographie de David faite à la fois de récits et de poèmes. Lors de la formation du recueil de psaumes davidiques, ces poèmes auraient été empruntés à la biographie et dispersés sans ordre chronologique dans le recueil, les récits étant réduits à de sommaires indications. Dans la biographie primitive, le rédacteur avait utilisé ces poèmes attribués à David par la tradition, et quelques erreurs se seraient glissées dans son choix ; mais d'une manière générale, comme dans le reste du recueil, ces poèmes nous donnent par leur style et leurs notions religieuses une image assez juste de la poésie davidique.

Il faut remarquer seulement que plusieurs psaumes contre l'authenticité desquels aucune objection grave ne peut être élevée, ne sont pas nécessairement pour cette raison l'oeuvre personnelle du roi David. C'est le cas par exemple pour le Ps 18, identique au cantique de David (2Sa 22). En outre, quelques-uns des psaumes les plus anciens ont subi des modifications et des adjonctions, qui rendent difficile la reconstitution du texte primitif. Enfin des psaumes davidiques ont passé dans d'autres recueils : le Ps 110, dont le noyau est formé d'un oracle adressé à David, a passé dans une collection postérieure à la faveur d'une interprétation messianique et a subi des adjonctions ; le Ps 132, relatant le transfert de l'arche à Jérusalem, a passé dans la collection des Mahaloth.

L'ensemble du recueil présente une masse intéressante de psaumes à caractère archaïque prononcé, où Dieu est présenté comme donnant à un roi la victoire sur ses ennemis, où abondent les allusions à des guerres contre les peuplades voisines d'Israël, dont le rôle a été bien réduit dans la suite, et où se remarquent des théophanies que leur genre assigne sans conteste au yahvisme primitif.

Mais à côté du noyau central, qui reflète le langage et les idées de l'antique hébraïsme, le recueil renferme des psaumes dirigés contre l'idolâtrie ou contre la corruption des moeurs, qui se placent dans la période prophétique (14-17), des psaumes du temps d'Ézéchias (65-68), toute la série des psaumes dits de Jérémie, qui sont inspirés par les souffrances de ce prophète ou de quelque autre prophète persécuté, et qui se distinguent par le style deutéronomique (Ps 29, Ps 31, Ps 35, Ps 40, Ps 69 Ps 70 Ps 71). Ce recueil n'a donc pas été clos avant la ruine de Jérusalem, mais ne paraît rien renfermer d'important qui lui soit postérieur.

Les psaumes des Fils de Coré sont également divisés dans le texte actuel en deux collections (Ps 42-49 et Ps 84-89). Dans la 1 re, le plus ancien paraît être le Ps 45, qui célèbre le mariage de Salomon avec une princesse phénicienne. Si les deux psaumes portant le nom de Salomon ne remontent pas jusqu'à lui, en revanche le Ps 45 ne peut se rapporter qu'à ce roi. Les Ps 42 et Ps 43 (un seul poème) sont l'oeuvre d'un lévite emmené en captivité dans la région de l'Hermon, à une époque où le temple était dans toute sa splendeur et le clergé puissant, mais où Israël avait subi une défaite de la part des Araméens (probablement vers 810, 2Ro 12). Les autres psaumes (dont le 46, qui a inspiré le cantique de Luther) reflètent le temps d'Ézéchias. Dans la 2 e collection, le 84 offre les plus grandes ressemblances avec les 42 et 43 et pourrait avoir le même auteur, ce lévite du temps de Joas qui, après avoir gémi sur la terre étrangère, se réjouit de fouler à nouveau les parvis (verset 3 : « Mon âme avait langui... »). Le 87 s'associe aux conceptions prophétiques du VIII e siècle, selon lesquelles Jérusalem deviendra la métropole religieuse du monde, les 88 et 89 s'appliquent à la ruine de Jérusalem, les 85 et 86 remercient Dieu pour le retour de l'exil. Dans l'ensemble, les psaumes des Fils de Coré offrent un caractère moins populaire que ceux de David, et plus sacerdotal ; c'est bien un recueil fait par des lévites, les sentiments y sont plus profonds et les pensées plus élevées. Il n'a été clos qu'au temps de la restauration.

Les psaumes d'Asaph (Ps 50, Ps 73 à 83) forment une transition au genre des psaumes post-exiliques. Plusieurs, dont le style est de la bonne époque, se rapportent à la période assyrienne (Ps 83), reproduisent les reproches d'Ésaïe dans son chap. I er (Ps 50, Ps 82), célèbrent la délivrance de Jérusalem au temps d'Ézéchias (Ps 75 Ps 76) à peu près comme les Ps 46 Ps 47 Ps 48 de Coré et Ps 65-67 de David. Mais une époque postérieure est indiquée par le Ps 73 et par les lamentations sur la ruine de Jérusalem (Ps 74, Ps 77, Ps 79).

Les psaumes appelés théocratiques (Ps 90-100) peuvent se diviser en deux groupes : Ps 90-92 qui réclament la délivrance de Dieu (Ps 90:13 : « Jusques à quand, Seigneur ? »), et Ps 93-100 qui célèbrent le règne de Dieu et sa victoire. Seul le Ps 94, appel au Dieu des vengeances, offre un caractère assez différent.

La 3 e collection de David (Ps 101-103, Ps 108-110, Ps 138-145) semble avoir été intentionnellement dispersée dans cette partie du recueil pour justifier l'appellation de Psaumes de David donnée par la tradition à l'ensemble du Psautier. Mais, si l'on y sent une utilisation des psaumes davidiques, aucun d'eux ne peut être antérieur à l'exil sous sa forme actuelle, et ils offrent des rapports indéniables avec leur contexte. Le Ps 101 débute comme les psaumes théocratiques qui le précèdent, et le Ps 103 comme le groupe de psaumes de louanges qui le suit ; le Ps 102 (anonyme) exprime les mêmes pensées que le Ps 90 (prière de Moïse). Tous trois sont d'ailleurs dans la note théocratique et affirment que Yahvé règne (Ps 102:13 103:19). Les Ps 138-145 sont essentiellement des psaumes d'imitation. Il faut excepter le très beau Ps 139, où l'auteur s'élève jusqu'à la notion de la toute-présence de Dieu.

Les Mahaloth constituent une collection d'une assez grande valeur littéraire et religieuse. Les allusions au retour de la captivité, à la reconstruction des remparts et des palais (Ps 122:3-7) nous transportent à l'époque de Néhémie (Ne 6:15).

Les psaumes de louanges, divisés en plusieurs groupes, ne devaient aussi former qu'un seul recueil, le plus récent. La coupure entre les livres IV et V est si artificielle qu'elle sépare deux psaumes de louanges appartenant au 1 er groupe (Ps 106 et Ps 107). Malgré l'uniformité de l'exclamation Halelou-Yah, ils appartiennent à des genres assez différents et sont d'une valeur religieuse très inégale. (le Ps 107 est d'une grande beauté ; les derniers psaumes sont parmi les plus faibles : tout y est sacrifié à l'usage liturgique et à l'idéal sacerdotal)

Clôture du Psautier.

La date à fixer pour la clôture des dernières collections et de l'ensemble du Psautier est sujette à controverse. La préface du Psautier (Ps 1 et Ps 2), composée de deux psaumes à caractère davidique interprétés dans le sens messianique, et les doxologies ajoutées lors de la division en cinq livres, semblent indiquer une époque antérieure aux grandes épreuves des périodes grecque et romaine. Cependant bien des critiques en trouvent des échos dans certaines portions du Psautier. La controverse porte sur un assez grand nombre de psaumes qui reflètent les préoccupations exclusivement ecclésiastiques d'une époque très récente (dernier livre) et sur plusieurs psaumes appartenant à la 2 e partie du Psautier qui exposeraient les souffrances d'Israël durant la période macchabéenne. La persécution d'Antiochus Épiphane (voir art.) aurait inspiré particulièrement les Ps 44, Ps 60, Ps 74, Ps 79, Ps 83.

Remarquons-le d'emblée, le Psautier s'étant formé graduellement, il serait surprenant que la collection d'Asaph eût été déjà rangée dans la 2 e division, si elle n'avait été close qu'à cette époque tardive. Sans doute, il se pourrait que des psaumes plus anciens eussent été remaniés à l'époque macchabéenne pour les adapter aux circonstances spéciales et à l'état d'âme des Israélites persécutés. Toutefois, il ne paraît pas qu'il en soit ainsi, ces psaumes s'expliquant fort bien par les désastres militaires et la ruine du royaume de Juda, tandis qu'il n'y est fait aucune allusion certaine aux événements caractéristiques de l'époque macchabéenne, aux funestes dissensions des Juifs, au culte idolâtrique et à la civilisation que les Grecs prétendaient leur imposer. On constate en outre que ces psaumes appartiennent pour la plupart à la catégorie des psaumes élohistes ; or, le Ps 108 étant une compilation de deux psaumes élohistes, il en résulte que ces derniers sont nécessairement plus anciens. Au reste, l'hébreu de la seconde division du Psautier n'indique nullement une période de décadence littéraire.

En réalité, la question ne peut être tranchée que par des arguments empruntés à l'histoire du texte et du canon de l'A.T. L'auteur du livre des Chroniques, qui vivait vers l'époque d'Alexandre le Grand, a dû connaître le Psautier sous sa forme actuelle. Il a inséré, en effet, à la suite du récit du transport de l'arche à Jérusalem un cantique qui aurait été chanté par « Asaph et ses frères » dans cette circonstance (1Ch 16:8,36). Ce cantique est en réalité une compilation de morceaux empruntés à des psaumes de la 3 e division (Ps 105:1,15 Ps 96 106:1,47), preuve que ces psaumes étaient relativement anciens à son époque. En outre ce cantique se termine par la doxologie du livre IV, d'où il résulte que le Psautier était déjà muni de ses doxologies et divisé en cinq livres. Le chroniqueur cite plus loin deux psaumes du dernier livre ; dans 2Ch 6:40,42, il mêle à la prière de Salomon des phrases empruntées aux Ps 130 et Ps 132 (Ps 130:2 et Ps 132:8,10).

Plusieurs autres livres antérieurs aux Macchabées offrent des allusions aux psaumes les plus récents comme aux plus anciens. Le livre de Jonas fourmille de citations et offre, en particulier dans la prière de Jonas (Jon 2:3,10), un tissu de réminiscences de trois psaumes récents, appartenant à trois groupes ou recueils différents : Ps 116 (louanges), Ps 120 (Mahaloth), Ps 142 (David). Les livres apocryphes Baruch, Tobit, Ecclésiastique sont dans le même cas. Le I er livre des Macchabées, à propos du massacre des Juifs par Alcimus et Bacchidès (en l'an 162), cite Ps 79:2 et suivant : preuve que ce psaume n'était pas contemporain des événements. La version des LXX assigne un certain nombre de psaumes, qui dans le texte hébreu sont anonymes, à Jérémie, Aggée, Zacharie ; aucun n'est assigné à l'époque macchabéenne. La préface du 2 e livre des Macchabées, qui date de l'an 144, désigne déjà l'ensemble du Psautier sous l'appellation « oeuvres de David ». Enfin, les Psaumes de Salomon, qui ne datent guère (d'après les évaluations les plus avancées) que d'une cinquantaine d'années après la période macchabéenne, offrent un contraste si frappant avec le Psautier et marquent un tel progrès sur ses conceptions religieuses qu'il n'est pas permis de passer sous silence un semblable argument.

Dans le prologue de l'Ecclésiastique, le traducteur grec de l'ouvrage, qui écrivait en Egypte vers l'an 130, assure que son aïeul l'avait composé après avoir soigneusement étudié « la loi, les prophètes et les autres livres nationaux ». On doit en conclure que Jésus ben-Sirach (écrivant soit en l'an 180, soit plus probablement déjà en 250) possédait un texte de l'A.T. renfermant les trois parties du canon hébreu. Ce texte était traduit en grec avant 130, preuve qu'il possédait déjà depuis de longues années une grande autorité dans le monde judéo-alexandrin.

Caractère poétique des Psaumes.

Les Psaumes présentent en abondance les diverses variétés de la poésie hébraïque (voir art.). Les règles poétiques anciennes et récentes qui ont été découvertes ou préconisées trouvent dans les Psaumes leur application la plus riche et leur justification la plus sûre. Nulle part, sauf dans les Proverbes, on ne trouve mieux développés les divers genres de parallélisme reconnus jadis comme le fondement de la poésie des Hébreux, en l'absence presque totale de la prosodie classique et de la rime. Mais aussi nulle part on ne trouve une meilleure adaptation du système récemment proposé et qui consiste à scander les vers hébreux selon le nombre de syllabes accentuées contenues dans chaque hémistiche. Le calcul des brèves et des longues n'a rien donné, mais le calcul des syllabes toniques paraît aboutir à des résultats satisfaisants et fournir, au moins pour un grand nombre de psaumes, la solution tant cherchée. Les uns, en effet, présentent des vers à deux membres symétriques : savoir 2 et surtout 3 syllabes toniques dans chaque hémistiche. (ex. : Ps 3) D'autres présentent des vers à deux membres asymétriques : principalement à 3 syllabes toniques pour le I er hémistiche et 2 pour le 2 e ; c'est le mode de la complainte. D'autres enfin des vers à trois membres symétriques (ex. : Ps 23, tristiques à 3 syllabes accentuées). Bien des psaumes varient leurs versets ou leurs strophes suivant ces divers modes (ex. : Ps 121,5:1 [3 + 3], v. 2 [3 + 3], v. 3 [3 + 2], v. 4 [3 + 2], etc.). On le voit, les vers asymétriques ne sont pas exclusivement réservés au mode élégiaque ; toutefois leur place dans le Psautier se justifie par les plaintes que tant de psalmistes font monter vers Dieu. Au reste, l'inspiration poétique des Hébreux usait de trop de liberté pour s'astreindre à l'application rigoureuse d'un système.

A noter encore les strophes à refrains, qui donnent si noble allure à plusieurs des plus beaux psaumes (Ps 42 Ps 43, Ps 107, voir aussi Ps 46, Ps 49, Ps 57, Ps 80), et la structure alphabétique (acrostiche), qui est celle, plus ou moins déformée, de 8 ou 9 psaumes (Ps 9 et Ps 10, Ps 25, Ps 34, Ps 37, Ps 111, Ps 112, Ps 119, Ps 145) ; ce dernier mode de composition, qui se retrouve dans d'autres littératures anciennes, ne saurait être un indice d'une date tardive (voir Alphabétique [poème]).

Quant à la valeur poétique des psaumes, elle est diversement appréciée. Les uns dénient aux Hébreux un tempérament poétique, qui semble pourtant l'apanage des peuples orientaux. Ces poèmes leur paraissent trop dépourvus d'envolées imaginatives ou encore trop pauvres en descriptions de la nature pour supporter la comparaison avec la poésie grecque et latine. D'autres situent la valeur des psaumes dans la profondeur des sentiments exprimés et dans l'élévation de la pensée, qui souvent touche au sublime. On fait seulement remarquer le petit nombre des sujets abordés et la monotonie des plaintes toujours les mêmes qui se succèdent d'un psaume à l'autre. En réalité les psaumes sont le reflet très authentique de l'état d'âme de l'Israélite, toujours épris de liberté et de justice, gémissant sous l'oppression, implorant de l'Éternel une délivrance que sa faiblesse et ses principes lui interdisent de rechercher par lui-même, ployé sous l'adoration d'un Dieu souverain qui tient en ses mains la destinée des hommes et des nations, les yeux tournés vers le ciel, ouvrage du Créateur, vers cette « porte des cieux » d'où descendra avec le Messie la révélation de tous les mystères. N'y a-t-il pas dans ces aspirations du coeur et dans cette attitude spirituelle un fonds poétique auquel sont sensibles toutes les âmes qui unissent la poésie et l'idéal ?

La piété des psalmistes.

Les Psaumes reflètent aussi la pensée hébraïque dans sa complexité et dans son évolution. La religion populaire y domine dans les premiers livres et la religion sacerdotale dans les derniers. Les conceptions morales du vieil hébraïsme n'y sont nulle part dépassées et les visions apocalyptiques n'y ont pas encore leur place. L'évolution s'arrête au seuil du judaïsme pharisaïque et Sadducéen. Voir aussi Psalmistes [message des].

Le Yahvé des psalmistes, comme de la religion populaire, est avant tout le Dieu libérateur, dont les délivrances se marquent par des prodiges et dont « l'ange campe autour de ceux qui le craignent » ; le Dieu miséricordieux, qui « prête l'oreille » aux gémissements de ses fidèles ; le Dieu juste, qui fait « droit et justice » aux opprimés de son peuple et auquel l'innocent n'a jamais recours en vain. Les psaumes dits « pénitentiaux » expriment en termes inégalables le profond repentir de l'homme et le pardon de Dieu, à l'occasion d'une faute grave (Ps 32, Ps 51 etc.) ; mais le psalmiste distingue nettement entre les méchants (ou impies) à qui Dieu réserve sa colère, qu'il disperse « par le souffle de sa bouche », et les justes à qui il accorde sa grâce (sa faveur), vers lesquels il « tourne sa face ». De là la confiance absolue du juste (du hasid, homme pieux) en la faveur constante de l'Éternel (voir Hasidim).

Avec le yahvisme primitif, les psaumes nous offrent aussi l'écho de la prédication prophétique à son apogée : l'absolue souveraineté de Dieu, sa royauté (Yahvé, le roi de gloire : Ps 24), son triomphe sur les ennemis d'Israël, l'inviolabilité de Sion, la montagne sainte. C'est ensuite le Dieu créateur (Ps 8, Ps 19, Ps 104), omniscient ou omniprésent (Ps 139), le Dieu unique dont le règne va faire disparaître le culte des idoles. Les épreuves de l'exil inspirent aux psalmistes des pensées nouvelles d'humiliation, posent devant eux le grand problème de la destinée du peuple élu et du plan divin, comme aussi le problème de la justice de Dieu. Le principe hébraïque de la rémunération s'ébranle, et le Ps 73 expose le trouble où le malheur des justes, contrastant avec la prospérité des méchants, jette les âmes jusque-là confiantes. La liaison s'établit entre les psaumes et le livre de Job. La conclusion est la même : Dieu seul possède la sagesse, l'homme ne saurait percer les mystères divins, la seule voie qui subsiste est celle de la foi.

Mais des perspectives nouvelles sont ouvertes en Israël : Job réfléchit à la destinée future de l'âme humaine, il entrevoit la possibilité pour elle de sortir du Cheol (voir ce mot), à l'expiration d'un terme fixé par Dieu (Job 14:13 et suivants), et c'est l'aube qui se lève sur la conception de l'immortalité. Aucun psaume ne paraît présenter cette espérance d'une résurrection de l'âme ; mais au moins deux d'entre eux nous révèlent le secret espoir qui soutenait quelques hommes de Dieu, l'espérance d'obtenir à leur tour le privilège qui fut celui d'un Hénoc, d'un Moïse et d'un Élie. De même que Hénoc « ne fut plus parce que Dieu le prit » (hébreu lâqakh), l'auteur du Ps 49 (verset 16 : Seulement Dieu rachètera mon âme de l'emprise du Cheol, car il me prendra) et celui du Ps 73 (verset 23 : Je serai toujours avec toi, tu m'as saisi par la droite, tu me conduis par ton conseil, après quoi tu me prendras en gloire) emploient le même terme pour exprimer l'espoir d'obtenir le même sort. Ceux que Dieu a « saisis » échappent au Cheol ; il les « prend » auprès de lui. Cette récompense accordée aux hommes de Dieu dont l'histoire fait mention peut se renouveler pour quelques privilégiés. Mais à cette conception du psalmiste, le judaïsme a substitué celle de la résurrection des corps.

L'espérance messianique trouve enfin dans le Psautier son expression la plus fervente. Les psaumes messianiques sont répartis dans les diverses collections ; ils appartiennent à tous les temps et à tous les milieux. La foi populaire a saisi, comme une ancre de salut, la promesse d'une alliance éternelle faite à David et à sa dynastie ; elle a vu, dans cette immutabilité du trône de David, la sauvegarde de Jérusalem et la perspective d'un avenir glorieux pour le peuple élu. Ni l'infidélité de ses rois, ni les désastres nationaux, ni les épreuves de l'exil n'ont pu ébranler cette foi, qui se retrouve identique dans les psaumes les plus récents. Le parallélisme est frappant avec les développements donnés par les prophètes à l'espérance messianique. Les psalmistes appliquent au Messie futur, qui rétablira le trône de David, les prédictions prophétiques du VIII e siècle. Le Ps 2 est un écho de la prédication d'Ésaïe : « J'ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte. L'Éternel a dit : Tu es mon fils ! » (Ps 2:6). Le Messie exercera, au nom de l'Éternel, comme fils du roi des cieux, la domination sur Israël, et prononcera le jugement des nations ; il étendra son règne jusqu'aux extrémités de la terre. Plus tard, le Ps 110, en accord avec la prophétie de Zacharie, ajoute à la royauté glorieuse du Messie la prérogative d'un sacerdoce perpétuel.

Mais plus encore que dans cette espérance d'une gloire future Jésus s'est retrouvé dans bien des traits où les psalmistes ont décrit les souffrances des justes et leur inébranlable fidélité. Afin que fût accompli ce qui est annoncé dans les prophètes et dans les psaumes (Lu 24:44), Jésus a fait passer dans sa vie et dans sa mort les expériences des psalmistes opprimés, comme les douleurs du Serviteur de l'Éternel dépeintes dans l'hymne immortel d'Ésaïe 53. La scène de la crucifixion relate plusieurs faits, dont l'équivalent figure dans le Psautier, spécialement au Ps 22:9,18,19. Sur la croix, Ps 22:2 et Ps 31:6 ont inspiré au Sauveur deux de ses sept paroles ; son cri d'angoisse devant l'abandon de Dieu et l'ultime appel par lequel il a remis son esprit entre les mains de son Père. Par là se justifie la prédilection des chrétiens de tous les temps pour ces chants d'Israël, devenus le principal livre de cantiques de l'Église. Ed. B.

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Versets relatifs

    • Exode 11

      1 L’Éternel dit à Moïse : Je vais envoyer une dernière plaie au Pharaon et à l’Égypte. Après quoi, il vous laissera partir d’ici. Quand enfin il vous laissera partir, il ira jusqu’à vous chasser d’ici.
      2 Parle au peuple, pour que chaque homme demande à son voisin et chaque femme à sa voisine des objets d’argent et des objets d’or.
      3 L’Éternel avait fait en sorte que le peuple obtienne la faveur des Égyptiens au point que Moïse était très respecté dans le pays d’Égypte par les serviteurs du Pharaon et par le peuple.
      4 Moïse dit : Voici ce qu’a dit L’Éternel : Vers le milieu de la nuit, je m’avancerai dans l’intérieur de l’Égypte ;
      5 et tous les premiers-nés vont mourir dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon assis sur son trône jusqu’au premier-né de la servante qui travaille aux meules, et tous les premiers-nés du bétail.
      6 Il y aura de grands cris dans tout le pays d’Égypte, tels qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais.
      7 Mais chez les Israélites, pas même un chien n’aboiera, ni contre un homme, ni contre une bête, afin que vous reconnaissiez la différence que Dieu fait entre l’Égypte et Israël.
      8 Alors tous tes serviteurs viendront se prosterner devant moi, en disant : Sors, toi et tout le peuple qui te suit. Après cela, je sortirai. (Moïse) quitta le Pharaon dans une ardente colère.
      9 L’Éternel dit à Moïse : Le Pharaon ne vous écoutera pas, afin que mes prodiges se multiplient dans le pays d’Égypte.
      10 Moïse et Aaron firent tous ces prodiges devant le Pharaon ; l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon, qui ne laissa point partir les Israélites hors de son pays.

      Lévitique 2

      1 Si quelqu’un présente en oblation à l’Éternel une offrande, son oblation sera de fleur de farine ; il versera de l’huile dessus et il y ajoutera de l’encens.
      2 Il l’apportera aux sacrificateurs, fils d’Aaron ; il prendra une pleine poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le sacrificateur brûlera cela sur l’autel comme mémorial. C’est une (offrande) consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel.
      3 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel.
      4 Si tu présentes en oblation une offrande de ce qui est cuit au four, (qu’on se serve) de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain, pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si ton oblation est une offrande cuite à la poêle, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain.
      6 Tu la rompras en morceaux et tu verseras de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si ton oblation est une offrande cuite sur le gril, elle sera faite de fleur de farine pétrie à l’huile.
      8 Tu apporteras l’offrande qui sera faite avec ces produits à l’Éternel ; elle sera présentée au sacrificateur, qui la mettra près de l’autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu d’une agréable odeur à l’Éternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumée par le feu devant l’Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les (offrandes) consumées par le feu devant l’Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l’Éternel comme oblation de prémices ; mais il n’en sera pas présenté sur l’autel comme (offrande d’une) agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes en oblation, tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes oblations tu présenteras du sel.
      14 Si tu fais à l’Éternel une offrande de prémices, tu présenteras des épis rôtis au feu, du blé nouveau broyé, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l’huile dessus et tu mettras de l’encens ; c’est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme mémorial une portion du grain broyé et de l’huile avec tout l’encens. C’est une (offrande) consumée par le feu devant l’Éternel.

      1 Samuel 10

      5 Après cela, tu arriveras à Guibea-Élohim où se trouve une garnison de Philistins. En entrant dans la ville, tu rencontreras une troupe de prophètes descendant du haut lieu, précédés du luth, du tambourin, de la flûte et de la harpe, en train de prophétiser.

      2 Samuel 22

      1 David adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, quand l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül.
      2 Il dit : L’Éternel est mon roc, ma forteresse, mon libérateur,
      3 Le Dieu qui est mon rocher, où je me réfugie, Mon bouclier et la force qui me sauve, Ma haute retraite dans ma fuite. O mon Sauveur ! Tu me sauves de la violence.
      4 Je m’écrie : Loué soit l’Éternel ! Et je suis sauvé de mes ennemis.
      5 Car les flots de la mort m’avaient enserré, Les torrents de la destruction m’avaient épouvanté ;
      6 Les liens du séjour des morts m’avaient entouré, Les filets de la mort étaient devant moi.
      7 Dans ma détresse, j’invoque l’Éternel, J’invoque mon Dieu : De son palais, il entend ma voix, Et mon cri parvient à ses oreilles.
      8 La terre fut ébranlée et trembla, Les fondements des cieux frémirent Et s’ébranlèrent parce que sa colère s’était enflammée.
      9 Il s’élevait de la fumée de ses narines, Et un feu dévorant sortait de sa bouche : Il en jaillissait des charbons embrasés.
      10 Il inclina les cieux et descendit (Avec) une épaisse nuée sous ses pieds.
      11 Il était monté sur un chérubin et il volait, Il paraissait sur les ailes du vent.
      12 Il faisait des ténèbres une tente autour de lui, (C’étaient) des eaux ténébreuses et de sombres nuages.
      13 A l’éclat qui le précédait S’allumaient des charbons de feu.
      14 L’Éternel tonna des cieux, Le Très-Haut fit retentir sa voix ;
      15 Il lança des flèches et les dissémina, Un éclair, et les mit en déroute.
      16 Le lit de la mer apparut, Les fondements du monde furent découverts Par la menace de l’Éternel, Par le souffle du vent de ses narines.
      17 Il étend (sa main) d’en haut, il me saisit, Il me retire des grandes eaux ;
      18 Il me délivre de mon ennemi puissant, De ceux qui me haïssent, et qui sont plus forts que moi.
      19 Ils m’avaient affronté au jour de mon malheur, Mais l’Éternel fut mon appui.
      20 Il m’a fait sortir (pour me mettre) à l’aise, Il m’a retiré, car il m’a pris en affection.
      21 L’Éternel m’a traité selon ma justice, Il m’a rendu selon la pureté de mes mains ;
      22 Car j’ai gardé les voies de l’Éternel, Et je ne me suis pas éloigné avec méchanceté de mon Dieu.
      23 Toutes ses ordonnances sont devant moi, Et je ne m’écarte pas de ses prescriptions.
      24 J’ai été intègre envers lui, Et je me suis bien tenu en garde contre ma faute.
      25 Aussi l’Éternel m’a rendu selon ma justice, Selon ma pureté devant ses yeux.
      26 Avec celui qui est loyal tu te montres loyal, Avec l’homme intègre tu te montres intègre,
      27 Avec celui qui est pur tu te montres pur, Et avec le pervers tu te montres avisé.
      28 Tu sauves les gens malheureux, Et de ton regard, tu abaisses les hautains.
      29 Oui, c’est toi qui es ma lumière, ô Éternel ! L’Éternel éclaire mes ténèbres.
      30 Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, Avec mon Dieu je saute une muraille.
      31 Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l’Éternel est éprouvée ; Il est un bouclier pour tous ceux qui se réfugient en lui.
      32 Car qui est Dieu, si ce n’est l’Éternel ? Et qui est un rocher, si ce n’est notre Dieu ?
      33 C’est Dieu qui est ma puissante forteresse, Et qui prépare parfaitement mon chemin.
      34 Il rend mes pieds semblables à (ceux) des biches, Et il me fait tenir sur les hauteurs.
      35 Il exerce mes mains à la bataille, Et mes bras tendent l’arc de bronze.
      36 Tu me donnes le bouclier de ton salut, Et ta mansuétude me fait devenir grand.
      37 Tu me fais allonger le pas, Et mes chevilles n’ont pas chancelé.
      38 Je poursuis mes ennemis et je les détruis ; Je ne reviens pas avant de les avoir exterminés.
      39 Je les extermine, je les pourfends, Et ils ne se relèvent plus. Ils tombent sous mes pieds.
      40 Tu me ceins de force pour le combat, Tu fais plier sous moi mes adversaires.
      41 De mes ennemis, tu me livres le dos ; Je réduirai au silence ceux qui me haïssent.
      42 Ils regardent, et point de sauveur ! Vers l’Éternel, et il ne leur répond pas !
      43 Je les pulvérise comme la poussière de la terre, Je les écrase, je les foule, comme la boue des rues.
      44 Tu me fais échapper aux disputes de mon peuple ; Tu me gardes pour chef des nations. Un peuple que je ne connaissais pas m’est asservi.
      45 Les fils de l’étranger me flattent, Au premier ordre, ils m’obéissent.
      46 Les fils de l’étranger sont en défaillance, Ils sortent en tremblant hors de leurs forteresses.
      47 Vive l’Éternel, et béni soit mon rocher ! Que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté,
      48 Le Dieu qui m’accorde la vengeance, Qui abaisse les peuples sous moi,
      49 Et qui me soustrait à mes ennemis ! Tu m’élèves au-dessus de mes adversaires, Tu me délivres de l’homme violent.
      50 C’est pourquoi je te célébrerai parmi les nations, ô Éternel ! Et je psalmodierai (en l’honneur de) ton nom.
      51 Il est une tour de salut pour son roi, Il use de bienveillance envers son messie, Envers David et sa descendance, pour toujours.

      1 Chroniques 16

      8 Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ! Faites connaître parmi les peuples ses hauts faits !
      40 pour qu’ils offrent continuellement à l’Éternel des holocaustes, matin et soir, sur l’autel des holocaustes, et (qu’ils accomplissent) tout ce qui est écrit dans la loi que l’Éternel avait ordonnée à Israël.
      41 Auprès d’eux étaient Hémân, Yedoutoun et les autres qui avaient été choisis et désignés par leurs noms pour célébrer l’Éternel. Car sa bienveillance dure à toujours.
      42 Auprès d’eux étaient Hémân et Yedoutoun, avec des trompettes et des cymbales pour ceux qui les faisaient retentir, et avec les instruments du chant divin. Les fils de Yedoutoun étaient (affectés) au porche.

      1 Chroniques 25

      1 David et les chefs de l’armée mirent à part pour le service ceux des fils d’Asaph, d’Hémân et de Yedoutoun qui prophétisaient en s’accompagnant de harpes, de luths et de cymbales. C’est là le nombre de ceux qui avaient des fonctions à remplir :

      2 Chroniques 6

      40 Maintenant, ô mon Dieu, que tes yeux soient ouverts, et que tes oreilles soient attentives à la prière faite en ce lieu !

      2 Chroniques 29

      30 Puis le roi Ézéchias et les ministres dirent aux Lévites de louer l’Éternel avec les paroles de David et du voyant Asaph ; ils le louèrent avec des transports de joie, ils se courbèrent et se prosternèrent.

      Néhémie 6

      15 La muraille fut achevée le 25 du mois d’Éloul en 52 jours.

      Néhémie 9

      5 Et les Lévites, Josué, Qadmiel, Bani, Hachabnia, Chérébia, Hodiya, Sabania et Petahya dirent : Levez-vous, bénissez l’Éternel, votre Dieu, d’éternité en éternité ! Que l’on bénisse ton nom glorieux, qui est au-delà de toute bénédiction et de toute louange !

      Job 14

      13 Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M’y tenir au secret jusqu’à ce que ta colère s’apaise, Et me fixer un terme pour que tu te souviennes de moi !

      Psaumes 1

      1 Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs, Et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs,
      2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui médite sa loi jour et nuit !
      3 Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, Qui donne son fruit en son temps, Et dont le feuillage ne se flétrit pas : Tout ce qu’il fait réussit.
      4 Il n’en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe.
      5 C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au (jour du) jugement, Ni les pécheurs dans la communauté des justes ;
      6 Car l’Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la perdition.

      Psaumes 2

      1 Pourquoi les nations s’agitent-elles Et les peuples ont-ils de vaines pensées ?
      2 Les rois de la terre se dressent Et les princes se liguent ensemble Contre l’Éternel et contre son messie :
      3 Brisons leurs liens, Et rejetons loin de nous leurs chaînes !
      4 Il rit, celui qui siège dans les cieux, Le Seigneur se moque d’eux.
      5 Il leur parle dans sa colère, Et dans sa fureur il les épouvante :
      6 C’est moi qui ai sacré mon roi Sur Sion, ma montagne sainte !
    • Exode 11

      1 L'Éternel dit à Moïse : Je ferai venir encore une plaie sur Pharaon et sur l'Égypte. Après cela, il vous laissera partir d'ici. Lorsqu'il vous laissera tout à fait aller, il vous chassera même d'ici.
      2 Parle au peuple, pour que chacun demande à son voisin et chacune à sa voisine des vases d'argent et des vases d'or.
      3 L'Éternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Égyptiens ; Moïse lui-même était très considéré dans le pays d'Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.
      4 Moïse dit : Ainsi parle l'Éternel : Vers le milieu de la nuit, je passerai au travers de l'Égypte ;
      5 et tous les premiers-nés mourront dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante qui est derrière la meule, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux.
      6 Il y aura dans tout le pays d'Égypte de grands cris, tels qu'il n'y en a point eu et qu'il n'y en aura plus de semblables.
      7 Mais parmi tous les enfants d'Israël, depuis les hommes jusqu'aux animaux, pas même un chien ne remuera sa langue, afin que vous sachiez quelle différence l'Éternel fait entre l'Égypte et Israël.
      8 Alors tous tes serviteurs que voici descendront vers moi et se prosterneront devant moi, en disant : Sors, toi et tout le peuple qui s'attache à tes pas ! Après cela, je sortirai. Moïse sortit de chez Pharaon, dans une ardente colère.
      9 L'Éternel dit à Moïse : Pharaon ne vous écoutera point, afin que mes miracles se multiplient dans le pays d'Égypte.
      10 Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant Pharaon, et ne Pharaon ne laissa point aller les enfants d'Israël hors de son pays.

      Lévitique 2

      1 Lorsque quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine ; il versera de l'huile dessus, et il y ajoutera de l'encens.
      2 Il l'apportera aux sacrificateurs, fils d'Aaron ; le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d'huile, avec tout l'encens, et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      4 Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu'on se serve de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile.
      5 Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu le rompras en morceaux, et tu verseras de l'huile dessus ; c'est une offrande.
      7 Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l'huile.
      8 Tu apporteras l'offrande qui sera faite à l'Éternel avec ces choses-là ; elle sera remise au sacrificateur, qui la présentera sur l'autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir, et le brûlera sur l'autel. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      10 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l'Éternel comme offrande des prémices ; mais il n'en sera point présenté sur l'autel comme offrande d'une agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes ; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
      14 Si tu fais à l'Éternel une offrande des prémices, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l'huile dessus, et tu y ajouteras de l'encens ; c'est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande consumée par le feu devant l'Éternel.

      1 Samuel 10

      5 Après cela, tu arriveras à Guibea Élohim, où se trouve une garnison de Philistins. En entrant dans la ville, tu rencontreras une troupe de prophètes descendant du haut lieu, précédés du luth, du tambourin, de la flûte et de la harpe, et prophétisant eux-mêmes.

      2 Samuel 22

      1 David adressa à l'Éternel les paroles de ce cantique, lorsque l'Éternel l'eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül.
      2 Il dit : L'Éternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur.
      3 Dieu est mon rocher, où je trouve un abri, Mon bouclier et la force qui me sauve, Ma haute retraite et mon refuge. O mon Sauveur ! tu me garantis de la violence.
      4 Je m'écrie : Loué soit l'Éternel ! Et je suis délivré de mes ennemis.
      5 Car les flots de la mort m'avaient environné, Les torrents de la destruction m'avaient épouvanté ;
      6 Les liens du sépulcre m'avaient entouré, Les filets de la mort m'avaient surpris.
      7 Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, J'ai invoqué mon Dieu ; De son palais, il a entendu ma voix, Et mon cri est parvenu à ses oreilles.
      8 La terre fut ébranlée et trembla, Les fondements des cieux frémirent, Et ils furent ébranlés, parce qu'il était irrité.
      9 Il s'élevait de la fumée dans ses narines, Et un feu dévorant sortait de sa bouche : Il en jaillissait des charbons embrasés.
      10 Il abaissa les cieux, et il descendit : Il y avait une épaisse nuée sous ses pieds.
      11 Il était monté sur un chérubin, et il volait, Il paraissait sur les ailes du vent.
      12 Il faisait des ténèbres une tente autour de lui, Il était enveloppé d'amas d'eaux et de sombres nuages.
      13 De la splendeur qui le précédait S'élançaient des charbons de feu.
      14 L'Éternel tonna des cieux, Le Très Haut fit retentir sa voix ;
      15 Il lança des flèches et dispersa mes ennemis, La foudre, et les mit en déroute.
      16 Le lit de la mer apparut, Les fondements du monde furent découverts, Par la menace de l'Éternel, Par le bruit du souffle de ses narines.
      17 Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, Il me retira des grandes eaux ;
      18 Il me délivra de mon adversaire puissant, De mes ennemis qui étaient plus forts que moi.
      19 Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse, Mais l'Éternel fut mon appui.
      20 Il m'a mis au large, Il m'a sauvé, parce qu'il m'aime.
      21 L'Éternel m'a traité selon ma droiture, Il m'a rendu selon la pureté de mes mains ;
      22 Car j'ai observé les voies de l'Éternel, Et je n'ai point été coupable envers mon Dieu.
      23 Toutes ses ordonnances ont été devant moi, Et je ne me suis point écarté de ses lois.
      24 J'ai été sans reproche envers lui, Et je me suis tenu en garde contre mon iniquité.
      25 Aussi l'Éternel m'a rendu selon ma droiture, Selon ma pureté devant ses yeux.
      26 Avec celui qui est bon tu te montres bon, Avec l'homme droit tu agis selon ta droiture,
      27 Avec celui qui est pur tu te montres pur, Et avec le pervers tu agis selon sa perversité.
      28 Tu sauves le peuple qui s'humilie, Et de ton regard, tu abaisses les orgueilleux.
      29 Oui, tu es ma lumière, ô Éternel ! L'Éternel éclaire mes ténèbres.
      30 Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, Avec mon Dieu je franchis une muraille.
      31 Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l'Éternel est éprouvée ; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui.
      32 Car qui est Dieu, si ce n'est l'Éternel ? Et qui est un rocher, si ce n'est notre Dieu ?
      33 C'est Dieu qui est ma puissante forteresse, Et qui me conduit dans la voie droite.
      34 Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me place sur mes lieux élevés.
      35 Il exerce mes mains au combat, Et mes bras tendent l'arc d'airain.
      36 Tu me donnes le bouclier de ton salut, Et je deviens grand par ta bonté.
      37 Tu élargis le chemin sous mes pas, Et mes pieds ne chancellent point.
      38 Je poursuis mes ennemis, et je les détruis ; Je ne reviens pas avant de les avoir anéantis.
      39 Je les anéantis, je les brise, et ils ne se relèvent plus ; Ils tombent sous mes pieds.
      40 Tu me ceins de force pour le combat, Tu fais plier sous moi mes adversaires.
      41 Tu fais tourner le dos à mes ennemis devant moi, Et j'extermine ceux qui me haïssent.
      42 Ils regardent autour d'eux, et personne pour les sauver ! Ils crient à l'Éternel, et il ne leur répond pas !
      43 Je les broie comme la poussière de la terre, Je les écrase, je les foule, comme la boue des rues.
      44 Tu me délivres des dissensions de mon peuple ; Tu me conserves pour chef des nations ; Un peuple que je ne connaissais pas m'est asservi.
      45 Les fils de l'étranger me flattent, Ils m'obéissent au premier ordre.
      46 Les fils de l'étranger sont en défaillance, Ils tremblent hors de leurs forteresses.
      47 Vive l'Éternel est vivant, et béni soit mon rocher ! Que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté,
      48 Le Dieu qui est mon vengeur, Qui m'assujettit les peuples,
      49 Et qui me fait échapper à mes ennemis ! Tu m'élèves au-dessus de mes adversaires, Tu me délivres de l'homme violent.
      50 C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel ! Et je chanterai à la gloire de ton nom.
      51 Il accorde de grandes délivrances à son roi, Et il fait miséricorde à son oint, A David, et à sa postérité, pour toujours.

      1 Chroniques 16

      8 Louez l'Éternel, invoquez son nom ! Faites connaître parmi les peuples ses hauts faits !
      40 pour qu'ils offrissent continuellement à l'Éternel des holocaustes, matin et soir, sur l'autel des holocaustes, et qu'ils accomplissent tout ce qui est écrit dans la loi de l'Éternel, imposée par l'Éternel à Israël.
      41 Auprès d'eux étaient Héman et Jeduthun, et les autres qui avaient été choisis et désignés par leurs noms pour louer l'Éternel. Car sa miséricorde dure à toujours.
      42 Auprès d'eux étaient Héman et Jeduthun, avec des trompettes et des cymbales pour ceux qui les faisaient retentir, et avec des instruments pour les cantiques en l'honneur de Dieu. Les fils de Jeduthun étaient portiers.

      1 Chroniques 25

      1 David et les chefs de l'armée mirent à part pour le service ceux des fils d'Asaph, d'Héman et de Jeduthun qui prophétisaient en s'accompagnant de la harpe, du luth et des cymbales. Et voici le nombre de ceux qui avaient des fonctions à remplir.

      2 Chroniques 6

      40 Maintenant, ô mon Dieu, que tes yeux soient ouverts, et que tes oreilles soient attentives à la prière faite en ce lieu !

      2 Chroniques 29

      30 Puis le roi Ézéchias et les chefs dirent aux Lévites de célébrer l'Éternel avec les paroles de David et du prophète Asaph ; et ils le célébrèrent avec des transports de joie, et ils s'inclinèrent et se prosternèrent.

      Néhémie 6

      15 La muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d'Élul, en cinquante-deux jours.

      Néhémie 9

      5 Et les Lévites Josué, Kadmiel, Bani, Haschabnia, Schérébia, Hodija, Schebania et Pethachja, dirent : Levez-vous, bénissez l'Éternel, votre Dieu, d'éternité en éternité ! Que l'on bénisse ton nom glorieux, qui est au-dessus de toute bénédiction et de toute louange !

      Job 14

      13 Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi !

      Psaumes 1

      1 Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs,
      2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit !
      3 Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu'il fait lui réussit.
      4 Il n'en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe.
      5 C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l'assemblée des justes ;
      6 Car l'Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine.

      Psaumes 2

      1 Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples ?
      2 Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l'Éternel et contre son oint ? -
      3 Brisons leurs liens, Délivrons-nous de leurs chaînes ! -
      4 Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d'eux.
      5 Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur :
      6 C'est moi qui ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte !
    • Exode 11

      1

      Les dernières instructions divines données à Moïse, relatives à Pharaon et aux Égyptiens. (Exode 11:1-3)
      Les premiers-nés, menacés de mort. (Exode 11:4-10)

      Une révélation secrète fut faite à Moïse, alors qu'il se trouvait encore en présence de Pharaon: Avant son départ, le patriarche devait annoncer le dernier jugement, un jugement terrifiant. Ce fut le dernier jour de servitude des enfants d'Israël ; ils étaient sur le point de partir. Leurs maîtres égyptiens, qui avaient jusqu'à présent, abusé d'eux, auraient dû logiquement les laisser partir complètement dépouillés ; mais Dieu veilla à ce qu'Israël ne perde pas le fruit de son travail d'esclavage : il fut ordonné aux Hébreux de demander aux familles égyptiennes tout le nécessaire, pour leur départ ; cette requête fut accordée.

      Dieu réhabilite ceux qui sont maltraités, en particulier ceux qui, en silence, placent leur confiance en Lui ; la patience dans l'épreuve est toujours bénéfique. Le Seigneur dirigea toutes choses pour que les enfants d'Israël soient en faveur auprès des Égyptiens. Il changea l'opinion de ces derniers vis-à-vis des Hébreux, de façon à provoquer un sentiment de pitié de la part de ces oppresseurs. Ceux qui honorent Dieu, en tirent toujours des bénédictions.

      4 La mort simultanée de tous les premiers-nés d'Égypte : cette dernière plaie fut la plus terrible. Remarquez ici, à quel point Dieu est en colère : cette plaie fut annoncée, le temps en fut déterminé ; tous ce premiers-nés ont vécu leur dernière nuit, une nuit mortelle : à minuit, ils réveillèrent leur famille. Les princes, dans leur dignité, n'échappèrent pas à ce fléau, ni les esclaves, dans leur situation de soumission.

      Pendant que les anges frappaient les Égyptiens, pas même un chien des enfants d'Israël n'osa aboyer. Il est frappant de voir, en ce jour, une telle différence de traitement divin, entre le peuple Hébreux et ses ennemis. Est-ce que les hommes de cette époque se sont réellement rendus compte de cette distinction faite par Dieu et ce, pour l'éternité : ceux qui servaient Dieu, ou non. La religion était-elle sans valeur, aux yeux des Égyptiens ? S'ils avaient pu connaître à l'avance, l'horreur de cette plaie, auraient-ils agi avec autant de négligence vis-à-vis des choses célestes ? Après que Moïse ait donné son avertissement, il quitta la cour du Pharaon, dans une grande colère, face à l'obstination des Égyptiens. Le patriarche était vraiment le plus humble des hommes.

      L'Écriture prédit l'incrédulité généralisée au sujet de ceux qui entendent l'évangile et en fait, la suite de cette histoire ne nous surprend guère, Romains 10:16. Ne pensons jamais que l'évangile de Christ soit incapable d'atteindre le cœur des hommes dédaigneux. Pharaon endurcit son cœur, bien qu'il se soit senti tenté de répondre favorablement à la demande pressante des Israélites : obtenir une complète liberté. D'une manière similaire, les enfants de Dieu trouveront que chaque lutte contre l'adversaire, accomplie avec la Puissance de Christ, chaque victoire contre l'ennemi, grâce au sang de l'Agneau et chaque expérience augmentant l'amour pour Jésus, seront récompensées par l'obtention de la liberté vis-à-vis de l'ennemi des âmes.

      Lévitique 2

      1

      L'offrande de farine. (Lévitique 2:1-11)
      L'offrande des premiers fruits. (Lévitique 2:12-16)

      Les offrandes de fleur de farine peuvent, dans un certain sens, être une image de Christ : Dieu nous a en effet présenté Jésus, comme étant le Pain de vie, pour nos âmes ; cela souligne aussi notre obligation de reconnaissance envers Dieu, ainsi que la pratique des bonnes œuvres, pour les bienfaits de Sa Providence. Le terme de « gâteau » était, et est toujours actuellement utilisé pour définir plusieurs sortes de mets. La plus grande partie de cette offrande était destinée à être consommée, à titre de nourriture et non brûlée. Les offrandes de gâteau ont été décrites après celles qui devaient être brûlées : si nous ne portons aucun intérêt au sacrifice de Jésus-Christ et si notre cœur n'est pas consacré à Dieu, aucune offrande de notre part, ne peut être acceptée par Lui.

      Le levain est le symbole de l'orgueil, de la malice et de l'hypocrisie ; le miel représente quant à lui, le plaisir sensuel. Le « levain » est en opposition directe avec l'humilité, l'amour et la sincérité, ces trois dernières choses étant approuvées par Dieu ; elles poussent les hommes à l'exercice de la piété et à la pratique des bonnes œuvres.

      Christ, dans Son sacrifice, était totalement dénué des différents « attributs » du levain ; Sa vie de souffrance et Son agonie étaient en totale opposition avec les plaisirs du monde. Son peuple est appelé à Le suivre et à Lui ressembler.

      12 Le sel est présent dans toutes les offrandes. Dans ce texte, Dieu laisse entendre aux Israélites que vu leur état de cœur, leurs sacrifices sont sans « saveur ». Tous les actes pieux doivent âtre accomplis avec un esprit vénéré. Le christianisme est le « sel » de la terre. Des instructions sont données au sujet de l'offrande des prémices. Si, après avoir eu une bonne récolte, un homme, dans un esprit de reconnaissance à Dieu, décide de Lui présenter une offrande, il doit alors Lui apporter ses premiers épis. Quelque soit l'offrande faite à Dieu, elle doit être composée de ce qu'il y a de meilleur, même si dans le cas du peuple d'Israël, certains épis n'étaient pas encore tout à fait mûrs. De l'huile et de l'encens devaient être ajoutés à cette offrande. La sagesse et l'humilité doivent agrémenter l'âme et le service des jeunes, afin de les rendre « agréables », par leurs « prémices », aux yeux de Dieu. Ce Dernier aime des premiers fruits de l'Esprit ainsi que la manifestation d'une piété et d'un engagement précoces.

      Le saint Amour divin est le « feu » par lequel toutes nos offrandes doivent être consumées. L'encens qui devait accompagner les offrandes, est une image de la médiation et de l'intercession de Christ, par Lequel, tout notre service pieux est agréé. Si toutes les ordonnances de ce texte sont aujourd'hui obsolètes, nous devons bénir Dieu de nous les avoir laissées dans Sa Parole.

      Toute cette excellence, dans les offrandes de l'époque, se retrouve en Christ, dans Son œuvre de Médiateur qui elle, est toujours d'actualité ! Notre dépendance à Son égard doit être entière : nous ne devons pas quitter Christ des yeux dans tout ce que nous accomplissons, si nous voulons que notre piété soit agréée par Dieu.

      1 Samuel 10

      2 Samuel 22

      1

      Psaume d'action de grâces, de David.

      - Ce chapitre est un psaume de louanges ; nous le trouvons pratiquement au Psaume 18. Ceux qui, dans l'exercice de leur devoir, placent leur confiance en Dieu, trouveront en Lui de l'aide, lorsqu'ils traverseront les plus grands dangers : C'est ce que fit David !

      Des paroles remarquables devraient être particulièrement mentionnées dans nos louanges. Nous ne serons jamais délivrés de tous nos ennemis, tant que nous ne serons pas arrivés au ciel. Dieu préservera tout Son peuple, 2Ti 4:18.

      Ceux qui reçoivent des bénédictions du ciel, étant convaincus de leur origine céleste, doivent glorifier Dieu. Le jour où Dieu délivra David, ce dernier chanta ce cantique.

      Tant que les bienfaits du ciel sont encore bien présents en notre mémoire, alors que nous en jouissons abondamment, sachons offrir notre reconnaissance à Celui qui nous les a accordés, étant animés par le « feu » de notre affection pour Lui. David avait de nouveau constaté l'origine de toutes ses joies et de son espérance : son Dieu ; faisons de même, envers notre grand Rédempteur !

      1 Chroniques 16

      1 Chroniques 25

      1

      Les chanteurs et les musiciens.

      - Nous lisons dans ce texte comment David désigna les chanteurs et les musiciens du temple. Le terme « prophétiser » utilisé ici, signifie louer l'Éternel avec zèle et dévotion, sous la conduite du Saint-Esprit. C'est dans cet élan spirituel croissant que la poésie et la musique furent utilisées.

      Si l'Esprit divin ne génère pas la vie et la ferveur dans nos activités spirituelles, ces dernières ne seront que vaines, sans vie réelle.

      2 Chroniques 6

      2 Chroniques 29

      Néhémie 6

      15 La reconstruction du mur fut accomplie en cinquante deux jours, en plus du repos du sabbat. Beaucoup de travail peut être effectué en peu de temps, si nous l'exécutons avec sérieux, en nous y consacrant de tout cœur. Quelle sottise, les enfants d'Israël commirent, en se mariant avec des étrangères !

      Quand les hommes mènent une conduite semblable à celle de Tobija, ils sont bientôt esclaves de leurs actes. Un pécheur finit hélas par aimer tout ce qui mène à la corruption.

      « L'ennemi des âmes » utilise beaucoup de moyens, en élaborant bon nombre de projets, en vue de couvrir d'opprobre les serviteurs de Dieu, et de les écarter de leur travail.

      Nous devons suivre l'exemple de Celui qui a laissé sa vie pour Ses brebis. Ceux qui se remettent simplement entre les mains du Seigneur et dans la perfection de Ses œuvres, seront vraiment soutenus !

      Néhémie 9

      Job 14

      Psaumes 1

      1

      David a écrit la plupart des psaumes ; cependant, quelques-uns ont été composés par d'autres écrivains, dont l'identité n'est pas absolument certaine. Mais tous ont été écris selon l'inspiration du Saint-Esprit et nulle autre partie de l'Ancien Testament n'est plus fréquemment citée ou rapportée dans le Nouveau. Chaque psaume peut relater directement Christ, dans sa personne, dans son caractère, ou dans son ministère, ou peut aussi orienter les pensées des croyants vers Lui. Les psaumes sont le cri du cœur du croyant, causé soit par l'affliction due au péché, soit par la recherche de Dieu, ou soit par l'allégresse qui émane de la communion avec Lui. Que nous soyons dans la détresse, en lutte pénible avec la tentation, ou alors triomphants dans l'espoir ou le plaisir de la délivrance en admirant les perfections divines, remercions Dieu pour sa pitié, pour ses actions de médiateur en toutes choses dans le plaisir éprouvé lors de son service ; les psaumes forment une référence d'expérience divine, par laquelle nous pouvons nous juger nous-mêmes. Leur valeur, dans cette perspective, est très grande, et leur utilisation fera croître la puissance de la vraie religion du cœur. Par les expressions du psalmiste, l'Esprit nous aide à prier. Si les psaumes nous sont familiers, dans tout ce que nous demandons en nous approchant du trône de la grâce, dans la confession des péchés, la prière, ou l'action de grâce, nous pouvons être aidés.

      Quelles que soient les pensées pieuses qui nous animent, les désirs saints ou l'espérance, la peine ou la joie, nous pouvons y trouver les mots qui conviennent, les paroles saines et parfaites. Dans ce Livre divin, les prières et les louanges ont été offertes d'âge en âge par l'église, au trône de la grâce.

      * La sainteté et le bonheur de l'homme pieux. (Psaumes 1:1-3) La culpabilité et la misère de l'homme pécheur, Le motif et la raison des deux. (Psaumes 1:4-6)

      Psaumes 1:1-3 Méditer la parole de Dieu, c'est tenir un discours en nous-mêmes, relatif aux sujets importants qu'elle mentionne, avec toutes les applications que cela implique pour l'âme et la pensée. Nous devons porter un regard constant sur la Parole de Dieu, en tant que règle pour toutes nos actions et source de tous nos réconforts, et La garder dans nos pensées nuit et jour. Pour cette tâche, le temps ne doit pas compter.

      4 Le méchant représente le contraire du justifié, tant dans son personnage que dans chaque situation. Au verset Psaumes 1:4, la définition du méchant n'est donc pas tout à fait complète ; il est mené, par de mauvais conseils, vers le chemin des pécheurs, vers le siège du moqueur ; il n'éprouve aucune joie avec la Parole de Dieu ; il ne produit aucun fruit sinon le mal.

      Les justifiés sont semblables à des arbres utiles, fructueux : l'impie est comme la paille légère chassée au loin par le vent ; il est la poussière dénuée de toute utilité que le propriétaire de la maison désire chasser au loin. Il n'a aucune valeur aux yeux de Dieu, malgré la haute opinion qu'il a de lui-même. Il est ballotté ça et là à chaque souffle de la tentation. La paille légère peut être, pendant quelque temps, parmi le blé, mais Celui qui doit battre les épis vient bientôt, et il nettoiera minutieusement le sol.

      Ceux qui, par leur folie et leur propre péché, se rendent semblables à ce genre de paille, se trouveront un jour confrontés au tourbillon de feu de la colère divine. La ruine de l'impie est prévue ; mais à chaque fois que le pécheur est sensibilisé par sa culpabilité et sa misère, il est admis dans la compagnie des justes, par Christ la route vivante, et devient ainsi, en Lui, une nouvelle créature. Il a de nouveaux désirs, de nouveaux plaisirs, de nouvelles espérances, de nouvelles craintes et peines, de nouveaux compagnons, et de nouveaux emplois. Ses pensées, paroles, et actions sont changées. Il s'engage vers une nouvelle condition, et devient ainsi une nouvelle créature.

      Remarquons bien : toutes choses sont devenues nouvelles par la grâce Divine, qui change l'âme à l'image du Rédempteur. Quelle différence avec la condition et la destinée de l'impie !

      Psaumes 2

      1

      Menaces contre les ennemis du royaume de Christ. (Psaumes 2:1-6)
      Christ promu à la Tête de son royaume. (Psaumes 2:7-9)
      Recommandations diverses. (Psaumes 2:10-12)

      On nous décrit ici le destin des adversaires de Christ.

      Le monde ici-bas étant régi par Satan, les impies de tous bords, partis ou pensées, sont menés par celui-ci afin de s'opposer à la cause divine. Les dirigeants d'ici bas sont des plus actifs.

      Les vérités et préceptes du Christianisme sont contre les projets ambitieux et les convoitises du monde. Il est même dit que tout converge vers cette opposition. On voudrait faire taire les murmures de la conscience et les rappels des commandements divins. On voudrait qu'ils ne soient pas perçus et les éloigner le plus loin possible.

      Ces ennemis ne peuvent montrer aucune disposition en faveur d'un gouvernement de justice et de sainteté qui, s'il était admis par tous, apporterait littéralement le ciel ici bas. Ils ne peuvent espérer qu'en la chute d'un royaume opposé aussi puissant.

      Le Seigneur Jésus a tout pouvoir dans les cieux comme sur terre ; IL est la Tête de toutes choses dans l'église, malgré les efforts incessants de ses ennemis. Le trône de Christ est installé dans son église, c'est à dire, dans le cœur de tous les croyants.

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