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La Bible en 1 an - Jour 132

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 132

Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
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Versets relatifs

    • Nombres 21

      1 Le roi d’Arad est un Cananéen qui habite la région du Néguev. Il apprend que les Israélites arrivent par le chemin d’Atarim. Il les attaque donc et il fait quelques prisonniers.
      2 Alors les Israélites font cette promesse au SEIGNEUR : « Si tu livres ce peuple entre nos mains, nous détruirons complètement ses villes. »
      3 Le SEIGNEUR accepte cette promesse des Israélites et il leur livre les Cananéens. Les Israélites les tuent, ils détruisent leurs villes et ils appellent cette région Horma, c’est-à-dire « Destruction ».
      4 Les Israélites quittent la montagne de Hor. Ils vont dans la direction de la mer des Roseaux pour éviter le pays d’Édom. Mais pendant qu’ils marchent dans le désert, ils se découragent.
      5 Ils se mettent à critiquer Dieu et Moïse : « Pourquoi est-ce que vous nous avez fait quitter l’Égypte ? Pour nous faire mourir dans le désert ? Ici, il n’y a pas de pain, pas d’eau, et cette nourriture horrible nous dégoûte. »
      6 Alors le SEIGNEUR envoie contre le peuple des serpents venimeux. Ils mordent les Israélites, et beaucoup d’entre eux meurent.
      7 Ceux qui restent viennent trouver Moïse. Ils lui disent : « Nous avons commis une faute en critiquant le SEIGNEUR et en te critiquant. Prie le SEIGNEUR pour qu’il éloigne ces serpents de nous. » Moïse se met à prier le SEIGNEUR pour le peuple.
      8 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Fabrique un serpent en métal et place-le en haut d’un poteau. Tous ceux qui ont été mordus et qui regarderont ce serpent resteront en vie. »
      9 Moïse fabrique un serpent de bronze et il le place en haut d’un poteau. Tous ceux qui ont été mordus par un serpent et qui regardent le serpent en métal restent en vie.
      10 Les Israélites partent et ils campent à Oboth.
      11 Ensuite, ils quittent Oboth et campent à Yé-Abarim, dans le désert à l’est de Moab.
      12 Puis ils campent au bord du torrent de Zéred.
      13 Ils quittent cet endroit et se rendent au-delà de l’Arnon. En descendant du pays des Amorites, ce torrent traverse le désert. Puis il sert de frontière entre le pays de Moab et celui des Amorites.
      14 Un chant dans le « Livre des guerres du SEIGNEUR » parle de la ville de Vaheb avec ses rivières, dans la région de Soufa. Il parle aussi du torrent de l’Arnon
      15 avec ses vallées, qui forme la frontière du pays de Moab et va jusqu’à la ville d’Ar.
      16 À partir de l’Arnon, les Israélites vont au lieu appelé le Puits. Là, le SEIGNEUR a dit à Moïse : « Réunis le peuple, et je lui donnerai de l’eau à boire. »
      17 C’est au sujet de ce puits que les Israélites ont lancé ce chant : « Crions de joie ! L’eau a jailli du puits !
      18 Les chefs l’ont creusé, les notables l’ont creusé, avec leurs bâtons de commandement, avec leurs bâtons de chefs ! » À partir du désert, les Israélites vont dans la ville de Mattana,
      19 puis à Nahaliel, puis à Bamoth.
      20 Enfin, ils se rendent dans la vallée qui traverse le pays de Moab, vers le sommet du mont Pisga. À partir de cette montagne, on voit tout le désert.
      21 Les Israélites envoient des messagers dire à Sihon, roi des Amorites :
      22 « Nous voulons traverser ton pays. Nous n’irons pas dans les champs ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l’eau des puits. Nous suivrons la route principale jusqu’à la sortie de ton pays. »
      23 Pourtant, Sihon ne leur permet pas de traverser son pays. Il réunit toute son armée, il vient au-devant d’eux jusqu’à la ville de Yahas, dans le désert, et il les attaque.
      24 Mais les Israélites remportent la victoire sur eux. Alors ils occupent tout leur pays, entre le torrent de l’Arnon au sud, celui du Yabboq au nord et la frontière bien défendue des Ammonites à l’est.
      25 Ils prennent toutes les villes des Amorites. Ils s’installent là, ainsi qu’à Hèchebon et dans les villages voisins.
      26 Hèchebon était la capitale de Sihon, roi des Amorites. En effet, il avait fait la guerre au premier roi de Moab, et il lui avait pris toute la région jusqu’à l’Arnon.
      27 C’est pourquoi les poètes disent : Venez à Hèchebon, rebâtissez la ville de Sihon, reconstruisez-la !
      28 Un feu est sorti de Hèchebon, une flamme a jailli de la ville de Sihon. Elle a brûlé la ville d’Ar au pays de Moab, et les faux dieux des collines de l’Arnon.
      29 Quel malheur pour toi, Moab ! Vous êtes perdus, adorateurs de Kemoch ! Les hommes qui étaient encore en vie, les femmes, tous ont été livrés prisonniers à Sihon, roi des Amorites.
      30 Mais nous avons lancé nos flèches sur les Amorites. Maintenant Hèchebon n’existe plus, et tout le pays est détruit jusqu’à Dibon. Nous avons tout démoli jusqu’à Nofa, et au même moment, le feu se répandait jusqu’à Mèdeba.
      31 Voilà comment les Israélites se sont installés dans le pays des Amorites.
      32 Moïse envoie des espions reconnaître la ville de Yazer. Puis les Israélites prennent les villages voisins, et ils chassent les Amorites.
      33 Ensuite, ils changent de direction et ils montent par la route du Bachan. Aussitôt Og, roi du Bachan, et toute son armée viennent au-devant des Israélites pour les combattre à Édréi.
      34 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « N’aie pas peur de lui ! Je vais le livrer en ton pouvoir, avec toute son armée et tout son pays. Tu lui feras ce que tu as fait à Sihon, le roi des Amorites, qui habitait à Hèchebon. »
      35 Les Israélites remportent la victoire sur Og, sur ses fils et sur toute son armée. Ils ne laissent aucune personne vivante et ils occupent le pays.

      Psaumes 60

      1 Poème de David pour enseigner, pris dans le livre du chef de chorale. Sur un instrument à cordes. Témoignage.
      2 David est allé combattre les Syriens de Mésopotamie et ceux de Soba. Au retour, Joab, son général, a battu l’armée des Édomites, c’est-à-dire 12 000 hommes, dans la vallée du Sel. David dit alors :
      3 Ô Dieu, tu nous as abandonnés, tu nous as divisés. Malgré ta colère, relève-nous !
      4 Tu as fait trembler la terre, tu l’as fendue. Répare ses fentes, car elle ne tient plus debout.
      5 Tu as fait souffrir durement ton peuple, tu nous as donné à boire un vin qui rend ivre.
      6 À ceux qui te respectent, tu as fait signe pour qu’ils fuient devant les flèches.
      7 Sauve-nous par ta puissance, réponds-nous ! Alors nous tes amis, nous serons délivrés.
      8 Dieu a parlé dans son temple saint : « Le vainqueur, c’est moi ! Je vais partager la ville de Sichem, je vais mesurer la vallée de Soukoth.
      9 Galaad est à moi, Manassé est à moi. Éfraïm est un casque pour ma tête. Juda est mon bâton de commandement.
      10 Moab est la cuvette où je me lave, je pose le pied sur Édom pour le prendre. Contre la Philistie, je pousse un cri de guerre. »
      11 Qui me mènera dans une ville bien protégée ? Qui me conduira jusqu’en Édom ?
      12 Toi seul, tu peux le faire, ô Dieu. Mais tu nous as repoussés, tu ne combats plus avec nos armées.
      13 Viens nous aider contre l’ennemi, car les hommes ne nous aident pas vraiment.
      14 Avec Dieu, nous remporterons la victoire : c’est lui qui écrasera nos ennemis.

      Psaumes 61

      1 Chant de David, pris dans le livre du chef de chorale. Avec instruments à cordes.
      2 Ô Dieu, écoute mon cri, sois attentif à ma prière !
      3 Quand je suis découragé, du bout du monde, je crie vers toi. Conduis-moi sur le rocher que je ne peux atteindre.
      4 Oui, tu es pour moi un abri, avec puissance, tu me protèges contre l’ennemi.
      5 Je voudrais habiter pour toujours dans ta maison, me réfugier à l’ombre de tes ailes.
      6 Toi, mon Dieu, tu écoutes mes souhaits. Tu donnes ce qu’ils désirent à ceux qui t’adorent.
      7 Donne longue vie au roi, ajoute des années à ses années.
      8 Qu’il gouverne pour toujours devant toi ! Que ton amour et ta fidélité le gardent !

      Esaïe 10

      1 Quel malheur pour ceux qui établissent des règles injustes, qui mettent par écrit des lois qui causent la misère des autres !
      2 De cette façon, ils empêchent les pauvres d’être jugés avec justice, ils privent de leurs droits ceux qui, dans mon peuple, sont sans défense. Ils volent les veuves, ils pillent les orphelins.
      3 Quand le SEIGNEUR agira, quand le malheur arrivera de loin, qu’est-ce que vous ferez ? Chez qui fuirez-vous pour avoir de l’aide ? Où laisserez-vous vos richesses ?
      4 Vous pourrez seulement vous courber au milieu des prisonniers, ou tomber à terre au milieu des morts. Malgré cela, la colère du SEIGNEUR ne se calme pas, son poing reste levé.
      5 Le SEIGNEUR dit : « Quel malheur pour l’Assyrie, qui est le fouet de ma colère ! Je montrerai cette colère avec le bâton qu’elle tient à la main.
      6 J’envoie ses soldats contre une nation infidèle. Je les dirige contre le peuple qui me met en colère. Que l’Assyrie le pille et ramasse ses richesses ! Qu’elle marche sur lui comme sur la boue des rues !
      7 Mais l’Assyrie ne voit pas les choses ainsi, elle juge autrement. Elle pense seulement à détruire, à faire disparaître le plus de peuples possible.
      8 Elle dit : “Est-ce que tous mes généraux ne sont pas des rois ?
      9 J’ai traité la ville de Kalné comme celle de Karkémich, n’est-ce pas ? J’ai traité la ville de Hamath comme celle d’Arpad, et Samarie comme Damas.
      10 J’ai su conquérir les royaumes des faux dieux, là où leurs statues sont plus nombreuses qu’à Jérusalem et à Samarie.
      11 Ce que j’ai fait à Samarie et à ses dieux, est-ce que je ne peux pas le faire à Jérusalem et à ses statues ?” »
      12 Quand le Seigneur aura fini tout son travail sur la montagne de Sion et à Jérusalem, il agira contre le roi d’Assyrie, contre son cœur orgueilleux et son regard méprisant.
      13 En effet, ce roi a dit : « Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait grâce à mon pouvoir et à ma sagesse, parce que je suis intelligent. J’ai supprimé les frontières des peuples, j’ai volé leurs trésors, j’ai fait descendre les rois de leur siège.
      14 Comme on décroche un nid, j’ai su prendre les richesses des peuples. Comme on ramasse des œufs abandonnés, j’ai ramassé tout ce qui était sur la terre. Personne n’a battu des ailes, ni ouvert le bec pour pousser un cri. »
      15 Est-ce que la hache se vante à la place de celui qui s’en sert ? Est-ce que la scie se montre orgueilleuse à la place de celui qui l’utilise ? C’est comme si le fouet faisait bouger le bras qui le lève, ou comme si le bâton dirigeait la main qui le tient.
      16 C’est pourquoi le SEIGNEUR de l’univers, le Maître, va diminuer les biens des régions riches. Sous leur beauté, un feu va se répandre comme un incendie.
      17 Le SEIGNEUR, lumière d’Israël, deviendra un feu. Les flammes du Dieu saint allumeront les buissons d’épines et les brûleront en un seul jour.
      18 Il détruira entièrement les forêts magnifiques et tous les arbres fruitiers. Le pays ressemblera à un malade qui perd ses forces.
      19 Il restera si peu d’arbres dans sa forêt qu’un enfant pourra les compter.
      20 À ce moment-là, ceux qui seront restés en vie en Israël, ceux qui seront restés du peuple de Jacob, ne continueront plus à s’appuyer sur celui qui les frappe. Ils s’appuieront vraiment sur le SEIGNEUR, le Dieu saint d’Israël. Oui, un reste d’Israël se tournera vers le Dieu fort.
      21 Un reste reviendra.
      22 Pourtant, Israël, même si ton peuple était aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer, c’est un reste seulement qui reviendra au SEIGNEUR. La destruction est décidée, la justice débordera comme un fleuve.
      23 Oui, le Seigneur, DIEU de l’univers, a décidé cette destruction et il la réalisera dans tout le pays.
      24 C’est pourquoi voici ce que dit le Seigneur, DIEU de l’univers : « Mon peuple, toi qui habites à Sion, n’aie pas peur de l’Assyrie. Elle te frappe avec le fouet, elle lève son bâton contre toi, comme les Égyptiens le faisaient autrefois.
      25 Mais dans très peu de temps, ma colère contre toi s’arrêtera, elle cessera complètement. »
      26 En effet, le SEIGNEUR de l’univers lèvera son fouet contre l’Assyrie, comme il l’a fait contre les Madianites, au rocher d’Oreb. Il lèvera son bâton sur la mer, comme il l’a fait contre l’Égypte.
      27 Ce jour-là, il enlèvera la charge qui écrase ton épaule, qui pèse sur ton cou comme un joug. Les ennemis montent à Samarie,
      28 ils arrivent près d’Ayath. Ils passent à Migron et laissent leurs bagages à Mikmas.
      29 Ils traversent le chemin étroit et disent : « Passons la nuit à Guéba. » À Rama, les gens tremblent de peur. À Guibéa, la ville de Saül, les habitants fuient.
      30 Gens de Gallim, poussez des cris ! Fais attention, Laïcha ! Réponds, Anatoth !
      31 Les habitants de Madména se sauvent, ceux de Guébim cherchent un abri.
      32 Ce jour-là, les ennemis s’arrêtent à Nob. Ils lèvent le poing pour menacer la montagne de Sion, la colline de Jérusalem.
      33 Le SEIGNEUR de l’univers, le Maître, casse violemment les branches. Les plus grands arbres sont coupés, les plus hauts sont jetés à terre.
      34 Les buissons de la forêt sont abattus à coups de hache, les beaux cèdres du Liban tombent sur le sol.
    • Nombres 21

      1 וַיִּשְׁמַ֞ע הַכְּנַעֲנִ֤י מֶֽלֶךְ־עֲרָד֙ יֹשֵׁ֣ב הַנֶּ֔גֶב כִּ֚י בָּ֣א יִשְׂרָאֵ֔ל דֶּ֖רֶךְ הָאֲתָרִ֑ים וַיִּלָּ֙חֶם֙ בְּיִשְׂרָאֵ֔ל וַיִּ֥שְׁבְּ ׀ מִמֶּ֖נּוּ שֶֽׁבִי׃
      2 וַיִּדַּ֨ר יִשְׂרָאֵ֥ל נֶ֛דֶר לַֽיהוָ֖ה וַיֹּאמַ֑ר אִם־נָתֹ֨ן תִּתֵּ֜ן אֶת־הָעָ֤ם הַזֶּה֙ בְּיָדִ֔י וְהַֽחֲרַמְתִּ֖י אֶת־עָרֵיהֶֽם׃
      3 וַיִּשְׁמַ֨ע יְהוָ֜ה בְּק֣וֹל יִשְׂרָאֵ֗ל וַיִּתֵּן֙ אֶת־הַֽכְּנַעֲנִ֔י וַיַּחֲרֵ֥ם אֶתְהֶ֖ם וְאֶת־עָרֵיהֶ֑ם וַיִּקְרָ֥א שֵׁם־הַמָּק֖וֹם חָרְמָֽה׃
      4 וַיִּסְע֞וּ מֵהֹ֤ר הָהָר֙ דֶּ֣רֶךְ יַם־ס֔וּף לִסְבֹ֖ב אֶת־אֶ֣רֶץ אֱד֑וֹם וַתִּקְצַ֥ר נֶֽפֶשׁ־הָעָ֖ם בַּדָּֽרֶךְ׃
      5 וַיְדַבֵּ֣ר הָעָ֗ם בֵּֽאלֹהִים֮ וּבְמֹשֶׁה֒ לָמָ֤ה הֶֽעֱלִיתֻ֙נוּ֙ מִמִּצְרַ֔יִם לָמ֖וּת בַּמִּדְבָּ֑ר כִּ֣י אֵ֥ין לֶ֙חֶם֙ וְאֵ֣ין מַ֔יִם וְנַפְשֵׁ֣נוּ קָ֔צָה בַּלֶּ֖חֶם הַקְּלֹקֵֽל׃
      6 וַיְשַׁלַּ֨ח יְהוָ֜ה בָּעָ֗ם אֵ֚ת הַנְּחָשִׁ֣ים הַשְּׂרָפִ֔ים וַֽיְנַשְּׁכ֖וּ אֶת־הָעָ֑ם וַיָּ֥מָת עַם־רָ֖ב מִיִּשְׂרָאֵֽל׃
      7 וַיָּבֹא֩ הָעָ֨ם אֶל־מֹשֶׁ֜ה וַיֹּאמְר֣וּ חָטָ֗אנוּ כִּֽי־דִבַּ֤רְנוּ בַֽיהוָה֙ וָבָ֔ךְ הִתְפַּלֵּל֙ אֶל־יְהוָ֔ה וְיָסֵ֥ר מֵעָלֵ֖ינוּ אֶת־הַנָּחָ֑שׁ וַיִּתְפַּלֵּ֥ל מֹשֶׁ֖ה בְּעַ֥ד הָעָֽם׃
      8 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־מֹשֶׁ֗ה עֲשֵׂ֤ה לְךָ֙ שָׂרָ֔ף וְשִׂ֥ים אֹת֖וֹ עַל־נֵ֑ס וְהָיָה֙ כָּל־הַנָּשׁ֔וּךְ וְרָאָ֥ה אֹת֖וֹ וָחָֽי׃
      9 וַיַּ֤עַשׂ מֹשֶׁה֙ נְחַ֣שׁ נְחֹ֔שֶׁת וַיְשִׂמֵ֖הוּ עַל־הַנֵּ֑ס וְהָיָ֗ה אִם־נָשַׁ֤ךְ הַנָּחָשׁ֙ אֶת־אִ֔ישׁ וְהִבִּ֛יט אֶל־נְחַ֥שׁ הַנְּחֹ֖שֶׁת וָחָֽי׃
      10 וַיִּסְע֖וּ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֑ל וַֽיַּחֲנ֖וּ בְּאֹבֹֽת׃
      11 וַיִּסְע֖וּ מֵאֹבֹ֑ת וַֽיַּחֲנ֞וּ בְּעִיֵּ֣י הָֽעֲבָרִ֗ים בַּמִּדְבָּר֙ אֲשֶׁר֙ עַל־פְּנֵ֣י מוֹאָ֔ב מִמִּזְרַ֖ח הַשָּֽׁמֶשׁ׃
      12 מִשָּׁ֖ם נָסָ֑עוּ וַֽיַּחֲנ֖וּ בְּנַ֥חַל זָֽרֶד׃
      13 מִשָּׁם֮ נָסָעוּ֒ וַֽיַּחֲנ֗וּ מֵעֵ֤בֶר אַרְנוֹן֙ אֲשֶׁ֣ר בַּמִּדְבָּ֔ר הַיֹּצֵ֖א מִגְּב֣וּל הָֽאֱמֹרִ֑י כִּ֤י אַרְנוֹן֙ גְּב֣וּל מוֹאָ֔ב בֵּ֥ין מוֹאָ֖ב וּבֵ֥ין הָאֱמֹרִֽי׃
      14 עַל־כֵּן֙ יֵֽאָמַ֔ר בְּסֵ֖פֶר מִלְחֲמֹ֣ת יְהוָ֑ה אֶת־וָהֵ֣ב בְּסוּפָ֔ה וְאֶת־הַנְּחָלִ֖ים אַרְנֽוֹן׃
      15 וְאֶ֙שֶׁד֙ הַנְּחָלִ֔ים אֲשֶׁ֥ר נָטָ֖ה לְשֶׁ֣בֶת עָ֑ר וְנִשְׁעַ֖ן לִגְב֥וּל מוֹאָֽב׃
      16 וּמִשָּׁ֖ם בְּאֵ֑רָה הִ֣וא הַבְּאֵ֗ר אֲשֶׁ֨ר אָמַ֤ר יְהוָה֙ לְמֹשֶׁ֔ה אֱסֹף֙ אֶת־הָעָ֔ם וְאֶתְּנָ֥ה לָהֶ֖ם מָֽיִם׃
      17 אָ֚ז יָשִׁ֣יר יִשְׂרָאֵ֔ל אֶת־הַשִּׁירָ֖ה הַזֹּ֑את עֲלִ֥י בְאֵ֖ר עֱנוּ־לָֽהּ׃
      18 בְּאֵ֞ר חֲפָר֣וּהָ שָׂרִ֗ים כָּר֙וּהָ֙ נְדִיבֵ֣י הָעָ֔ם בִּמְחֹקֵ֖ק בְּמִשְׁעֲנֹתָ֑ם וּמִמִּדְבָּ֖ר מַתָּנָֽה׃
      19 וּמִמַּתָּנָ֖ה נַחֲלִיאֵ֑ל וּמִנַּחֲלִיאֵ֖ל בָּמֽוֹת׃
      20 וּמִבָּמ֗וֹת הַגַּיְא֙ אֲשֶׁר֙ בִּשְׂדֵ֣ה מוֹאָ֔ב רֹ֖אשׁ הַפִּסְגָּ֑ה וְנִשְׁקָ֖פָה עַל־פְּנֵ֥י הַיְשִׁימֹֽן׃
      21 וַיִּשְׁלַ֤ח יִשְׂרָאֵל֙ מַלְאָכִ֔ים אֶל־סִיחֹ֥ן מֶֽלֶךְ־הָאֱמֹרִ֖י לֵאמֹֽר׃
      22 אֶעְבְּרָ֣ה בְאַרְצֶ֗ךָ לֹ֤א נִטֶּה֙ בְּשָׂדֶ֣ה וּבְכֶ֔רֶם לֹ֥א נִשְׁתֶּ֖ה מֵ֣י בְאֵ֑ר בְּדֶ֤רֶךְ הַמֶּ֙לֶךְ֙ נֵלֵ֔ךְ עַ֥ד אֲשֶֽׁר־נַעֲבֹ֖ר גְּבֻלֶֽךָ׃
      23 וְלֹא־נָתַ֨ן סִיחֹ֣ן אֶת־יִשְׂרָאֵל֮ עֲבֹ֣ר בִּגְבֻלוֹ֒ וַיֶּאֱסֹ֨ף סִיחֹ֜ן אֶת־כָּל־עַמּ֗וֹ וַיֵּצֵ֞א לִקְרַ֤את יִשְׂרָאֵל֙ הַמִּדְבָּ֔רָה וַיָּבֹ֖א יָ֑הְצָה וַיִּלָּ֖חֶם בְּיִשְׂרָאֵֽל׃
      24 וַיַּכֵּ֥הוּ יִשְׂרָאֵ֖ל לְפִי־חָ֑רֶב וַיִּירַ֨שׁ אֶת־אַרְצ֜וֹ מֵֽאַרְנֹ֗ן עַד־יַבֹּק֙ עַד־בְּנֵ֣י עַמּ֔וֹן כִּ֣י עַ֔ז גְּב֖וּל בְּנֵ֥י עַמּֽוֹן׃
      25 וַיִּקַּח֙ יִשְׂרָאֵ֔ל אֵ֥ת כָּל־הֶעָרִ֖ים הָאֵ֑לֶּה וַיֵּ֤שֶׁב יִשְׂרָאֵל֙ בְּכָל־עָרֵ֣י הָֽאֱמֹרִ֔י בְּחֶשְׁבּ֖וֹן וּבְכָל־בְּנֹתֶֽיהָ׃
      26 כִּ֣י חֶשְׁבּ֔וֹן עִ֗יר סִיחֹ֛ן מֶ֥לֶךְ הָאֱמֹרִ֖י הִ֑וא וְה֣וּא נִלְחַ֗ם בְּמֶ֤לֶךְ מוֹאָב֙ הָֽרִאשׁ֔וֹן וַיִּקַּ֧ח אֶת־כָּל־אַרְצ֛וֹ מִיָּד֖וֹ עַד־אַרְנֹֽן׃
      27 עַל־כֵּ֛ן יֹאמְר֥וּ הַמֹּשְׁלִ֖ים בֹּ֣אוּ חֶשְׁבּ֑וֹן תִּבָּנֶ֥ה וְתִכּוֹנֵ֖ן עִ֥יר סִיחֽוֹן׃
      28 כִּי־אֵשׁ֙ יָֽצְאָ֣ה מֵֽחֶשְׁבּ֔וֹן לֶהָבָ֖ה מִקִּרְיַ֣ת סִיחֹ֑ן אָֽכְלָה֙ עָ֣ר מוֹאָ֔ב בַּעֲלֵ֖י בָּמ֥וֹת אַרְנֹֽן׃
      29 אוֹי־לְךָ֣ מוֹאָ֔ב אָבַ֖דְתָּ עַם־כְּמ֑וֹשׁ נָתַ֨ן בָּנָ֤יו פְּלֵיטִם֙ וּבְנֹתָ֣יו בַּשְּׁבִ֔ית לְמֶ֥לֶךְ אֱמֹרִ֖י סִיחֽוֹן׃
      30 וַנִּירָ֛ם אָבַ֥ד חֶשְׁבּ֖וֹן עַד־דִּיב֑וֹן וַנַּשִּׁ֣ים עַד־נֹ֔פַח אֲשֶׁ֖רׄ עַד־מֵֽידְבָֽא׃
      31 וַיֵּ֙שֶׁב֙ יִשְׂרָאֵ֔ל בְּאֶ֖רֶץ הָאֱמֹרִֽי׃
      32 וַיִּשְׁלַ֤ח מֹשֶׁה֙ לְרַגֵּ֣ל אֶת־יַעְזֵ֔ר וַֽיִּלְכְּד֖וּ בְּנֹתֶ֑יהָ *ויירש **וַיּ֖וֹרֶשׁ אֶת־הָאֱמֹרִ֥י אֲשֶׁר־שָֽׁם׃
      33 וַיִּפְנוּ֙ וַֽיַּעֲל֔וּ דֶּ֖רֶךְ הַבָּשָׁ֑ן וַיֵּצֵ֣א עוֹג֩ מֶֽלֶךְ־הַבָּשָׁ֨ן לִקְרָאתָ֜ם ה֧וּא וְכָל־עַמּ֛וֹ לַמִּלְחָמָ֖ה אֶדְרֶֽעִי׃
      34 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֤ה אֶל־מֹשֶׁה֙ אַל־תִּירָ֣א אֹת֔וֹ כִּ֣י בְיָדְךָ֞ נָתַ֧תִּי אֹת֛וֹ וְאֶת־כָּל־עַמּ֖וֹ וְאֶת־אַרְצ֑וֹ וְעָשִׂ֣יתָ לּ֔וֹ כַּאֲשֶׁ֣ר עָשִׂ֗יתָ לְסִיחֹן֙ מֶ֣לֶךְ הָֽאֱמֹרִ֔י אֲשֶׁ֥ר יוֹשֵׁ֖ב בְּחֶשְׁבּֽוֹן׃
      35 וַיַּכּ֨וּ אֹת֤וֹ וְאֶת־בָּנָיו֙ וְאֶת־כָּל־עַמּ֔וֹ עַד־בִּלְתִּ֥י הִשְׁאִֽיר־ל֖וֹ שָׂרִ֑יד וַיִּֽירְשׁ֖וּ אֶת־אַרְצֽוֹ׃

      Psaumes 60

      1 לַ֭מְנַצֵּחַ עַל־שׁוּשַׁ֣ן עֵד֑וּת מִכְתָּ֖ם לְדָוִ֣ד לְלַמֵּֽד׃
      2 בְּהַצּוֹת֨וֹ ׀ אֶ֥ת אֲרַ֣ם נַהֲרַיִם֮ וְאֶת־אֲרַ֪ם צ֫וֹבָ֥ה וַיָּ֤שָׁב יוֹאָ֗ב וַיַּ֣ךְ אֶת־אֱד֣וֹם בְּגֵיא־מֶ֑לַח שְׁנֵ֖ים עָשָׂ֣ר אָֽלֶף׃
      3 אֱ֭לֹהִים זְנַחְתָּ֣נוּ פְרַצְתָּ֑נוּ אָ֝נַ֗פְתָּ תְּשׁ֣וֹבֵ֥ב לָֽנוּ׃
      4 הִרְעַ֣שְׁתָּה אֶ֣רֶץ פְּצַמְתָּ֑הּ רְפָ֖ה שְׁבָרֶ֣יהָ כִי־מָֽטָה׃
      5 הִרְאִ֣יתָה עַמְּךָ֣ קָשָׁ֑ה הִ֝שְׁקִיתָ֗נוּ יַ֣יִן תַּרְעֵלָֽה׃
      6 נָ֘תַ֤תָּה לִּירֵאֶ֣יךָ נֵּ֭ס לְהִתְנוֹסֵ֑ס מִ֝פְּנֵ֗י קֹ֣שֶׁט סֶֽלָה׃
      7 לְ֭מַעַן יֵחָלְצ֣וּן יְדִידֶ֑יךָ הוֹשִׁ֖יעָה יְמִֽינְךָ֣ *ועננו **וַעֲנֵֽנִי׃
      8 אֱלֹהִ֤ים ׀ דִּבֶּ֥ר בְּקָדְשׁ֗וֹ אֶ֫עְלֹ֥זָה אֲחַלְּקָ֥ה שְׁכֶ֑ם וְעֵ֖מֶק סֻכּ֣וֹת אֲמַדֵּֽד׃
      9 לִ֤י גִלְעָ֨ד ׀ וְלִ֬י מְנַשֶּׁ֗ה וְ֭אֶפְרַיִם מָע֣וֹז רֹאשִׁ֑י יְ֝הוּדָ֗ה מְחֹֽקְקִי׃
      10 מוֹאָ֤ב ׀ סִ֬יר רַחְצִ֗י עַל־אֱ֭דוֹם אַשְׁלִ֣יךְ נַעֲלִ֑י עָ֝לַ֗י פְּלֶ֣שֶׁת הִתְרֹעָֽעִֽי׃
      11 מִ֣י יֹ֭בִלֵנִי עִ֣יר מָצ֑וֹר מִ֖י נָחַ֣נִי עַד־אֱדֽוֹם׃
      12 הֲלֹֽא־אַתָּ֣ה אֱלֹהִ֣ים זְנַחְתָּ֑נוּ וְֽלֹא־תֵצֵ֥א אֱ֝לֹהִ֗ים בְּצִבְאוֹתֵֽינוּ׃
      13 הָֽבָה־לָּ֣נוּ עֶזְרָ֣ת מִצָּ֑ר וְ֝שָׁ֗וְא תְּשׁוּעַ֥ת אָדָם׃
      14 בֵּֽאלֹהִ֥ים נַעֲשֶׂה־חָ֑יִל וְ֝ה֗וּא יָב֥וּס צָרֵֽינוּ׃

      Psaumes 61

      1 לַמְנַצֵּ֬חַ ׀ עַֽל־נְגִינַ֬ת לְדָוִֽד׃
      2 שִׁמְעָ֣ה אֱ֭לֹהִים רִנָּתִ֑י הַ֝קְשִׁ֗יבָה תְּפִלָּתִֽי׃
      3 מִקְצֵ֤ה הָאָ֨רֶץ ׀ אֵלֶ֣יךָ אֶ֭קְרָא בַּעֲטֹ֣ף לִבִּ֑י בְּצוּר־יָר֖וּם מִמֶּ֣נִּי תַנְחֵֽנִי׃
      4 כִּֽי־הָיִ֣יתָ מַחְסֶ֣ה לִ֑י מִגְדַּל־עֹ֝֗ז מִפְּנֵ֥י אוֹיֵֽב׃
      5 אָג֣וּרָה בְ֭אָהָלְךָ עוֹלָמִ֑ים אֶֽחֱסֶ֨ה בְסֵ֖תֶר כְּנָפֶ֣יךָ סֶּֽלָה׃
      6 כִּֽי־אַתָּ֣ה אֱ֭לֹהִים שָׁמַ֣עְתָּ לִנְדָרָ֑י נָתַ֥תָּ יְ֝רֻשַּׁ֗ת יִרְאֵ֥י שְׁמֶֽךָ׃
      7 יָמִ֣ים עַל־יְמֵי־מֶ֣לֶךְ תּוֹסִ֑יף שְׁ֝נוֹתָ֗יו כְּמוֹ־דֹ֥ר וָדֹֽר׃
      8 יֵשֵׁ֣ב ע֭וֹלָם לִפְנֵ֣י אֱלֹהִ֑ים חֶ֥סֶד וֶ֝אֱמֶ֗ת מַ֣ן יִנְצְרֻֽהוּ׃

      Esaïe 10

      1 ה֥וֹי הַחֹֽקְקִ֖ים חִקְקֵי־אָ֑וֶן וּֽמְכַתְּבִ֥ים עָמָ֖ל כִּתֵּֽבוּ׃
      2 לְהַטּ֤וֹת מִדִּין֙ דַּלִּ֔ים וְלִגְזֹ֕ל מִשְׁפַּ֖ט עֲנִיֵּ֣י עַמִּ֑י לִהְי֤וֹת אַלְמָנוֹת֙ שְׁלָלָ֔ם וְאֶת־יְתוֹמִ֖ים יָבֹֽזּוּ׃
      3 וּמַֽה־תַּעֲשׂוּ֙ לְי֣וֹם פְּקֻדָּ֔ה וּלְשׁוֹאָ֖ה מִמֶּרְחָ֣ק תָּב֑וֹא עַל־מִי֙ תָּנ֣וּסוּ לְעֶזְרָ֔ה וְאָ֥נָה תַעַזְב֖וּ כְּבוֹדְכֶֽם׃
      4 בִּלְתִּ֤י כָרַע֙ תַּ֣חַת אַסִּ֔יר וְתַ֥חַת הֲרוּגִ֖ים יִפֹּ֑לוּ בְּכָל־זֹאת֙ לֹא־שָׁ֣ב אַפּ֔וֹ וְע֖וֹד יָד֥וֹ נְטוּיָֽה׃
      5 ה֥וֹי אַשּׁ֖וּר שֵׁ֣בֶט אַפִּ֑י וּמַטֶּה־ה֥וּא בְיָדָ֖ם זַעְמִֽי׃
      6 בְּג֤וֹי חָנֵף֙ אֲשַׁלְּחֶ֔נּוּ וְעַל־עַ֥ם עֶבְרָתִ֖י אֲצַוֶּ֑נּוּ לִשְׁלֹ֤ל שָׁלָל֙ וְלָבֹ֣ז בַּ֔ז *ולשימו **וּלְשׂוּמ֥וֹ מִרְמָ֖ס כְּחֹ֥מֶר חוּצֽוֹת׃
      7 וְהוּא֙ לֹא־כֵ֣ן יְדַמֶּ֔ה וּלְבָב֖וֹ לֹא־כֵ֣ן יַחְשֹׁ֑ב כִּ֚י לְהַשְׁמִ֣יד בִּלְבָב֔וֹ וּלְהַכְרִ֥ית גּוֹיִ֖ם לֹ֥א מְעָֽט׃
      8 כִּ֖י יֹאמַ֑ר הֲלֹ֥א שָׂרַ֛י יַחְדָּ֖ו מְלָכִֽים׃
      9 הֲלֹ֥א כְּכַרְכְּמִ֖ישׁ כַּלְנ֑וֹ אִם־לֹ֤א כְאַרְפַּד֙ חֲמָ֔ת אִם־לֹ֥א כְדַמֶּ֖שֶׂק שֹׁמְרֽוֹן׃
      10 כַּאֲשֶׁר֙ מָצְאָ֣ה יָדִ֔י לְמַמְלְכֹ֖ת הָאֱלִ֑יל וּפְסִ֣ילֵיהֶ֔ם מִירֽוּשָׁלִַ֖ם וּמִשֹּׁמְרֽוֹן׃
      11 הֲלֹ֗א כַּאֲשֶׁ֥ר עָשִׂ֛יתִי לְשֹׁמְר֖וֹן וְלֶאֱלִילֶ֑יהָ כֵּ֛ן אֶעֱשֶׂ֥ה לִירוּשָׁלִַ֖ם וְלַעֲצַבֶּֽיהָ׃
      12 וְהָיָ֗ה כִּֽי־יְבַצַּ֤ע אֲדֹנָי֙ אֶת־כָּל־מַֽעֲשֵׂ֔הוּ בְּהַ֥ר צִיּ֖וֹן וּבִירוּשָׁלִָ֑ם אֶפְקֹ֗ד עַל־פְּרִי־גֹ֙דֶל֙ לְבַ֣ב מֶֽלֶךְ־אַשּׁ֔וּר וְעַל־תִּפְאֶ֖רֶת ר֥וּם עֵינָֽיו׃
      13 כִּ֣י אָמַ֗ר בְּכֹ֤חַ יָדִי֙ עָשִׂ֔יתִי וּבְחָכְמָתִ֖י כִּ֣י נְבֻנ֑וֹתִי וְאָסִ֣יר ׀ גְּבוּלֹ֣ת עַמִּ֗ים *ועתידתיהם **וַעֲתוּדֽוֹתֵיהֶם֙ שׁוֹשֵׂ֔תִי וְאוֹרִ֥יד כַּאבִּ֖יר יוֹשְׁבִֽים׃
      14 וַתִּמְצָ֨א כַקֵּ֤ן ׀ יָדִי֙ לְחֵ֣יל הָֽעַמִּ֔ים וְכֶאֱסֹף֙ בֵּיצִ֣ים עֲזֻב֔וֹת כָּל־הָאָ֖רֶץ אֲנִ֣י אָסָ֑פְתִּי וְלֹ֤א הָיָה֙ נֹדֵ֣ד כָּנָ֔ף וּפֹצֶ֥ה פֶ֖ה וּמְצַפְצֵֽף׃
      15 הֲיִתְפָּאֵר֙ הַגַּרְזֶ֔ן עַ֖ל הַחֹצֵ֣ב בּ֑וֹ אִם־יִתְגַּדֵּ֤ל הַמַּשּׂוֹר֙ עַל־מְנִיפ֔וֹ כְּהָנִ֥יף שֵׁ֙בֶט֙ וְאֶת־מְרִימָ֔יו כְּהָרִ֥ים מַטֶּ֖ה לֹא־עֵֽץ׃
      16 לָ֠כֵן יְשַׁלַּ֨ח הָאָד֜וֹן יְהוָ֧ה צְבָא֛וֹת בְּמִשְׁמַנָּ֖יו רָז֑וֹן וְתַ֧חַת כְּבֹד֛וֹ יֵקַ֥ד יְקֹ֖ד כִּיק֥וֹד אֵֽשׁ׃
      17 וְהָיָ֤ה אֽוֹר־יִשְׂרָאֵל֙ לְאֵ֔שׁ וּקְדוֹשׁ֖וֹ לְלֶהָבָ֑ה וּבָעֲרָ֗ה וְאָֽכְלָ֛ה שִׁית֥וֹ וּשְׁמִיר֖וֹ בְּי֥וֹם אֶחָֽד׃
      18 וּכְב֤וֹד יַעְרוֹ֙ וְכַרְמִלּ֔וֹ מִנֶּ֥פֶשׁ וְעַד־בָּשָׂ֖ר יְכַלֶּ֑ה וְהָיָ֖ה כִּמְסֹ֥ס נֹסֵֽס׃
      19 וּשְׁאָ֥ר עֵ֛ץ יַעְר֖וֹ מִסְפָּ֣ר יִֽהְי֑וּ וְנַ֖עַר יִכְתְּבֵֽם׃
      20 וְהָיָ֣ה ׀ בַּיּ֣וֹם הַה֗וּא לֹֽא־יוֹסִ֨יף ע֜וֹד שְׁאָ֤ר יִשְׂרָאֵל֙ וּפְלֵיטַ֣ת בֵּֽית־יַעֲקֹ֔ב לְהִשָּׁעֵ֖ן עַל־מַכֵּ֑הוּ וְנִשְׁעַ֗ן עַל־יְהוָ֛ה קְד֥וֹשׁ יִשְׂרָאֵ֖ל בֶּאֱמֶֽת׃
      21 שְׁאָ֥ר יָשׁ֖וּב שְׁאָ֣ר יַעֲקֹ֑ב אֶל־אֵ֖ל גִּבּֽוֹר׃
      22 כִּ֣י אִם־יִהְיֶ֞ה עַמְּךָ֤ יִשְׂרָאֵל֙ כְּח֣וֹל הַיָּ֔ם שְׁאָ֖ר יָשׁ֣וּב בּ֑וֹ כִּלָּי֥וֹן חָר֖וּץ שׁוֹטֵ֥ף צְדָקָֽה׃
      23 כִּ֥י כָלָ֖ה וְנֶחֱרָצָ֑ה אֲדֹנָ֤י יְהוִה֙ צְבָא֔וֹת עֹשֶׂ֖ה בְּקֶ֥רֶב כָּל־הָאָֽרֶץ׃
      24 לָכֵ֗ן כֹּֽה־אָמַ֞ר אֲדֹנָ֤י יְהוִה֙ צְבָא֔וֹת אַל־תִּירָ֥א עַמִּ֛י יֹשֵׁ֥ב צִיּ֖וֹן מֵֽאַשּׁ֑וּר בַּשֵּׁ֣בֶט יַכֶּ֔כָּה וּמַטֵּ֥הוּ יִשָּֽׂא־עָלֶ֖יךָ בְּדֶ֥רֶךְ מִצְרָֽיִם׃
      25 כִּי־ע֖וֹד מְעַ֣ט מִזְעָ֑ר וְכָ֣לָה זַ֔עַם וְאַפִּ֖י עַל־תַּבְלִיתָֽם׃
      26 וְעוֹרֵ֨ר עָלָ֜יו יְהוָ֤ה צְבָאוֹת֙ שׁ֔וֹט כְּמַכַּ֥ת מִדְיָ֖ן בְּצ֣וּר עוֹרֵ֑ב וּמַטֵּ֙הוּ֙ עַל־הַיָּ֔ם וּנְשָׂא֖וֹ בְּדֶ֥רֶךְ מִצְרָֽיִם׃
      27 וְהָיָ֣ה ׀ בַּיּ֣וֹם הַה֗וּא יָס֤וּר סֻבֳּלוֹ֙ מֵעַ֣ל שִׁכְמֶ֔ךָ וְעֻלּ֖וֹ מֵעַ֣ל צַוָּארֶ֑ךָ וְחֻבַּ֥ל עֹ֖ל מִפְּנֵי־שָֽׁמֶן׃
      28 בָּ֥א עַל־עַיַּ֖ת עָבַ֣ר בְּמִגְר֑וֹן לְמִכְמָ֖שׂ יַפְקִ֥יד כֵּלָֽיו׃
      29 עָֽבְרוּ֙ מַעְבָּרָ֔ה גֶּ֖בַע מָל֣וֹן לָ֑נוּ חָֽרְדָה֙ הָֽרָמָ֔ה גִּבְעַ֥ת שָׁא֖וּל נָֽסָה׃
      30 צַהֲלִ֥י קוֹלֵ֖ךְ בַּת־גַּלִּ֑ים הַקְשִׁ֥יבִי לַ֖יְשָׁה עֲנִיָּ֥ה עֲנָתֽוֹת׃
      31 נָדְדָ֖ה מַדְמֵנָ֑ה יֹשְׁבֵ֥י הַגֵּבִ֖ים הֵעִֽיזוּ׃
      32 ע֥וֹד הַיּ֖וֹם בְּנֹ֣ב לַֽעֲמֹ֑ד יְנֹפֵ֤ף יָדוֹ֙ הַ֣ר *בית־**בַּת־צִיּ֔וֹן גִּבְעַ֖ת יְרוּשָׁלִָֽם׃
      33 הִנֵּ֤ה הָאָדוֹן֙ יְהוָ֣ה צְבָא֔וֹת מְסָעֵ֥ף פֻּארָ֖ה בְּמַעֲרָצָ֑ה וְרָמֵ֤י הַקּוֹמָה֙ גְּדוּעִ֔ים וְהַגְּבֹהִ֖ים יִשְׁפָּֽלוּ׃
      34 וְנִקַּ֛ף סִֽבְכֵ֥י הַיַּ֖עַר בַּבַּרְזֶ֑ל וְהַלְּבָנ֖וֹן בְּאַדִּ֥יר יִפּֽוֹל׃
    • Nombres 21

      1 Le roi d'Arad, un Cananéen qui habitait le sud, apprit qu'Israël venait par la route d'Atharim. Il combattit Israël et emmena des prisonniers.
      2 Alors Israël fit ce vœu à l'Eternel : « Si tu livres ce peuple entre mes mains, je vouerai ses villes à la destruction. »
      3 L'Eternel exauça Israël et lui livra les Cananéens. On les voua à la destruction, ainsi que leurs villes, et l'on appela cet endroit Horma.
      4 Ils partirent du mont Hor par le chemin de la mer des Roseaux pour contourner le pays d'Edom. Le peuple s'impatienta en route
      5 et parla contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait quitter l'Egypte, si c’est pour que nous mourions dans le désert ? En effet, il n'y a ni pain, ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette misérable nourriture. »
      6 Alors l'Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent.
      7 Le peuple vint trouver Moïse et dit : « Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Eternel et contre toi. Prie l'Eternel afin qu'il éloigne ces serpents de nous. » Moïse pria pour le peuple,
      8 et l'Eternel lui dit : « Fais-toi un serpent venimeux et place-le sur une perche. Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve. »
      9 Moïse fit un serpent en bronze et le plaça sur une perche. Toute personne qui avait été mordue par un serpent et regardait le serpent en bronze avait la vie sauve.
      10 Les Israélites partirent et campèrent à Oboth.
      11 Ils partirent d'Oboth et campèrent à Ijjé-Abarim, dans le désert qui se trouve vis-à-vis de Moab, du côté du soleil levant.
      12 Partis de là, ils campèrent dans la vallée de Zéred.
      13 Partis de là, ils campèrent de l'autre côté de l'Arnon, rivière qui coule dans le désert en sortant du territoire des Amoréens. En effet, l'Arnon forme la frontière de Moab, entre Moab et les Amoréens.
      14 C'est pourquoi il est parlé, dans le livre des Guerres de l'Eternel, de Vaheb en Supha et ses torrents, de l'Arnon
      15 et le cours de ses torrents, qui s'étend du côté d'Ar et touche la frontière de Moab.
      16 De là ils allèrent à Beer. C'est à ce puits que l'Eternel dit à Moïse : « Rassemble le peuple, que je leur donne de l'eau. »
      17 Alors Israël chanta ce cantique : « Monte, puits ! Chantez en son honneur !
      18 Puits que des princes ont creusé, que les grands du peuple ont creusé avec le sceptre, avec leurs bâtons ! »
      19 Du désert ils allèrent à Matthana, de Matthana à Nahaliel, de Nahaliel à Bamoth,
      20 de Bamoth à la vallée qui se trouve dans le territoire de Moab, vers le sommet du Pisga, d’où l’on domine le désert.
      21 Israël envoya des messagers à Sihon, le roi des Amoréens, pour lui dire :
      22 « Laisse-moi passer par ton pays. Nous n'entrerons ni dans les champs ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l'eau des puits. Nous suivrons la route royale jusqu'à ce que nous ayons franchi ton territoire. »
      23 Sihon n'accorda pas à Israël l’autorisation de passer sur son territoire. Il rassembla tout son peuple et sortit à la rencontre d'Israël dans le désert. Il vint combattre Israël à Jahats.
      24 Israël le frappa du tranchant de l'épée et s'empara de son pays depuis la rivière de l'Arnon jusqu'au torrent du Jabbok, jusqu'à la frontière avec les Ammonites. En effet, la frontière des Ammonites était fortifiée.
      25 Israël prit toutes les villes et s'établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans toutes les villes qui en dépendaient.
      26 Hesbon était la capitale de Sihon, le roi des Amoréens. Il avait fait la guerre au précédent roi de Moab et s’était emparé de tout son pays jusqu'à l'Arnon.
      27 C'est pourquoi les poètes disent : « Venez à Hesbon ! Que la ville de Sihon soit reconstruite et fortifiée !
      28 Oui, *un feu est sorti de Hesbon, une flamme est sortie de la ville de Sihon. Elle a dévoré Ar-Moab, les habitants des hauteurs de l'Arnon.
      29 Malheur à toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Kemosh ! Il a fait de ses fils des fuyards et il a livré ses filles comme prisonnières à Sihon, le roi des Amoréens.
      30 Nous avons lancé nos flèches contre eux : de Hesbon à Dibon, tout est détruit. Nous avons étendu nos dévastations jusqu'à Nophach, jusqu'à Médeba. »
      31 Israël s'établit dans le pays des Amoréens.
      32 Moïse fit faire une reconnaissance à Jaezer, et ils prirent les villes qui en dépendaient et chassèrent les Amoréens qui s’y trouvaient.
      33 Ils changèrent ensuite de direction et montèrent par la route du Basan. Og, le roi du Basan, sortit à leur rencontre avec tout son peuple pour les combattre à Edréï.
      34 L'Eternel dit à Moïse : « N’aie pas peur de lui, car je le livre entre tes mains ainsi que tout son peuple et son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihon, le roi des Amoréens qui habitait à Hesbon. »
      35 Ils le battirent, lui, ses fils et tout son peuple, sans laisser un seul survivant, et ils s'emparèrent de son pays.

      Psaumes 60

      1 Au chef de chœur, sur la mélodie « Le lis du témoignage ». Hymne de David pour enseigner,
      2 lorsqu’il fit la guerre aux Syriens de Mésopotamie et de Tsoba et que Joab, à son retour, battit 12'000 Edomites dans la vallée du sel.
      3 O Dieu, tu nous as repoussés, dispersés, tu t’es irrité : relève-nous !
      4 Tu as ébranlé la terre, tu l’as fendue : répare ses brèches, car elle est vacillante !
      5 Tu as fait voir de dures épreuves à ton peuple, tu nous as fait boire un vin qui nous a étourdis.
      6 Tu as donné à ceux qui te craignent le signal de la fuite devant les archers. – Pause.
      7 Afin que tes bien-aimés soient délivrés, sauve-nous par ta main droite et exauce-nous !
      8 Dieu a dit dans sa sainteté : « Je triompherai, je partagerai Sichem, je mesurerai la vallée de Succoth.
      9 Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le casque de ma tête, et Juda mon sceptre.
      10 Moab est le bassin où je me lave, je jette ma sandale sur Edom. Pays des Philistins, pousse des cris contre moi ! »
      11 Qui me mènera dans la ville fortifiée ? Qui me conduira jusqu’en Edom ?
      12 N’est-ce pas toi, ô Dieu, qui nous avais repoussés et qui ne sortais plus, ô Dieu, avec nos armées ?
      13 Viens nous aider contre notre adversaire ! Le secours de l’homme n’est qu’illusion.
      14 Avec Dieu, nous ferons des exploits : c’est lui qui écrasera nos adversaires.

      Psaumes 61

      1 Au chef de chœur, sur instruments à cordes. De David.
      2 O Dieu, écoute mes cris, sois attentif à ma prière !
      3 Des extrémités de la terre, dans ma faiblesse, je crie à toi : conduis-moi sur le rocher trop élevé pour moi !
      4 Oui, tu es pour moi un refuge, une tour fortifiée, en face de l’ennemi.
      5 Je voudrais habiter éternellement dans ta tente, me réfugier sous l’abri de tes ailes. – Pause.
      6 Oui, c’est toi, ô Dieu, qui écoutes mes vœux ; tu me donnes l’héritage réservé à ceux qui craignent ton nom.
      7 Ajoute des jours à la vie du roi, que ses années se prolongent de génération en génération,
      8 qu’il siège éternellement devant Dieu ! Fais que ta bonté et ta fidélité veillent sur lui !

      Esaïe 10

      1 Malheur à ceux qui promulguent des règles injustes et à ceux qui transcrivent des décrets oppressifs
      2 pour écarter les plus faibles des tribunaux et priver les plus humbles de mon peuple de leurs droits, pour faire des veuves leur proie et dépouiller les orphelins !
      3 Que ferez-vous le jour où il interviendra, lorsque la dévastation arrivera de loin ? Vers qui fuirez-vous pour trouver de l’aide et où laisserez-vous votre gloire ?
      4 Les uns seront courbés parmi les prisonniers, les autres tomberont parmi les condamnés à mort. Mais malgré tout cela, sa colère ne se détourne pas et sa puissance est encore déployée.
      5 Malheur à l'Assyrien, bâton de ma colère ! Le gourdin dans sa main, c'est l'instrument de ma colère.
      6 Je l'ai lâché contre une nation impie, je l'ai fait marcher contre le peuple qui déclenche ma fureur, pour qu'il s’y livre au pillage et qu’il y fasse du butin, pour qu'il le piétine comme la boue des rues.
      7 Cependant, le roi d’Assyrie ne voit pas la situation de cette manière et ce n'est pas le projet que forme son cœur ; il ne pense qu'à détruire, qu'à éliminer des nations, et pas en petit nombre !
      8 En effet, il se dit : « Mes officiers ne sont-ils pas autant de rois ?
      9 Le sort de Calno n’a-t-il pas été identique à celui de Karkemish, le sort de Hamath à celui d'Arpad, le sort de Samarie à celui de Damas ?
      10 Puisque je me suis emparé des royaumes des faux dieux, alors que leurs sculptures sacrées étaient plus nombreuses qu'à Jérusalem et à Samarie,
      11 ce que j'ai fait à Samarie et à ses faux dieux, je le ferai à Jérusalem et à ses statues. »
      12 Cependant, lorsque moi, le Seigneur, j’aurai mis un terme à toute mon œuvre contre le mont Sion et contre Jérusalem, j’interviendrai contre le roi d'Assyrie à cause du fruit de son orgueil et de l’arrogance de son regard.
      13 En effet, il se dit : « C'est par la force de ma main que j'ai agi, c'est par ma sagesse, car je suis intelligent. J'ai supprimé les frontières des peuples et pillé leurs trésors. Pareil à un héros, j'ai fait descendre de leur trône ceux qui y siégeaient.
      14 J'ai fait main basse sur les richesses des peuples aussi facilement que sur un nid et j'ai ramassé toute la terre, comme on le fait pour des œufs abandonnés : il n’y a eu personne pour remuer l'aile, ouvrir le bec ou pousser un cri. »
      15 La hache se vante-t-elle aux dépens de celui qui se sert d’elle ? La scie se montre-t-elle arrogante vis-à-vis de celui qui la manie ? C’est comme si le gourdin faisait bouger celui qui le brandit, comme si le bâton soulevait celui qui n'est pas un simple morceau de bois !
      16 C’est pourquoi le Seigneur, l’Eternel, le maître de l’univers, enverra le dépérissement parmi ses robustes guerriers ; parmi ses dignitaires éclatera un incendie pareil à celui d'un feu.
      17 La lumière d'Israël deviendra un feu et son Saint sera une flamme qui brûlera et dévastera ses buissons épineux et ses ronces en un seul jour,
      18 qui fera entièrement disparaître la gloire de sa forêt et de son verger : elle ressemblera à un malade qui dépérit.
      19 On pourra compter ce qui restera des arbres de sa forêt et un enfant sera capable d’écrire leur nombre.
      20 Ce jour-là, le reste d'Israël et les rescapés de la famille de Jacob cesseront de s'appuyer sur celui qui les frappait ; ils s'appuieront vraiment sur l'Eternel, le Saint d'Israël.
      21 Un reste, le reste de Jacob, reviendra vers le Dieu puissant.
      22 *Même si ton peuple, Israël, était pareil au sable de la mer, un reste seulement reviendra. La destruction est décidée, elle déborde de justice.
      23 Et cette destruction qui a été décidée, le Seigneur, l'Eternel, le maître de l’univers, l'accomplira dans tout le pays.
      24 Cependant, voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel, le maître de l’univers : « Toi, mon peuple qui habites en Sion, n’aie pas peur de l'Assyrien ! Il te frappe à coups de bâton, il lève son gourdin contre toi comme le faisaient les Egyptiens,
      25 mais encore un peu, très peu de temps, et ma fureur contre toi prendra fin : ma colère se dirigera contre lui pour le détruire. »
      26 L'Eternel, le maître de l’univers, brandira le fouet contre lui tout comme il a frappé Madian au rocher d'Oreb, et il lèvera encore son bâton sur la mer comme il l’a fait en Egypte.
      27 Ce jour-là, le fardeau qu’il faisait peser sur toi sera retiré, la domination qu’il exerçait sera écartée ; brisée, elle laissera place à la bénédiction.
      28 Il marche sur Ajjath, traverse Migron, laisse ses bagages à Micmash.
      29 Ils passent le défilé, ils couchent à Guéba. Rama tremble, Guibea, la ville de Saül, prend la fuite.
      30 Pousse des cris d’angoisse, fille de Gallim ! Fais attention, Laïsha ! Malheur à toi, Anathoth !
      31 Madména se disperse, les habitants de Guébim cherchent un refuge.
      32 Le même jour, il fait halte à Nob et menace la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem.
      33 Voici que le Seigneur, l'Eternel, le maître de l’univers, brise les branches avec violence : les plus hauts arbres sont abattus, les plus élevés sont jetés par terre.
      34 Il taille avec le fer les buissons de la forêt et le Liban s’effondre sous les coups du Dieu puissant.
    • Nombres 21

      1

      Les Cananéens d'Arad sont livrés entre les mains d'Israël. (Nombres 21:1-3)
      Le peuple murmure, il est harcelé par les serpents venimeux ; Les Israélites se repentent, ils sont guéris par le biais du serpent d'airain. (Nombres 21:4-9)
      Les Israélites continuent leur voyage. (Nombres 21:10-20)
      Sihon et Og sont vaincus, leurs terres sont prises par Israël. (Nombres 21:21-35)

      Avant que le peuple n'ait contourné le pays d'Édom, il fut attaqué dans le désert, par le roi d'Arad, venant du sud de Canaan. Des Israélites furent faits prisonniers. Cela leur montra qu'ils devaient se confier davantage en l'Éternel !
      4 Les enfants d'Israël étaient fatigués, ils devaient en effet contourner, dans leur marche, le pays d'Édom. Ils exprimaient leur mécontentement au sujet de ce que Dieu avait fait à leur égard et commençaient à ne plus être confiants en l'avenir que ce Dernier leur avait promis. Tout les rebutait, même la manne.

      Ne dédaignons pas l'enseignement de la Parole de Dieu, sachons bien en mesurer toute la valeur. Cette Parole est le « pain de vie », un pain substantiel, Elle nourrit ceux, qui par la foi, la lisent assidûment ; la Parole mène vers la vie éternelle, certains la nomment : le « pain de lumière ».

      Nous voyons dans ce texte, le jugement que Dieu apporta contre les Israélites qui murmurèrent. Il leur envoya des serpents brûlants, dont les piqûres ou les morsures étaient mortelles. Le fait que ces serpents soient brûlants, montrait bien aux enfants d'Israël la réalité de leur péché ; le peuple se soumit, face à cette punition. L'Éternel répondit alors d'une manière merveilleuse. Les Juifs étaient bien conscients que ce n'était pas le serpent d'airain qui les guérissait des morsures brûlantes : mais en le regardant, ils tournaient en fait leur regard vers Dieu, le Seul qui soit capable de les sauver.

      On retrouve dans ce récit une image de l'évangile. Notre Sauveur a déclaré, dans Jean 3:14,15 : « et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

      Comparez ce fléau à ceux que nous subissons de nos jours : le péché mord comme un serpent, il pique comme une vipère. Dans les deux cas, le remède est le même : les Hébreux regardaient vers le serpent d'airain et ils vivaient ; en ce qui nous concerne, si nous croyons, nous de périrons pas. C'est par la foi que nous tournons le regard vers Jésus, Heb 12:2. Celui donc qui agit de la sorte est parfaitement guéri, qu'il se trouve dans un cas désespéré, ou qu'il ait des problèmes de vue, même s'il est loin de tout !

      Le Seigneur peut nous soulager des détresses et des dangers qui nous assaillent, ce qu'aucun homme ne serait jamais capable de faire ! Remarquez à quel point le venin du « Serpent ancien » est mortel : il enflamme les passions humaines, poussant les âmes à commettre le péché, dont la conséquence finale n'est que la destruction ; il en était de même pour les enfants d'Israël, qui étaient parfaitement conscients du danger qui les menaçait : les morsures de ces serpents brûlants étaient vraiment douloureuses et ne menaient elles aussi qu'à la mort ! Personne ne peut nous empêcher de regarder vers Christ, ou de nous tourner vers Son évangile. La grandeur de notre Sauveur crucifié est telle, qu'aucune chose ici-bas ne peut La surpasser ; tournons-nous sans tarder vers le Seigneur, en toute sérénité et simplicité, et crions-Lui : « sauve-nous, nous périssons » !

      Personne ne peut être indifférent à la gratuité du salut de Christ, quand on voit quel prix Il a dû payer pour nous !

      10 Nous pouvons voir dans ce texte les enfants d'Israël, qui dans leur périple, continuent vers la plaine de Moab, d'où ils pourront finalement passer en Jordanie, puis en Canaan. La fin de leur pèlerinage était proche. « Ils allèrent de l'avant ». Il serait bon que nous fassions de même : plus nous chercherons à nous « rapprocher des cieux », plus nous serons actifs pour le Seigneur.

      Les merveilleux succès que Dieu fit remporter au peuple, sont ici relatés : les actions successives sur les rivières d'Arnon, Vaheb et Supha, ainsi que d'autres lieux de victoire. À chaque étape de notre vie, ou plutôt à chaque pas, nous devrions noter ce que Dieu a fait pour nous ; ce qu'Il fit lors d'un moment particulier, ou en un endroit précis devrait être gardé à l'esprit. Dieu bénit Son peuple en lui fournissant de l'eau.

      Quand nous serons aux cieux, nous n'aurons plus besoin d'être en quête de l'eau vive. Nous la recevrons alors directement, avec joie et reconnaissance, étant ainsi au bénéfice de la douceur de la miséricorde divine. Nous pourrons puiser aux fontaines du salut, Esa 12:3.

      Christ est une image du serpent d'airain, dressé pour nous Sauver ; il en est ainsi de l'Esprit, qui nous a été donné pour notre bien et par qui des fontaines d'eaux vives s'écouleront, Jean 7:38,39. Ces fontaines abreuvent-elles nos âmes ? Dans l'affirmative, nous devrions demeurer en paix, tout en rendant gloire à Dieu. Ce Dernier a promis de donner de l'eau aux enfants d'Israël, mais Moïse dut frapper le rocher.

      On pourrait penser au premier abord, que les faveurs divines peuvent être obtenues par nos propres forces ; en fait, toute puissance ne peut venir que de Dieu en Personne !

      21 Les habitants de Sihon sortirent en force contre Israël ; ils allèrent au-delà de leur frontière, sans toutefois provoquer les Hébreux, mais en fait, ils coururent à leur perte.

      Les ennemis de l'église périssent souvent en suivant leur propre intuition. Og, roi de Basan, au lieu de rester prudent, après avoir vu la défaite de ses voisins contre Israël, fit la guerre à ce dernier, ce qui provoqua sa perte, en quelque sorte.

      Les impies font tout leur possible pour se mettre à l'abri des jugements divins, eux et leur famille ; mais en fait, toutes ces précautions sont vaines quand le jour arrive, où Dieu décide de les faire tomber.

      L'Éternel fit gagner Israël, alors que Moïse était encore parmi le peuple ; le patriarche a pu en effet ainsi voir, avant de mourir, toutes les œuvres merveilleuses de Dieu, sans toutefois assister à la fin du périple d'Israël. Ce texte ne mentionne qu'une bataille gagnée, mais ce n'était que le début de grands évènements !

      Nous devons être prêts, face aux conflits que nos ennemis pourraient nous faire subir par surprise. Ne faisons aucun pacte avec les puissances des ténèbres, ne traitons pas avec elles ; nous ne connaîtrions dans ce cas aucun répit ! Plaçons plutôt notre confiance en Dieu, obéissons à Ses commandements, nous serons alors plus que vainqueurs sur tous nos adversaires !

      Psaumes 60

      1

      David prie pour qu'Israël soit délivré de ses ennemis. (Psaumes 60:1-5)
      Il supplie Dieu de le mener à la victoire. (Psaumes 60:6-12)

      David est persuadé que le mécontentement de Dieu est la cause de toutes les épreuves subies. Et quand Dieu désire nous faire du bien, il est bon de nous rappeler toutes les épreuves par lesquelles nous sommes déjà passés. Si au temps du déplaisir de Dieu, les problèmes du peuple ont surgi, on peut imaginer à quel point la prospérité pourra commencer au moment ou Israël aura Sa faveur.

      Ces brèches et divisions que provoquent la folie et la corruption humaine, peuvent trouver remède dans la Sagesse et la Grâce de Dieu, Celui qui répand un Esprit d'Amour et de Paix, par lequel seul un royaume peut être sauvé de la ruine.

      La colère de Dieu vis-à-vis du péché est la seule cause de toute misère vécue ou à venir, collective, ou particulière à l'individu. Dans tous les cas il n'y à pas d'autre remède que celui du retour vers le Seigneur, dans la repentance, par la foi et dans la prière ; implorons Son retour !

      Christ, le Fils de David à été donné comme modèle à ceux qui craignent Dieu ; en Lui, tout à été rassemblé ; prenons courage ! En Son nom et par Sa force nous pouvons partir en guerre contre les puissances des ténèbres.

      6 Si Christ est des nôtres, toutes choses, d'une manière ou d'une autre, concourent à notre bien. L'homme né de nouveau, en Christ, peut se réjouir de toutes les promesses faites par Dieu, dans Sa sainteté. Les privilèges divins et les influences de la sanctification par l'Esprit sont de réels éléments représentatifs de la gloire céleste.

      David se réjouit de la conquête des nations avoisinantes, ennemies d'Israël. Ce dernier, à travers Dieu est plus qu'un conquérant. Bien qu'il pense quelquefois être abandonné du Seigneur, Celui-ci le mènera vers la cité céleste. La foi dans la promesse nous assure que c'est le bon plaisir de notre Père de nous réserver le Royaume : mais nous ne sommes pas encore des conquérants parfaits, ni de vrais croyants, en nous appuyant sur de vaines promesses ou en cultivant une certaine paresse.

      Espérer en Dieu est le meilleur moyen d'avoir un courage véritable, car que peuvent craindre ceux qui ont Dieu de leur côté ? Toutes nos victoires viennent de Lui et tandis que ceux qui se soumettent au grand Roi partagent Sa gloire, tous Ses ennemis seront sous Son marchepied !

      Psaumes 61

      1

      David, après ses diverses expériences vécues, recherche Dieu. (Psaumes 61:1-4)
      Il fait le vœu de servir Dieu. (Psaumes 61:5-8)

      David commence ce psaume par la prière, en versant des larmes, il le termine dans la louange. Ainsi l'âme qui se rapproche de Dieu en tire un véritable plaisir. Quel que soit l'endroit où nous sommes, nous avons la liberté de nous approcher de Dieu et nous trouvons une voie libre vers le trône de la Grâce. Et ce qui nous sépare du bien-être d'ici bas devrait nous conduire plus près de Dieu, la « fontaine du réconfort ».

      Bien que le cœur puisse être accablé, il peut s'élever vers Dieu par la prière. Je désire crier vers Toi de façon à être encouragé et soulagé. Les pleurs doivent nous conduire vers la prière et non vers une triste passivité. La puissance de Dieu ainsi que Ses promesses sont un « roc » haut élevé, bien au-dessus de nous. Ce « roc », c’est Christ !

      David a désiré reposer son âme sur la Miséricorde divine et sur ce Roc ; mais il était comme un marin sans aide, sur un navire en perdition, au pied d'un rocher impossible à gravir et exposé aux vagues. David a constaté qu'il ne pouvait monter sur ce Rocher du Salut sans y être aidé par le Seigneur.

      Ayant donc une entière confiance en Lui et aucune en nous-mêmes, prions, afin d'être fixés en pleine assurance sur Christ, notre Rocher.

      Le service de Dieu sera la tâche principale de David : tout doit concourir dans la recherche de Dieu, le Refuge et la « Tour forte ». La Grâce de Dieu sera le réconfort permanent du psalmiste.

      5 Il y a des personnes ici-bas qui craignent le nom de Dieu. Il leur est réservé un sort particulier : réconfort de l'âme et prémices de la joie future. Ceux qui craignent Dieu ont toute suffisance en Lui et ne doivent formuler aucune plainte. Nous ne devons espérer aucun meilleur héritage que celui prévu pour ceux qui éprouvent de la crainte pour Dieu : ceux qui souffrent pour des causes justes dans ce monde, qui souffrent devant Dieu, qui Le servent et marchent dans un esprit de crainte divine, chemineront avec Lui à jamais.

      Ces paroles s'appliquent à Celui dont il est dit : « et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père », Luc 1:32 et ce royaume n'aura pas de fin.

      Les promesses de Dieu et notre confiance en elles ne sont pas là pour être mises de côté mais pour nous inciter à la louange. Nous ne devons espérer de meilleure sécurité que celle donnée par la protection, la miséricorde et la vérité divine. Si nous sommes participants à cette Grâce et cette Vérité qui proviennent de Christ, nous pouvons nous adresser à Lui par la prière en toutes circonstances. L'expérience renouvelée de Sa Miséricorde et de Sa Vérité est la cause principale de la joie de Son peuple, et de notre louange !

      Esaïe 10

      1

      Les malheurs devant arriver aux oppresseurs arrogants. (Esaïe 10:1-4)
      Le roi d'Assyrie n'est qu'un « instrument » dans la main de Dieu, en vue de punir Son peuple. (Esaïe 10:5-19)
      La délivrance de l'Éternel. (Esaïe 10:20-34)

      Ces versets ne sont en fait, que la suite du chapitre précédent. Malheur aux nations puissantes qui promulguent des décrets impies ! Malheur aussi aux dirigeants qui les rédigent et les prescrivent !

      Que peuvent faire les pécheurs, chargés de leur iniquité ? Où pourront-ils s'enfuir, loin de la face de l'Éternel ?

      5 Remarquez les changements que peut opérer le péché ! Le roi d'Assyrie, dans son orgueil, était persuadé d'agir selon sa propre volonté. Les tyrans de ce monde sont en fait des « outils » utilisés par la Providence divine. Dieu désirait corriger Son peuple de son hypocrisie, Il voulait qu'il se rapproche de Lui ; était-ce le vœu de Sennachérib ? Bien sûr que non ! Il ne cherchait en fait qu'à satisfaire sa propre convoitise et son ambition. Ce roi d'Assyrie, par sa politique et sa puissance, se vantait de ses projets réalisés parmi les nations environnantes. Il ne savait pas, qu'en fait, Dieu l'avait placé sur ce trône, en lui donnant tous les sujets de sa cour. Le roi accomplit tous les actes décrits dans ce passage, sans problème, personne ne chercha à s'opposer à lui. Une fois Samarie conquise, il pensait que Jérusalem tomberait rapidement. Il était lamentable de constater que Jérusalem possédait encore des images taillées, et que sans aucun doute, elle se trouvait tout à fait semblable au monde païen environnant.

      N'en est-il pas de même pour les Chrétiens qui tentent d'imiter les personnes du monde, dans leurs vanités, au lieu de se consacrer aux choses qui les honorent vraiment, par leur piété ? Il n'y avait pas de pire défi de la part de Sennachérib, que de se vanter, ou de se rebeller contre le Créateur, Jéhovah en personne ! Quand Dieu met Son peuple à l'épreuve, c'est dans le but de lui faire constater son péché et de l'humilier, afin de lui rappeler son devoir et qu'il cesse de commettre toute iniquité.

      Quand l'affliction divine est à son comble, elle se transforme ensuite en Miséricorde. Cette atteinte contre Sion et Jérusalem pouvait réduire ces villes à néant. Dieu est en effet un feu dévorant, capable de consumer ceux qui pratiquent l'iniquité. Une telle désolation est un peu le prélude d'une ruine prochaine, et ceux qui persistent dans leur péché ne peuvent que courir vers une confusion totale.

      Qui peut se tenir devant ce Dieu et Seigneur, trois fois Saint ?

      20 Par nos afflictions, nous pouvons apprendre à ne pas placer notre confiance en la nature humaine. Seuls ceux qui s'approchent de Dieu de tout cœur, pourront bénéficier de Son appui. Dieu poussera à la débilité tout peuple qui Le provoquera, mais dans Sa Grâce, toujours dans une juste mesure.

      Le fait de voir Son peuple succomber à la crainte de ses ennemis, était contraire à l'Esprit et à la volonté divine, quelles que soient les circonstances. La colère de Dieu contre Israël, n'était que passagère. Quand cette dernière s'éloigne de nous, nous n'avons rien à craindre de la fureur des hommes.

      La Verge avec laquelle l'Éternel corrige les Siens, sera plus tard, non seulement mise de côté, mais de plus, jetée au feu. Pour encourager le peuple de Dieu, le prophète rappelle ce que ce Dernier a fait autrefois, contre ses différents ennemis. Les enfants d'Israël allaient finalement être délivrés des Assyriens. Certains pensaient qu'il s'agissait en fait d'une future délivrance du peuple juif, après leur captivité, et même, à plus longue échéance encore, du rachat des croyants, de la tyrannie du péché et de Satan. Les enfants d'Israël représentaient le « peuple élu » ; il en est ainsi de même pour les croyants, qui reçoivent l'onction de la Grâce divine, et pour le Messie, qui est « l'Oint » de Dieu.

      Nous trouvons, dans les versets Esaïe 10:28-34, une description prophétique de la marche de Sennachérib sur Jérusalem, et sa menace de détruire cette ville. Mais Dieu, en qui Ézéchias avait placé sa confiance, réduisit son armée en pièces.

      Mettons en pratique ce qui est écrit dans ce texte, sachons appliquer à notre époque, à l'église de Christ, les sujets ici mentionnés. En raison de l'onction divine de notre grand Rédempteur, le joug de l'antéchrist sera chassé loin de Son Église : si notre âme bénéficie de l'onction du Saint-Esprit, notre délivrance sera alors complète et éternelle !

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