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La Bible en 1 an - Jour 206

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La Bible en 1 an - Jour 206

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Versets relatifs

    • Juges 8

      1 Les gens d’Éfraïm disent à Gédéon : « Quand tu es parti combattre les Madianites, tu ne nous as pas appelés. Pourquoi as-tu agi de cette façon envers nous ? » Et ils se disputent violemment avec lui.
      2 Mais Gédéon leur répond : « Qu’est-ce que j’ai fait d’extraordinaire quand je me compare à vous ? Le peu que vous avez réussi à faire, est-ce que cela ne vaut pas mieux que les exploits d’Abiézer, mon clan ?
      3 C’est à vous que Dieu a livré les chefs madianites, Oreb et Zeb. Moi, je n’ai rien fait de pareil. » Quand les gens d’Éfraïm entendent cela, leur colère contre Gédéon se calme.
      4 Gédéon et ses 300 hommes arrivent au fleuve Jourdain et ils le traversent. Ils sont épuisés, mais ils continuent à poursuivre leurs ennemis.
      5 Quand ils arrivent à la ville de Soukoth, Gédéon dit aux habitants : « S’il vous plaît, donnez des galettes de pain aux hommes qui sont avec moi, car ils sont épuisés. Je poursuis les rois madianites Zéba et Salmounna. »
      6 Mais les chefs de Soukoth répondent : « Pourquoi devons-nous donner à manger à ton armée ? Est-ce que tu tiens déjà Zéba et Salmounna en ton pouvoir ? »
      7 Gédéon leur répond : « Eh bien, quand le SEIGNEUR m’aura livré Zéba et Salmounna, je vous fouetterai avec des branches d’épines et des chardons du désert. »
      8 De là, Gédéon va à Penouel et il demande la même chose aux habitants. Les gens de Penouel lui répondent comme ceux de Soukoth.
      9 Gédéon leur dit : « Quand je reviendrai après ma victoire, je détruirai la tour de votre ville. »
      10 Zéba et Salmounna sont à Carcor avec leur armée. Maintenant, elle compte seulement 15 000 hommes. C’est tout ce qui reste de toute l’armée des nomades de l’est. En effet, 120 000 soldats ont été tués.
      11 Gédéon suit la piste des nomades, à l’est de Noba et de Yogboha, et il bat l’armée qui se croyait en lieu sûr.
      12 Zéba et Salmounna fuient, mais Gédéon les poursuit. Il attrape les deux rois de Madian, Zéba et Salmounna, et il répand la peur dans toute leur armée.
      13 Quand Gédéon revient du combat, par la montée de Hérès,
      14 il prend un jeune homme de Soukoth. Il l’interroge, et celui-ci lui donne par écrit les noms des chefs et des anciens de la ville, en tout 77 hommes.
      15 Ensuite, Gédéon va trouver les gens de Soukoth et il leur dit : « L’autre jour, vous m’avez insulté en disant : “Pourquoi devons-nous donner à manger à tes soldats épuisés ? Est-ce que tu tiens déjà Zéba et Salmounna en ton pouvoir ?” Eh bien, voici Zéba et Salmounna. »
      16 Gédéon prend des branches d’épines et des chardons du désert et il frappe les habitants de Soukoth.
      17 Il détruit aussi la tour de Penouel et il tue les habitants de la ville.
      18 Puis Gédéon demande à Zéba et Salmounna : « Comment étaient les hommes que vous avez tués au mont Tabor ? » Ils répondent : « Ils étaient comme toi, chacun avait l’air d’un fils de roi. »
      19 Gédéon leur dit : « C’étaient mes frères, les fils de ma mère ! Par le SEIGNEUR vivant, si vous les aviez laissés en vie, je ne vous tuerais pas. »
      20 Ensuite, il dit à Yéter, son fils aîné : « Vas-y, tue-les ! » Mais le garçon ne tire pas son épée. Il est encore jeune et il a peur.
      21 Zéba et Salmounna disent à Gédéon : « Vas-y ! Frappe-nous toi-même ! C’est à un homme de le faire ! » Alors Gédéon tue les deux rois et il prend les ornements qui pendaient au cou de leurs chameaux.
      22 Après cela, les Israélites disent à Gédéon : « Sois notre chef, toi, puis ton fils et le fils de ton fils, parce que tu nous as délivrés du pouvoir des Madianites. »
      23 Gédéon leur dit : « Ce n’est pas moi qui serai votre chef, ni mon fils. C’est le SEIGNEUR qui sera votre chef. »
      24 Ensuite, Gédéon leur dit : « Je veux vous demander quelque chose : donnez-moi chacun un anneau pris sur vos richesses de guerre. » En effet, les Madianites portent des anneaux en or, car ce sont des hommes du désert.
      25 Ils répondent : « D’accord, nous allons te donner cela ! » Ils étendent un vêtement par terre, et chacun jette dessus un anneau pris sur ses richesses de guerre.
      26 Les anneaux d’or que Gédéon a demandés pèsent près de 20 kilos. Il reçoit aussi les ornements, les boucles d’oreilles, les magnifiques vêtements rouges que les rois de Madian portaient. Il reçoit aussi les colliers qui ornaient le cou de leurs chameaux.
      27 Avec cet or, Gédéon fait la statue d’un dieu qu’il place dans son village, à Ofra. Les Israélites viennent à cet endroit pour adorer ce dieu, et la statue devient un piège pour Gédéon et pour sa famille.
      28 Ainsi, les Madianites sont sous le pouvoir des Israélites et ils ne relèvent plus jamais la tête. Le pays connaît la paix pendant 40 ans, aussi longtemps que Gédéon vit.
      29 Yeroubaal, c’est-à-dire Gédéon, fils de Yoach, retourne habiter dans sa maison.
      30 Il a 70 fils, parce qu’il a beaucoup de femmes.
      31 Il a une femme de deuxième rang à Sichem, elle lui donne un fils. Il l’appelle Abimélek.
      32 Gédéon, fils de Yoach, meurt après une heureuse vieillesse. On l’enterre dans la tombe de Yoach, son père, à Ofra, le village du clan d’Abiézer.
      33 Après la mort de Gédéon, les Israélites adorent de nouveau les Baals, et ils prennent Baal-Berith pour dieu.
      34 Ils oublient le SEIGNEUR leur Dieu, qui les a délivrés de tous les ennemis voisins.
      35 Ils ne sont pas reconnaissants envers la famille de Gédéon, appelé aussi Yeroubaal, pour tout le bien qu’il a fait à Israël.

      Jérémie 21

      1 Voici les paroles que le SEIGNEUR a adressées à Jérémie pour le roi Sédécias. Le roi avait envoyé chez Jérémie Pachehour, fils de Malkia, et le prêtre Sefania, fils de Maasséya, pour lui dire :
      2 « Consulte donc le SEIGNEUR pour nous. En effet, Nabucodonosor, le roi de Babylone, est en guerre contre nous. Le SEIGNEUR accomplira peut-être un de ses miracles pour le faire partir loin de nous. »
      3 Alors Jérémie a dit à ces deux hommes : « Vous porterez cette réponse à Sédécias.
      4 Voici le message du SEIGNEUR, Dieu d’Israël : “Vous luttez contre le roi de Babylone et contre ses soldats qui vous attaquent. Mais je vais obliger ceux qui combattent devant les murs de défense à revenir à l’intérieur de la ville.
      5 Et je combattrai moi-même contre vous avec ma violente et terrible colère. Je vous montrerai ainsi ma force et ma grande puissance.
      6 Je frapperai tout ce qui vit dans cette ville : les êtres humains et les animaux. Ils mourront tous d’une terrible épidémie de peste.
      7 Le SEIGNEUR déclare : Après cela, je livrerai au roi de Babylone Sédécias, le roi de Juda, et ses ministres. Je lui livrerai aussi les habitants de la ville qui seront restés en vie après la peste, la guerre et la famine. Je les livrerai au pouvoir de leurs ennemis, à ceux qui veulent leur mort. Nabucodonosor les fera mourir. Il n’aura pas de bonté et il ne laissera personne en vie. Il sera sans pitié.” »
      8 Le SEIGNEUR a aussi adressé à Jérémie ces paroles pour le peuple : « Voici un message du SEIGNEUR : Je vous donne le choix entre la vie et la mort. Devant vous, il y a la route de la vie et celle de la mort.
      9 Tous ceux qui resteront à Jérusalem mourront par la guerre, la famine ou la peste. Mais ceux qui sortiront et se rendront aux Babyloniens qui vous attaquent, resteront en vie. Ils auront au moins gagné cela.
      10 Le SEIGNEUR déclare : Oui, je vais me tourner contre Jérusalem pour lui faire du mal et non du bien. Cette ville sera livrée au roi de Babylone, et celui-ci y mettra le feu. »
      11 Voici un message pour la famille royale de Juda. « Écoutez la parole du SEIGNEUR,
      12 gens de la famille de David. Voici ce qu’il dit : Dès le matin, rendez une vraie justice. Arrachez ceux qui subissent l’injustice aux mains des gens qui les écrasent. Sinon, à cause du mal que vous avez fait, ma colère jaillira comme un feu. Elle brûlera tout, et personne ne pourra l’éteindre.
      13 Le SEIGNEUR déclare : Je suis contre vous qui habitez la vallée, sur la partie plate du rocher. En effet, vous dites : “Personne ne pourra descendre nous attaquer ni entrer dans nos abris.”
      14 Le SEIGNEUR déclare : J’agirai contre vous, comme vos actes le méritent. Je mettrai le feu à la Forêt de cèdre, et il dévorera tout ce qui l’entoure. »

      Actes 12

      1 À ce moment-là, le roi Hérode Agrippa Ier se met à faire du mal à certains membres de l’Église.
      2 Il fait tuer par des soldats Jacques, le frère de Jean.
      3 Il voit que cela plaît aux Juifs, alors il fait aussi arrêter Pierre. C’est au moment de la fête des Pains sans levain.
      4 Hérode fait donc arrêter Pierre et le met en prison. Il commande à quatre groupes de quatre soldats de le garder. Il veut le faire juger devant le peuple après la fête de la Pâque.
      5 Les soldats gardent Pierre dans la prison, mais les membres de l’Église prient sans cesse Dieu pour lui.
      6 Hérode est sur le point de faire juger Pierre devant le peuple. La nuit avant le jugement, Pierre est en train de dormir entre deux soldats. Il est attaché avec deux chaînes, et des gardiens sont devant la porte pour le surveiller.
      7 Tout à coup, l’ange du Seigneur est là, une lumière brille dans la cellule de la prison. L’ange réveille Pierre en lui touchant le côté. Il lui dit : « Lève-toi vite ! » Alors les chaînes tombent de ses mains.
      8 L’ange lui dit : « Mets ta ceinture et attache tes sandales. » Pierre obéit. L’ange lui dit : « Mets ton vêtement de dessus et suis-moi. »
      9 Pierre sort de la cellule et le suit. Il pense que tout cela n’est pas réel, il croit rêver.
      10 Pierre et l’ange passent devant le premier groupe de soldats, puis devant le deuxième groupe. Ils arrivent à une porte en fer qui donne sur la ville. La porte s’ouvre toute seule devant eux et ils sortent. Ils vont au bout de la rue, et tout à coup, l’ange quitte Pierre.
      11 Alors Pierre se rend compte de ce qui est arrivé et il dit : « Maintenant, je vois bien que c’est vrai : le Seigneur a envoyé son ange et il m’a délivré du pouvoir d’Hérode. Il m’a protégé aussi de tout le mal que le peuple juif voulait me faire. »
      12 Quand Pierre comprend cela, il va à la maison de Marie, la mère de Jean, celui qu’on appelle aussi Marc. Là, beaucoup de croyants sont réunis et ils prient.
      13 Pierre frappe à la porte d’entrée. Une servante, appelée Rhodè, vient répondre.
      14 Elle reconnaît la voix de Pierre et elle est tellement contente qu’elle ne pense pas à ouvrir la porte. Elle court annoncer aux autres : « Pierre est là, devant la porte ! »
      15 Les autres lui disent : « Tu es folle ! » Mais elle insiste : « Il est là, c’est vrai ! » Ils lui disent : « Alors, c’est son double ! »
      16 Pierre continue à frapper. Enfin, ils ouvrent la porte, ils voient Pierre et sont très étonnés.
      17 De la main, Pierre leur fait signe de se taire. Il leur raconte comment le Seigneur l’a fait sortir de prison. Il leur dit encore : « Annoncez cela à Jacques et aux autres chrétiens. » Puis il sort et s’en va ailleurs.
      18 Quand il fait jour, il y a une grande agitation parmi les soldats, ils se demandent ce que Pierre est devenu.
      19 Hérode le fait chercher partout, mais on ne le trouve pas. Alors il interroge les soldats qui le gardaient, et il commande de les faire mourir. Ensuite, Hérode quitte la Judée, il va à Césarée où il reste un certain temps.
      20 Hérode est très en colère contre les habitants de Tyr et de Sidon. Eux se mettent d’accord pour aller le voir. Pour cela, ils paient Blastus, le gardien de la chambre du roi, et ils vont demander à Hérode de faire la paix. En effet, la nourriture de Tyr et de Sidon vient du pays d’Hérode.
      21 On choisit un jour. Ce jour-là, Hérode met son vêtement de roi, il prend place sur son siège et fait un discours au peuple.
      22 Les gens répondent en criant : « Ce n’est pas un homme qui parle, c’est un dieu ! »
      23 Mais au même moment, un ange du Seigneur frappe Hérode parce que le roi a voulu pour lui-même la gloire qui appartient à Dieu. Il est mangé par les vers et il meurt.
      24 La parole de Dieu est de plus en plus connue.
      25 Barnabas et Saul ont fini leur mission au service des croyants de Jérusalem. Ils repartent et emmènent avec eux Jean, appelé aussi Marc.
    • Juges 8

      1 וַיֹּאמְר֨וּ אֵלָ֜יו אִ֣ישׁ אֶפְרַ֗יִם מָֽה־הַדָּבָ֤ר הַזֶּה֙ עָשִׂ֣יתָ לָּ֔נוּ לְבִלְתִּי֙ קְרֹ֣אות לָ֔נוּ כִּ֥י הָלַ֖כְתָּ לְהִלָּחֵ֣ם בְּמִדְיָ֑ן וַיְרִיב֥וּן אִתּ֖וֹ בְּחָזְקָֽה׃
      2 וַיֹּ֣אמֶר אֲלֵיהֶ֔ם מֶה־עָשִׂ֥יתִי עַתָּ֖ה כָּכֶ֑ם הֲל֗וֹא ט֛וֹב עֹלְל֥וֹת אֶפְרַ֖יִם מִבְצִ֥יר אֲבִיעֶֽזֶר׃
      3 בְּיֶדְכֶם֩ נָתַ֨ן אֱלֹהִ֜ים אֶת־שָׂרֵ֤י מִדְיָן֙ אֶת־עֹרֵ֣ב וְאֶת־זְאֵ֔ב וּמַה־יָּכֹ֖לְתִּי עֲשׂ֣וֹת כָּכֶ֑ם אָ֗ז רָפְתָ֤ה רוּחָם֙ מֵֽעָלָ֔יו בְּדַבְּר֖וֹ הַדָּבָ֥ר הַזֶּֽה׃
      4 וַיָּבֹ֥א גִדְע֖וֹן הַיַּרְדֵּ֑נָה עֹבֵ֣ר ה֗וּא וּשְׁלֹשׁ־מֵא֤וֹת הָאִישׁ֙ אֲשֶׁ֣ר אִתּ֔וֹ עֲיֵפִ֖ים וְרֹדְפִֽים׃
      5 וַיֹּ֙אמֶר֙ לְאַנְשֵׁ֣י סֻכּ֔וֹת תְּנוּ־נָא֙ כִּכְּר֣וֹת לֶ֔חֶם לָעָ֖ם אֲשֶׁ֣ר בְּרַגְלָ֑י כִּי־עֲיֵפִ֣ים הֵ֔ם וְאָנֹכִ֗י רֹדֵ֛ף אַחֲרֵ֛י זֶ֥בַח וְצַלְמֻנָּ֖ע מַלְכֵ֥י מִדְיָֽן׃
      6 וַיֹּ֙אמֶר֙ שָׂרֵ֣י סֻכּ֔וֹת הֲ֠כַף זֶ֧בַח וְצַלְמֻנָּ֛ע עַתָּ֖ה בְּיָדֶ֑ךָ כִּֽי־נִתֵּ֥ן לִֽצְבָאֲךָ֖ לָֽחֶם׃
      7 וַיֹּ֣אמֶר גִּדְע֔וֹן לָכֵ֗ן בְּתֵ֧ת יְהוָ֛ה אֶת־זֶ֥בַח וְאֶת־צַלְמֻנָּ֖ע בְּיָדִ֑י וְדַשְׁתִּי֙ אֶת־בְּשַׂרְכֶ֔ם אֶת־קוֹצֵ֥י הַמִּדְבָּ֖ר וְאֶת־הַֽבַּרְקֳנִֽים׃
      8 וַיַּ֤עַל מִשָּׁם֙ פְּנוּאֵ֔ל וַיְדַבֵּ֥ר אֲלֵיהֶ֖ם כָּזֹ֑את וַיַּעֲנ֤וּ אוֹתוֹ֙ אַנְשֵׁ֣י פְנוּאֵ֔ל כַּאֲשֶׁ֥ר עָנ֖וּ אַנְשֵׁ֥י סֻכּֽוֹת׃
      9 וַיֹּ֛אמֶר גַּם־לְאַנְשֵׁ֥י פְנוּאֵ֖ל לֵאמֹ֑ר בְּשׁוּבִ֣י בְשָׁל֔וֹם אֶתֹּ֖ץ אֶת־הַמִּגְדָּ֥ל הַזֶּֽה׃
      10 וְזֶ֨בַח וְצַלְמֻנָּ֜ע בַּקַּרְקֹ֗ר וּמַחֲנֵיהֶ֤ם עִמָּם֙ כַּחֲמֵ֤שֶׁת עָשָׂר֙ אֶ֔לֶף כֹּ֚ל הַנּ֣וֹתָרִ֔ים מִכֹּ֖ל מַחֲנֵ֣ה בְנֵי־קֶ֑דֶם וְהַנֹּ֣פְלִ֔ים מֵאָ֨ה וְעֶשְׂרִ֥ים אֶ֛לֶף אִ֖ישׁ שֹׁ֥לֵֽף חָֽרֶב׃
      11 וַיַּ֣עַל גִּדְע֗וֹן דֶּ֚רֶךְ הַשְּׁכוּנֵ֣י בָֽאֳהָלִ֔ים מִקֶּ֥דֶם לְנֹ֖בַח וְיָגְבֳּהָ֑ה וַיַּךְ֙ אֶת־הַֽמַּחֲנֶ֔ה וְהַֽמַּחֲנֶ֖ה הָ֥יָה בֶֽטַח׃
      12 וַיָּנ֗וּסוּ זֶ֚בַח וְצַלְמֻנָּ֔ע וַיִּרְדֹּ֖ף אַחֲרֵיהֶ֑ם וַיִּלְכֹּ֞ד אֶת־שְׁנֵ֣י ׀ מַלְכֵ֣י מִדְיָ֗ן אֶת־זֶ֙בַח֙ וְאֶת־צַלְמֻנָּ֔ע וְכָל־הַֽמַּחֲנֶ֖ה הֶחֱרִֽיד׃
      13 וַיָּ֛שָׁב גִּדְע֥וֹן בֶּן־יוֹאָ֖שׁ מִן־הַמִּלְחָמָ֑ה מִֽלְמַעֲלֵ֖ה הֶחָֽרֶס׃
      14 וַיִּלְכָּד־נַ֛עַר מֵאַנְשֵׁ֥י סֻכּ֖וֹת וַיִּשְׁאָלֵ֑הוּ וַיִּכְתֹּ֨ב אֵלָ֜יו אֶת־שָׂרֵ֤י סֻכּוֹת֙ וְאֶת־זְקֵנֶ֔יהָ שִׁבְעִ֥ים וְשִׁבְעָ֖ה אִֽישׁ׃
      15 וַיָּבֹא֙ אֶל־אַנְשֵׁ֣י סֻכּ֔וֹת וַיֹּ֕אמֶר הִנֵּ֖ה זֶ֣בַח וְצַלְמֻנָּ֑ע אֲשֶׁר֩ חֵרַפְתֶּ֨ם אוֹתִ֜י לֵאמֹ֗ר הֲ֠כַף זֶ֣בַח וְצַלְמֻנָּ֤ע עַתָּה֙ בְּיָדֶ֔ךָ כִּ֥י נִתֵּ֛ן לַאֲנָשֶׁ֥יךָ הַיְּעֵפִ֖ים לָֽחֶם׃
      16 וַיִּקַּח֙ אֶת־זִקְנֵ֣י הָעִ֔יר וְאֶת־קוֹצֵ֥י הַמִּדְבָּ֖ר וְאֶת־הַֽבַּרְקֳנִ֑ים וַיֹּ֣דַע בָּהֶ֔ם אֵ֖ת אַנְשֵׁ֥י סֻכּֽוֹת׃
      17 וְאֶת־מִגְדַּ֥ל פְּנוּאֵ֖ל נָתָ֑ץ וַֽיַּהֲרֹ֖ג אֶת־אַנְשֵׁ֥י הָעִֽיר׃
      18 וַיֹּ֗אמֶר אֶל־זֶ֙בַח֙ וְאֶל־צַלְמֻנָּ֔ע אֵיפֹה֙ הָאֲנָשִׁ֔ים אֲשֶׁ֥ר הֲרַגְתֶּ֖ם בְּתָב֑וֹר וַֽיֹּאמרוּ֙ כָּמ֣וֹךָ כְמוֹהֶ֔ם אֶחָ֕ד כְּתֹ֖אַר בְּנֵ֥י הַמֶּֽלֶךְ׃
      19 וַיֹּאמַ֕ר אַחַ֥י בְּנֵֽי־אִמִּ֖י הֵ֑ם חַי־יְהוָ֗ה ל֚וּ הַחֲיִתֶ֣ם אוֹתָ֔ם לֹ֥א הָרַ֖גְתִּי אֶתְכֶֽם׃
      20 וַיֹּ֙אמֶר֙ לְיֶ֣תֶר בְּכוֹר֔וֹ ק֖וּם הֲרֹ֣ג אוֹתָ֑ם וְלֹא־שָׁלַ֨ף הַנַּ֤עַר חַרְבּוֹ֙ כִּ֣י יָרֵ֔א כִּ֥י עוֹדֶ֖נּוּ נָֽעַר׃
      21 וַיֹּ֜אמֶר זֶ֣בַח וְצַלְמֻנָּ֗ע ק֤וּם אַתָּה֙ וּפְגַע־בָּ֔נוּ כִּ֥י כָאִ֖ישׁ גְּבוּרָת֑וֹ וַיָּ֣קָם גִּדְע֗וֹן וַֽיַּהֲרֹג֙ אֶת־זֶ֣בַח וְאֶת־צַלְמֻנָּ֔ע וַיִּקַּח֙ אֶת־הַשַּׂ֣הֲרֹנִ֔ים אֲשֶׁ֖ר בְּצַוְּארֵ֥י גְמַלֵּיהֶֽם׃
      22 וַיֹּאמְר֤וּ אִֽישׁ־יִשְׂרָאֵל֙ אֶל־גִּדְע֔וֹן מְשָׁל־בָּ֙נוּ֙ גַּם־אַתָּ֔ה גַּם־בִּנְךָ֖ גַּ֣ם בֶּן־בְּנֶ֑ךָ כִּ֥י הוֹשַׁעְתָּ֖נוּ מִיַּ֥ד מִדְיָֽן׃
      23 וַיֹּ֤אמֶר אֲלֵהֶם֙ גִּדְע֔וֹן לֹֽא־אֶמְשֹׁ֤ל אֲנִי֙ בָּכֶ֔ם וְלֹֽא־יִמְשֹׁ֥ל בְּנִ֖י בָּכֶ֑ם יְהוָ֖ה יִמְשֹׁ֥ל בָּכֶֽם׃
      24 וַיֹּ֨אמֶר אֲלֵהֶ֜ם גִּדְע֗וֹן אֶשְׁאֲלָ֤ה מִכֶּם֙ שְׁאֵלָ֔ה וּתְנוּ־לִ֕י אִ֖ישׁ נֶ֣זֶם שְׁלָל֑וֹ כִּֽי־נִזְמֵ֤י זָהָב֙ לָהֶ֔ם כִּ֥י יִשְׁמְעֵאלִ֖ים הֵֽם׃
      25 וַיֹּאמְר֖וּ נָת֣וֹן נִתֵּ֑ן וַֽיִּפְרְשׂוּ֙ אֶת־הַשִּׂמְלָ֔ה וַיַּשְׁלִ֣יכוּ שָׁ֔מָּה אִ֖ישׁ נֶ֥זֶם שְׁלָלֽוֹ׃
      26 וַיְהִ֗י מִשְׁקַ֞ל נִזְמֵ֤י הַזָּהָב֙ אֲשֶׁ֣ר שָׁאָ֔ל אֶ֥לֶף וּשְׁבַע־מֵא֖וֹת זָהָ֑ב לְ֠בַד מִן־הַשַּׂהֲרֹנִ֨ים וְהַנְּטִפ֜וֹת וּבִגְדֵ֣י הָאַרְגָּמָ֗ן שֶׁעַל֙ מַלְכֵ֣י מִדְיָ֔ן וּלְבַד֙ מִן־הָ֣עֲנָק֔וֹת אֲשֶׁ֖ר בְּצַוְּארֵ֥י גְמַלֵּיהֶֽם׃
      27 וַיַּעַשׂ֩ אוֹת֨וֹ גִדְע֜וֹן לְאֵפ֗וֹד וַיַּצֵּ֨ג אוֹת֤וֹ בְעִירוֹ֙ בְּעָפְרָ֔ה וַיִּזְנ֧וּ כָֽל־יִשְׂרָאֵ֛ל אַחֲרָ֖יו שָׁ֑ם וַיְהִ֛י לְגִדְע֥וֹן וּלְבֵית֖וֹ לְמוֹקֵֽשׁ׃
      28 וַיִּכָּנַ֣ע מִדְיָ֗ן לִפְנֵי֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וְלֹ֥א יָסְפ֖וּ לָשֵׂ֣את רֹאשָׁ֑ם וַתִּשְׁקֹ֥ט הָאָ֛רֶץ אַרְבָּעִ֥ים שָׁנָ֖ה בִּימֵ֥י גִדְעֽוֹן׃
      29 וַיֵּ֛לֶךְ יְרֻבַּ֥עַל בֶּן־יוֹאָ֖שׁ וַיֵּ֥שֶׁב בְּבֵיתֽוֹ׃
      30 וּלְגִדְע֗וֹן הָיוּ֙ שִׁבְעִ֣ים בָּנִ֔ים יֹצְאֵ֖י יְרֵכ֑וֹ כִּֽי־נָשִׁ֥ים רַבּ֖וֹת הָ֥יוּ לֽוֹ׃
      31 וּפִֽילַגְשׁוֹ֙ אֲשֶׁ֣ר בִּשְׁכֶ֔ם יָֽלְדָה־לּ֥וֹ גַם־הִ֖יא בֵּ֑ן וַיָּ֥שֶׂם אֶת־שְׁמ֖וֹ אֲבִימֶֽלֶךְ׃
      32 וַיָּ֛מָת גִּדְע֥וֹן בֶּן־יוֹאָ֖שׁ בְּשֵׂיבָ֣ה טוֹבָ֑ה וַיִּקָּבֵ֗ר בְּקֶ֙בֶר֙ יוֹאָ֣שׁ אָבִ֔יו בְּעָפְרָ֖ה אֲבִ֥י הָֽעֶזְרִֽי׃
      33 וַיְהִ֗י כַּֽאֲשֶׁר֙ מֵ֣ת גִּדְע֔וֹן וַיָּשׁ֙וּבוּ֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וַיִּזְנ֖וּ אַחֲרֵ֣י הַבְּעָלִ֑ים וַיָּשִׂ֧ימוּ לָהֶ֛ם בַּ֥עַל בְּרִ֖ית לֵאלֹהִֽים׃
      34 וְלֹ֤א זָֽכְרוּ֙ בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל אֶת־יְהוָ֖ה אֱלֹהֵיהֶ֑ם הַמַּצִּ֥יל אוֹתָ֛ם מִיַּ֥ד כָּל־אֹיְבֵיהֶ֖ם מִסָּבִֽיב׃
      35 וְלֹֽא־עָשׂ֣וּ חֶ֔סֶד עִם־בֵּ֥ית יְרֻבַּ֖עַל גִּדְע֑וֹן כְּכָל־הַטּוֹבָ֔ה אֲשֶׁ֥ר עָשָׂ֖ה עִם־יִשְׂרָאֵֽל׃

      Jérémie 21

      1 הַדָּבָ֛ר אֲשֶׁר־הָיָ֥ה אֶֽל־יִרְמְיָ֖הוּ מֵאֵ֣ת יְהוָ֑ה בִּשְׁלֹ֨חַ אֵלָ֜יו הַמֶּ֣לֶךְ צִדְקִיָּ֗הוּ אֶת־פַּשְׁחוּר֙ בֶּן־מַלְכִּיָּ֔ה וְאֶת־צְפַנְיָ֧ה בֶן־מַעֲשֵׂיָ֛ה הַכֹּהֵ֖ן לֵאמֹֽר׃
      2 דְּרָשׁ־נָ֤א בַעֲדֵ֙נוּ֙ אֶת־יְהוָ֔ה כִּ֛י נְבוּכַדְרֶאצַּ֥ר מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֖ל נִלְחָ֣ם עָלֵ֑ינוּ אוּלַי֩ יַעֲשֶׂ֨ה יְהוָ֤ה אוֹתָ֙נוּ֙ כְּכָל־נִפְלְאֹתָ֔יו וְיַעֲלֶ֖ה מֵעָלֵֽינוּ׃
      3 וַיֹּ֥אמֶר יִרְמְיָ֖הוּ אֲלֵיהֶ֑ם כֹּ֥ה תֹאמְרֻ֖ן אֶל־צִדְקִיָּֽהוּ׃
      4 כֹּֽה־אָמַ֨ר יְהוָ֜ה אֱלֹהֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל הִנְנִ֣י מֵסֵב֮ אֶת־כְּלֵ֣י הַמִּלְחָמָה֮ אֲשֶׁ֣ר בְּיֶדְכֶם֒ אֲשֶׁ֨ר אַתֶּ֜ם נִלְחָמִ֣ים בָּ֗ם אֶת־מֶ֤לֶךְ בָּבֶל֙ וְאֶת־הַכַּשְׂדִּ֔ים הַצָּרִ֣ים עֲלֵיכֶ֔ם מִח֖וּץ לַֽחוֹמָ֑ה וְאָסַפְתִּ֣י אוֹתָ֔ם אֶל־תּ֖וֹךְ הָעִ֥יר הַזֹּֽאת׃
      5 וְנִלְחַמְתִּ֤י אֲנִי֙ אִתְּכֶ֔ם בְּיָ֥ד נְטוּיָ֖ה וּבִזְר֣וֹעַ חֲזָקָ֑ה וּבְאַ֥ף וּבְחֵמָ֖ה וּבְקֶ֥צֶף גָּדֽוֹל׃
      6 וְהִכֵּיתִ֗י אֶת־יֽוֹשְׁבֵי֙ הָעִ֣יר הַזֹּ֔את וְאֶת־הָאָדָ֖ם וְאֶת־הַבְּהֵמָ֑ה בְּדֶ֥בֶר גָּד֖וֹל יָמֻֽתוּ׃
      7 וְאַחֲרֵי־כֵ֣ן נְאֻם־יְהוָ֡ה אֶתֵּ֣ן אֶת־צִדְקִיָּ֣הוּ מֶֽלֶךְ־יְהוּדָ֣ה וְאֶת־עֲבָדָ֣יו ׀ וְאֶת־הָעָ֡ם וְאֶת־הַנִּשְׁאָרִים֩ בָּעִ֨יר הַזֹּ֜את מִן־הַדֶּ֣בֶר ׀ מִן־הַחֶ֣רֶב וּמִן־הָרָעָ֗ב בְּיַד֙ נְבוּכַדְרֶאצַּ֣ר מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֔ל וּבְיַד֙ אֹֽיְבֵיהֶ֔ם וּבְיַ֖ד מְבַקְשֵׁ֣י נַפְשָׁ֑ם וְהִכָּ֣ם לְפִי־חֶ֔רֶב לֹֽא־יָח֣וּס עֲלֵיהֶ֔ם וְלֹ֥א יַחְמֹ֖ל וְלֹ֥א יְרַחֵֽם׃
      8 וְאֶל־הָעָ֤ם הַזֶּה֙ תֹּאמַ֔ר כֹּ֖ה אָמַ֣ר יְהוָ֑ה הִנְנִ֤י נֹתֵן֙ לִפְנֵיכֶ֔ם אֶת־דֶּ֥רֶךְ הַחַיִּ֖ים וְאֶת־דֶּ֥רֶךְ הַמָּֽוֶת׃
      9 הַיֹּשֵׁב֙ בָּעִ֣יר הַזֹּ֔את יָמ֕וּת בַּחֶ֖רֶב וּבָרָעָ֣ב וּבַדָּ֑בֶר וְהַיּוֹצֵא֩ וְנָפַ֨ל עַל־הַכַּשְׂדִּ֜ים הַצָּרִ֤ים עֲלֵיכֶם֙ *יחיה **וְחָיָ֔ה וְהָֽיְתָה־לּ֥וֹ נַפְשׁ֖וֹ לְשָׁלָֽל׃
      10 כִּ֣י שַׂ֣מְתִּי פָ֠נַי בָּעִ֨יר הַזֹּ֧את לְרָעָ֛ה וְלֹ֥א לְטוֹבָ֖ה נְאֻם־יְהוָ֑ה בְּיַד־מֶ֤לֶךְ בָּבֶל֙ תִּנָּתֵ֔ן וּשְׂרָפָ֖הּ בָּאֵֽשׁ׃
      11 וּלְבֵית֙ מֶ֣לֶךְ יְהוּדָ֔ה שִׁמְע֖וּ דְּבַר־יְהוָֽה׃
      12 בֵּ֣ית דָּוִ֗ד כֹּ֚ה אָמַ֣ר יְהוָ֔ה דִּ֤ינוּ לַבֹּ֙קֶר֙ מִשְׁפָּ֔ט וְהַצִּ֥ילוּ גָז֖וּל מִיַּ֣ד עוֹשֵׁ֑ק פֶּן־תֵּצֵ֨א כָאֵ֜שׁ חֲמָתִ֗י וּבָעֲרָה֙ וְאֵ֣ין מְכַבֶּ֔ה מִפְּנֵ֖י רֹ֥עַ *מעלליהם **מַעַלְלֵיכֶֽם׃
      13 הִנְנִ֨י אֵלַ֜יִךְ יֹשֶׁ֧בֶת הָעֵ֛מֶק צ֥וּר הַמִּישֹׁ֖ר נְאֻם־יְהוָ֑ה הָאֹֽמְרִים֙ מִֽי־יֵחַ֣ת עָלֵ֔ינוּ וּמִ֥י יָב֖וֹא בִּמְעוֹנוֹתֵֽינוּ׃
      14 וּפָקַדְתִּ֧י עֲלֵיכֶ֛ם כִּפְרִ֥י מַעַלְלֵיכֶ֖ם נְאֻם־יְהוָ֑ה וְהִצַּ֤תִּי אֵשׁ֙ בְּיַעְרָ֔הּ וְאָכְלָ֖ה כָּל־סְבִיבֶֽיהָ׃

      Actes 12

      1 Κατ’ ἐκεῖνον δὲ τὸν καιρὸν ἐπέβαλεν Ἡρῴδης ὁ βασιλεὺς τὰς χεῖρας κακῶσαί τινας τῶν ἀπὸ τῆς ἐκκλησίας.
      2 ἀνεῖλεν δὲ Ἰάκωβον τὸν ἀδελφὸν Ἰωάννου μαχαίρῃ.
      3 ἰδὼν δὲ ὅτι ἀρεστόν ἐστιν τοῖς Ἰουδαίοις προσέθετο συλλαβεῖν καὶ Πέτρον (ἦσαν δὲ ἡμέραι τῶν ἀζύμων),
      4 ὃν καὶ πιάσας ἔθετο εἰς φυλακήν, παραδοὺς τέσσαρσιν τετραδίοις στρατιωτῶν φυλάσσειν αὐτόν, βουλόμενος μετὰ τὸ πάσχα ἀναγαγεῖν αὐτὸν τῷ λαῷ.
      5 ὁ μὲν οὖν Πέτρος ἐτηρεῖτο ἐν τῇ φυλακῇ· προσευχὴ δὲ ἦν ἐκτενῶς γινομένη ὑπὸ τῆς ἐκκλησίας πρὸς τὸν θεὸν περὶ αὐτοῦ.
      6 Ὅτε δὲ ἤμελλεν προαγαγεῖν αὐτὸν ὁ Ἡρῴδης, τῇ νυκτὶ ἐκείνῃ ἦν ὁ Πέτρος κοιμώμενος μεταξὺ δύο στρατιωτῶν δεδεμένος ἁλύσεσιν δυσίν, φύλακές τε πρὸ τῆς θύρας ἐτήρουν τὴν φυλακήν.
      7 καὶ ἰδοὺ ἄγγελος κυρίου ἐπέστη, καὶ φῶς ἔλαμψεν ἐν τῷ οἰκήματι· πατάξας δὲ τὴν πλευρὰν τοῦ Πέτρου ἤγειρεν αὐτὸν λέγων· Ἀνάστα ἐν τάχει· καὶ ἐξέπεσαν αὐτοῦ αἱ ἁλύσεις ἐκ τῶν χειρῶν.
      8 εἶπεν δὲ ὁ ἄγγελος πρὸς αὐτόν· Ζῶσαι καὶ ὑπόδησαι τὰ σανδάλιά σου· ἐποίησεν δὲ οὕτως. καὶ λέγει αὐτῷ· Περιβαλοῦ τὸ ἱμάτιόν σου καὶ ἀκολούθει μοι.
      9 καὶ ἐξελθὼν ἠκολούθει, καὶ οὐκ ᾔδει ὅτι ἀληθές ἐστιν τὸ γινόμενον διὰ τοῦ ἀγγέλου, ἐδόκει δὲ ὅραμα βλέπειν.
      10 διελθόντες δὲ πρώτην φυλακὴν καὶ δευτέραν ἦλθαν ἐπὶ τὴν πύλην τὴν σιδηρᾶν τὴν φέρουσαν εἰς τὴν πόλιν, ἥτις αὐτομάτη ἠνοίγη αὐτοῖς, καὶ ἐξελθόντες προῆλθον ῥύμην μίαν, καὶ εὐθέως ἀπέστη ὁ ἄγγελος ἀπ’ αὐτοῦ.
      11 καὶ ὁ Πέτρος ἐν ἑαυτῷ γενόμενος εἶπεν· Νῦν οἶδα ἀληθῶς ὅτι ἐξαπέστειλεν ὁ κύριος τὸν ἄγγελον αὐτοῦ καὶ ἐξείλατό με ἐκ χειρὸς Ἡρῴδου καὶ πάσης τῆς προσδοκίας τοῦ λαοῦ τῶν Ἰουδαίων.
      12 Συνιδών τε ἦλθεν ἐπὶ τὴν οἰκίαν τῆς Μαρίας τῆς μητρὸς Ἰωάννου τοῦ ἐπικαλουμένου Μάρκου, οὗ ἦσαν ἱκανοὶ συνηθροισμένοι καὶ προσευχόμενοι.
      13 κρούσαντος δὲ αὐτοῦ τὴν θύραν τοῦ πυλῶνος προσῆλθε παιδίσκη ὑπακοῦσαι ὀνόματι Ῥόδη,
      14 καὶ ἐπιγνοῦσα τὴν φωνὴν τοῦ Πέτρου ἀπὸ τῆς χαρᾶς οὐκ ἤνοιξεν τὸν πυλῶνα, εἰσδραμοῦσα δὲ ἀπήγγειλεν ἑστάναι τὸν Πέτρον πρὸ τοῦ πυλῶνος.
      15 οἱ δὲ πρὸς αὐτὴν εἶπαν· Μαίνῃ. ἡ δὲ διϊσχυρίζετο οὕτως ἔχειν. οἱ δὲ ἔλεγον· Ὁ ἄγγελός ἐστιν αὐτοῦ.
      16 ὁ δὲ Πέτρος ἐπέμενεν κρούων· ἀνοίξαντες δὲ εἶδαν αὐτὸν καὶ ἐξέστησαν.
      17 κατασείσας δὲ αὐτοῖς τῇ χειρὶ σιγᾶν διηγήσατο αὐτοῖς πῶς ὁ κύριος αὐτὸν ἐξήγαγεν ἐκ τῆς φυλακῆς, εἶπέν τε· Ἀπαγγείλατε Ἰακώβῳ καὶ τοῖς ἀδελφοῖς ταῦτα. καὶ ἐξελθὼν ἐπορεύθη εἰς ἕτερον τόπον.
      18 Γενομένης δὲ ἡμέρας ἦν τάραχος οὐκ ὀλίγος ἐν τοῖς στρατιώταις, τί ἄρα ὁ Πέτρος ἐγένετο.
      19 Ἡρῴδης δὲ ἐπιζητήσας αὐτὸν καὶ μὴ εὑρὼν ἀνακρίνας τοὺς φύλακας ἐκέλευσεν ἀπαχθῆναι, καὶ κατελθὼν ἀπὸ τῆς Ἰουδαίας εἰς Καισάρειαν διέτριβεν.
      20 Ἦν δὲ θυμομαχῶν Τυρίοις καὶ Σιδωνίοις· ὁμοθυμαδὸν δὲ παρῆσαν πρὸς αὐτόν, καὶ πείσαντες Βλάστον τὸν ἐπὶ τοῦ κοιτῶνος τοῦ βασιλέως ᾐτοῦντο εἰρήνην διὰ τὸ τρέφεσθαι αὐτῶν τὴν χώραν ἀπὸ τῆς βασιλικῆς.
      21 τακτῇ δὲ ἡμέρᾳ ὁ Ἡρῴδης ἐνδυσάμενος ἐσθῆτα βασιλικὴν καὶ καθίσας ἐπὶ τοῦ βήματος ἐδημηγόρει πρὸς αὐτούς·
      22 ὁ δὲ δῆμος ἐπεφώνει· Θεοῦ φωνὴ καὶ οὐκ ἀνθρώπου.
      23 παραχρῆμα δὲ ἐπάταξεν αὐτὸν ἄγγελος κυρίου ἀνθ’ ὧν οὐκ ἔδωκεν τὴν δόξαν τῷ θεῷ, καὶ γενόμενος σκωληκόβρωτος ἐξέψυξεν.
      24 Ὁ δὲ λόγος τοῦ θεοῦ ηὔξανεν καὶ ἐπληθύνετο.
      25 Βαρναβᾶς δὲ καὶ Σαῦλος ὑπέστρεψαν, εἰς Ἰερουσαλὴμ πληρώσαντες τὴν διακονίαν, συμπαραλαβόντες Ἰωάννην τὸν ἐπικληθέντα Μᾶρκον.
    • Juges 8

      1 Les hommes d'Ephraïm dirent à Gédéon : « Que signifie cette manière d'agir envers nous ? Pourquoi ne pas nous avoir appelés, quand tu es allé combattre Madian ? » Ils s’en prirent violemment à lui.
      2 Gédéon leur répondit : « Qu'ai-je fait en comparaison de vous ? Le peu qu’a pu grappiller Ephraïm ne vaut-il pas mieux que tout ce qu’a pu récolter la famille d’Abiézer ?
      3 C'est entre vos mains que Dieu a livré Oreb et Zeeb, les chefs de Madian. Qu'ai-je donc pu faire en comparaison de vous ? » Lorsqu'il eut dit cela, leur colère contre lui s'apaisa.
      4 Gédéon arriva au Jourdain et le passa, ainsi que les 300 hommes qui étaient avec lui. Bien que fatigués, ils étaient toujours à la poursuite des Madianites.
      5 Gédéon dit aux habitants de Succoth : « Donnez, je vous en prie, quelques pains aux hommes qui m'accompagnent, car ils sont fatigués et je suis à la poursuite de Zébach et de Tsalmunna, les rois de Madian. »
      6 Les chefs de Succoth répondirent : « Zébach et Tsalmunna sont-ils déjà en ton pouvoir, pour que nous donnions du pain à ton armée ? »
      7 Gédéon répliqua : « Eh bien ! lorsque l'Eternel aura livré entre mes mains Zébach et Tsalmunna, je déchirerai votre chair avec des épines du désert et avec des chardons. »
      8 De là il monta à Penuel et il fit la même demande aux habitants de Penuel. Ils lui répondirent comme ceux de Succoth,
      9 et il leur dit aussi : « Quand je reviendrai en paix, je démolirai cette tour. »
      10 Zébach et Tsalmunna se trouvaient à Karkor avec leur armée d’environ 15'000 hommes, les seuls survivants de toute l'armée des nomades de l'est ; 120'000 hommes aptes au combat avaient été tués.
      11 Gédéon monta par le chemin qu’empruntent les nomades, à l'est de Nobach et de Jogbeha, et il battit l'armée qui se croyait en sécurité.
      12 Zébach et Tsalmunna prirent la fuite et Gédéon les poursuivit. Il s'empara des deux rois de Madian, Zébach et Tsalmunna, et il mit en déroute toute l'armée.
      13 Gédéon, fils de Joas, revint de la bataille par la montée de Hérès.
      14 Il captura un jeune homme, habitant de Succoth, qu'il interrogea et qui lui mit par écrit le nom des chefs et des anciens de Succoth. Cela représentait 77 hommes.
      15 Puis il alla trouver les habitants de Succoth et leur dit : « Voici Zébach et Tsalmunna, au sujet desquels vous m'avez insulté en disant : ‘Zébach et Tsalmunna sont-ils déjà en ton pouvoir, pour que nous donnions du pain à tes hommes fatigués ?’ »
      16 Il s’empara des anciens de la ville et punit les habitants de Succoth avec des épines du désert et avec des chardons.
      17 Il démolit aussi la tour de Penuel et tua les habitants de la ville.
      18 Gédéon demanda à Zébach et à Tsalmunna : « Comment étaient les hommes que vous avez tués au mont Thabor ? » Ils répondirent : « Ils te ressemblaient. Chacun avait l'air d'un fils de roi. »
      19 Il dit : « C'étaient mes frères, les fils de ma mère. L'Eternel est vivant ! Si vous les aviez laissés vivre, je ne vous tuerais pas. »
      20 Et il ordonna à Jéther, son fils aîné : « Lève-toi, tue-les ! » Mais le jeune garçon ne dégaina pas son épée, parce qu'il avait peur. En effet, c’était encore un enfant.
      21 Zébach et Tsalmunna dirent : « Lève-toi toi-même et tue-nous, car c’est à un homme fort de le faire. » Gédéon se leva alors et tua Zébach et Tsalmunna. Il prit ensuite les ornements en forme de croissant qui étaient au cou de leurs chameaux.
      22 Les Israélites dirent à Gédéon : « Domine sur nous, toi, puis ton fils et tes descendants, car tu nous as délivrés de l’oppression de Madian. »
      23 Gédéon leur dit : « Je ne dominerai pas sur vous, et mes descendants non plus. C'est l'Eternel qui dominera sur vous. »
      24 Gédéon ajouta : « J'ai une demande à vous faire : donnez-moi chacun les anneaux de votre butin. » – Les ennemis avaient des anneaux d'or, car c’étaient des Ismaélites. –
      25 Ils répondirent : « Nous te les donnerons volontiers », et ils étendirent par terre un manteau, sur lequel chacun jeta les anneaux pris dans son butin.
      26 Le poids des anneaux d'or que demanda Gédéon fut de près de 20 kilos, et ce sans compter les ornements en forme de croissant, les boucles d'oreilles et les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian, ni les colliers qui étaient au cou de leurs chameaux.
      27 Gédéon en fit un éphod qu’il plaça dans sa ville, à Ophra. Il y devint l'objet des prostitutions de tout Israël et il fut un piège pour Gédéon et pour sa famille.
      28 Les Madianites furent humiliés devant les Israélites et ne relevèrent plus la tête. Le pays fut en paix pendant 40 ans, c’est-à-dire durant la vie de Gédéon.
      29 Jerubbaal, fils de Joas, retourna habiter dans sa maison.
      30 Gédéon eut 70 fils, tous issus de lui, car il eut plusieurs femmes.
      31 Sa concubine, qui résidait à Sichem, lui donna aussi un fils, qu’on appela Abimélec.
      32 Gédéon, fils de Joas, mourut après une heureuse vieillesse. Il fut enterré dans le tombeau de son père Joas, à Ophra, village de la famille d'Abiézer.
      33 Après la mort de Gédéon, les Israélites recommencèrent à se prostituer aux Baals, et ils prirent pour dieu Baal-Berith.
      34 Les Israélites ne se souvinrent pas de l'Eternel, leur Dieu, qui les avait délivrés de tous les ennemis qui les entouraient.
      35 Ils ne manifestèrent pas non plus d'attachement à la famille de Jerubbaal, c’est-à-dire Gédéon, après tout le bien qu'il avait fait à Israël.

      Jérémie 21

      1 Voici la parole qui fut adressée à Jérémie par l'Eternel lorsque le roi Sédécias lui envoya Pashhur, fils de Malkija, et le prêtre Sophonie, fils de Maaséja, pour lui dire :
      2 « Consulte, je t’en prie, l’Eternel pour nous, car Nebucadnetsar, le roi de Babylone, nous fait la guerre. Peut-être l'Eternel nous accordera-t-il un de ses miracles pour qu'il s'éloigne de nous. »
      3 Jérémie leur répondit : « Vous direz à Sédécias :
      4 ‘Voici ce que dit l’Eternel, le Dieu d'Israël : Je vais retourner contre vous les armes qui sont dans vos mains et avec lesquelles vous combattez, à l’extérieur des murailles, le roi de Babylone et les Babyloniens qui vous assiègent, je les rassemblerai contre le centre de cette ville.
      5 Ce sera moi-même qui vous combattrai, par la puissance de ma main et la force de mon bras, avec colère, fureur et une grande indignation.
      6 Je tuerai les habitants de cette ville, hommes et bêtes. Ils mourront d'une peste terrible.’
      7 Après cela, déclare l'Eternel, je livrerai Sédécias, roi de Juda, ses serviteurs, le peuple et ceux qui auront survécu dans cette ville à la peste, à l'épée et à la famine, je les livrerai entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, entre les mains de leurs ennemis et de ceux qui en veulent à leur vie. Nebucadnetsar les tuera avec l'épée. Il ne les épargnera pas, il n'aura aucune pitié, aucune compassion.
      8 » Tu diras à ce peuple : ‘Voici ce que dit l’Eternel : Je vous donne le choix entre le chemin de la vie et celui de la mort.
      9 Celui qui restera dans cette ville mourra par l'épée, par la famine ou par la peste, mais celui qui en sortira pour se rendre aux Babyloniens qui vous assiègent aura la vie sauve, sa vie sera sa part de butin.’
      10 En effet, je me tourne contre cette ville pour lui faire du mal et non du bien, déclare l'Eternel. Elle sera livrée entre les mains du roi de Babylone, qui y mettra le feu.
      11 » Famille du roi de Juda, écoutez la parole de l'Eternel !
      12 Famille de David, voici ce que dit l’Eternel : Rendez la justice dès le matin et délivrez celui qui est maltraité de son exploiteur, sinon ma colère éclatera comme un feu et s'enflammera sans qu'on puisse l'éteindre à cause de la méchanceté de vos agissements.
      13 » Oui, je m’en prends à toi, à toi qui habites au-dessus de la vallée, sur le rocher qui domine la plaine, déclare l'Eternel. Je vous en veux, à vous qui dites : ‘Qui nous attaquera ? Qui entrera dans nos habitations ?’
      14 J’interviendrai contre vous en fonction de vos agissements, déclare l'Eternel. Je mettrai le feu à votre forêt et il dévorera tout ce qu’il y a autour. »

      Actes 12

      1 A cette époque-là, le roi Hérode se mit à maltraiter des membres de l'Eglise,
      2 et il fit mourir par l'épée Jacques, le frère de Jean.
      3 Quand il vit que cela plaisait aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. – C'était pendant la fête des pains sans levain. –
      4 Après l'avoir fait arrêter et jeter en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune ; il avait l'intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
      5 Pierre était donc gardé dans la prison et l'Eglise adressait d'ardentes prières à Dieu pour lui.
      6 La nuit qui précédait le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, attaché avec deux chaînes, dormait entre deux soldats ; des sentinelles postées devant la porte gardaient la prison.
      7 Soudain, un ange du Seigneur survint et une lumière resplendit dans la cellule. L'ange réveilla Pierre en le frappant au côté et lui dit : « Lève-toi vite ! » Les chaînes tombèrent de ses mains.
      8 Puis l'ange lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales. » C’est ce qu’il fit. L'ange lui dit encore : « Mets ton manteau et suis-moi. »
      9 Pierre sortit et le suivit, sans savoir que ce que l'ange faisait était réel : il croyait avoir une vision.
      10 Ils passèrent la première garde, puis la seconde, et ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville. La porte s'ouvrit d'elle-même devant eux ; ils sortirent et s'avancèrent dans une rue. Aussitôt l'ange quitta Pierre.
      11 Revenu à lui-même, Pierre dit : « Maintenant, je sais vraiment que le Seigneur a envoyé son ange et qu'il m'a délivré du pouvoir d'Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait. »
      12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, la mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.
      13 Il frappa à la porte d'entrée et une servante appelée Rhode s'approcha pour écouter.
      14 Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa joie, au lieu d'ouvrir, elle courut annoncer que Pierre se tenait devant la porte.
      15 Ils lui dirent : « Tu es folle », mais elle soutenait que c'était bien vrai. Ils dirent alors : « C'est son ange. »
      16 Cependant Pierre continuait à frapper. Ils ouvrirent et furent stupéfaits de le voir.
      17 De la main, il leur fit signe de se taire et il [leur] raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison. Il ajouta : « Annoncez-le à Jacques et aux frères et sœurs. » Puis il sortit et s'en alla dans un autre endroit.
      18 Quand il fit jour, il y eut une grande agitation parmi les soldats : qu’était donc devenu Pierre ?
      19 Hérode le fit rechercher, mais on ne le trouva pas. Il interrogea les gardes et donna l'ordre de les faire exécuter. Ensuite il quitta la Judée et descendit à Césarée pour y séjourner.
      20 Hérode était en conflit avec les Tyriens et les Sidoniens. Mais ils vinrent le trouver d'un commun accord et, après avoir gagné Blastus, le responsable de sa chambre, ils demandèrent la paix parce que leur région dépendait de celle du roi pour son ravitaillement.
      21 Le jour fixé, Hérode, habillé de sa tenue royale, était assis sur son trône et leur adressait publiquement un discours.
      22 Le peuple s'écria : « C'est la voix d'un dieu et non d'un être humain ! »
      23 Un ange du Seigneur le frappa immédiatement parce qu'il n'avait pas donné gloire à Dieu. Il mourut rongé par des vers.
      24 Quant à la parole de Dieu, elle se propageait de plus en plus.
      25 Une fois leur mission à Jérusalem accomplie, Barnabas et Saul repartirent, emmenant avec eux Jean, surnommé Marc.
    • Juges 8

      1

      Gédéon apaise les hommes d'Éphraïm. (Juges 8:1-3)
      Succoth et Penuel refusent d'aider Gédéon. (Juges 8:4-12)
      La punition de Succoth et Penuel. (Juges 8:13-17)
      Gédéon venge ses frères. (Juges 8:18-21)
      Gédéon décline l'offre de gouverner le pays, mais se livre à l'idolâtrie. (Juges 8:22-28)
      La mort de Gédéon, l'ingratitude d'Israël. (Juges 8:29-35)

      Ceux qui sont oisifs ou qui ne risquent rien pour la cause divine, sont souvent les premiers à se quereller avec ceux qui manifestent du zèle pour le Seigneur. On peut voir aussi, que les personnes qui reculent devant chaque difficulté rencontrée, se mettent facilement en colère en ne voyant aucune issue à leurs problèmes.

      Gédéon se tenant devant Succoth et Penuel, était un grand exemple d'abnégation : il démontrait que l'envie est bannie par l'humilité. Les hommes d'Éphraïm donnaient libre cours à leurs passions : ils avaient une certaine liberté de langage, ce qui pouvait se traduire par un complexe d'infériorité. Ils n'avaient en fait aucune défense valable à présenter à Gédéon, face aux réprimandes sévères de ce dernier.

      4 Les hommes de Gédéon étaient fatigués, à force de poursuivre les rois de Madian : fatigués par ce qu'ils avaient déjà accompli mais aussi impatients de voir leurs ennemis enfin tomber. Il en est souvent de même pour les véritables enfants de Dieu qui éprouvent une certaine lassitude à poursuivre le combat contre l'ennemi. Le monde est loin de soupçonner la persévérance qu'ils doivent déployer et les luttes dans lesquelles ils sont engagés, et ce, malgré la nature pécheresse de leur cœur, malgré le « vieil homme » toujours présent.

      Gédéon compta résolument sur la force divine, avec la même foi qu'il avait au début du combat, condition essentielle au triomphe final de son armée !

      13 Les serviteurs de Dieu, zélés, rencontrent davantage d'opposition de la part des mauvais conseillers qui les entourent, que de leurs ennemis directs : ces serviteurs ne doivent pas craindre en effet les réactions de ceux qui sont « Israélites », mais plutôt celles des « Médianites » de cœur.

      Ceux qui servent le Seigneur doivent poursuivre les ennemis de leur âme et de la cause divine, et être convaincus qu'ils doivent sans cesse faire face à différents conflits et épreuves de tous genres. Dans ces combats, ils devront être capables de persévérer. Moins ils seront aidés par les hommes, dans tous les obstacles auxquels ils seront confrontés, plus le Seigneur les soutiendra.

      Gédéon avait préalablement averti les anciens de Madian : l'heure de la juste punition avait maintenant sonné. Beaucoup de personnes sont remises dans le droit chemin, grâce au Seigneur, par le biais d'afflictions, qui sont de vraies « épines » : C'est le seul moyen de leur apprendre à obéir !

      18 Les rois de Madian ne devaient pas être sous-estimés : même s'ils plaidèrent « coupables de meurtre », Gédéon agit en tant que « vengeur du sang », étant de même parenté que ceux qui avaient été tués. Ces Madianites devaient penser que « l'affaire » était oubliée, vu le temps passé ; en fait, les meurtres restent rarement impunis ici-bas. Les péchés que les hommes ont oubliés depuis longtemps, restent toujours « comptabilisés » par Dieu. Nous pouvons voir d'après ce texte, quelle piètre consolation d'apaisement et de souffrance, quelle échappatoire il est possible de trouver dans le suicide, avec de surcroît, la disgrâce des témoins de cet acte !

      Beaucoup de personnes ont peur de l'avenir, en particulier sur leur devenir au Jugement dernier.

      22 Gédéon refusa l'offre qu'on lui fit, de gouverner les enfants d'Israël. Aucun homme de bien ne peut en fait se réjouir réellement des honneurs qu'on peut lui rendre : il sait que son sort n'appartient qu'à Dieu seul. Gédéon désirait faire un mémorial de cette victoire : un éphod, fabriqué avec l'or du butin. Cet éphod avait, comme l'usage le voulait, des téraphims associés ; Gédéon attendait de recevoir un oracle de ces derniers.

      Beaucoup de personnes sont hélas, menées dans de fausses voies, suite aux faux-pas d'un homme qui dit être pieux. Cet éphod fut un véritable piège pour Gédéon, menant sa famille à la ruine.

      Plus les hommes sont attirés de bonne heure par les belles choses, (ce qui se traduit par une certaine convoitise, voire de l'orgueil, sentiments hélas naturels), plus ils sont atteints en final par la honte !

      29 Après la mort de Gédéon, le peuple d'Israël, qui adorait jusqu'à présent fidèlement l'Éternel, se prostitua sans limites, auprès des idoles : les Hébreux adorèrent les Baals, ne témoignant aucune gratitude envers la famille de Gédéon.

      Il ne faut pas s'étonner de voir ceux qui oublient Dieu, faire de même avec leurs amis ! Étant bien conscients de notre propre ingratitude envers le Seigneur, (et c'est d'ailleurs le cas, hélas, pour nombre de personnes), nous devrions apprendre à être patients dans les circonstances qui nous entourent : suivons le divin exemple, ne nions pas le mal mais faisons en sorte qu'il soit vaincu par le bien.

      Jérémie 21

      1

      La seule façon de voir la délivrance était de capituler devant les Babyloniens. (Jérémie 21:1-10)
      La méchanceté du roi, sa cour. (Jérémie 21:11-14)

      Quand le siège de la ville commença, Sédécias envoya demander à Jérémie, ses impressions et ses intentions. En période de détresse et de danger, les hommes se dirigent souvent vers ceux qui peuvent les conseiller et prier pour eux, alors qu'auparavant, ils les dédaignaient et s'opposaient à eux; en fait, les Juifs cherchaient seulement à être délivrés de ce terrible châtiment. Quand de telles personnes hautaines, continuent de la sorte à désobéir, dédaignant leurs privilèges, le Seigneur dresse leurs ennemis contre eux.

      Du fait que le roi et sa suite recommandèrent instamment aux princes de ne pas capituler, le peuple fut exhorté à faire de même.

      Aucun pécheur sur terre n'est laissé sans un Refuge, Christ, pour peu qu'il désire vraiment en bénéficier ; en fait le chemin de la vie passe par l'humilité, il exige de l'abnégation, et expose les hommes à toutes sortes de difficultés !

      11 La méchanceté du roi et de sa famille était arrivée à son paroxysme, à cause de leur mauvaise attitude avec David. Ils furent exhortés à réagir immédiatement, en toute justice, de peur que la colère de l'Éternel ne s'enflamme.

      Si Dieu est avec nous, qui peut être contre nous ? Par contre, s'Il s'oppose à nous, qui pourrait alors nous venir en aide ?

      Actes 12

      1

      Le martyre de Jacques, et l'emprisonnement de Pierre. (Actes 12:1-5)
      Pierre est délivré de la prison par un ange. (Actes 12:6-11)
      Pierre s'en va. La colère d'Hérode. (Actes 12:12-19)
      La mort d'Hérode. (Actes 12:20-25)

      Jacques était un des fils de Zébédée, auquel Christ a dit qu'il devait boire « la coupe » que Lui-même devait prendre, et être baptisé du même « baptême » que le Sien, Matthieu 20:23. Ces paroles de Christ fortifiaient maintenant l’apôtre.

      Si nous souffrons avec Christ, nous régnerons avec Lui. Hérode emprisonna Pierre : le chemin de la persécution, comme tout péché, est celui de la déchéance ; quand les hommes empruntent cette voie, ils ne peuvent pas s'arrêter facilement. Ils deviennent alors une proie facile pour Satan et ne cherchent qu’à plaire aux hommes.

      Jacques termina ainsi sa « course » ici-bas... Cependant Pierre, destiné à d'autres services pour le Seigneur, restait en sécurité, malgré sa mauvaise situation apparente, en prison.

      Nous qui vivons dans une génération incrédule et perverse, nous avons de la peine à nous imaginer la sincérité et le sérieux des saints hommes, à cette époque. Si le Seigneur devait confronter actuellement l'église à une persécution aussi marquée que celle du temps d'Hérode, les fidèles de Christ apprendraient ce qu'est une prière fervente, une prière qui émane de l'âme...

      6 Une conscience paisible, une espérance vivante, et les diverses consolations du Saint-Esprit, aident à rester calme devant la perspective de la mort. Dieu aide souvent les Siens quand ils sont parvenus à leur dernière extrémité.

      Pierre avait l’assurance que le Seigneur voulait que cette épreuve se termine par Sa glorification. Ceux qui sont délivrés d'un emprisonnement spirituel doivent suivre leur Libérateur, comme les Israélites, quand ils « sortirent » de leur esclavage en Égypte. Ils ne savaient pas exactement où ils devaient se rendre, mais ils savaient Qui ils suivaient.

      Lorsque Dieu désire apporter le salut à Son peuple, toutes les difficultés que ce dernier rencontre sont aplanies ; même les portes de fer s'ouvrent d'elles-mêmes, comme dans ce texte. Cette délivrance de Pierre représente notre rédemption en Christ, qui non seulement proclame la liberté aux captifs, mais les fait sortir de leur prison spirituelle. Dès que l’apôtre revint à lui, après sa libération miraculeuse, il prit conscience de l’importance de cet acte divin. Il doit en être de même pour ceux qui sont délivrés de leur esclavage spirituel : ils ne sont pas en premier lieu, informés que Dieu a agi en eux ; beaucoup possèdent la Vérité et la Grâce, mais en désirent des manifestations évidentes. Quand le Consolateur viendra, l’Esprit, que le Père leur enverra, leur fera connaître tôt ou tard le changement béni qui a été opéré en eux !

      12 La Providence divine diffère parfois l’accomplissement de Son œuvre, devant notre réticence à affronter l’ennemi, étant toutefois résolue d'exécuter et d'achever ce qu'elle a commencé.

      Nous voyons dans ce texte, ces chrétiens, continuant à prier avec ferveur pour Pierre. C'est ainsi que l’on doit toujours prier, sans faiblir. Aussi longtemps que nous conservons l'espoir de toucher la Miséricorde divine, nous devons persévérer dans ce sens. Parfois, hélas, alors que nous souhaitons toujours l’exaucement de nos prières, notre foi chancelle...

      L’enseignement de l’évangile, au sujet du renoncement à nous-même et de nos souffrances acceptées pour Christ, ne chasse pas complètement notre tendance naturelle qui consiste à nous occuper de notre propre sécurité par les moyens légitimes de ce monde. Au temps de la persécution, tous les croyants se réfugient en Dieu ; ce Refuge, dans l’épreuve, est parfois si intime que le monde ne peut pas le découvrir. Les auteurs des différentes persécutions chrétiennes sont directement exposés à la colère divine, qui «plane au-dessus des têtes » de tous ceux qui s'engagent dans de telles voies odieuses. La rage des persécuteurs se manifeste souvent dans les voies qu’ils empruntent...

      20 Beaucoup de monarques païens demandèrent et reçurent au cours du temps, des honneurs venant du ciel, mais en ce qui concerne Hérode, absolument impie, bien que connaissant la Parole du Dieu vivant, il était impensable qu’il soit honoré de la faveur divine ; le croire était une pure folie de sa part...

      Lorsque des hommes, tels qu'Hérode, sont enflés d’orgueil et de vanité, ils deviennent rapidement « mûrs » pour l’accomplissement de la vengeance céleste. Dieu est vraiment jaloux de Son propre honneur, Il tirera Sa gloire de ceux par lesquels Il a été blasphémé.

      Remarquons au passage la nature vile de notre corps ; il porte la semence de sa propre corruption, (le péché) par laquelle il sera détruit lors de la mort, selon la Volonté divine.

      Remarquons également dans ce texte, la sagesse des peuples de Tyr et Sidon : sachons revenir aux pieds du Seigneur quand nous L’avons offensé. Nous dépendons de Lui pour notre vie et tout ce qui nous concerne ; il est alors certain qu'il convient de nous humilier devant Lui : Il est le Médiateur attitré auprès du Père, toujours prêt à nous traiter en ami, afin que nous puissions être réconciliés avec Dieu, et nous épargner de Sa colère.

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