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La Bible en 1 an - Jour 221

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 221

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Versets relatifs

    • Ruth 2

      1 Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz.
      2 Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit : Va, ma fille.
      3 Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec.
      4 Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Ils lui répondirent : Que l'Éternel te bénisse !
      5 Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : A qui est cette jeune femme ?
      6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit : C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.
      7 Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison.
      8 Boaz dit à Ruth : Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.
      9 Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.
      10 Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ?
      11 Boaz lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.
      12 Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier !
      13 Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.
      14 Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste.
      15 Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,
      16 et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.
      17 Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.
      18 Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna.
      19 Sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi ! Et Ruth fit connaître à sa belle mère chez qui elle avait travaillé : L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz.
      20 Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.
      21 Ruth la Moabite ajouta : Il m'a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson.
      22 Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ.
      23 Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Sédécias, fils de Josias, régna à la place de Jeconia, fils de Jojakim, et fut établi roi dans le pays de Juda par Nebucadnetsar, roi de Babylone.
      2 Ni lui, ni ses serviteurs, ni le peuple du pays, n'écoutèrent les paroles que l'Éternel prononça par Jérémie, le prophète.
      3 Le roi Sédécias envoya Jucal, fils de Schélémia, et Sophonie, fils de Maaséja, le sacrificateur, vers Jérémie, le prophète, pour lui dire : Intercède en notre faveur auprès de l'Éternel, notre Dieu.
      4 Or Jérémie allait et venait parmi le peuple ; on ne l'avait pas encore mis en prison.
      5 L'armée de Pharaon était sortie d'Égypte ; et les Chaldéens, qui assiégeaient Jérusalem, ayant appris cette nouvelle, s'étaient retirés de Jérusalem.
      6 Alors la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie, le prophète, en ces mots :
      7 Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Vous direz au roi de Juda, qui vous a envoyés vers moi pour me consulter : Voici, l'armée de Pharaon, qui était en marche pour vous secourir, retourne dans son pays, en Égypte ;
      8 et les Chaldéens reviendront, ils attaqueront cette ville, ils la prendront, et la brûleront par le feu.
      9 Ainsi parle l'Éternel : Ne vous faites pas d'illusion, en disant : Les Chaldéens s'en iront loin de nous ! Car ils ne s'en iront pas.
      10 Et même quand vous battriez toute l'armée des Chaldéens qui vous font la guerre, quand il ne resterait d'eux que des hommes blessés, ils se relèveraient chacun dans sa tente, et brûleraient cette ville par le feu.
      11 Pendant que l'armée des Chaldéens s'était éloignée de Jérusalem, à cause de l'armée de Pharaon,
      12 Jérémie voulut sortir de Jérusalem, pour aller dans le pays de Benjamin et s'échapper du milieu du peuple.
      13 Lorsqu'il fut à la porte de Benjamin, le commandant de la garde, nommé Jireija, fils de Schélémia, fils de Hanania, se trouvait là, et il saisit Jérémie, le prophète, en disant : Tu passes aux Chaldéens !
      14 Jérémie répondit : C'est faux ! je ne passe pas aux Chaldéens. Mais Jireija ne l'écouta point ; il arrêta Jérémie, et le conduisit devant les chefs.
      15 Les chefs, irrités contre Jérémie, le frappèrent, et le mirent en prison dans la maison de Jonathan, le secrétaire ; car ils en avaient fait une prison.
      16 Ce fut ainsi que Jérémie entra dans la prison et dans les cachots, où il resta longtemps.
      17 Le roi Sédécias l'envoya chercher, et l'interrogea secrètement dans sa maison. Il dit : Y a-t-il une parole de la part de l'Éternel ? Jérémie répondit : Oui. Et il ajouta : Tu seras livré entre les mains du roi de Babylone.
      18 Jérémie dit encore au roi Sédécias : En quoi ai-je péché contre toi, contre tes serviteurs, et contre ce peuple, pour que vous m'ayez mis en prison ?
      19 Et où sont vos prophètes qui vous prophétisaient, en disant : Le roi de Babylone ne viendra pas contre vous, ni contre ce pays ?
      20 Maintenant, écoute, je te prie, ô roi, mon seigneur, et que mes supplications soient favorablement reçues devant toi ! Ne me renvoie pas dans la maison de Jonathan, le secrétaire, de peur que je n'y meure !
      21 Le roi Sédécias ordonna qu'on gardât Jérémie dans la cour de la prison, et qu'on lui donnât chaque jour un pain de la rue des boulangers, jusqu'à ce que tout le pain de la ville fût consommé. Ainsi Jérémie demeura dans la cour de la prison.

      Actes 27

      1 Lorsqu'il fut décidé que nous nous embarquerions pour l'Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centenier de la cohorte Auguste, nommé Julius.
      2 Nous montâmes sur un navire d'Adramytte, qui devait côtoyer l'Asie, et nous partîmes, ayant avec nous Aristarque, Macédonien de Thessalonique.
      3 Le jour suivant, nous abordâmes à Sidon ; et Julius, qui traitait Paul avec bienveillance, lui permit d'aller chez ses amis et de recevoir leurs soins.
      4 Partis de là, nous longeâmes l'île de Chypre, parce que les vents étaient contraires.
      5 Après avoir traversé la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous arrivâmes à Myra en Lycie.
      6 Et là, le centenier, ayant trouvé un navire d'Alexandrie qui allait en Italie, nous y fit monter.
      7 Pendant plusieurs jours nous naviguâmes lentement, et ce ne fut pas sans difficulté que nous atteignîmes la hauteur de Cnide, où le vent ne nous permit pas d'aborder. Nous passâmes au-dessous de l'île de Crète, du côté de Salmone.
      8 Nous la côtoyâmes avec peine, et nous arrivâmes à un lieu nommé Beaux Ports, près duquel était la ville de Lasée.
      9 Un temps assez long s'était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée.
      10 C'est pourquoi Paul avertit les autres, en disant : O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes.
      11 Le centenier écouta le pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul.
      12 Et comme le port n'était pas bon pour hiverner, la plupart furent d'avis de le quitter pour tâcher d'atteindre Phénix, port de Crète qui regarde le sud-ouest et le nord-ouest, afin d'y passer l'hiver.
      13 Un léger vent du sud vint à souffler, et, se croyant maîtres de leur dessein, ils levèrent l'ancre et côtoyèrent de près l'île de Crète.
      14 Mais bientôt un vent impétueux, qu'on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l'île.
      15 Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive.
      16 Nous passâmes au-dessous d'une petite île nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe ;
      17 après l'avoir hissée, on se servit des moyens de secours pour ceindre le navire, et, dans la crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les voiles. C'est ainsi qu'on se laissa emporter par le vent.
      18 Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain on jeta la cargaison à la mer,
      19 et le troisième jour nous y lançâmes de nos propres mains les agrès du navire.
      20 Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver.
      21 On n'avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d'eux, leur dit : O hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crète, afin d'éviter ce péril et ce dommage.
      22 Maintenant je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra, et il n'y aura de perte que celle du navire.
      23 Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit,
      24 et m'a dit : Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi.
      25 C'est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j'ai cette confiance en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit.
      26 Mais nous devons échouer sur une île.
      27 La quatorzième nuit, tandis que nous étions ballottés sur l'Adriatique, les matelots, vers le milieu de la nuit, soupçonnèrent qu'on approchait de quelque terre.
      28 Ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses ; un peu plus loin, ils la jetèrent de nouveau, et trouvèrent quinze brasses.
      29 Dans la crainte de heurter contre des écueils, ils jetèrent quatre ancres de la poupe, et attendirent le jour avec impatience.
      30 Mais, comme les matelots cherchaient à s'échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue,
      31 Paul dit au centenier et aux soldats : Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés.
      32 Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe, et la laissèrent tomber.
      33 Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant : C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous persistez à vous abstenir de manger.
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveux de la tête d'aucun de vous.
      35 Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger.
      36 Et tous, reprenant courage, mangèrent aussi.
      37 Nous étions, dans le navire, deux cent soixante-seize personnes en tout.
      38 Quand ils eurent mangé suffisamment, ils allégèrent le navire en jetant le blé à la mer.
      39 Lorsque le jour fut venu, ils ne reconnurent point la terre ; mais, ayant aperçu un golfe avec une plage, ils résolurent d'y pousser le navire, s'ils le pouvaient.
      40 Ils délièrent les ancres pour les laisser aller dans la mer, et ils relâchèrent en même temps les attaches des gouvernails ; puis ils mirent au vent la voile d'artimon, et se dirigèrent vers le rivage.
      41 Mais ils rencontrèrent une langue de terre, où ils firent échouer le navire ; et la proue, s'étant engagée, resta immobile, tandis que la poupe se brisait par la violence des vagues.
      42 Les soldats furent d'avis de tuer les prisonniers, de peur que quelqu'un d'eux ne s'échappât à la nage.
      43 Mais le centenier, qui voulait sauver Paul, les empêcha d'exécuter ce dessein. Il ordonna à ceux qui savaient nager de se jeter les premiers dans l'eau pour gagner la terre,
      44 et aux autres de se mettre sur des planches ou sur des débris du navire. Et ainsi tous parvinrent à terre sains et saufs.
    • Ruth 2

      1 Noémi a un parent dans la famille d’Élimélek, son mari. C’est un riche notable. Il s’appelle Booz.
      2 Un jour, Ruth la Moabite dit à Noémi : « Laisse-moi aller dans les champs. Je ramasserai les épis derrière quelqu’un qui sera bon envers moi en me permettant de le faire. » Noémi répond : « Vas-y, ma fille. »
      3 Ruth part et elle va dans un champ, pour ramasser les épis derrière ceux qui récoltent. Par chance, le champ où elle va est celui de Booz, de la famille d’Élimélek.
      4 Un peu plus tard, Booz arrive de Bethléem. Il salue les ouvriers : « Que le SEIGNEUR soit avec vous ! » Les ouvriers répondent : « Que le SEIGNEUR te bénisse ! »
      5 Booz demande au chef des ouvriers : « Qui est cette jeune femme ? »
      6 Le chef répond : « C’est une jeune Moabite. Elle est revenue du pays de Moab avec Noémi.
      7 Elle m’a dit : “Permets-moi de ramasser les épis que les ouvriers laissent tomber des gerbes.” Elle est venue ce matin et jusqu’à maintenant, elle ne s’est presque pas reposée. »
      8 Alors Booz dit à Ruth : « Écoute, ma fille, ne va pas ramasser les épis dans un autre champ. Reste ici et travaille avec mes servantes.
      9 Regarde bien les endroits où les hommes récoltent et suis les femmes qui ramassent les épis. J’ai commandé à mes serviteurs de te laisser tranquille. Si tu as soif, va boire de l’eau dans les récipients que mes serviteurs ont remplis. »
      10 Ruth s’incline jusqu’à terre devant Booz. Puis elle lui dit : « Tu me regardes avec bonté et tu t’intéresses à moi qui suis une étrangère. Comment est-ce possible ? »
      11 Booz répond : « J’ai appris tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari. Tu as laissé ton père, ta mère, ton pays. Et tu es venue vivre au milieu d’un peuple que tu ne connaissais pas avant.
      12 Que le SEIGNEUR te récompense pour tout cela ! Tu es venue te mettre sous la protection du SEIGNEUR, Dieu d’Israël. Qu’il te récompense largement ! »
      13 Ruth répond à Booz : « Maître, tu es vraiment bon pour moi. Tu m’encourages en me parlant avec bonté. Et pourtant, je ne suis même pas comme l’une de tes servantes. »
      14 Au moment du repas, Booz dit à Ruth : « Viens manger avec nous. Prends un morceau de pain et trempe-le dans la sauce. » Ruth s’assoit à côté des ouvriers. Booz lui tend des épis grillés. Elle en mange autant qu’elle veut et il lui en reste.
      15 Puis Ruth se lève pour aller de nouveau ramasser des épis. Ensuite, Booz donne cet ordre à ses serviteurs : « Laissez-la ramasser les épis, même entre les gerbes. Ne lui faites pas de reproches.
      16 Enlevez même quelques épis des gerbes et laissez-les par terre pour qu’elle les ramasse. Ne lui faites aucun reproche. »
      17 Ruth ramasse les épis dans le champ de Booz jusqu’au soir. Puis elle bat les épis qu’elle a ramassés. Elle remplit un grand sac de grains d’orge.
      18 Elle rapporte le sac au village. Noémi, sa belle-mère, voit ce qu’elle a ramassé. Ruth sort aussi ce qui reste de son repas et elle le donne à Noémi.
      19 Noémi lui demande : « Où as-tu ramassé ces épis aujourd’hui ? Dans quel champ est-ce que tu as travaillé ? Que Dieu bénisse celui qui a été bon pour toi ! » Ruth raconte : « J’ai travaillé dans le champ d’un homme qui s’appelle Booz. »
      20 Alors Noémi dit à Ruth : « Je le vois, le SEIGNEUR continue à nous montrer sa bonté. Il est bon pour nous les vivants, comme il est bon pour les morts. Qu’il bénisse cet homme ! » Puis Noémi ajoute : « Booz est un homme de notre famille proche. Il est l’un de ceux qui ont la responsabilité de prendre soin de nous. »
      21 Ruth la Moabite dit encore : « Booz m’a dit aussi : “Continue à ramasser les épis derrière mes serviteurs jusqu’à la fin de la récolte.” »
      22 Noémi dit à Ruth : « C’est bien, ma fille. Continue de travailler avec les servantes de Booz. Si tu vas dans le champ de quelqu’un d’autre, tu risques d’être mal reçue. »
      23 Ruth va donc ramasser les épis d’orge et de blé avec les servantes de Booz, jusqu’à la fin de la récolte. Elle continue à habiter avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Nabucodonosor, roi de Babylone, a établi Sédécias, un fils de Josias, comme roi au pays de Juda. Sédécias a donc remplacé Konia, fils de Yoaquim.
      2 Mais personne n’a écouté les avertissements que le SEIGNEUR donnait par l’intermédiaire du prophète Jérémie : ni le roi, ni ses officiers, ni les gens de Juda.
      3 Pourtant, le roi Sédécias a envoyé Youkal, fils de Chélémia, et le prêtre Sefania, fils de Maasséya, auprès du prophète Jérémie. Ils lui ont dit : « Prie donc le SEIGNEUR notre Dieu pour nous ! »
      4 À ce moment-là, Jérémie n’avait pas encore été mis en prison. Il pouvait donc aller et venir librement au milieu du peuple.
      5 L’armée du Pharaon était sortie d’Égypte. En apprenant cette nouvelle, les Babyloniens, qui étaient en train d’attaquer Jérusalem, se sont éloignés un peu de la ville.
      6 Alors le SEIGNEUR a adressé sa parole au prophète Jérémie en disant :
      7 « Voici un message du SEIGNEUR, Dieu d’Israël : “Allez dire au roi de Juda, qui vous a envoyés pour me consulter : l’armée du Pharaon, qui était sortie pour vous aider, a fait demi-tour et elle rentre en Égypte.
      8 Les Babyloniens vont revenir attaquer Jérusalem. Ils la prendront et ils y mettront le feu.
      9 Voici ce que je vous dis, moi, le SEIGNEUR : Ne vous trompez pas en disant : Les Babyloniens sont vraiment partis de chez nous. Non, ils ne partiront pas !
      10 Supposez ceci : Vous battez toute l’armée babylonienne qui est en guerre contre vous. Seuls des soldats blessés restent de cette armée. Eh bien, chacun d’eux se mettra debout dans sa tente et ils viendront tous mettre le feu à Jérusalem.” »
      11 L’armée babylonienne s’est un peu éloignée de Jérusalem pour éviter l’armée du roi d’Égypte.
      12 Jérémie a voulu sortir de la ville pour aller dans le territoire de Benjamin. Il devait recevoir une part de terre au milieu des gens de sa famille.
      13 Quand il est arrivé à la porte de Benjamin, il a rencontré le chef des gardes appelé Iria. C’était un fils de Chélémia et un petit-fils de Hanania. Iria a arrêté Jérémie le prophète en lui disant : « Tu es en train de passer aux Babyloniens ! »
      14 Jérémie a répondu : « C’est faux ! Je ne passe pas aux Babyloniens ! » Mais Iria n’a pas écouté Jérémie. Il l’a arrêté et l’a conduit à ses chefs.
      15 Ceux-ci étaient en colère contre le prophète et ils lui ont donné des coups. Puis ils l’ont enfermé dans la maison du secrétaire d’État Yonatan, qu’on avait transformée en prison.
      16 Jérémie a été mis dans une cave, et il est resté là longtemps.
      17 Un jour, le roi Sédécias a envoyé quelqu’un le chercher. Il voulait l’interroger en secret dans son palais. Le roi lui a demandé : « Est-ce que le SEIGNEUR t’a dit quelque chose pour moi ? » Jérémie a répondu : « Oui, tu seras livré au roi de Babylone. »
      18 Puis il a dit au roi : « Vous m’avez fait mettre en prison. Mais qu’est-ce que j’ai fait contre toi, contre tes officiers ou contre les habitants de Jérusalem ?
      19 Vos prophètes vous ont annoncé que le roi de Babylone n’allait pas vous faire la guerre, ni à vous ni à ce pays. Où sont maintenant ces prophètes-là ? »
      20 Enfin Jérémie a ajouté : « Maintenant, mon roi, écoute-moi. Laisse-toi toucher par ma demande : ne me renvoie pas chez le secrétaire d’État Yonatan, sinon je mourrai. »
      21 Alors le roi Sédécias a donné cet ordre : « Mettez Jérémie dans la cour de garde ! Qu’on lui donne tous les jours une galette de pain venant de la rue des Boulangers, tant qu’il y aura du pain dans la ville ! » Ainsi Jérémie est resté dans la cour de garde.

      Actes 27

      1 La décision est prise de nous faire partir en bateau pour l’Italie. On confie Paul et quelques autres prisonniers à un officier romain appelé Julius. Il fait partie d’un groupe de soldats au service de l’empereur.
      2 Nous montons sur un bateau de la ville d’Adramytte, qui doit aller vers les ports de la province d’Asie. Puis nous partons. Il y a avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique.
      3 Le jour suivant, nous arrivons à Sidon. Julius est bon avec Paul, il lui permet d’aller voir ses amis et de profiter de leurs services.
      4 Ensuite nous repartons, mais les vents soufflent contre nous, alors nous passons du côté abrité de l’île de Chypre.
      5 Puis nous traversons la mer de Cilicie et de Pamphylie et nous arrivons à Myre, en Lycie.
      6 Là, l’officier romain trouve un bateau d’Alexandrie qui va vers l’Italie. Il nous fait monter sur ce bateau.
      7 Pendant plusieurs jours, nous avançons lentement, et nous arrivons avec beaucoup de difficulté devant la ville de Cnide, mais le vent nous empêche de continuer dans cette direction. Alors nous allons vers le côté abrité de l’île de Crète, en passant par le cap Salmoné.
      8 Nous suivons la côte difficilement et nous arrivons à un endroit appelé « Les Bons Ports », près de la ville de Lasée.
      9 Mais nous avons perdu beaucoup de temps, et cela devient dangereux de continuer le voyage. En effet, le jour du jeûne de septembre est passé. Paul veut donner son avis
      10 et il dit : « Mes amis, je vois bien que le voyage va être dangereux. Le bateau et ses marchandises vont être abîmés, et nous risquons même de perdre la vie. »
      11 Mais l’officier romain fait plus confiance au capitaine et au propriétaire du bateau qu’aux paroles de Paul.
      12 De plus, le port n’est pas bon pour y passer la mauvaise saison. Donc, presque tous les gens du bateau décident de repartir de là. Ils veulent atteindre, si possible, un port de Crète appelé Phénix. Ce port est tourné vers le sud-ouest et le nord-ouest. Ils veulent passer la mauvaise saison là-bas.
      13 Un vent du sud se met à souffler doucement, et les gens du bateau croient que leur projet va réussir. Ils partent et ils essaient d’avancer le long de l’île de Crète.
      14 Mais peu de temps après, un vent de tempête, appelé « vent du nord-est », vient de l’île et il souffle très fort.
      15 Le bateau est entraîné, il ne peut pas résister au vent, et nous nous laissons emporter.
      16 Nous passons du côté abrité d’une petite île appelée Cauda. Ainsi, avec beaucoup de difficulté, nous arrivons à reprendre le canot de sauvetage.
      17 Nous le faisons remonter sur le bateau, puis les marins attachent des cordes de secours autour du bateau. Ils ont peur d’être jetés sur les bancs de sable du golfe de Libye. Alors ils lâchent dans la mer l’ancre flottante et se laissent entraîner par le vent.
      18 Le jour suivant, la tempête continue à nous secouer avec force. C’est pourquoi les marins jettent des marchandises à la mer,
      19 et le lendemain, ils font descendre dans l’eau le mât et les voiles du bateau.
      20 Pendant plusieurs jours, on ne peut pas voir le soleil ni les étoiles. La tempête reste toujours aussi forte. Nous n’espérons plus du tout être sauvés.
      21 Nous n’avons rien mangé depuis longtemps. Alors Paul se tient debout devant tout le monde et il dit : « Mes amis, il fallait m’écouter et ne pas quitter la Crète. Vous auriez évité la tempête et vous n’auriez pas perdu les marchandises.
      22 Mais maintenant, je vous le demande : soyez courageux ! En effet, personne ne va mourir, nous perdrons seulement le bateau.
      23 Cette nuit, le Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’a envoyé son ange.
      24 Il m’a dit : “Paul, n’aie pas peur ! Tu dois être jugé devant l’empereur, et à cause de toi, Dieu laisse en vie tous ceux qui voyagent avec toi.”
      25 Mes amis, courage ! J’ai confiance en Dieu. Oui, ce que Dieu m’a dit va arriver.
      26 Nous devons être jetés sur la côte d’une île. »
      27 C’est la quatorzième nuit, et la tempête nous emporte toujours sur la mer Méditerranée. Vers minuit, les marins ont l’impression que nous approchons d’une terre.
      28 Ils lancent un poids tenu par une corde et ils trouvent que l’eau est profonde de 37 mètres. Un peu plus loin, ils recommencent et ils trouvent que l’eau est profonde de 28 mètres.
      29 Ils ont peur que le bateau ne touche les rochers. C’est pourquoi ils jettent quatre ancres à l’arrière et ils attendent le lever du jour avec impatience.
      30 Les marins font descendre le canot de sauvetage à la mer en disant : « Nous allons jeter des ancres à l’avant du bateau. » Mais ce n’est pas vrai, ils veulent s’échapper du bateau.
      31 Paul dit à l’officier et aux soldats : « Si ces hommes ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. »
      32 Alors les soldats coupent les cordes du canot et ils le laissent partir sur la mer.
      33 En attendant le lever du jour, Paul invite tout le monde à manger quelque chose. Il leur dit : « Aujourd’hui, cela fait 14 jours que vous attendez, et vous êtes restés sans rien manger.
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, vous en avez besoin pour être sauvés. En effet, vous ne perdrez rien, même pas un cheveu de vos têtes. »
      35 Après ces paroles, Paul prend du pain. Il remercie Dieu devant tout le monde, puis il partage le pain et se met à manger.
      36 Alors tous reprennent courage et ils mangent aussi.
      37 En tout, nous sommes 276 personnes sur le bateau.
      38 Quand ils ont assez mangé, ils jettent le blé à la mer pour rendre le bateau plus léger.
      39 Quand le jour se lève, les marins ne reconnaissent pas la terre, mais ils voient une baie avec une plage. Ils décident de conduire le bateau jusque-là, si possible.
      40 C’est pourquoi ils détachent les ancres et ils les laissent dans la mer. En même temps, ils défont les cordes du gouvernail, puis ils mettent une voile à l’avant du bateau. Alors le vent le pousse et ils avancent vers la plage.
      41 Mais ils touchent un banc de sable, et le bateau ne peut plus bouger. L’avant est enfoncé dans le sable et il ne peut plus sortir, puis les vagues violentes cassent l’arrière.
      42 Les soldats veulent tuer les prisonniers, pour que personne ne s’échappe en nageant.
      43 Mais l’officier romain veut sauver Paul et il empêche les soldats de faire ce qu’ils ont décidé. Il commande à ceux qui savent nager de sauter dans l’eau les premiers et d’aller vers la terre.
      44 Les autres vont les suivre sur des planches ou sur les restes du bateau. De cette façon, ils arrivent à terre et tous sont sauvés.
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