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La Bible en 1 an - Jour 221

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 221

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Versets relatifs

    • Ruth 2

      1 Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche du clan d'Elimélec qui s’appelait Boaz.
      2 Ruth la Moabite dit à Naomi : « Laisse-moi aller ramasser des épis abandonnés dans un champ, derrière celui aux yeux duquel je trouverai grâce. » Elle lui répondit : « Vas-y, ma fille. »
      3 Ruth alla ramasser des épis dans un champ, derrière les moissonneurs. Il se trouva que la parcelle de terre appartenait à Boaz, du clan d'Elimélec.
      4 Or, Boaz vint de Bethléhem. Il dit aux moissonneurs : « Que l'Eternel soit avec vous ! » Ils lui répondirent : « Que l'Eternel te bénisse ! »
      5 Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : « A qui est cette jeune femme ? »
      6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit : « C'est une jeune femme moabite qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.
      7 Elle a dit : ‘Permettez-moi donc de glaner, de ramasser des épis entre les gerbes derrière les moissonneurs’et, depuis son arrivée ce matin jusqu'à présent, elle est restée debout et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison. »
      8 Boaz dit à Ruth : « Ecoute, ma fille, ne va pas ramasser des épis dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, reste avec mes servantes.
      9 Regarde où l'on moissonne dans le champ et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Quand tu auras soif, tu iras aux vases et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé. »
      10 Alors elle tomba le visage contre terre, se prosterna et lui dit : « Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux pour que tu t'intéresses à moi, une étrangère ? »
      11 Boaz lui répondit : « On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance pour aller vers un peuple que tu ne connaissais pas auparavant.
      12 Que l'Eternel te rende ce que tu as fait et que ta récompense soit entière de la part de l'Eternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier ! »
      13 Elle dit : « Oh ! Que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur, car tu m'as consolée et tu as parlé au cœur de ta servante. Pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes. »
      14 Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : « Approche-toi, mange du pain, trempe ton morceau dans la vinaigrette. » Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea à satiété et garda le reste.
      15 Puis elle se leva pour ramasser des épis. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : « Qu'elle ramasse aussi des épis entre les gerbes et ne lui faites aucun mal.
      16 Vous retirerez même pour elle des gerbes quelques épis que vous la laisserez ramasser sans lui faire de reproches. »
      17 Elle ramassa des épis dans le champ jusqu'au soir, puis elle battit ce qu'elle avait récolté. Il y eut environ 22 litres d'orge.
      18 Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait ramassé. Elle sortit aussi les restes de son repas et les lui donna.
      19 Sa belle-mère lui dit : « Où as-tu ramassé des épis aujourd'hui ? Où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi ! » Ruth raconta à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé : « L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui s'appelle Boaz », dit-elle.
      20 Naomi dit à sa belle-fille : « Qu'il soit béni de l'Eternel, qui garde sa bonté pour les vivants comme pour les morts ! Cet homme nous est proche – lui dit encore Naomi – il est un de ceux qui ont droit de rachat sur nous. »
      21 Ruth la Moabite ajouta : « Il m'a dit aussi : ‘Reste avec mes serviteurs jusqu'à ce qu'ils aient terminé toute ma moisson.’ »
      22 Naomi dit à sa belle-fille Ruth : « Il est bon que tu sortes avec ses servantes, ma fille, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ. »
      23 Ruth resta donc avec les servantes de Boaz pour ramasser des épis jusqu'à la fin de la moisson de l’orge et de la moisson du blé. Elle habitait avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Sédécias, fils de Josias, devint roi à la place de Jéconia, le fils de Jojakim, car il avait été désigné par Nebucadnetsar, roi de Babylone, pour régner sur le pays de Juda.
      2 Ni lui, ni ses serviteurs, ni la population du pays ne tinrent compte des paroles que l'Eternel avait dites par l’intermédiaire du prophète Jérémie.
      3 Le roi Sédécias envoya Jucal, fils de Shélémia, et le prêtre Sophonie, fils de Maaséja, vers le prophète Jérémie pour lui dire : « Intercède donc en notre faveur auprès de l'Eternel, notre Dieu ! »
      4 Or Jérémie circulait librement parmi le peuple, on ne l'avait pas encore mis en maison d’arrêt.
      5 L'armée du pharaon était sortie d'Egypte et, à cette nouvelle, les Babyloniens qui faisaient le siège de Jérusalem en repartirent.
      6 Alors la parole de l'Eternel fut adressée au prophète Jérémie :
      7 « Voici ce que dit l’Eternel, le Dieu d'Israël : Vous annoncerez au roi de Juda qui vous a envoyés vers moi pour me consulter : ‘L'armée du pharaon, qui était en marche pour vous porter secours, est en train de retourner dans son pays, en Egypte.
      8 Les Babyloniens vont revenir attaquer cette ville. Ils s’en empareront et y mettront le feu.’
      9 » Voici ce que dit l’Eternel : Ne vous bercez pas d'illusions en affirmant : ‘C’est sûr, les Babyloniens partent loin de nous’, car ils ne partiront pas.
      10 Même si vous parveniez à battre toute l'armée babylonienne en guerre contre vous, au point qu’il ne reste chez elle que des hommes blessés, chacun d’eux se relèverait dans sa tente et irait mettre le feu à cette ville. »
      11 Pendant que l'armée babylonienne s'était éloignée de Jérusalem à cause de l'armée du pharaon,
      12 Jérémie voulut sortir de Jérusalem et se rendre dans le pays de Benjamin pour recevoir la part qui lui revenait parmi le peuple.
      13 Lorsqu'il arriva à la porte de Benjamin, le commandant de la garde, un dénommé Jireija, fils de Shélémia et petit-fils de Hanania, se trouvait là. Il empoigna le prophète Jérémie en disant : « Tu veux te rallier aux Babyloniens ! »
      14 Jérémie répondit : « C'est faux ! Je ne suis pas en train de me rallier aux Babyloniens », mais Jireija refusa de l’écouter. Il arrêta Jérémie et le conduisit devant les chefs.
      15 Ceux-ci se montrèrent irrités contre Jérémie et le frappèrent avant de le placer en détention dans la maison du secrétaire Jonathan, qu’ils avaient transformée en maison d’arrêt.
      16 Ainsi, Jérémie rejoignit les oubliettes et les cachots, et il y resta longtemps.
      17 Le roi Sédécias envoya quelqu'un chercher Jérémie pour l’interroger en secret dans son palais. Il dit : « Y a-t-il une parole de la part de l'Eternel ? » Jérémie répondit par l’affirmative avant d’ajouter : « Tu seras livré entre les mains du roi de Babylone. »
      18 Jérémie dit encore au roi Sédécias : « Quel péché ai-je commis contre toi, contre tes serviteurs et contre ce peuple, pour que vous m'ayez mis en maison d’arrêt ?
      19 Où sont donc vos prophètes, ceux qui vous prédisaient que le roi de Babylone ne viendrait pas vous attaquer, ni vous ni ce pays ?
      20 Maintenant écoute-moi, je t’en prie, mon seigneur le roi, et fais bon accueil à ma supplication ! Ne me renvoie pas dans la maison du secrétaire Jonathan, sinon j’y mourrai ! »
      21 Le roi Sédécias ordonna qu'on place Jérémie sous surveillance dans la cour de la prison et qu'on lui donne chaque jour une miche de pain provenant de la rue des boulangers, et ce jusqu'à ce qu’il n’y ait plus de pain dans la ville. Jérémie eut donc pour habitation la cour de la prison.

      Actes 27

      1 Quand notre embarquement pour l’Italie a été décidé, on a confié Paul et quelques autres prisonniers à un dénommé Julius, officier de la cohorte impériale.
      2 Nous sommes montés sur un bateau d'Adramytte qui devait faire voile vers les côtes de l'Asie et nous sommes partis. Aristarque, un Macédonien de Thessalonique, était avec nous.
      3 Le jour suivant, nous avons abordé à Sidon ; Julius, qui traitait Paul avec bienveillance, lui a permis d'aller chez ses amis et de recevoir leurs soins.
      4 Partis de là, nous avons longé l'île de Chypre, parce que les vents étaient contraires.
      5 Après avoir traversé la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, nous sommes arrivés à Myra en Lycie.
      6 Là, ayant trouvé un bateau d'Alexandrie qui allait en Italie, l’officier nous y a fait monter.
      7 Pendant plusieurs jours nous avons navigué lentement, et ce n'est pas sans difficulté que nous sommes parvenus à la hauteur de Cnide, où le vent ne nous a pas permis d'aborder. Nous avons alors doublé le cap Salmoné pour passer au sud de la Crète.
      8 Nous avons longé l’île avec peine et sommes arrivés à un endroit appelé Beaux-Ports près de la ville de Lasée.
      9 Un temps assez long s'était écoulé et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée. C'est pourquoi Paul a donné cet avertissement :
      10 « Mes amis, je vois que la navigation ne se fera pas sans dommages et qu'il y aura beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et pour le bateau, mais encore pour nous-mêmes. »
      11 Mais l’officier se fiait plus au capitaine et au patron du bateau qu'aux paroles de Paul.
      12 Comme le port n'était pas approprié pour hiverner, la plupart ont été d'avis de le quitter pour essayer d'atteindre Phénix, un port de Crète orienté vers le sud-ouest et le nord-ouest, afin d'y passer l'hiver.
      13 Un léger vent du sud s’est mis à souffler et, se croyant maîtres de leur projet, ils ont levé l'ancre et ont longé de près l'île de Crète.
      14 Mais bientôt un vent violent, qu'on appelle Euraquilon, s’est déchaîné.
      15 Le bateau a été entraîné sans pouvoir résister au vent et nous nous sommes laissé emporter à la dérive.
      16 Alors que nous passions au sud d'une petite île appelée Cauda, nous avons eu beaucoup de peine à nous rendre maîtres du canot de sauvetage.
      17 Après l'avoir hissé à bord, ils ont utilisé les cordages de secours pour ceinturer le bateau. Dans la crainte d'échouer sur la Syrte, ils ont abaissé les voiles, et c'est ainsi qu'ils se sont laissé emporter par le vent.
      18 Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain ils ont jeté la cargaison à la mer,
      19 et le troisième jour ils ont jeté de leurs propres mains les agrès du bateau.
      20 Le soleil et les étoiles ne nous sont pas apparus pendant plusieurs jours et la tempête a été si forte que, finalement, nous avions perdu tout espoir d'être sauvés.
      21 On n'avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout au milieu d'eux, leur a dit : « Mes amis, il aurait fallu m'écouter et ne pas quitter la Crète, afin d'éviter ces dommages et ces pertes.
      22 Mais maintenant, je vous invite à prendre courage, car aucun de vous ne perdra la vie ; seul le bateau sera perdu.
      23 En effet, un ange du Dieu auquel j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit
      24 et m'a dit : ‘Paul, n’aie pas peur ! Il faut que tu comparaisses devant l'empereur, et voici que Dieu t'accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi.’
      25 C'est pourquoi, mes amis, prenez courage ! J'ai confiance en Dieu : tout se passera comme cela m'a été dit.
      26 Nous devons toutefois échouer sur une île. »
      27 La quatorzième nuit, vers le milieu de la nuit, alors que nous étions ballottés sur l'Adriatique, les marins ont supposé que l'on approchait d'une terre.
      28 Ils ont jeté la sonde et trouvé 36 mètres de profondeur. Un peu plus loin, ils l’ont de nouveau jetée et ont trouvé 27 mètres.
      29 Dans la crainte d'échouer sur des récifs, ils ont jeté quatre ancres à l’arrière du bateau et attendu le jour avec impatience.
      30 Mais, alors que les marins cherchaient à s'échapper du bateau et mettaient le canot à la mer sous prétexte de jeter les ancres situées à l’avant,
      31 Paul a dit à l’officier et aux soldats : « Si ces hommes ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. »
      32 Alors les soldats ont coupé les cordages du canot et l’ont laissé tomber.
      33 Avant que le jour se lève, Paul a encouragé tout le monde à prendre de la nourriture en disant : « C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente sans manger, sans rien prendre.
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut et aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête. »
      35 Après avoir dit cela, il a pris du pain, a remercié Dieu devant tous, puis il l’a rompu et s’est mis à manger.
      36 Alors tous ont repris courage et ont eux aussi mangé.
      37 Nous étions 276 personnes en tout sur le bateau.
      38 Une fois rassasiés, ils ont allégé le bateau en jetant le blé à la mer.
      39 Au lever du jour, sans reconnaître l’endroit, ils ont aperçu un golfe avec une plage et décidé, si possible, d'y faire échouer le bateau.
      40 Ils ont détaché les ancres pour les laisser aller dans la mer et ont en même temps relâché les attaches des gouvernails. Puis ils ont mis au vent la voile d'artimon et se sont dirigés vers le rivage,
      41 mais ils sont tombés sur un banc de sable où ils ont fait échouer le bateau. L’avant du bateau s'y est enfoncé et a été immobilisé, tandis que l’arrière se brisait sous la violence [des vagues].
      42 Les soldats étaient d’avis de tuer les prisonniers de peur que l’un d’eux ne s'échappe à la nage,
      43 mais l’officier, qui voulait sauver Paul, les a empêchés de mettre ce projet à exécution. Il a ordonné à ceux qui savaient nager de se jeter les premiers à l'eau pour gagner la terre
      44 et aux autres de s’agripper à des planches ou à des débris du bateau. C'est ainsi que tous sont parvenus sains et saufs à terre.
    • Ruth 2

      1 Noémi avait un parent du côté de son mari, un homme riche et puissant de la famille d’Elimélek, nommé Booz.
      2 Ruth la Moabite dit à Noémi : —Permets-moi d’aller aux champs ramasser des épis laissés par les moissonneurs. J’irai derrière celui qui m’accueillera aimablement. Noémi lui répondit : —Va ma fille.
      3 Ruth partit donc et se mit à glaner dans les champs derrière les moissonneurs. Il arriva par hasard qu’elle se trouvait dans un champ appartenant à Booz, ce parent d’Elimélek.
      4 Un peu plus tard, Booz lui-même vint de Bethléhem et salua les moissonneurs en leur disant : —Que l’Eternel soit avec vous ! Ils lui répondirent : —Que l’Eternel te bénisse !
      5 Booz demanda au serviteur qui était responsable des moissonneurs : —A qui est cette jeune femme ?
      6 Le responsable des moissonneurs lui répondit : —C’est la jeune Moabite qui est revenue avec Noémi des plaines de Moab.
      7 Elle nous a demandé la permission de glaner les épis entre les gerbes derrière les moissonneurs. Elle est venue ce matin et, depuis, elle a été à pied d’œuvre jusqu’à maintenant et s’est à peine reposée un instant.
      8 Booz dit à Ruth : —Ecoute bien, ma fille : Ne va pas glaner dans un autre champ ; reste ici et suis mes servantes !
      9 Regarde bien où mes hommes moissonneront et suis les femmes qui ramassent les épis. J’ai interdit à mes serviteurs de t’ennuyer. Et si tu as soif, va boire aux cruches qu’ils ont remplies.
      10 Ruth s’inclina jusqu’à terre, se prosterna et lui dit : —Pourquoi m’accueilles-tu avec tant de faveur et t’intéresses-tu à moi qui ne suis qu’une étrangère ?
      11 Booz lui répondit : —On m’a bien raconté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari. Je sais que tu as quitté ton père et ta mère et ton pays natal pour venir vivre chez un peuple que tu ne connaissais pas auparavant.
      12 Que l’Eternel te récompense pour ce que tu as fait et que le Dieu d’Israël, sous la protection duquel tu es venue t’abriter, t’accorde une pleine récompense !
      13 Ruth dit : —Mon maître, tu m’accueilles avec tant de faveur que j’en suis réconfortée. Tes paroles me touchent, moi ta servante, bien que je ne sois pas même au rang de tes servantes.
      14 A l’heure du repas, Booz lui dit : —Approche-toi et viens prendre un morceau de pain. Trempe-le dans la vinaigrette ! Alors elle s’assit à côté des moissonneurs, et Booz lui offrit des épis grillés. Elle en mangea à satiété et garda le reste.
      15 Quand elle retourna pour glaner, Booz ordonna à ses serviteurs : —Permettez-lui aussi de glaner entre les gerbes sans la rabrouer !
      16 Laissez même tomber exprès pour elle quelques épis des javelles et abandonnez-les pour qu’elle puisse les ramasser ! Et ne lui faites pas de reproches !
      17 Ainsi Ruth glana dans le champ jusqu’au soir, puis elle battit ce qu’elle avait ramassé. Il y avait quarante litres d’orge.
      18 Elle l’emporta, rentra au village et montra à sa belle-mère ce qu’elle avait ramassé. Elle sortit aussi les épis qui restaient de son repas de midi après qu’elle se fut rassasiée et les lui donna.
      19 Sa belle-mère lui demanda : —Mais où donc as-tu glané aujourd’hui ? Dans quel champ as-tu travaillé ? Que l’Eternel bénisse celui qui a eu pour toi tant d’attention ! Alors Ruth raconta à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé et lui apprit qu’il s’appelait Booz.
      20 Noémi dit à sa belle-fille : —Que l’Eternel le bénisse ! L’Eternel n’a cessé d’être bon envers nous les vivants comme il l’a été envers ceux qui sont morts. Puis elle ajouta : Cet homme est notre proche parent, l’un de ceux qui ont le devoir de prendre soin de notre lignée.
      21 Alors Ruth la Moabite reprit : —Il m’a même dit : « Reste avec mes serviteurs jusqu’à ce qu’ils aient fini toute ma moisson ! »
      22 Noémi lui répondit : —C’est bien, ma fille, continue d’aller avec ses servantes, ainsi tu ne risqueras pas de te faire maltraiter dans un autre champ.
      23 Ruth resta donc avec les servantes de Booz pour glaner jusqu’à la fin de la moisson des orges, puis de celle des blés. Et elle habitait avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Sédécias, fils de Josias, fut établi roi sur le pays de Juda par Nabuchodonosor, roi de Babylone, à la place de Konyahou, fils de Yehoyaqim.
      2 Ni lui, ni ses ministres, ni la population du pays, n’obéissaient aux paroles que l’Eternel avait communiquées par l’intermédiaire du prophète Jérémie.
      3 Toutefois, le roi Sédécias envoya Yehoukal, fils de Chélémia, et le prêtre Sophonie, fils de Maaséya, auprès du prophète Jérémie pour lui dire : —Veuille intercéder pour nous auprès de l’Eternel notre Dieu.
      4 A cette époque, Jérémie n’avait pas encore été mis en prison, il pouvait circuler librement parmi le peuple.
      5 L’armée du pharaon avait quitté l’Egypte ; les Chaldéens, qui assiégeaient Jérusalem, avaient appris la nouvelle et avaient levé le siège.
      6 Alors l’Eternel adressa la parole au prophète Jérémie en ces termes :
      7 —Voici ce que déclare l’Eternel, Dieu d’Israël : Tu répondras ainsi au roi de Juda qui vous a dépêché ses envoyés pour me consulter : L’armée du pharaon qui s’était mise en marche pour vous secourir va rentrer chez elle en Egypte,
      8 et les Chaldéens reviendront attaquer cette ville ; ils s’en empareront et la brûleront.
      9 Voici ce que déclare l’Eternel : Ne vous faites pas d’illusions en vous imaginant que les Chaldéens vont se retirer définitivement de chez vous car ils ne partiront pas !
      10 Et même si vous réussissiez à battre toute l’armée des Chaldéens qui vous font la guerre, et s’il n’en restait que quelques hommes atteints par les lances ou les flèches, chacun dans sa tente, eh bien, ils se relèveraient et brûleraient cette ville.
      11 Lorsque l’armée des Chaldéens leva le siège de Jérusalem à l’approche des forces du pharaon,
      12 Jérémie voulut sortir de la ville pour se rendre dans le territoire de Benjamin afin de prendre possession d’un terrain au milieu de la population locale.
      13 Mais quand il fut arrivé à la porte de Benjamin, il fut arrêté par le chef des sentinelles nommé Yiriya, fils de Chélémia et petit-fils de Hanania, qui lui dit : —Tu veux passer aux Chaldéens !
      14 Jérémie lui répondit : —C’est faux, je n’ai aucune intention de passer aux Chaldéens. Mais Yiriya ne voulut rien entendre, il se saisit de Jérémie et l’amena aux dirigeants.
      15 Ceux-ci s’emportèrent contre le prophète, le firent battre et incarcérer dans la maison de Jonathan le secrétaire, qui avait été transformée en prison.
      16 Jérémie fut jeté dans un cachot voûté et il y resta longtemps.
      17 Par la suite, le roi Sédécias l’envoya chercher pour l’interroger secrètement dans son palais. Il lui demanda : —As-tu un message de la part de l’Eternel ? —Il y en a un, répondit Jérémie : tu tomberas entre les mains du roi de Babylone.
      18 Puis Jérémie demanda au roi Sédécias : —Quel crime ai-je commis contre toi, contre tes ministres et contre ce peuple pour que vous m’ayez jeté en prison ?
      19 Que sont devenus vos prophètes qui vous prophétisaient que le roi de Babylone ne reviendrait plus ni contre toi, ni contre ce pays ?
      20 Maintenant, mon seigneur le roi, écoute-moi, je te prie, et veuille accéder à ma supplication : ne me renvoie pas dans la maison du secrétaire Jonathan, pour que je n’y trouve pas la mort.
      21 Alors le roi Sédécias ordonna de transférer Jérémie dans la cour du corps de garde et de lui fournir chaque jour une miche de pain de la rue des boulangers, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pain dans la ville. Ainsi Jérémie demeura dans la cour du corps de garde.

      Actes 27

      1 Quand il fut décidé que nous partirions en bateau pour l’Italie, on confia Paul et quelques autres prisonniers à la garde d’un officier du bataillon impérial, nommé Julius.
      2 Nous nous sommes embarqués sur un navire d’Adramytte, qui devait se rendre dans les ports d’Asie mineure, et nous sommes partis. Nous avions avec nous Aristarque de *Thessalonique en *Macédoine.
      3 Le lendemain, nous avons fait escale à Sidon. Julius, qui témoignait une grande bienveillance à Paul, lui a permis alors de se rendre chez ses amis pour recevoir leur aide.
      4 Une fois repartis de là, nous avons longé la côte de Chypre pour nous protéger des vents contraires.
      5 Puis nous avons traversé la mer qui baigne la Cilicie et la Pamphylie, et nous avons débarqué à Myra, en Lycie.
      6 Là, l’officier a trouvé un bateau d’Alexandrie qui était sur le point de partir pour l’Italie et il nous a fait monter à son bord.
      7 Pendant plusieurs jours, nous avons navigué lentement et c’est avec beaucoup de peine que nous sommes parvenus à la hauteur de Cnide. Mais le vent ne nous permettait plus d’avancer dans cette direction, et nous sommes passés au sud de la Crète, en doublant le cap Salmoné.
      8 Nous avons eu du mal à longer la côte et nous sommes arrivés à un endroit appelé « Beaux Ports », près de la ville de Lasée.
      9 Beaucoup de temps s’était écoulé ainsi, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque du grand jeûne d’automne était déjà passée. Alors Paul leur a donné cet avertissement :
      10 —Mes amis, je considère que, si nous continuons notre voyage, non seulement la cargaison et le bateau subiront de grands dommages, mais nous-mêmes nous risquerons notre vie.
      11 Mais l’officier romain se fiait plus à l’opinion du pilote et du patron du bateau qu’aux paroles de Paul.
      12 De plus, comme le port ne convenait pas à un hivernage, la majorité a décidé d’en repartir pour gagner, si possible, Phénix, un port de Crète orienté vers le sud-ouest et le nord-ouest, et d’y passer l’hiver.
      13 Une légère brise du sud s’était levée et ils voyaient déjà leur projet réalisé. Ils ont donc levé l’ancre et longé la côte de Crète au plus près.
      14 Mais peu de temps après, un vent violent comme un typhon — connu sous le nom d’euraquilon — s’est mis à souffler des hauteurs de l’île.
      15 Le bateau était entraîné au large : il ne pouvait pas résister au vent et nous avons dû nous laisser emporter à la dérive.
      16 Nous avons passé ainsi au sud d’une petite île appelée Cauda. Comme elle nous abritait un peu du vent, nous en avons profité pour nous rendre maîtres du canot de sauvetage. Nous sommes parvenus, à grand-peine,
      17 à le hisser à bord. Puis on a eu recours à des moyens de fortune : on a ceinturé tout le bateau de cordages. Comme on avait peur d’échouer sur les bancs de sable de la Syrte, on a jeté l’ancre flottante et l’on continuait ainsi à dériver.
      18 Le lendemain, comme la tempête n’arrêtait pas de secouer le bateau avec violence, on l’a délesté d’une partie de sa cargaison.
      19 Le troisième jour, les matelots ont jeté, de leurs propres mains, tous les agrès du bateau à la mer.
      20 Pendant plusieurs jours, on ne voyait plus ni le soleil ni les étoiles. La tempête continuait de faire rage et nous finissions par perdre tout espoir d’en sortir sains et saufs.
      21 Il y avait longtemps qu’on n’avait plus rien mangé. Alors Paul, debout au milieu d’eux, leur a dit : —Mes amis, vous auriez mieux fait de m’écouter et de ne pas quitter la Crète. Vous auriez évité tous ces dégâts et toutes ces pertes.
      22 Mais maintenant, je vous invite à reprendre courage, car aucun de vous n’y perdra la vie ; seul le bateau sera perdu.
      23 En effet, cette nuit, un *ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers, s’est présenté devant moi
      24 et m’a dit : « Paul, ne crains rien ! Il faut que tu comparaisses devant l’empereur, et Dieu t’accorde la vie sauve pour tous tes compagnons de voyage. »
      25 Courage donc, mes amis ! J’ai *confiance en Dieu : tout se passera comme il me l’a dit.
      26 Nous devons échouer quelque part sur une île.
      27 C’était la quatorzième nuit que nous étions ainsi ballottés sur l’Adriatique quand, vers le milieu de la nuit, les marins ont eu l’impression qu’on approchait d’une terre.
      28 Ils ont jeté la sonde et ont découvert que le fond était à trente-sept mètres. Un peu plus loin, ils ont recommencé et trouvé le fond à vingt-huit mètres.
      29 Comme ils avaient peur de voir le bateau s’écraser sur quelque récif, ils ont jeté quatre ancres à l’arrière en attendant avec impatience la venue du jour.
      30 Alors les marins, qui voulaient s’enfuir du bateau, ont commencé à mettre à la mer le canot de sauvetage, sous prétexte d’aller amarrer une ancre à l’avant.
      31 Mais Paul a dit à l’officier romain et aux soldats : —Attention, si ces hommes ne restent pas à bord, vous ne pourrez plus être sauvés.
      32 Alors les soldats ont coupé les cordages retenant le canot et l’ont laissé tomber à la mer.
      33 En attendant que le jour paraisse, Paul a encouragé tout le monde à manger : —Voilà quatorze jours, leur a-t-il dit, que vous êtes dans l’attente, sans rien prendre à manger !
      34 Je vous encourage donc vivement à prendre de la nourriture maintenant. Vous en avez besoin pour vous tirer de là. Encore une fois, croyez-moi : aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête.
      35 Après avoir ainsi parlé, il a pris du pain et il a remercié Dieu devant tous ; puis il a rompu le pain et a commencé à manger.
      36 Alors tous les autres ont repris courage et se sont aussi mis à manger.
      37 Nous étions en tout deux cent soixante-seize personnes à bord.
      38 Une fois rassasiés, ils ont continué à délester le bateau en jetant le reste des provisions de blé à la mer.
      39 Mais lorsque le jour était venu, aucun des membres de l’équipage ne reconnaissait l’endroit. Ils entrevoyaient seulement, au fond d’une baie, une plage de sable. Ils ont alors décidé d’y faire échouer le bateau, si c’était possible.
      40 Les matelots ont coupé les câbles des ancres qu’ils ont abandonnées à la mer ; en même temps, ils ont délié les courroies de deux grandes rames servant de gouvernails et hissé au vent la voile de misaine au mât d’artimon. Ils avaient mis le cap sur la plage
      41 quand le bateau a touché un banc de sable battu des deux côtés par la mer et s’y est échoué. L’avant s’est enfoncé dans le sol, s’immobilisant définitivement, tandis que l’arrière commençait à se disloquer sous la violence des vagues.
      42 Les soldats avaient l’intention de tuer tous les prisonniers, de peur d’en voir s’échapper à la nage.
      43 Mais l’officier désirait sauver Paul et les a empêché d’exécuter leur projet. Il a donné ordre à ceux qui savaient nager de sauter à l’eau les premiers pour gagner la terre ferme.
      44 Les autres suivraient en s’agrippant à des planches ou à des épaves du bateau. C’est ainsi que tous sont arrivés sains et saufs sur le rivage.
    • Ruth 2

      1 Noémi avait un parent du côté d’Élimélek, son mari. C’était un homme riche et considéré, appelé Booz.
      2 Un jour, Ruth la Moabite dit à Noémi : « Permets-moi d’aller dans un champ ramasser les épis que les moissonneurs laissent derrière eux. Je trouverai bien quelqu’un d’assez bon pour me le permettre. » – « Vas-y, ma fille », répondit Noémi.
      3 Ruth partit donc et alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Or il se trouva que ce champ appartenait à Booz, le parent d’Élimélek.
      4 Un peu plus tard, Booz arriva de Bethléem. Il salua les moissonneurs en disant : « Que le Seigneur soit avec vous ! » – « Que le Seigneur te bénisse ! » répondirent-ils.
      5 Booz demanda au chef des moissonneurs : « Qui est cette jeune femme ? »
      6 L’homme répondit : « C’est la jeune Moabite, celle qui a accompagné Noémi à son retour de Moab.
      7 Elle a demandé la permission de glaner derrière les moissonneurs. Elle est venue ce matin et jusqu’à maintenant c’est à peine si elle s’est reposée. »
      8 Alors Booz dit à Ruth : « Écoute mon conseil. Ne va pas glaner dans un autre champ ; reste ici et travaille avec mes servantes.
      9 Observe bien à quel endroit le champ est moissonné et suis les femmes qui glanent. Sache que j’ai ordonné à mes serviteurs de te laisser tranquille. Si tu as soif, va boire de l’eau dans les cruches qu’ils ont remplies. »
      10 Ruth s’inclina jusqu’à terre et dit à Booz : « Pourquoi me traites-tu avec tant de bonté et t’intéresses-tu à moi qui suis une étrangère ? »
      11 Booz répondit : « On m’a raconté comment tu as agi à l’égard de ta belle-mère depuis que ton mari est mort. Je sais que tu as quitté ton père, ta mère et le pays où tu es née pour venir vivre au milieu d’un peuple que tu ne connaissais pas auparavant.
      12 Je souhaite que le Seigneur te récompense pour tout cela. Oui, que le Seigneur, le Dieu d’Israël, te récompense abondamment, puisque c’est sous sa protection que tu es venue te placer. »
      13 Ruth répondit : « Tu es vraiment bon pour moi, maître ! Tu me donnes du courage en me parlant aussi amicalement, alors que je ne suis même pas l’égale d’une de tes servantes. »
      14 A l’heure du repas, Booz dit à Ruth : « Viens manger avec nous ; prends un morceau de pain et trempe-le dans la vinaigrette. » Ruth s’assit donc à côté des moissonneurs et Booz lui offrit des grains rôtis. Elle en mangea autant qu’elle voulut et il lui en resta.
      15 Lorsqu’elle fut retournée glaner, Booz donna cet ordre à ses serviteurs : « Laissez-la glaner également entre les gerbes sans lui adresser de remarques.
      16 Retirez même quelques épis des gerbes et abandonnez-les par terre pour qu’elle les ramasse. Surtout, ne lui reprochez rien. »
      17 Ruth glana dans le champ de Booz jusqu’au soir, puis elle battit les épis qu’elle avait ramassés et elle remplit un grand sac de grains d’orge.
      18 Elle rapporta le sac au bourg et montra à sa belle-mère tout ce qu’elle avait récolté. Elle avait ramené également le reste de son repas et elle le lui donna.
      19 Noémi lui demanda : « Où as-tu glané tout cela aujourd’hui ? Dans quel champ as-tu travaillé ? Que Dieu bénisse celui qui s’est intéressé à toi ! » Ruth raconta alors à sa belle-mère qu’elle avait travaillé dans le champ d’un homme appelé Booz.
      20 Noémi déclara : « Je vois que le Seigneur garde sa bonté pour nous les vivants comme pour ceux qui sont morts. Qu’il bénisse cet homme ! » Elle ajouta : « Booz est notre proche parent, un de ceux qui sont chargés de prendre soin de nous. »
      21 Alors Ruth reprit : « Il m’a même dit de continuer à glaner derrière ses serviteurs jusqu’à ce qu’ils aient terminé toute la moisson. »
      22 Noémi dit à Ruth : « Très bien, ma fille, continue de travailler avec les servantes de Booz. Si tu allais dans le champ de quelqu’un d’autre, tu risquerais d’être maltraitée. »
      23 Ruth alla donc glaner avec les servantes de Booz jusqu’à ce que toute l’orge et tout le blé aient été récoltés. Elle continuait à habiter avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Nabucodonosor, roi de Babylone, avait installé Sédécias, un fils de Josias, comme roi dans le pays de Juda. Sédécias avait donc remplacé Konia, fils de Joaquim.
      2 Mais ni lui, ni ses officiers, ni les citoyens de Juda n’écoutèrent les avertissements que le Seigneur leur adressait par l’intermédiaire du prophète Jérémie.
      3 Cependant le roi Sédécias envoya Youkal, fils de Chélémia, et le prêtre Sefania, fils de Maasséya, auprès du prophète Jérémie pour lui dire : « Nous venons te demander de prier le Seigneur notre Dieu pour nous tous. »
      4 A cette époque, on n’avait pas encore mis Jérémie en prison ; il pouvait donc aller et venir librement.
      5 D’autre part, l’armée du Pharaon était sortie d’Égypte. Les Babyloniens, qui étaient en train d’assiéger la ville de Jérusalem, avaient appris cette nouvelle et s’étaient retirés à quelque distance de Jérusalem.
      6 Alors le prophète Jérémie reçut cette parole du Seigneur :
      7 « Voici ce que déclare le Seigneur, Dieu d’Israël : “Allez dire au roi de Juda, qui vous a envoyés pour me consulter : l’armée du Pharaon, qui était sortie pour vous secourir, a fait demi-tour et rentre chez elle, en Égypte.
      8 Les Babyloniens vont donc revenir attaquer cette ville, ils la prendront et la détruiront par le feu.
      9 Moi, le Seigneur, je le déclare : ne vous faites pas d’illusions en pensant que les Babyloniens sont vraiment partis. Ils ne partiront pas !
      10 Supposez que vous puissiez battre toute l’armée babylonienne qui est en guerre contre vous, supposez qu’il n’en reste que des hommes blessés, eh bien, chacun d’eux se remettrait debout dans sa tente, et ils viendraient tous détruire cette ville par le feu.” »
      11 Pendant que l’armée babylonienne s’était retirée à distance de Jérusalem pour éviter l’armée du Pharaon,
      12 Jérémie voulut sortir de la ville pour aller dans le territoire de Benjamin et y prendre part, avec les gens de son village, à une répartition de terrains communaux.
      13 Il passait par la porte de Benjamin quand il tomba sur le chef des gardes, nommé Iria, fils de Chélémia et petit-fils de Hanania. Iria retint le prophète et lui dit : « Tu es en train de passer aux Babyloniens ! » –
      14 « Ce n’est pas vrai, répondit Jérémie ; je ne passe pas du tout aux Babyloniens. » Mais Iria n’admit pas ces explications, il l’arrêta et le conduisit à ses chefs ;
      15 ceux-ci se mirent en colère contre Jérémie et le frappèrent ; puis ils l’enfermèrent dans la maison du secrétaire d’État Yonatan, dont on avait fait une prison.
      16 Jérémie fut mis dans un cachot voûté. Il y était depuis longtemps,
      17 quand le roi Sédécias envoya quelqu’un le chercher, pour pouvoir l’interroger en secret dans son palais. « As-tu un message du Seigneur pour moi ? lui demanda-t-il. » – « Oui, répondit Jérémie ; le voici : “Tu seras livré au roi de Babylone.” »
      18 Puis Jérémie demanda au roi Sédécias : « Quelle faute ai-je commise contre toi, ou contre tes officiers, ou contre la population de cette ville pour que vous m’ayez fait mettre en prison ?
      19 Et que sont devenus vos prophètes, qui vous prédisaient que le roi de Babylone ne viendrait pas s’attaquer à vous ni à ce pays ? »
      20 Enfin Jérémie ajouta : « Et maintenant, Monseigneur le Roi, je te prie d’écouter la supplication que je te présente : Ne me renvoie pas chez le secrétaire d’État Yonatan, sinon j’y mourrai. »
      21 Alors le roi Sédécias ordonna qu’on mette Jérémie dans la cour de garde et qu’on lui donne chaque jour un pain rond de la rue des Boulangers, tant qu’il y aurait du pain dans la ville. C’est ainsi que Jérémie resta dans la cour de garde.

      Actes 27

      1 Lorsqu’il fut décidé que nous partirions en bateau pour l’Italie, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un officier appelé Julius, capitaine dans le bataillon romain dit « bataillon de l’empereur ».
      2 Nous avons embarqué sur un bateau d’Adramytte, qui devait se diriger vers les ports de la province d’Asie, et nous sommes partis. Aristarque, un Macédonien de Thessalonique, était avec nous.
      3 Le lendemain, nous sommes arrivés à Sidon. Julius, qui traitait Paul avec bienveillance, lui permit d’aller voir ses amis pour recevoir ce dont il avait besoin.
      4 Après être repartis de là, nous avons passé le long de la côte abritée de l’île de Chypre, car les vents nous étaient contraires.
      5 Nous avons traversé la mer près de la Cilicie et de la Pamphylie, et nous sommes arrivés à Myra, en Lycie.
      6 Là, l’officier romain trouva un bateau d’Alexandrie qui se rendait en Italie et il nous y fit embarquer.
      7 Pendant plusieurs jours, nous avons navigué lentement et c’est avec beaucoup de peine que nous sommes parvenus devant la ville de Cnide. Comme le vent nous empêchait d’aller plus loin dans cette direction, nous avons passé par le cap Salmoné pour nous trouver du côté abrité de l’île de Crète.
      8 Nous avons avancé avec beaucoup de peine le long de la côte et sommes arrivés à un endroit appelé Bons-Ports, près de la ville de Lasée.
      9 Nous avions perdu beaucoup de temps et il devenait dangereux de continuer à naviguer, car le jour du jeûne d’automne était déjà passé. C’est pourquoi Paul donna cet avertissement aux marins :
      10 « Je vois, mes amis, que ce voyage sera dangereux : le bateau et sa cargaison vont subir de graves dommages et, de plus, nous risquons nous-mêmes d’y perdre la vie. »
      11 Mais l’officier romain avait plus confiance dans l’opinion du capitaine et du propriétaire du bateau que dans les paroles de Paul.
      12 En outre, le port ne convenait pas pour y passer l’hiver ; c’est pourquoi, la plupart des hommes à bord décidèrent de partir de là : ils voulaient atteindre, si possible, Phénix, un port de Crète tourné vers le sud-ouest et le nord-ouest, pour y passer l’hiver.
      13 Un léger vent du sud se mit à souffler, et ils pensèrent qu’ils pouvaient réaliser leur projet. Ils levèrent l’ancre et avancèrent en se tenant très près de la côte de Crète.
      14 Mais bientôt, un vent violent appelé « vent du nord-est » descendit des montagnes de l’île.
      15 Le bateau fut entraîné : il était impossible de le maintenir contre le vent et nous avons dû nous laisser emporter.
      16 Nous avons passé au sud d’une petite île appelée Cauda, qui nous abritait un peu. Nous avons réussi alors, avec beaucoup de peine, à nous rendre maîtres du canot de sauvetage.
      17 Les marins l’ont remonté à bord, puis ils ont attaché des cordes de secours autour du bateau. Comme ils craignaient d’aller se jeter sur les bancs de sable des côtes de Libye, ils lâchèrent l’ancre flottante et se laissèrent ainsi entraîner par le vent.
      18 La tempête continuait à nous secouer violemment de sorte que, le lendemain, ils se mirent à jeter la cargaison à la mer
      19 et, le jour suivant, ils lancèrent de leurs propres mains l’équipement du bateau par-dessus bord.
      20 Pendant plusieurs jours, on ne put voir ni le soleil, ni les étoiles, et la tempête restait toujours aussi forte. Nous avons finalement perdu tout espoir d’être sauvés.
      21 Ceux qui étaient à bord n’avaient rien mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout devant eux, leur dit : « Vous auriez dû m’écouter, mes amis, et ne pas quitter la Crète ; nous aurions ainsi évité ces dommages et ces pertes.
      22 Mais maintenant, je vous invite à prendre courage, car aucun de vous ne perdra la vie ; le bateau seul sera perdu.
      23 Cette nuit, en effet, un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers s’est approché de moi
      24 et m’a dit : “N’aie pas peur, Paul ! Il faut que tu comparaisses devant l’empereur, et Dieu, dans sa bonté pour toi, t’accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi.”
      25 Courage donc, mes amis, car j’ai confiance en Dieu : il en sera comme il m’a dit.
      26 Mais nous devons échouer sur la côte d’une île. »
      27 C’était la quatorzième nuit que la tempête nous emportait sur la mer Méditerranée. Vers minuit, les marins eurent l’impression que nous approchions d’une terre.
      28 Ils lancèrent une sonde et trouvèrent que l’eau était profonde de trente-sept mètres ; un peu plus loin, ils lancèrent de nouveau la sonde et trouvèrent vingt-huit mètres de profondeur.
      29 Ils craignaient que notre bateau ne heurte des rochers, c’est pourquoi ils jetèrent quatre ancres à l’arrière et attendirent avec impatience la venue du jour.
      30 Cependant, les marins cherchaient à s’échapper du navire ; ils firent descendre à l’eau le canot de sauvetage et prétendirent qu’ils allaient fixer des ancres à l’avant du bateau.
      31 Paul dit à l’officier romain et aux soldats : « Si ces gens ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. »
      32 Alors les soldats coupèrent les cordes qui retenaient le canot et le laissèrent aller.
      33 Avant la venue du jour, Paul les invita tous à prendre de la nourriture, en disant : « Voici aujourd’hui quatorze jours que dure votre attente angoissée et que vous restez sans rien manger.
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car vous en avez besoin pour être sauvés. Aucun de vous ne perdra même un cheveu de sa tête. »
      35 Sur ces mots, Paul prit du pain et remercia Dieu devant tous, puis il le rompit et se mit à manger.
      36 Tous reprirent alors courage et mangèrent aussi.
      37 Nous étions, sur le bateau, deux cent soixante-seize personnes en tout.
      38 Quand chacun eut mangé à sa faim, on jeta le blé à la mer pour alléger le bateau.
      39 Lorsque le jour parut, les marins ne reconnurent pas la terre, mais ils aperçurent une baie avec une plage et décidèrent d’y faire aborder le bateau, si possible.
      40 Ils détachèrent les ancres et les laissèrent partir dans la mer ; ils délièrent en même temps les cordes des rames qui servaient de gouvernail. Puis ils hissèrent une voile à l’avant du bateau pour que le vent le pousse et ils se dirigèrent vers la plage.
      41 Mais ils arrivèrent contre un banc de sable entre deux courants où le bateau resta pris. La partie avant du bateau était enfoncée dans le sable et ne pouvait pas bouger, tandis que la partie arrière était brisée par la violence des vagues.
      42 Les soldats voulaient tuer les prisonniers, afin qu’aucun d’eux ne s’échappe à la nage.
      43 Mais l’officier romain, qui désirait sauver Paul, les empêcha d’exécuter leur projet. Il ordonna à ceux qui savaient nager de sauter à l’eau les premiers pour gagner la terre ;
      44 les autres devaient les suivre en se tenant à des planches ou à des débris du bateau. Et c’est ainsi que tous parvinrent à terre sains et saufs.
    • Ruth 2

      1 Noémi a un parent dans la famille d’Élimélek, son mari. C’est un riche notable. Il s’appelle Booz.
      2 Un jour, Ruth la Moabite dit à Noémi : « Laisse-moi aller dans les champs. Je ramasserai les épis derrière quelqu’un qui sera bon envers moi en me permettant de le faire. » Noémi répond : « Vas-y, ma fille. »
      3 Ruth part et elle va dans un champ, pour ramasser les épis derrière ceux qui récoltent. Par chance, le champ où elle va est celui de Booz, de la famille d’Élimélek.
      4 Un peu plus tard, Booz arrive de Bethléem. Il salue les ouvriers : « Que le SEIGNEUR soit avec vous ! » Les ouvriers répondent : « Que le SEIGNEUR te bénisse ! »
      5 Booz demande au chef des ouvriers : « Qui est cette jeune femme ? »
      6 Le chef répond : « C’est une jeune Moabite. Elle est revenue du pays de Moab avec Noémi.
      7 Elle m’a dit : “Permets-moi de ramasser les épis que les ouvriers laissent tomber des gerbes.” Elle est venue ce matin et jusqu’à maintenant, elle ne s’est presque pas reposée. »
      8 Alors Booz dit à Ruth : « Écoute, ma fille, ne va pas ramasser les épis dans un autre champ. Reste ici et travaille avec mes servantes.
      9 Regarde bien les endroits où les hommes récoltent et suis les femmes qui ramassent les épis. J’ai commandé à mes serviteurs de te laisser tranquille. Si tu as soif, va boire de l’eau dans les récipients que mes serviteurs ont remplis. »
      10 Ruth s’incline jusqu’à terre devant Booz. Puis elle lui dit : « Tu me regardes avec bonté et tu t’intéresses à moi qui suis une étrangère. Comment est-ce possible ? »
      11 Booz répond : « J’ai appris tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari. Tu as laissé ton père, ta mère, ton pays. Et tu es venue vivre au milieu d’un peuple que tu ne connaissais pas avant.
      12 Que le SEIGNEUR te récompense pour tout cela ! Tu es venue te mettre sous la protection du SEIGNEUR, Dieu d’Israël. Qu’il te récompense largement ! »
      13 Ruth répond à Booz : « Maître, tu es vraiment bon pour moi. Tu m’encourages en me parlant avec bonté. Et pourtant, je ne suis même pas comme l’une de tes servantes. »
      14 Au moment du repas, Booz dit à Ruth : « Viens manger avec nous. Prends un morceau de pain et trempe-le dans la sauce. » Ruth s’assoit à côté des ouvriers. Booz lui tend des épis grillés. Elle en mange autant qu’elle veut et il lui en reste.
      15 Puis Ruth se lève pour aller de nouveau ramasser des épis. Ensuite, Booz donne cet ordre à ses serviteurs : « Laissez-la ramasser les épis, même entre les gerbes. Ne lui faites pas de reproches.
      16 Enlevez même quelques épis des gerbes et laissez-les par terre pour qu’elle les ramasse. Ne lui faites aucun reproche. »
      17 Ruth ramasse les épis dans le champ de Booz jusqu’au soir. Puis elle bat les épis qu’elle a ramassés. Elle remplit un grand sac de grains d’orge.
      18 Elle rapporte le sac au village. Noémi, sa belle-mère, voit ce qu’elle a ramassé. Ruth sort aussi ce qui reste de son repas et elle le donne à Noémi.
      19 Noémi lui demande : « Où as-tu ramassé ces épis aujourd’hui ? Dans quel champ est-ce que tu as travaillé ? Que Dieu bénisse celui qui a été bon pour toi ! » Ruth raconte : « J’ai travaillé dans le champ d’un homme qui s’appelle Booz. »
      20 Alors Noémi dit à Ruth : « Je le vois, le SEIGNEUR continue à nous montrer sa bonté. Il est bon pour nous les vivants, comme il est bon pour les morts. Qu’il bénisse cet homme ! » Puis Noémi ajoute : « Booz est un homme de notre famille proche. Il est l’un de ceux qui ont la responsabilité de prendre soin de nous. »
      21 Ruth la Moabite dit encore : « Booz m’a dit aussi : “Continue à ramasser les épis derrière mes serviteurs jusqu’à la fin de la récolte.” »
      22 Noémi dit à Ruth : « C’est bien, ma fille. Continue de travailler avec les servantes de Booz. Si tu vas dans le champ de quelqu’un d’autre, tu risques d’être mal reçue. »
      23 Ruth va donc ramasser les épis d’orge et de blé avec les servantes de Booz, jusqu’à la fin de la récolte. Elle continue à habiter avec sa belle-mère.

      Jérémie 37

      1 Nabucodonosor, roi de Babylone, a établi Sédécias, un fils de Josias, comme roi au pays de Juda. Sédécias a donc remplacé Konia, fils de Yoaquim.
      2 Mais personne n’a écouté les avertissements que le SEIGNEUR donnait par l’intermédiaire du prophète Jérémie : ni le roi, ni ses officiers, ni les gens de Juda.
      3 Pourtant, le roi Sédécias a envoyé Youkal, fils de Chélémia, et le prêtre Sefania, fils de Maasséya, auprès du prophète Jérémie. Ils lui ont dit : « Prie donc le SEIGNEUR notre Dieu pour nous ! »
      4 À ce moment-là, Jérémie n’avait pas encore été mis en prison. Il pouvait donc aller et venir librement au milieu du peuple.
      5 L’armée du Pharaon était sortie d’Égypte. En apprenant cette nouvelle, les Babyloniens, qui étaient en train d’attaquer Jérusalem, se sont éloignés un peu de la ville.
      6 Alors le SEIGNEUR a adressé sa parole au prophète Jérémie en disant :
      7 « Voici un message du SEIGNEUR, Dieu d’Israël : “Allez dire au roi de Juda, qui vous a envoyés pour me consulter : l’armée du Pharaon, qui était sortie pour vous aider, a fait demi-tour et elle rentre en Égypte.
      8 Les Babyloniens vont revenir attaquer Jérusalem. Ils la prendront et ils y mettront le feu.
      9 Voici ce que je vous dis, moi, le SEIGNEUR : Ne vous trompez pas en disant : Les Babyloniens sont vraiment partis de chez nous. Non, ils ne partiront pas !
      10 Supposez ceci : Vous battez toute l’armée babylonienne qui est en guerre contre vous. Seuls des soldats blessés restent de cette armée. Eh bien, chacun d’eux se mettra debout dans sa tente et ils viendront tous mettre le feu à Jérusalem.” »
      11 L’armée babylonienne s’est un peu éloignée de Jérusalem pour éviter l’armée du roi d’Égypte.
      12 Jérémie a voulu sortir de la ville pour aller dans le territoire de Benjamin. Il devait recevoir une part de terre au milieu des gens de sa famille.
      13 Quand il est arrivé à la porte de Benjamin, il a rencontré le chef des gardes appelé Iria. C’était un fils de Chélémia et un petit-fils de Hanania. Iria a arrêté Jérémie le prophète en lui disant : « Tu es en train de passer aux Babyloniens ! »
      14 Jérémie a répondu : « C’est faux ! Je ne passe pas aux Babyloniens ! » Mais Iria n’a pas écouté Jérémie. Il l’a arrêté et l’a conduit à ses chefs.
      15 Ceux-ci étaient en colère contre le prophète et ils lui ont donné des coups. Puis ils l’ont enfermé dans la maison du secrétaire d’État Yonatan, qu’on avait transformée en prison.
      16 Jérémie a été mis dans une cave, et il est resté là longtemps.
      17 Un jour, le roi Sédécias a envoyé quelqu’un le chercher. Il voulait l’interroger en secret dans son palais. Le roi lui a demandé : « Est-ce que le SEIGNEUR t’a dit quelque chose pour moi ? » Jérémie a répondu : « Oui, tu seras livré au roi de Babylone. »
      18 Puis il a dit au roi : « Vous m’avez fait mettre en prison. Mais qu’est-ce que j’ai fait contre toi, contre tes officiers ou contre les habitants de Jérusalem ?
      19 Vos prophètes vous ont annoncé que le roi de Babylone n’allait pas vous faire la guerre, ni à vous ni à ce pays. Où sont maintenant ces prophètes-là ? »
      20 Enfin Jérémie a ajouté : « Maintenant, mon roi, écoute-moi. Laisse-toi toucher par ma demande : ne me renvoie pas chez le secrétaire d’État Yonatan, sinon je mourrai. »
      21 Alors le roi Sédécias a donné cet ordre : « Mettez Jérémie dans la cour de garde ! Qu’on lui donne tous les jours une galette de pain venant de la rue des Boulangers, tant qu’il y aura du pain dans la ville ! » Ainsi Jérémie est resté dans la cour de garde.

      Actes 27

      1 La décision est prise de nous faire partir en bateau pour l’Italie. On confie Paul et quelques autres prisonniers à un officier romain appelé Julius. Il fait partie d’un groupe de soldats au service de l’empereur.
      2 Nous montons sur un bateau de la ville d’Adramytte, qui doit aller vers les ports de la province d’Asie. Puis nous partons. Il y a avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique.
      3 Le jour suivant, nous arrivons à Sidon. Julius est bon avec Paul, il lui permet d’aller voir ses amis et de profiter de leurs services.
      4 Ensuite nous repartons, mais les vents soufflent contre nous, alors nous passons du côté abrité de l’île de Chypre.
      5 Puis nous traversons la mer de Cilicie et de Pamphylie et nous arrivons à Myre, en Lycie.
      6 Là, l’officier romain trouve un bateau d’Alexandrie qui va vers l’Italie. Il nous fait monter sur ce bateau.
      7 Pendant plusieurs jours, nous avançons lentement, et nous arrivons avec beaucoup de difficulté devant la ville de Cnide, mais le vent nous empêche de continuer dans cette direction. Alors nous allons vers le côté abrité de l’île de Crète, en passant par le cap Salmoné.
      8 Nous suivons la côte difficilement et nous arrivons à un endroit appelé « Les Bons Ports », près de la ville de Lasée.
      9 Mais nous avons perdu beaucoup de temps, et cela devient dangereux de continuer le voyage. En effet, le jour du jeûne de septembre est passé. Paul veut donner son avis
      10 et il dit : « Mes amis, je vois bien que le voyage va être dangereux. Le bateau et ses marchandises vont être abîmés, et nous risquons même de perdre la vie. »
      11 Mais l’officier romain fait plus confiance au capitaine et au propriétaire du bateau qu’aux paroles de Paul.
      12 De plus, le port n’est pas bon pour y passer la mauvaise saison. Donc, presque tous les gens du bateau décident de repartir de là. Ils veulent atteindre, si possible, un port de Crète appelé Phénix. Ce port est tourné vers le sud-ouest et le nord-ouest. Ils veulent passer la mauvaise saison là-bas.
      13 Un vent du sud se met à souffler doucement, et les gens du bateau croient que leur projet va réussir. Ils partent et ils essaient d’avancer le long de l’île de Crète.
      14 Mais peu de temps après, un vent de tempête, appelé « vent du nord-est », vient de l’île et il souffle très fort.
      15 Le bateau est entraîné, il ne peut pas résister au vent, et nous nous laissons emporter.
      16 Nous passons du côté abrité d’une petite île appelée Cauda. Ainsi, avec beaucoup de difficulté, nous arrivons à reprendre le canot de sauvetage.
      17 Nous le faisons remonter sur le bateau, puis les marins attachent des cordes de secours autour du bateau. Ils ont peur d’être jetés sur les bancs de sable du golfe de Libye. Alors ils lâchent dans la mer l’ancre flottante et se laissent entraîner par le vent.
      18 Le jour suivant, la tempête continue à nous secouer avec force. C’est pourquoi les marins jettent des marchandises à la mer,
      19 et le lendemain, ils font descendre dans l’eau le mât et les voiles du bateau.
      20 Pendant plusieurs jours, on ne peut pas voir le soleil ni les étoiles. La tempête reste toujours aussi forte. Nous n’espérons plus du tout être sauvés.
      21 Nous n’avons rien mangé depuis longtemps. Alors Paul se tient debout devant tout le monde et il dit : « Mes amis, il fallait m’écouter et ne pas quitter la Crète. Vous auriez évité la tempête et vous n’auriez pas perdu les marchandises.
      22 Mais maintenant, je vous le demande : soyez courageux ! En effet, personne ne va mourir, nous perdrons seulement le bateau.
      23 Cette nuit, le Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’a envoyé son ange.
      24 Il m’a dit : “Paul, n’aie pas peur ! Tu dois être jugé devant l’empereur, et à cause de toi, Dieu laisse en vie tous ceux qui voyagent avec toi.”
      25 Mes amis, courage ! J’ai confiance en Dieu. Oui, ce que Dieu m’a dit va arriver.
      26 Nous devons être jetés sur la côte d’une île. »
      27 C’est la quatorzième nuit, et la tempête nous emporte toujours sur la mer Méditerranée. Vers minuit, les marins ont l’impression que nous approchons d’une terre.
      28 Ils lancent un poids tenu par une corde et ils trouvent que l’eau est profonde de 37 mètres. Un peu plus loin, ils recommencent et ils trouvent que l’eau est profonde de 28 mètres.
      29 Ils ont peur que le bateau ne touche les rochers. C’est pourquoi ils jettent quatre ancres à l’arrière et ils attendent le lever du jour avec impatience.
      30 Les marins font descendre le canot de sauvetage à la mer en disant : « Nous allons jeter des ancres à l’avant du bateau. » Mais ce n’est pas vrai, ils veulent s’échapper du bateau.
      31 Paul dit à l’officier et aux soldats : « Si ces hommes ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. »
      32 Alors les soldats coupent les cordes du canot et ils le laissent partir sur la mer.
      33 En attendant le lever du jour, Paul invite tout le monde à manger quelque chose. Il leur dit : « Aujourd’hui, cela fait 14 jours que vous attendez, et vous êtes restés sans rien manger.
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, vous en avez besoin pour être sauvés. En effet, vous ne perdrez rien, même pas un cheveu de vos têtes. »
      35 Après ces paroles, Paul prend du pain. Il remercie Dieu devant tout le monde, puis il partage le pain et se met à manger.
      36 Alors tous reprennent courage et ils mangent aussi.
      37 En tout, nous sommes 276 personnes sur le bateau.
      38 Quand ils ont assez mangé, ils jettent le blé à la mer pour rendre le bateau plus léger.
      39 Quand le jour se lève, les marins ne reconnaissent pas la terre, mais ils voient une baie avec une plage. Ils décident de conduire le bateau jusque-là, si possible.
      40 C’est pourquoi ils détachent les ancres et ils les laissent dans la mer. En même temps, ils défont les cordes du gouvernail, puis ils mettent une voile à l’avant du bateau. Alors le vent le pousse et ils avancent vers la plage.
      41 Mais ils touchent un banc de sable, et le bateau ne peut plus bouger. L’avant est enfoncé dans le sable et il ne peut plus sortir, puis les vagues violentes cassent l’arrière.
      42 Les soldats veulent tuer les prisonniers, pour que personne ne s’échappe en nageant.
      43 Mais l’officier romain veut sauver Paul et il empêche les soldats de faire ce qu’ils ont décidé. Il commande à ceux qui savent nager de sauter dans l’eau les premiers et d’aller vers la terre.
      44 Les autres vont les suivre sur des planches ou sur les restes du bateau. De cette façon, ils arrivent à terre et tous sont sauvés.
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