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La Bible en 1 an - Jour 222

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 222

Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
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Versets relatifs

    • Ruth 3

      1 Un jour, Noémi dit à Ruth : « Ma fille, je dois trouver une solution pour que tu sois heureuse.
      2 Tu le sais, ce Booz qui t’a laissée travailler avec ses servantes, il est de notre famille. Ce soir, il va battre l’orge sur la place où on bat les grains.
      3 Lave-toi, parfume-toi, mets ta belle robe et va là-bas. Mais ne te montre pas avant la fin de son repas.
      4 Quand Booz se couchera, regarde l’endroit où il est. Ensuite, approche-toi, écarte un peu sa couverture et couche-toi à ses pieds. Après cela, il te dira lui-même ce que tu dois faire. »
      5 Ruth répond : « Je ferai tout ce que tu m’as dit. »
      6 Ruth va à l’endroit où Booz bat les grains. Elle fait exactement ce que Noémi lui a dit.
      7 Booz mange et boit et il est de très bonne humeur. Il vient se coucher au bord du tas de grains. Alors Ruth s’approche doucement, elle écarte la couverture et se couche à ses pieds.
      8 Au milieu de la nuit, Booz se réveille brusquement. Il se retourne et voit une femme couchée à ses pieds.
      9 Il dit : « Qui est-ce ? » Elle répond : « C’est moi, Ruth. Protège-moi. En effet, tu es un proche parent et tu as la responsabilité de prendre soin de moi. »
      10 Booz répond : « Que le SEIGNEUR te bénisse ! Tu n’as pas cherché l’amour des jeunes gens, riches ou pauvres. Ce que tu viens de faire prouve ta fidélité à la famille de ta belle-mère. Tu as agi encore mieux qu’avant.
      11 Maintenant, Ruth, n’aie pas peur. Je ferai pour toi tout ce que tu voudras. En effet, tu es une femme de valeur, tout le monde le sait.
      12 Oui, c’est vrai, je dois prendre soin de toi. Mais il y a quelqu’un d’autre qui est encore plus proche de ta famille que moi.
      13 Reste ici cette nuit. Demain matin, nous verrons s’il veut remplir son devoir envers toi. Si oui, il doit le faire. S’il ne veut pas, je te promets ceci devant le SEIGNEUR : je ferai pour toi ce que je dois faire. Dors jusqu’à demain matin ! »
      14 Ruth reste couchée aux pieds de Booz jusqu’au matin. Puis elle se lève très tôt, avant la lumière du jour, pour qu’on ne la reconnaisse pas. En effet, Booz pensait : on ne doit pas savoir que cette femme est venue ici.
      15 Il dit à Ruth : « Enlève ton pagne de dessus et tiens-le bien. » Elle le tient bien. Alors Booz mesure à peu près 15 kilos d’orge et il les met dans le pagne de Ruth. Ensuite, il revient au village.
      16 Ruth va chez sa belle-mère. Noémi lui demande : « Cela s’est bien passé, ma fille ? » Ruth lui raconte tout ce que Booz a fait pour elle.
      17 Elle ajoute : « Il m’a donné ces 15 kilos d’orge en me disant : “Tu ne dois pas rentrer chez ta belle-mère les mains vides.” »
      18 Noémi dit : « Attends ici, ma fille. Tu vas voir comment les choses vont finir. En effet, cet homme-là ne sera pas satisfait s’il ne règle pas cette affaire aujourd’hui. »

      Ruth 4

      1 Booz va à l’entrée du village, là où on discute des affaires. Il s’assoit. Booz a parlé à Ruth d’un parent très proche d’Élimélek. Cet homme passe justement par là. Booz lui dit : « Arrête-toi ! Viens t’asseoir ici. » L’homme s’arrête et il s’assoit.
      2 Alors Booz demande à dix anciens du village de s’asseoir avec eux. Ils s’assoient.
      3 Ensuite, Booz dit à cet autre parent d’Élimélek : « Noémi est revenue du pays de Moab, tu le sais. Eh bien, elle va vendre le champ qui était à notre frère Élimélek.
      4 Moi, j’ai décidé de t’en parler devant les anciens et devant tous ceux qui sont là. Si tu veux racheter ce champ, rachète-le. Si tu ne veux pas, dis-le-moi. En effet, c’est toi le premier qui as le droit de racheter, et moi le deuxième. » L’homme dit : « Je veux bien racheter le champ. »
      5 Booz dit : « Si tu achètes le champ à Noémi, tu dois aussi prendre pour femme Ruth la Moabite. Ainsi, la propriété du champ restera dans la famille de son mari mort. »
      6 L’homme répond : « Dans ce cas, je ne peux pas. En effet, je risque de diminuer ma propriété. Donc, prends pour toi le droit de racheter. Moi, je ne peux pas. »
      7 Autrefois, en Israël, quand des hommes achetaient ou échangeaient quelque chose, l’un des deux enlevait sa sandale et il la donnait à l’autre. Ce geste montrait que l’affaire était réglée.
      8 Donc, celui qui a le droit de racheter le champ d’Élimélek dit à Booz : « Achète le champ. » Puis il enlève sa sandale.
      9 Booz dit aux anciens et à tous ceux qui sont là : « Aujourd’hui, vous êtes témoins : j’achète à Noémi tout ce qui était à Élimélek et à ses fils Kilion et Malon.
      10 Je prends aussi pour femme Ruth la Moabite, qui était la femme de Malon. Ainsi la propriété du champ restera dans la famille du mort. De plus, il aura des enfants. Ainsi, son nom gardera sa place parmi ses frères, et sa famille sera présente quand les affaires de son village seront discutées. Aujourd’hui, vous êtes témoins de cela. »
      11 Les anciens et tous ceux qui sont là répondent : « Oui, nous en sommes témoins ! Que le SEIGNEUR bénisse la femme qui entre dans ta maison ! Qu’elle ressemble à Rachel et à Léa, les deux femmes de Jacob qui ont donné naissance au peuple d’Israël ! Que tu sois riche dans le clan d’Éfrata, et que ton nom soit célèbre à Bethléem !
      12 Que le SEIGNEUR te donne beaucoup d’enfants avec cette jeune femme ! Et que ta famille soit comme celle de Pérès, le fils de Juda et de Tamar ! »
      13 Alors Booz se marie avec Ruth, et Ruth devient sa femme. Il s’unit à elle. Le SEIGNEUR la bénit, elle devient enceinte et elle met au monde un garçon.
      14 C’est pourquoi les femmes disent à Noémi : « Remercions le SEIGNEUR ! Aujourd’hui, il te donne quelqu’un qui pourra prendre soin de toi. Ton petit-fils deviendra célèbre en Israël.
      15 Il va te faire revivre et te soutenir dans ta vieillesse. Ta belle-fille vaut mieux pour toi que sept fils, car elle t’aime et t’a donné ce petit-fils. »
      16 Alors Noémi prend l’enfant et elle le serre sur son cœur. Puis c’est elle qui s’occupe de lui.
      17 Les voisines disent : « Noémi a un fils ! » Elles lui donnent le nom d’Obed. Obed est le père de Jessé, qui est le père de David.
      18 Voici la liste des ancêtres de David, à partir de Pérès : Pérès est le père de Hesron.
      19 Hesron est le père de Ram. Ram est le père d’Amminadab.
      20 Amminadab est le père de Nachon. Nachon est le père de Salman.
      21 Salman est le père de Booz. Booz est le père d’Obed.
      22 Obed est le père de Jessé, et Jessé est le père de David.

      Jérémie 38

      1 Chefatia, fils de Matan, Guedalia, fils de Pachehour, Youkal, fils de Chélémia, et Pachehour, fils de Malkia, ont entendu les paroles que Jérémie répétait à tout le monde :
      2 « Voici un message du SEIGNEUR : “Celui qui restera dans cette ville mourra par la guerre, la famine ou la peste. Mais celui qui sortira pour se rendre aux Babyloniens restera en vie. Il aura gagné au moins cela.”
      3 « Voici encore un message du SEIGNEUR : “Je livrerai cette ville à l’armée du roi de Babylone, c’est sûr, et celui-ci la prendra.” »
      4 Ensuite, les officiers ont dit au roi Sédécias : « Il faut faire mourir Jérémie ! Ce qu’il dit décourage complètement les soldats et la population qui restent dans la ville. Ce n’est pas le bonheur du peuple que cet homme recherche, c’est son malheur. »
      5 Alors le roi Sédécias leur a répondu : « Faites de lui ce que vous voulez. Je suis le roi, pourtant je ne peux rien contre vous. »
      6 Les officiers ont donc pris Jérémie et ils l’ont jeté dans la citerne de Malkia, le fils du roi. Ils ont descendu Jérémie avec des cordes. Dans cette citerne qui se trouvait dans la cour de garde, il n’y avait pas d’eau, mais seulement de la boue. Et Jérémie s’est enfoncé dans la boue.
      7 Or, un Éthiopien, appelé Ébed-Mélek, était un serviteur important dans la maison du roi. Il a appris qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. Le roi se tenait à la porte de Benjamin.
      8 Alors Ébed-Mélek est allé trouver le roi et lui a dit :
      9 « Mon seigneur le roi, tout ce que ces hommes ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans une citerne. Il va mourir de faim dans son trou, parce qu’il n’y a plus de nourriture dans la ville. »
      10 Alors le roi a donné cet ordre à Ébed-Mélek, l’Éthiopien : « Prends 30 hommes avec toi et fais remonter Jérémie de la citerne avant qu’il meure ! »
      11 Ébed-Mélek a emmené les 30 hommes. Il est allé au palais du roi, dans une pièce située sous la salle du trésor. Là, il a pris quelques vieux chiffons. Il les a fait descendre pour Jérémie dans la citerne, avec des cordes.
      12 Puis Ébed-Mélek, l’Éthiopien, a dit à Jérémie : « Mets ces vieux chiffons sous tes bras, et les cordes par-dessous. » C’est ce que Jérémie a fait.
      13 Alors les hommes ont tiré sur les cordes et ils l’ont fait remonter de la citerne. Après cela, Jérémie est resté dans la cour de garde.
      14 Le roi Sédécias a envoyé quelqu’un chercher le prophète Jérémie et il l’a fait venir à la troisième entrée du temple. Il lui a dit : « Je veux te poser une question, ne me cache rien. »
      15 Jérémie a répondu à Sédécias : « Si je te dis la vérité, tu vas me faire mourir. Et si je te donne un conseil, tu ne le suivras pas. »
      16 Mais le roi Sédécias a fait en secret ce serment à Jérémie : « Par le SEIGNEUR vivant qui nous a donné la vie, je le jure : je ne te ferai pas mourir. Et je ne te livrerai pas aux gens qui veulent ta mort. »
      17 Alors Jérémie a dit à Sédécias : « Voici les paroles du SEIGNEUR, Dieu de l’univers et Dieu d’Israël : “Si tu sors pour te rendre aux officiers du roi de Babylone, tu sauveras ta vie et celle de ta famille. Et Jérusalem ne sera pas brûlée.
      18 Mais si tu ne sors pas pour te rendre aux officiers du roi de Babylone, Jérusalem sera livrée aux Babyloniens. Ils y mettront le feu et toi, tu ne leur échapperas pas.” »
      19 Le roi Sédécias a répondu à Jérémie : « J’ai peur des Judéens qui sont passés aux Babyloniens. Je risque d’être livré à eux, et ils se moqueront de moi. »
      20 Mais Jérémie lui a dit : « Non, tu ne seras pas livré à eux. Écoute donc ce que je te dis de la part du SEIGNEUR. Alors tout ira bien pour toi, et tu resteras en vie.
      21 Mais si tu refuses de te rendre, voici ce que le SEIGNEUR m’a fait connaître :
      22 toutes les femmes restées dans ton palais, on les conduira devant les officiers du roi de Babylone. Et elles chanteront en parlant de toi : “Ils t’ont vraiment bien trompé, tes meilleurs amis ! Tes pieds s’enfoncent dans la boue, et eux, ils t’abandonnent !”
      23 Oui, on conduira tes femmes et tes fils devant les Babyloniens, et toi, tu ne leur échapperas pas non plus. Le roi de Babylone te fera prisonnier et il mettra le feu à Jérusalem. »
      24 Alors Sédécias a répondu à Jérémie : « Personne ne doit être au courant de ce que nous venons de dire, ainsi tu ne mourras pas.
      25 Les officiers vont sûrement apprendre que j’ai parlé avec toi. Ils vont te demander ce que nous avons dit ensemble. Ils vont te dire : “Si tu ne nous caches rien, nous ne te tuerons pas.”
      26 Tu leur répondras : “J’ai demandé avec force au roi de ne pas me renvoyer chez Yonatan. Sinon je mourrai.” »
      27 Tous les officiers sont en effet venus trouver Jérémie et ils lui ont posé des questions. Mais Jérémie leur a répondu comme le roi l’avait commandé. Alors, ils l’ont laissé tranquille, parce que personne n’avait entendu leur conversation.
      28 Jérémie est donc resté dans la cour de garde jusqu’au jour où Jérusalem a été prise. Voici ce qui est arrivé quand Jérusalem a été prise :

      Actes 28

      1 Après cela, nous apprenons que l’île s’appelle Malte.
      2 Ses habitants sont très bons pour nous. Ils allument un grand feu et ils nous accueillent tous autour du feu. En effet, la pluie s’est mise à tomber et il fait froid.
      3 Paul ramasse un tas de bois mort et il le jette dans le feu. Mais une vipère sort du tas de bois à cause de la chaleur et elle s’accroche à la main de Paul.
      4 Quand les habitants de l’île voient la vipère pendue à la main de Paul, ils se disent entre eux : « Cet homme est sûrement un assassin. Il a échappé à la mer, mais la justice de Dieu ne lui permet pas de vivre. »
      5 Alors Paul secoue la vipère dans le feu et il ne souffre pas du tout.
      6 Les autres croient que Paul va enfler ou qu’il va tomber mort tout à coup. Ils attendent longtemps, mais ils voient que rien de mal n’arrive à Paul. Alors ils changent d’avis et ils disent : « C’est un dieu ! »
      7 Près de cet endroit, il y a la propriété du principal notable de l’île. Il s’appelle Publius. Pendant trois jours, il nous reçoit et il nous loge comme des amis dans sa maison.
      8 Le père de Publius est couché, il a de la fièvre et la dysenterie. Paul va le voir, il prie en posant la main sur sa tête et il le guérit.
      9 Alors tous les autres malades de l’île viennent voir Paul, et celui-ci les guérit.
      10 Les gens nous montrent beaucoup de respect. Quand nous partons, ils nous donnent tout ce qu’il faut pour le voyage.
      11 Au bout de trois mois, nous partons sur un bateau d’Alexandrie. C’est le « Castor et Pollux » qui avait passé la mauvaise saison dans l’île.
      12 Nous arrivons à Syracuse et nous y restons trois jours.
      13 De là, nous suivons la côte et nous allons à Reggio. Le jour suivant, le vent du sud se met à souffler, et en deux jours, nous arrivons à Pouzzoles.
      14 Dans cette ville, nous trouvons des chrétiens qui nous invitent à passer une semaine chez eux. Et voici comment nous allons à Rome.
      15 Les chrétiens de Rome ont appris que nous arrivions. Ils viennent à notre rencontre jusqu’au Marché d’Appius et aux Trois-Auberges. Quand Paul les voit, il remercie Dieu et reprend courage.
      16 Nous arrivons à Rome. On permet à Paul d’habiter dans un logement privé avec un soldat pour le garder.
      17 Trois jours plus tard, Paul invite les notables juifs de Rome à venir chez lui. Quand ils sont réunis, il leur dit : « Frères, je n’ai rien fait contre notre peuple, ni contre les coutumes de nos ancêtres. Pourtant, on m’a arrêté à Jérusalem et on m’a livré aux Romains.
      18 Ceux-ci m’ont interrogé et ils voulaient me libérer. En effet, ils n’avaient pas trouvé de raison pour me condamner à mort.
      19 Mais les chefs juifs n’étaient pas d’accord, et j’ai été obligé de faire appel à l’empereur romain. Pourtant, je ne veux pas accuser mon peuple.
      20 Voilà pourquoi j’ai demandé à vous voir et à parler avec vous. Vous savez ce que le peuple d’Israël espère, oui, c’est à cause de cela que je suis attaché avec ces chaînes. »
      21 Les notables juifs lui répondent : « Nous n’avons reçu aucune lettre de Judée à ton sujet. Aucun de nos frères n’est venu ici pour faire un rapport ou pour nous dire du mal de toi.
      22 Mais nous voulons que tu nous expliques toi-même ce que tu penses. En effet, nous le savons, partout il y a des gens qui disent du mal de ton groupe. »
      23 Les notables juifs choisissent avec Paul un jour pour le rencontrer, et ce jour-là, ils reviennent le voir chez lui. Cette fois, ils sont plus nombreux. Depuis le matin jusqu’au soir, Paul leur donne des explications et il leur annonce avec force le Royaume de Dieu. Il leur parle de Jésus et il essaie de les persuader. Pour cela, il se sert de la loi de Moïse et des livres des prophètes.
      24 Les uns sont persuadés par ce qu’il dit, mais les autres refusent de croire.
      25 Au moment de partir, ils ne sont toujours pas d’accord entre eux. Paul leur dit seulement : « L’Esprit Saint avait raison quand il a dit à vos ancêtres, par la bouche du prophète Ésaïe :
      26 “Va voir ce peuple et dis-lui : Vous entendrez bien, mais vous ne comprendrez pas. Vous regarderez bien, mais vous ne verrez pas.
      27 Oui, ce peuple ne veut pas comprendre. Ils ont bouché leurs oreilles, ils ont fermé leurs yeux. Ils n’ont pas voulu voir avec leurs yeux, entendre avec leurs oreilles, comprendre avec leur cœur. Ils n’ont pas voulu se tourner vers moi. C’est pourquoi je n’ai pas pu les guérir.” »
      28 Paul dit encore : « Vous devez savoir une chose : Dieu a envoyé la Bonne Nouvelle du salut à ceux qui ne sont pas juifs. Eux, ils l’écouteront ! »
      29 []
      30 Paul reste encore deux années entières dans le logement qu’il a loué, et il reçoit tous ceux qui viennent le voir.
      31 Il annonce le Royaume de Dieu et dans son enseignement, il présente le Seigneur Jésus-Christ avec beaucoup d’assurance et en toute liberté.
    • Ruth 3

      1 וַתֹּ֥אמֶר לָ֖הּ נָעֳמִ֣י חֲמוֹתָ֑הּ בִּתִּ֞י הֲלֹ֧א אֲבַקֶּשׁ־לָ֛ךְ מָנ֖וֹחַ אֲשֶׁ֥ר יִֽיטַב־לָֽךְ׃
      2 וְעַתָּ֗ה הֲלֹ֥א בֹ֙עַז֙ מֹֽדַעְתָּ֔נוּ אֲשֶׁ֥ר הָיִ֖ית אֶת־נַעֲרוֹתָ֑יו הִנֵּה־ה֗וּא זֹרֶ֛ה אֶת־גֹּ֥רֶן הַשְּׂעֹרִ֖ים הַלָּֽיְלָה׃
      3 וְרָחַ֣צְתְּ ׀ וָסַ֗כְתְּ וְשַׂ֧מְתְּ *שמלתך **שִׂמְלֹתַ֛יִךְ עָלַ֖יִךְ *וירדתי **וְיָרַ֣דְתְּ הַגֹּ֑רֶן אַל־תִּוָּדְעִ֣י לָאִ֔ישׁ עַ֥ד כַּלֹּת֖וֹ לֶאֱכֹ֥ל וְלִשְׁתּֽוֹת׃
      4 וִיהִ֣י בְשָׁכְב֗וֹ וְיָדַ֙עַתְּ֙ אֶת־הַמָּקוֹם֙ אֲשֶׁ֣ר יִשְׁכַּב־שָׁ֔ם וּבָ֛את וְגִלִּ֥ית מַרְגְּלֹתָ֖יו *ושכבתי **וְשָׁכָ֑בְתְּ וְהוּא֙ יַגִּ֣יד לָ֔ךְ אֵ֖ת אֲשֶׁ֥ר תַּעַשִֽׂין׃
      5 וַתֹּ֖אמֶר אֵלֶ֑יהָ כֹּ֛ל אֲשֶׁר־תֹּאמְרִ֥י **אֵלַ֖י אֶֽעֱשֶֽׂה׃
      6 וַתֵּ֖רֶד הַגֹּ֑רֶן וַתַּ֕עַשׂ כְּכֹ֥ל אֲשֶׁר־צִוַּ֖תָּה חֲמוֹתָֽהּ׃
      7 וַיֹּ֨אכַל בֹּ֤עַז וַיֵּשְׁתְּ֙ וַיִּיטַ֣ב לִבּ֔וֹ וַיָּבֹ֕א לִשְׁכַּ֖ב בִּקְצֵ֣ה הָעֲרֵמָ֑ה וַתָּבֹ֣א בַלָּ֔ט וַתְּגַ֥ל מַרְגְּלֹתָ֖יו וַתִּשְׁכָּֽב׃
      8 וַיְהִי֙ בַּחֲצִ֣י הַלַּ֔יְלָה וַיֶּחֱרַ֥ד הָאִ֖ישׁ וַיִּלָּפֵ֑ת וְהִנֵּ֣ה אִשָּׁ֔ה שֹׁכֶ֖בֶת מַרְגְּלֹתָֽיו׃
      9 וַיֹּ֖אמֶר מִי־אָ֑תּ וַתֹּ֗אמֶר אָנֹכִי֙ ר֣וּת אֲמָתֶ֔ךָ וּפָרַשְׂתָּ֤ כְנָפֶ֙ךָ֙ עַל־אֲמָ֣תְךָ֔ כִּ֥י גֹאֵ֖ל אָֽתָּה׃
      10 וַיֹּ֗אמֶר בְּרוּכָ֨ה אַ֤תְּ לַֽיהוָה֙ בִּתִּ֔י הֵיטַ֛בְתְּ חַסְדֵּ֥ךְ הָאַחֲר֖וֹן מִן־הָרִאשׁ֑וֹן לְבִלְתִּי־לֶ֗כֶת אַחֲרֵי֙ הַבַּ֣חוּרִ֔ים אִם־דַּ֖ל וְאִם־עָשִֽׁיר׃
      11 וְעַתָּ֗ה בִּתִּי֙ אַל־תִּ֣ירְאִ֔י כֹּ֥ל אֲשֶׁר־תֹּאמְרִ֖י אֶֽעֱשֶׂה־לָּ֑ךְ כִּ֤י יוֹדֵ֙עַ֙ כָּל־שַׁ֣עַר עַמִּ֔י כִּ֛י אֵ֥שֶׁת חַ֖יִל אָֽתְּ׃
      12 וְעַתָּה֙ כִּ֣י אָמְנָ֔ם כִּ֥י *אם גֹאֵ֖ל אָנֹ֑כִי וְגַ֛ם יֵ֥שׁ גֹּאֵ֖ל קָר֥וֹב מִמֶּֽנִּי׃
      13 לִ֣ינִי ׀ הַלַּ֗יְלָה וְהָיָ֤ה בַבֹּ֙קֶר֙ אִם־יִגְאָלֵ֥ךְ טוֹב֙ יִגְאָ֔ל וְאִם־לֹ֨א יַחְפֹּ֧ץ לְגָֽאֳלֵ֛ךְ וּגְאַלְתִּ֥יךְ אָנֹ֖כִי חַי־יְהוָ֑ה שִׁכְבִ֖י עַד־הַבֹּֽקֶר׃
      14 וַתִּשְׁכַּ֤ב *מרגלתו **מַרְגְּלוֹתָיוֹ֙ עַד־הַבֹּ֔קֶר וַתָּ֕קָם *בטרום **בְּטֶ֛רֶם יַכִּ֥יר אִ֖ישׁ אֶת־רֵעֵ֑הוּ וַיֹּ֙אמֶר֙ אַל־יִוָּדַ֔ע כִּי־בָ֥אָה הָאִשָּׁ֖ה הַגֹּֽרֶן׃
      15 וַיֹּ֗אמֶר הָ֠בִי הַמִּטְפַּ֧חַת אֲשֶׁר־עָלַ֛יִךְ וְאֶֽחֳזִי־בָ֖הּ וַתֹּ֣אחֶז בָּ֑הּ וַיָּ֤מָד שֵׁשׁ־שְׂעֹרִים֙ וַיָּ֣שֶׁת עָלֶ֔יהָ וַיָּבֹ֖א הָעִֽיר׃
      16 וַתָּבוֹא֙ אֶל־חֲמוֹתָ֔הּ וַתֹּ֖אמֶר מִי־אַ֣תְּ בִּתִּ֑י וַתַּ֨גֶּד־לָ֔הּ אֵ֛ת כָּל־אֲשֶׁ֥ר עָֽשָׂה־לָ֖הּ הָאִֽישׁ׃
      17 וַתֹּ֕אמֶר שֵׁשׁ־הַשְּׂעֹרִ֥ים הָאֵ֖לֶּה נָ֣תַן לִ֑י כִּ֚י אָמַ֣ר **אֵלַ֔י אַל־תָּב֥וֹאִי רֵיקָ֖ם אֶל־חֲמוֹתֵֽךְ׃
      18 וַתֹּ֙אמֶר֙ שְׁבִ֣י בִתִּ֔י עַ֚ד אֲשֶׁ֣ר תֵּֽדְעִ֔ין אֵ֖יךְ יִפֹּ֣ל דָּבָ֑ר כִּ֣י לֹ֤א יִשְׁקֹט֙ הָאִ֔ישׁ כִּֽי־אִם־כִּלָּ֥ה הַדָּבָ֖ר הַיּֽוֹם׃

      Ruth 4

      1 וּבֹ֨עַז עָלָ֣ה הַשַּׁעַר֮ וַיֵּ֣שֶׁב שָׁם֒ וְהִנֵּ֨ה הַגֹּאֵ֤ל עֹבֵר֙ אֲשֶׁ֣ר דִּבֶּר־בֹּ֔עַז וַיֹּ֛אמֶר ס֥וּרָה שְׁבָה־פֹּ֖ה פְּלֹנִ֣י אַלְמֹנִ֑י וַיָּ֖סַר וַיֵּשֵֽׁב׃
      2 וַיִּקַּ֞ח עֲשָׂרָ֧ה אֲנָשִׁ֛ים מִזִּקְנֵ֥י הָעִ֖יר וַיֹּ֣אמֶר שְׁבוּ־פֹ֑ה וַיֵּשֵֽׁבוּ׃
      3 וַיֹּ֙אמֶר֙ לַגֹּאֵ֔ל חֶלְקַת֙ הַשָּׂדֶ֔ה אֲשֶׁ֥ר לְאָחִ֖ינוּ לֶאֱלִימֶ֑לֶךְ מָכְרָ֣ה נָעֳמִ֔י הַשָּׁ֖בָה מִשְּׂדֵ֥ה מוֹאָֽב׃
      4 וַאֲנִ֨י אָמַ֜רְתִּי אֶגְלֶ֧ה אָזְנְךָ֣ לֵאמֹ֗ר קְ֠נֵה נֶ֥גֶד הַֽיֹּשְׁבִים֮ וְנֶ֣גֶד זִקְנֵ֣י עַמִּי֒ אִם־תִּגְאַל֙ גְּאָ֔ל וְאִם־לֹ֨א יִגְאַ֜ל הַגִּ֣ידָה לִּ֗י *ואדע **וְאֵֽדְעָה֙ כִּ֣י אֵ֤ין זוּלָֽתְךָ֙ לִגְא֔וֹל וְאָנֹכִ֖י אַחֲרֶ֑יךָ וַיֹּ֖אמֶר אָנֹכִ֥י אֶגְאָֽל׃
      5 וַיֹּ֣אמֶר בֹּ֔עַז בְּיוֹם־קְנוֹתְךָ֥ הַשָּׂדֶ֖ה מִיַּ֣ד נָעֳמִ֑י וּ֠מֵאֵת ר֣וּת הַמּוֹאֲבִיָּ֤ה אֵֽשֶׁת־הַמֵּת֙ *קניתי **קָנִ֔יתָה לְהָקִ֥ים שֵׁם־הַמֵּ֖ת עַל־נַחֲלָתֽוֹ׃
      6 וַיֹּ֣אמֶר הַגֹּאֵ֗ל לֹ֤א אוּכַל֙ *לגאול־**לִגְאָל־לִ֔י פֶּן־אַשְׁחִ֖ית אֶת־נַחֲלָתִ֑י גְּאַל־לְךָ֤ אַתָּה֙ אֶת־גְּאֻלָּתִ֔י כִּ֥י לֹא־אוּכַ֖ל לִגְאֹֽל׃
      7 וְזֹאת֩ לְפָנִ֨ים בְּיִשְׂרָאֵ֜ל עַל־הַגְּאוּלָּ֤ה וְעַל־הַתְּמוּרָה֙ לְקַיֵּ֣ם כָּל־דָּבָ֔ר שָׁלַ֥ף אִ֛ישׁ נַעֲל֖וֹ וְנָתַ֣ן לְרֵעֵ֑הוּ וְזֹ֥את הַתְּעוּדָ֖ה בְּיִשְׂרָאֵֽל׃
      8 וַיֹּ֧אמֶר הַגֹּאֵ֛ל לְבֹ֖עַז קְנֵה־לָ֑ךְ וַיִּשְׁלֹ֖ף נַעֲלֽוֹ׃
      9 וַיֹּאמֶר֩ בֹּ֨עַז לַזְּקֵנִ֜ים וְכָל־הָעָ֗ם עֵדִ֤ים אַתֶּם֙ הַיּ֔וֹם כִּ֤י קָנִ֙יתִי֙ אֶת־כָּל־אֲשֶׁ֣ר לֶֽאֱלִימֶ֔לֶךְ וְאֵ֛ת כָּל־אֲשֶׁ֥ר לְכִלְי֖וֹן וּמַחְל֑וֹן מִיַּ֖ד נָעֳמִֽי׃
      10 וְגַ֣ם אֶת־ר֣וּת הַמֹּאֲבִיָּה֩ אֵ֨שֶׁת מַחְל֜וֹן קָנִ֧יתִי לִ֣י לְאִשָּׁ֗ה לְהָקִ֤ים שֵׁם־הַמֵּת֙ עַל־נַ֣חֲלָת֔וֹ וְלֹא־יִכָּרֵ֧ת שֵׁם־הַמֵּ֛ת מֵעִ֥ם אֶחָ֖יו וּמִשַּׁ֣עַר מְקוֹמ֑וֹ עֵדִ֥ים אַתֶּ֖ם הַיּֽוֹם׃
      11 וַיֹּ֨אמְר֜וּ כָּל־הָעָ֧ם אֲשֶׁר־בַּשַּׁ֛עַר וְהַזְּקֵנִ֖ים עֵדִ֑ים יִתֵּן֩ יְהוָ֨ה אֶֽת־הָאִשָּׁ֜ה הַבָּאָ֣ה אֶל־בֵּיתֶ֗ךָ כְּרָחֵ֤ל ׀ וּכְלֵאָה֙ אֲשֶׁ֨ר בָּנ֤וּ שְׁתֵּיהֶם֙ אֶת־בֵּ֣ית יִשְׂרָאֵ֔ל וַעֲשֵׂה־חַ֣יִל בְּאֶפְרָ֔תָה וּקְרָא־שֵׁ֖ם בְּבֵ֥ית לָֽחֶם׃
      12 וִיהִ֤י בֵֽיתְךָ֙ כְּבֵ֣ית פֶּ֔רֶץ אֲשֶׁר־יָלְדָ֥ה תָמָ֖ר לִֽיהוּדָ֑ה מִן־הַזֶּ֗רַע אֲשֶׁ֨ר יִתֵּ֤ן יְהוָה֙ לְךָ֔ מִן־הַֽנַּעֲרָ֖ה הַזֹּֽאת׃
      13 וַיִּקַּ֨ח בֹּ֤עַז אֶת־רוּת֙ וַתְּהִי־ל֣וֹ לְאִשָּׁ֔ה וַיָּבֹ֖א אֵלֶ֑יהָ וַיִּתֵּ֨ן יְהוָ֥ה לָ֛הּ הֵרָי֖וֹן וַתֵּ֥לֶד בֵּֽן׃
      14 וַתֹּאמַ֤רְנָה הַנָּשִׁים֙ אֶֽל־נָעֳמִ֔י בָּר֣וּךְ יְהוָ֔ה אֲ֠שֶׁר לֹ֣א הִשְׁבִּ֥ית לָ֛ךְ גֹּאֵ֖ל הַיּ֑וֹם וְיִקָּרֵ֥א שְׁמ֖וֹ בְּיִשְׂרָאֵֽל׃
      15 וְהָ֤יָה לָךְ֙ לְמֵשִׁ֣יב נֶ֔פֶשׁ וּלְכַלְכֵּ֖ל אֶת־שֵׂיבָתֵ֑ךְ כִּ֣י כַלָּתֵ֤ךְ אֲ‍ֽשֶׁר־אֲהֵבַ֙תֶךְ֙ יְלָדַ֔תּוּ אֲשֶׁר־הִיא֙ ט֣וֹבָה לָ֔ךְ מִשִּׁבְעָ֖ה בָּנִֽים׃
      16 וַתִּקַּ֨ח נָעֳמִ֤י אֶת־הַיֶּ֙לֶד֙ וַתְּשִׁתֵ֣הוּ בְחֵיקָ֔הּ וַתְּהִי־ל֖וֹ לְאֹמֶֽנֶת׃
      17 וַתִּקְרֶאנָה֩ ל֨וֹ הַשְּׁכֵנ֥וֹת שֵׁם֙ לֵאמֹ֔ר יֻלַּד־בֵּ֖ן לְנָעֳמִ֑י וַתִּקְרֶ֤אנָֽה שְׁמוֹ֙ עוֹבֵ֔ד ה֥וּא אֲבִי־יִשַׁ֖י אֲבִ֥י דָוִֽד׃
      18 וְאֵ֙לֶּה֙ תּוֹלְד֣וֹת פָּ֔רֶץ פֶּ֖רֶץ הוֹלִ֥יד אֶת־חֶצְרֽוֹן׃
      19 וְחֶצְרוֹן֙ הוֹלִ֣יד אֶת־רָ֔ם וְרָ֖ם הוֹלִ֥יד אֶת־עַמִּֽינָדָֽב׃
      20 וְעַמִּֽינָדָב֙ הוֹלִ֣יד אֶת־נַחְשׁ֔וֹן וְנַחְשׁ֖וֹן הוֹלִ֥יד אֶת־שַׂלְמָֽה׃
      21 וְשַׂלְמוֹן֙ הוֹלִ֣יד אֶת־בֹּ֔עַז וּבֹ֖עַז הוֹלִ֥יד אֶת־עוֹבֵֽד׃
      22 וְעֹבֵד֙ הוֹלִ֣יד אֶת־יִשָׁ֔י וְיִשַׁ֖י הוֹלִ֥יד אֶת־דָּוִֽד׃

      Jérémie 38

      1 וַיִּשְׁמַ֞ע שְׁפַטְיָ֣ה בֶן־מַתָּ֗ן וּגְדַלְיָ֙הוּ֙ בֶּן־פַּשְׁח֔וּר וְיוּכַל֙ בֶּן־שֶׁ֣לֶמְיָ֔הוּ וּפַשְׁח֖וּר בֶּן־מַלְכִּיָּ֑ה אֶ֨ת־הַדְּבָרִ֔ים אֲשֶׁ֧ר יִרְמְיָ֛הוּ מְדַבֵּ֥ר אֶל־כָּל־הָעָ֖ם לֵאמֹֽר׃
      2 כֹּה֮ אָמַ֣ר יְהוָה֒ הַיֹּשֵׁב֙ בָּעִ֣יר הַזֹּ֔את יָמ֕וּת בַּחֶ֖רֶב בָּרָעָ֣ב וּבַדָּ֑בֶר וְהַיֹּצֵ֤א אֶל־הַכַּשְׂדִּים֙ *יחיה **וְחָיָ֔ה וְהָיְתָה־לּ֥וֹ נַפְשׁ֛וֹ לְשָׁלָ֖ל וָחָֽי׃
      3 כֹּ֖ה אָמַ֣ר יְהוָ֑ה הִנָּתֹ֨ן תִּנָּתֵ֜ן הָעִ֣יר הַזֹּ֗את בְּיַ֛ד חֵ֥יל מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֖ל וּלְכָדָֽהּ׃
      4 וַיֹּאמְר֨וּ הַשָּׂרִ֜ים אֶל־הַמֶּ֗לֶךְ י֣וּמַת נָא֮ אֶת־הָאִ֣ישׁ הַזֶּה֒ כִּֽי־עַל־כֵּ֡ן הֽוּא־מְרַפֵּ֡א אֶת־יְדֵי֩ אַנְשֵׁ֨י הַמִּלְחָמָ֜ה הַֽנִּשְׁאָרִ֣ים ׀ בָּעִ֣יר הַזֹּ֗את וְאֵת֙ יְדֵ֣י כָל־הָעָ֔ם לְדַבֵּ֣ר אֲלֵיהֶ֔ם כַּדְּבָרִ֖ים הָאֵ֑לֶּה כִּ֣י ׀ הָאִ֣ישׁ הַזֶּ֗ה אֵינֶ֨נּוּ דֹרֵ֧שׁ לְשָׁל֛וֹם לָעָ֥ם הַזֶּ֖ה כִּ֥י אִם־לְרָעָֽה׃
      5 וַיֹּ֙אמֶר֙ הַמֶּ֣לֶךְ צִדְקִיָּ֔הוּ הִנֵּה־ה֖וּא בְּיֶדְכֶ֑ם כִּֽי־אֵ֣ין הַמֶּ֔לֶךְ יוּכַ֥ל אֶתְכֶ֖ם דָּבָֽר׃
      6 וַיִּקְח֣וּ אֶֽת־יִרְמְיָ֗הוּ וַיַּשְׁלִ֨כוּ אֹת֜וֹ אֶל־הַבּ֣וֹר ׀ מַלְכִּיָּ֣הוּ בֶן־הַמֶּ֗לֶךְ אֲשֶׁר֙ בַּחֲצַ֣ר הַמַּטָּרָ֔ה וַיְשַׁלְּח֥וּ אֶֽת־יִרְמְיָ֖הוּ בַּחֲבָלִ֑ים וּבַבּ֤וֹר אֵֽין־מַ֙יִם֙ כִּ֣י אִם־טִ֔יט וַיִּטְבַּ֥ע יִרְמְיָ֖הוּ בַּטִּֽיט׃
      7 וַיִּשְׁמַ֡ע עֶֽבֶד־מֶ֨לֶךְ הַכּוּשִׁ֜י אִ֣ישׁ סָרִ֗יס וְהוּא֙ בְּבֵ֣ית הַמֶּ֔לֶךְ כִּֽי־נָתְנ֥וּ אֶֽת־יִרְמְיָ֖הוּ אֶל־הַבּ֑וֹר וְהַמֶּ֥לֶךְ יוֹשֵׁ֖ב בְּשַׁ֥עַר בִּנְיָמִֽן׃
      8 וַיֵּצֵ֥א עֶֽבֶד־מֶ֖לֶךְ מִבֵּ֣ית הַמֶּ֑לֶךְ וַיְדַבֵּ֥ר אֶל־הַמֶּ֖לֶךְ לֵאמֹֽר׃
      9 אֲדֹנִ֣י הַמֶּ֗לֶךְ הֵרֵ֜עוּ הָאֲנָשִׁ֤ים הָאֵ֙לֶּה֙ אֵ֣ת כָּל־אֲשֶׁ֤ר עָשׂוּ֙ לְיִרְמְיָ֣הוּ הַנָּבִ֔יא אֵ֥ת אֲשֶׁר־הִשְׁלִ֖יכוּ אֶל־הַבּ֑וֹר וַיָּ֤מָת תַּחְתָּיו֙ מִפְּנֵ֣י הָֽרָעָ֔ב כִּ֣י אֵ֥ין הַלֶּ֛חֶם ע֖וֹד בָּעִֽיר׃
      10 וַיְצַוֶּ֣ה הַמֶּ֔לֶךְ אֵ֛ת עֶֽבֶד־מֶ֥לֶךְ הַכּוּשִׁ֖י לֵאמֹ֑ר קַ֣ח בְּיָדְךָ֤ מִזֶּה֙ שְׁלֹשִׁ֣ים אֲנָשִׁ֔ים וְֽהַעֲלִ֜יתָ אֶֽת־יִרְמְיָ֧הוּ הַנָּבִ֛יא מִן־הַבּ֖וֹר בְּטֶ֥רֶם יָמֽוּת׃
      11 וַיִּקַּ֣ח ׀ עֶֽבֶד־מֶ֨לֶךְ אֶת־הָאֲנָשִׁ֜ים בְּיָד֗וֹ וַיָּבֹ֤א בֵית־הַמֶּ֙לֶךְ֙ אֶל־תַּ֣חַת הָאוֹצָ֔ר וַיִּקַּ֤ח מִשָּׁם֙ בְּלוֹיֵ֣ *הסחבות **סְחָב֔וֹת וּבְלוֹיֵ֖ מְלָחִ֑ים וַיְשַׁלְּחֵ֧ם אֶֽל־יִרְמְיָ֛הוּ אֶל־הַבּ֖וֹר בַּחֲבָלִֽים׃
      12 וַיֹּ֡אמֶר עֶבֶד־מֶ֨לֶךְ הַכּוּשִׁ֜י אֶֽל־יִרְמְיָ֗הוּ שִׂ֣ים נָ֠א בְּלוֹאֵ֨י הַסְּחָב֤וֹת וְהַמְּלָחִים֙ תַּ֚חַת אַצִּל֣וֹת יָדֶ֔יךָ מִתַּ֖חַת לַחֲבָלִ֑ים וַיַּ֥עַשׂ יִרְמְיָ֖הוּ כֵּֽן׃
      13 וַיִּמְשְׁכ֤וּ אֶֽת־יִרְמְיָ֙הוּ֙ בַּֽחֲבָלִ֔ים וַיַּעֲל֥וּ אֹת֖וֹ מִן־הַבּ֑וֹר וַיֵּ֣שֶׁב יִרְמְיָ֔הוּ בַּחֲצַ֖ר הַמַּטָּרָֽה׃
      14 וַיִּשְׁלַ֞ח הַמֶּ֣לֶךְ צִדְקִיָּ֗הוּ וַיִּקַּ֞ח אֶֽת־יִרְמְיָ֤הוּ הַנָּבִיא֙ אֵלָ֔יו אֶל־מָבוֹא֙ הַשְּׁלִישִׁ֔י אֲשֶׁ֖ר בְּבֵ֣ית יְהוָ֑ה וַיֹּ֨אמֶר הַמֶּ֜לֶךְ אֶֽל־יִרְמְיָ֗הוּ שֹׁאֵ֨ל אֲנִ֤י אֹֽתְךָ֙ דָּבָ֔ר אַל־תְּכַחֵ֥ד מִמֶּ֖נִּי דָּבָֽר׃
      15 וַיֹּ֤אמֶר יִרְמְיָ֙הוּ֙ אֶל־צִדְקִיָּ֔הוּ כִּ֚י אַגִּ֣יד לְךָ֔ הֲל֖וֹא הָמֵ֣ת תְּמִיתֵ֑נִי וְכִי֙ אִיעָ֣צְךָ֔ לֹ֥א תִשְׁמַ֖ע אֵלָֽי׃
      16 וַיִּשָּׁבַ֞ע הַמֶּ֧לֶךְ צִדְקִיָּ֛הוּ אֶֽל־יִרְמְיָ֖הוּ בַּסֵּ֣תֶר לֵאמֹ֑ר חַי־יְהוָ֞ה *את אֲשֶׁר֩ עָשָׂה־לָ֨נוּ אֶת־הַנֶּ֤פֶשׁ הַזֹּאת֙ אִם־אֲמִיתֶ֔ךָ וְאִם־אֶתֶּנְךָ֗ בְּיַד֙ הָאֲנָשִׁ֣ים הָאֵ֔לֶּה אֲשֶׁ֥ר מְבַקְשִׁ֖ים אֶת־נַפְשֶֽׁךָ׃
      17 וַיֹּ֣אמֶר יִרְמְיָ֣הוּ אֶל־צִדְקִיָּ֡הוּ כֹּֽה־אָמַ֣ר יְהוָה֩ אֱלֹהֵ֨י צְבָא֜וֹת אֱלֹהֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל אִם־יָצֹ֨א תֵצֵ֜א אֶל־שָׂרֵ֤י מֶֽלֶךְ־בָּבֶל֙ וְחָיְתָ֣ה נַפְשֶׁ֔ךָ וְהָעִ֣יר הַזֹּ֔את לֹ֥א תִשָּׂרֵ֖ף בָּאֵ֑שׁ וְחָיִ֖תָה אַתָּ֥ה וּבֵיתֶֽךָ׃
      18 וְאִ֣ם לֹֽא־תֵצֵ֗א אֶל־שָׂרֵי֙ מֶ֣לֶךְ בָּבֶ֔ל וְנִתְּנָ֞ה הָעִ֤יר הַזֹּאת֙ בְּיַ֣ד הַכַּשְׂדִּ֔ים וּשְׂרָפ֖וּהָ בָּאֵ֑שׁ וְאַתָּ֖ה לֹֽא־תִמָּלֵ֥ט מִיָּדָֽם׃
      19 וַיֹּ֛אמֶר הַמֶּ֥לֶךְ צִדְקִיָּ֖הוּ אֶֽל־יִרְמְיָ֑הוּ אֲנִ֧י דֹאֵ֣ג אֶת־הַיְּהוּדִ֗ים אֲשֶׁ֤ר נָֽפְלוּ֙ אֶל־הַכַּשְׂדִּ֔ים פֶּֽן־יִתְּנ֥וּ אֹתִ֛י בְּיָדָ֖ם וְהִתְעַלְּלוּ־בִֽי׃
      20 וַיֹּ֥אמֶר יִרְמְיָ֖הוּ לֹ֣א יִתֵּ֑נוּ שְֽׁמַֽע־נָ֣א ׀ בְּק֣וֹל יְהוָ֗ה לַאֲשֶׁ֤ר אֲנִי֙ דֹּבֵ֣ר אֵלֶ֔יךָ וְיִ֥יטַב לְךָ֖ וּתְחִ֥י נַפְשֶֽׁךָ׃
      21 וְאִם־מָאֵ֥ן אַתָּ֖ה לָצֵ֑את זֶ֣ה הַדָּבָ֔ר אֲשֶׁ֥ר הִרְאַ֖נִי יְהוָֽה׃
      22 וְהִנֵּ֣ה כָל־הַנָּשִׁ֗ים אֲשֶׁ֤ר נִשְׁאֲרוּ֙ בְּבֵ֣ית מֶֽלֶךְ־יְהוּדָ֔ה מוּצָא֕וֹת אֶל־שָׂרֵ֖י מֶ֣לֶךְ בָּבֶ֑ל וְהֵ֣נָּה אֹמְר֗וֹת הִסִּית֜וּךָ וְיָכְל֤וּ לְךָ֙ אַנְשֵׁ֣י שְׁלֹמֶ֔ךָ הָטְבְּע֥וּ בַבֹּ֛ץ רַגְלֶ֖ךָ נָסֹ֥גוּ אָחֽוֹר׃
      23 וְאֶת־כָּל־נָשֶׁ֣יךָ וְאֶת־בָּנֶ֗יךָ מֽוֹצִאִים֙ אֶל־הַכַּשְׂדִּ֔ים וְאַתָּ֖ה לֹא־תִמָּלֵ֣ט מִיָּדָ֑ם כִּ֣י בְיַ֤ד מֶֽלֶךְ־בָּבֶל֙ תִּתָּפֵ֔שׂ וְאֶת־הָעִ֥יר הַזֹּ֖את תִּשְׂרֹ֥ף בָּאֵֽשׁ׃
      24 וַיֹּ֨אמֶר צִדְקִיָּ֜הוּ אֶֽל־יִרְמְיָ֗הוּ אִ֛ישׁ אַל־יֵדַ֥ע בַּדְּבָֽרִים־הָאֵ֖לֶּה וְלֹ֥א תָמֽוּת׃
      25 וְכִֽי־יִשְׁמְע֣וּ הַשָּׂרִים֮ כִּֽי־דִבַּ֣רְתִּי אִתָּךְ֒ וּבָ֣אוּ אֵלֶ֣יךָ וְֽאָמְר֪וּ אֵלֶ֟יךָ הַגִּֽידָה־נָּ֨א לָ֜נוּ מַה־דִּבַּ֧רְתָּ אֶל־הַמֶּ֛לֶךְ אַל־תְּכַחֵ֥ד מִמֶּ֖נּוּ וְלֹ֣א נְמִיתֶ֑ךָ וּמַה־דִּבֶּ֥ר אֵלֶ֖יךָ הַמֶּֽלֶךְ׃
      26 וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵיהֶ֔ם מַפִּיל־אֲנִ֥י תְחִנָּתִ֖י לִפְנֵ֣י הַמֶּ֑לֶךְ לְבִלְתִּ֧י הֲשִׁיבֵ֛נִי בֵּ֥ית יְהוֹנָתָ֖ן לָמ֥וּת שָֽׁם׃
      27 וַיָּבֹ֨אוּ כָל־הַשָּׂרִ֤ים אֶֽל־יִרְמְיָ֙הוּ֙ וַיִּשְׁאֲל֣וּ אֹת֔וֹ וַיַּגֵּ֤ד לָהֶם֙ כְּכָל־הַדְּבָרִ֣ים הָאֵ֔לֶּה אֲשֶׁ֥ר צִוָּ֖ה הַמֶּ֑לֶךְ וַיַּחֲרִ֣שׁוּ מִמֶּ֔נּוּ כִּ֥י לֹֽא־נִשְׁמַ֖ע הַדָּבָֽר׃
      28 וַיֵּ֤שֶׁב יִרְמְיָ֙הוּ֙ בַּחֲצַ֣ר הַמַּטָּרָ֔ה עַד־י֖וֹם אֲשֶׁר־נִלְכְּדָ֣ה יְרוּשָׁלִָ֑ם סוְהָיָ֕ה כַּאֲשֶׁ֥ר נִלְכְּדָ֖ה יְרוּשָׁלִָֽם׃

      Actes 28

      1 Καὶ διασωθέντες τότε ἐπέγνωμεν ὅτι Μελίτη ἡ νῆσος καλεῖται.
      2 οἵ τε βάρβαροι παρεῖχον οὐ τὴν τυχοῦσαν φιλανθρωπίαν ἡμῖν, ἅψαντες γὰρ πυρὰν προσελάβοντο πάντας ἡμᾶς διὰ τὸν ὑετὸν τὸν ἐφεστῶτα καὶ διὰ τὸ ψῦχος.
      3 συστρέψαντος δὲ τοῦ Παύλου φρυγάνων τι πλῆθος καὶ ἐπιθέντος ἐπὶ τὴν πυράν, ἔχιδνα ἀπὸ τῆς θέρμης ἐξελθοῦσα καθῆψε τῆς χειρὸς αὐτοῦ.
      4 ὡς δὲ εἶδον οἱ βάρβαροι κρεμάμενον τὸ θηρίον ἐκ τῆς χειρὸς αὐτοῦ, πρὸς ἀλλήλους ἔλεγον· Πάντως φονεύς ἐστιν ὁ ἄνθρωπος οὗτος ὃν διασωθέντα ἐκ τῆς θαλάσσης ἡ δίκη ζῆν οὐκ εἴασεν.
      5 ὁ μὲν οὖν ἀποτινάξας τὸ θηρίον εἰς τὸ πῦρ ἔπαθεν οὐδὲν κακόν·
      6 οἱ δὲ προσεδόκων αὐτὸν μέλλειν πίμπρασθαι ἢ καταπίπτειν ἄφνω νεκρόν. ἐπὶ πολὺ δὲ αὐτῶν προσδοκώντων καὶ θεωρούντων μηδὲν ἄτοπον εἰς αὐτὸν γινόμενον, μεταβαλόμενοι ἔλεγον αὐτὸν εἶναι θεόν.
      7 Ἐν δὲ τοῖς περὶ τὸν τόπον ἐκεῖνον ὑπῆρχεν χωρία τῷ πρώτῳ τῆς νήσου ὀνόματι Ποπλίῳ, ὃς ἀναδεξάμενος ἡμᾶς τρεῖς ἡμέρας φιλοφρόνως ἐξένισεν.
      8 ἐγένετο δὲ τὸν πατέρα τοῦ Ποπλίου πυρετοῖς καὶ δυσεντερίῳ συνεχόμενον κατακεῖσθαι, πρὸς ὃν ὁ Παῦλος εἰσελθὼν καὶ προσευξάμενος ἐπιθεὶς τὰς χεῖρας αὐτῷ ἰάσατο αὐτόν.
      9 τούτου δὲ γενομένου καὶ οἱ λοιποὶ οἱ ἐν τῇ νήσῳ ἔχοντες ἀσθενείας προσήρχοντο καὶ ἐθεραπεύοντο,
      10 οἳ καὶ πολλαῖς τιμαῖς ἐτίμησαν ἡμᾶς καὶ ἀναγομένοις ἐπέθεντο τὰ πρὸς τὰς χρείας.
      11 Μετὰ δὲ τρεῖς μῆνας ἀνήχθημεν ἐν πλοίῳ παρακεχειμακότι ἐν τῇ νήσῳ Ἀλεξανδρίνῳ, παρασήμῳ Διοσκούροις.
      12 καὶ καταχθέντες εἰς Συρακούσας ἐπεμείναμεν ἡμέρας τρεῖς,
      13 ὅθεν περιελόντες κατηντήσαμεν εἰς Ῥήγιον. καὶ μετὰ μίαν ἡμέραν ἐπιγενομένου νότου δευτεραῖοι ἤλθομεν εἰς Ποτιόλους,
      14 οὗ εὑρόντες ἀδελφοὺς παρεκλήθημεν παρ’ αὐτοῖς ἐπιμεῖναι ἡμέρας ἑπτά· καὶ οὕτως εἰς τὴν Ῥώμην ἤλθαμεν.
      15 κἀκεῖθεν οἱ ἀδελφοὶ ἀκούσαντες τὰ περὶ ἡμῶν ἦλθαν εἰς ἀπάντησιν ἡμῖν ἄχρι Ἀππίου Φόρου καὶ Τριῶν Ταβερνῶν, οὓς ἰδὼν ὁ Παῦλος εὐχαριστήσας τῷ θεῷ ἔλαβε θάρσος.
      16 Ὅτε δὲ εἰσήλθομεν εἰς Ῥώμην, ἐπετράπη τῷ Παύλῳ μένειν καθ’ ἑαυτὸν σὺν τῷ φυλάσσοντι αὐτὸν στρατιώτῃ.
      17 Ἐγένετο δὲ μετὰ ἡμέρας τρεῖς συγκαλέσασθαι αὐτὸν τοὺς ὄντας τῶν Ἰουδαίων πρώτους· συνελθόντων δὲ αὐτῶν ἔλεγεν πρὸς αὐτούς· Ἐγώ, ἄνδρες ἀδελφοί, οὐδὲν ἐναντίον ποιήσας τῷ λαῷ ἢ τοῖς ἔθεσι τοῖς πατρῴοις δέσμιος ἐξ Ἱεροσολύμων παρεδόθην εἰς τὰς χεῖρας τῶν Ῥωμαίων,
      18 οἵτινες ἀνακρίναντές με ἐβούλοντο ἀπολῦσαι διὰ τὸ μηδεμίαν αἰτίαν θανάτου ὑπάρχειν ἐν ἐμοί·
      19 ἀντιλεγόντων δὲ τῶν Ἰουδαίων ἠναγκάσθην ἐπικαλέσασθαι Καίσαρα, οὐχ ὡς τοῦ ἔθνους μου ἔχων τι κατηγορεῖν.
      20 διὰ ταύτην οὖν τὴν αἰτίαν παρεκάλεσα ὑμᾶς ἰδεῖν καὶ προσλαλῆσαι, ἕνεκεν γὰρ τῆς ἐλπίδος τοῦ Ἰσραὴλ τὴν ἅλυσιν ταύτην περίκειμαι.
      21 οἱ δὲ πρὸς αὐτὸν εἶπαν· Ἡμεῖς οὔτε γράμματα περὶ σοῦ ἐδεξάμεθα ἀπὸ τῆς Ἰουδαίας, οὔτε παραγενόμενός τις τῶν ἀδελφῶν ἀπήγγειλεν ἢ ἐλάλησέν τι περὶ σοῦ πονηρόν.
      22 ἀξιοῦμεν δὲ παρὰ σοῦ ἀκοῦσαι ἃ φρονεῖς, περὶ μὲν γὰρ τῆς αἱρέσεως ταύτης γνωστὸν ἡμῖν ἐστιν ὅτι πανταχοῦ ἀντιλέγεται.
      23 Ταξάμενοι δὲ αὐτῷ ἡμέραν ἧκον πρὸς αὐτὸν εἰς τὴν ξενίαν πλείονες, οἷς ἐξετίθετο διαμαρτυρόμενος τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ πείθων τε αὐτοὺς περὶ τοῦ Ἰησοῦ ἀπό τε τοῦ νόμου Μωϋσέως καὶ τῶν προφητῶν ἀπὸ πρωῒ ἕως ἑσπέρας.
      24 καὶ οἱ μὲν ἐπείθοντο τοῖς λεγομένοις οἱ δὲ ἠπίστουν,
      25 ἀσύμφωνοι δὲ ὄντες πρὸς ἀλλήλους ἀπελύοντο, εἰπόντος τοῦ Παύλου ῥῆμα ἓν ὅτι Καλῶς τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον ἐλάλησεν διὰ Ἠσαΐου τοῦ προφήτου πρὸς τοὺς πατέρας ὑμῶν
      26 λέγων· Πορεύθητι πρὸς τὸν λαὸν τοῦτον καὶ εἰπόν· Ἀκοῇ ἀκούσετε καὶ οὐ μὴ συνῆτε, καὶ βλέποντες βλέψετε καὶ οὐ μὴ ἴδητε·
      27 ἐπαχύνθη γὰρ ἡ καρδία τοῦ λαοῦ τούτου, καὶ τοῖς ὠσὶν βαρέως ἤκουσαν, καὶ τοὺς ὀφθαλμοὺς αὐτῶν ἐκάμμυσαν· μήποτε ἴδωσιν τοῖς ὀφθαλμοῖς καὶ τοῖς ὠσὶν ἀκούσωσιν καὶ τῇ καρδίᾳ συνῶσιν καὶ ἐπιστρέψωσιν, καὶ ἰάσομαι αὐτούς.
      28 γνωστὸν οὖν ἔστω ὑμῖν ὅτι τοῖς ἔθνεσιν ἀπεστάλη τοῦτο τὸ σωτήριον τοῦ θεοῦ· αὐτοὶ καὶ ἀκούσονται.
      30 Ἐνέμεινεν δὲ διετίαν ὅλην ἐν ἰδίῳ μισθώματι, καὶ ἀπεδέχετο πάντας τοὺς εἰσπορευομένους πρὸς αὐτόν,
      31 κηρύσσων τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ καὶ διδάσκων τὰ περὶ τοῦ κυρίου Ἰησοῦ Χριστοῦ μετὰ πάσης παρρησίας ἀκωλύτως.
    • Ruth 3

      1 Sa belle-mère Naomi lui dit : « Ma fille, je voudrais assurer ton repos afin que tu sois heureuse.
      2 Eh bien ! Boaz, l’homme dont tu as accompagné les servantes, n'est-il pas notre parent ? Or, il doit procéder cette nuit au tri de l’orge qui est dans l'aire de battage.
      3 Lave-toi et parfume-toi, puis remets tes habits et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui jusqu'à ce qu'il ait fini de manger et de boire.
      4 Quand il ira se coucher, observe l'endroit où il se couche. Ensuite va découvrir ses pieds et te coucher. Il te dira lui-même ce que tu as à faire. »
      5 Ruth lui répondit : « Je ferai tout ce que tu as dit. »
      6 Elle descendit à l'aire de battage et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.
      7 Boaz mangea et but, et son cœur était joyeux. Il alla se coucher au bout du tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds et se coucha.
      8 Au milieu de la nuit, Boaz eut un frisson ; il se pencha et vit une femme couchée à ses pieds.
      9 Il dit : « Qui es-tu ? » Elle répondit : « Je suis Ruth, ta servante. Etends le pan de ton manteau sur ta servante, car tu as droit de rachat. »
      10 Il dit : « Sois bénie de l'Eternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.
      11 Maintenant, ma fille, n’aie pas peur ! Je ferai pour toi tout ce que tu diras, car tout le monde chez nous sait que tu es une femme de valeur.
      12 Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il existe un autre parent, plus proche que moi, qui a ce droit.
      13 Passe la nuit ici. Demain, s'il veut exercer envers toi son droit de rachat, c’est bien, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas de l'exercer envers toi, je le ferai, moi, l'Eternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin. »
      14 Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin et se leva avant qu'on puisse se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : « Qu'on ne sache pas que cette femme est entrée dans l'aire de battage. »
      15 Et il ajouta : « Donne le manteau qui est sur toi, tiens-le. » Elle le tint et il compta 6 mesures d'orge qu'il chargea sur elle. Puis il entra dans la ville.
      16 Ruth revint chez sa belle-mère et Naomi dit : « Est-ce toi, ma fille ? » Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.
      17 Elle dit : « Il m'a donné ces 6 mesures d'orge en disant : ‘Tu ne retourneras pas les mains vides vers ta belle-mère.’ »
      18 Naomi dit : « Ma fille, reste tranquille jusqu'à ce que tu saches comment finira l’affaire, car cet homme ne se donnera pas de repos avant de l’avoir réglée aujourd'hui. »

      Ruth 4

      1 Boaz monta à la porte de la ville et s'y arrêta. Or, celui qui avait droit de rachat et dont Boaz avait parlé vint à passer. Boaz lui dit : « Approche-toi, assieds-toi ici, toi un tel. » Il s'approcha et s’assit.
      2 Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville et dit : « Asseyez-vous ici. » Ils s'assirent.
      3 Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : « Naomi est revenue du pays de Moab, et elle vend la parcelle de terre qui appartenait à notre frère Elimélec.
      4 J'ai cru devoir t'en informer et te dire : ‘Fais-en l’acquisition devant les habitants de la ville et les anciens de mon peuple.’Si tu veux la racheter, rachète-la, mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi afin que je le sache. En effet, il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat et je l'ai après toi. » Il répondit : « Je la rachèterai. »
      5 Boaz dit : « Le jour où tu achèteras le champ à Naomi, tu l’acquerras aussi de Ruth la Moabite, la femme du défunt, et tu devras maintenir le nom du défunt sur son héritage. »
      6 Celui qui avait le droit de rachat répondit : « Je ne peux pas exercer ce droit de rachat pour mon compte, sinon je détruirai mon héritage. Prends pour toi mon droit de rachat, car je ne peux pas l’exercer. »
      7 Autrefois en Israël, pour valider toute affaire relative à un rachat ou à un échange, on retirait sa sandale et on la donnait à l'autre : c’était ce geste qui servait d’attestation en Israël.
      8 Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : « Fais-en l’acquisition pour ton compte » et retira sa sandale.
      9 Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : « Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Elimélec, à Kiljon et à Machlon,
      10 et que j’ai également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour maintenir le nom du défunt sur son héritage afin qu’il ne disparaisse pas parmi ses frères ni à la porte de sa ville. Vous en êtes témoins aujourd'hui ! »
      11 Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : « Nous en sommes témoins ! Que l'Eternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa, qui ont toutes les deux donné naissance à la communauté d'Israël ! Montre ta force dans Ephrata et fais-toi un nom dans Bethléhem !
      12 Puisse la descendance que l'Eternel te donnera par cette jeune femme faire ressembler ta famille à celle de Pérets, que Tamar a donné à Juda ! »
      13 Boaz épousa Ruth ; elle devint sa femme et il s’unit à elle. L'Eternel permit à Ruth de devenir enceinte et elle mit au monde un fils.
      14 Les femmes dirent à Naomi : « Béni soit l'Eternel qui ne t'a pas laissée manquer aujourd'hui d’une personne ayant le droit de rachat ! Que son nom soit célébré en Israël !
      15 Cet enfant sera ton réconfort et le soutien de ta vieillesse, car ta belle-fille qui t'aime l'a mis au monde, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. »
      16 Naomi prit l'enfant, le serra sur sa poitrine et l’éleva.
      17 Les voisines lui donnèrent un nom en disant : « Un fils est né à Naomi », et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï, père de David.
      18 Voici la lignée de Pérets.
      19 Pérets eut pour fils Hetsron, Hetsron eut Ram, Ram eut Amminadab,
      20 Amminadab eut pour fils Nachshon, Nachshon eut Salmon,
      21 Salmon eut pour fils Boaz, Boaz eut Obed,
      22 Obed eut pour fils Isaï et Isaï eut David.

      Jérémie 38

      1 Shephathia, fils de Matthan, Guedalia, fils de Pashhur, Jucal, fils de Shélémia, et Pashhur, fils de Malkija, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple. Il disait :
      2 « Voici ce que dit l’Eternel : Celui qui restera dans cette ville mourra par l'épée, par la famine ou par la peste, mais celui qui sortira pour se rendre aux Babyloniens aura la vie sauve. Sa vie sera sa seule part de butin, mais il vivra.
      3 Voici ce que dit l’Eternel : Il est certain que cette ville sera livrée à l'armée du roi de Babylone. Il s’en emparera. »
      4 Les chefs dirent alors au roi : « Cet homme doit être mis à mort, car il décourage les hommes de guerre restés dans cette ville et tout le peuple, en leur tenant de tels discours. Cet homme ne cherche pas le bien-être de ce peuple, mais uniquement son malheur. »
      5 Le roi Sédécias répondit : « Il est à votre disposition, puisque le roi est incapable de s’opposer à vous. »
      6 Ils prirent Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Malkija, un fils du roi, qui se trouvait dans la cour de la prison. Ils y descendirent Jérémie à l’aide de cordes. Il n'y avait pas d'eau dans cette citerne, mais il y avait de la boue, et Jérémie s’y enfonça.
      7 L’Ethiopien Ebed-Mélec, un eunuque attaché au palais, apprit qu'on avait mis Jérémie dans la citerne. Or, le roi siégeait à la porte de Benjamin.
      8 Ebed-Mélec sortit du palais et lui dit :
      9 « Mon seigneur le roi, ces hommes ont mal agi en traitant le prophète Jérémie de cette manière, en le jetant dans la citerne. Il mourra de faim sur place, car il n'y a plus de pain dans la ville. »
      10 Le roi donna cet ordre à Ebed-Mélec, l'Ethiopien : « Prends avec toi 30 hommes qui sont ici et fais remonter le prophète Jérémie de la citerne avant qu'il ne meure. »
      11 Ebed-Mélec prit les hommes avec lui et se rendit au palais, dans un endroit situé au-dessous du trésor. Là, il se munit de chiffons et de morceaux de tissu qu’il fit parvenir à l’aide de cordes à Jérémie, dans la citerne.
      12 Ebed-Mélec, l'Ethiopien, dit à Jérémie : « Mets donc ces chiffons et ces morceaux de tissu sous tes aisselles, là où passent les cordes. » C’est ce que fit Jérémie.
      13 Ils le tirèrent à l’aide des cordes et le firent ainsi remonter de la citerne. Jérémie eut ensuite pour habitation la cour de la prison.
      14 Le roi Sédécias fit venir le prophète Jérémie vers lui, à la troisième entrée de la maison de l'Eternel. Il lui dit : « J'ai une question à te poser. Ne me cache rien ! »
      15 Jérémie répondit à Sédécias : « Si je te fais une révélation, n’est-il pas évident que tu me feras mourir ? Et si je te donne un conseil, tu ne m'écouteras pas. »
      16 Le roi Sédécias fit secrètement ce serment à Jérémie : « L'Eternel est vivant, lui qui nous a donné la vie ! Je ne te ferai pas mourir et je ne te livrerai pas entre les mains des hommes qui en veulent à ta vie. »
      17 Jérémie dit alors à Sédécias : « Voici ce que dit l’Eternel, le Dieu de l’univers, le Dieu d'Israël : Si tu te rends aux chefs du roi de Babylone, tu auras la vie sauve et cette ville ne sera pas livrée aux flammes. Tu resteras en vie, toi et ta famille.
      18 Dans le cas contraire, cette ville sera livrée entre les mains des Babyloniens. Ils y mettront le feu et toi, tu ne leur échapperas pas. »
      19 Le roi Sédécias dit à Jérémie : « Je redoute les Juifs qui se sont déjà ralliés aux Babyloniens. Je ne voudrais pas qu'on me livre entre leurs mains et qu'ils me fassent subir leurs mauvais traitements. »
      20 Jérémie répondit : « On ne te livrera pas à eux. Je t’en prie, prête attention à la voix de l'Eternel dans ce que je te dis ! Tout se passera bien pour toi et tu auras la vie sauve.
      21 En revanche, si tu refuses de te rendre, voici ce que l'Eternel m'a révélé :
      22 toutes les femmes restées dans la maison du roi de Juda seront amenées aux chefs du roi de Babylone, et elles diront : ‘Tes amis t’ont manipulé et dominé ; une fois que tu as eu les pieds enfoncés dans la boue, eux se sont écartés !’
      23 On amènera toutes tes femmes et tes enfants aux Babyloniens et toi, tu ne leur échapperas pas : tu seras capturé par le roi de Babylone. Quant à cette ville, il la livrera aux flammes. »
      24 Sédécias dit à Jérémie : « Si personne ne sait rien de cette conversation, tu ne mourras pas.
      25 Si les chefs apprennent que j’ai parlé avec toi et viennent te dire : ‘Raconte-nous donc ce que tu as dit au roi et ce que lui t'a dit, sans rien nous cacher, et nous ne te ferons pas mourir’,
      26 réponds-leur : ‘J'ai supplié le roi de ne pas me faire mourir en me renvoyant dans la maison de Jonathan.’ »
      27 Tous les chefs vinrent trouver Jérémie et le questionnèrent. Il leur répondit exactement ce que le roi avait ordonné. Ils s’abstinrent de menaces envers lui, car rien n’avait filtré de la conversation.
      28 Jérémie habita dans la cour de la prison jusqu'au jour de la prise de Jérusalem. Il y était encore lorsque Jérusalem fut prise.

      Actes 28

      1 Une fois hors de danger, nous avons appris que l'île s'appelait Malte.
      2 Ses habitants nous ont témoigné une bienveillance peu courante ; ils nous ont tous accueillis près d'un grand feu qu'ils avaient allumé, car la pluie tombait et il faisait très froid.
      3 Paul avait ramassé un tas de broussailles et il était en train de les mettre sur le feu quand, sous l'effet de la chaleur, une vipère en est sortie et s'est accrochée à sa main.
      4 Lorsque les habitants de l’île ont vu l'animal suspendu à sa main, ils se sont dit les uns aux autres : « Cet homme est certainement un meurtrier, puisque la justice n'a pas voulu le laisser vivre bien qu'il ait été sauvé de la mer. »
      5 Mais Paul a secoué l'animal dans le feu et n’a ressenti aucun mal.
      6 Ces gens s'attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement. Après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils ont changé d'avis et ont déclaré que c'était un dieu.
      7 Il y avait dans les environs des terres qui appartenaient à un dénommé Publius, principale personnalité de l'île. Il nous a accueillis et nous a logés de manière très amicale pendant trois jours.
      8 Le père de Publius était alors retenu au lit par la fièvre et la dysenterie. Paul s’est rendu vers lui, a prié, posé les mains sur lui et l’a guéri.
      9 Là-dessus, les autres malades de l'île sont venus, et ils ont été guéris.
      10 Ils nous ont rendu de grands honneurs et, à notre départ, nous ont fourni ce dont nous avions besoin.
      11 Après un séjour de 3 mois, nous avons embarqué sur un bateau d'Alexandrie qui avait passé l'hiver dans l'île et qui portait pour enseigne les Dioscures.
      12 Nous avons abordé à Syracuse où nous sommes restés 3 jours.
      13 De là, en suivant la côte, nous avons atteint Reggio. Le lendemain, le vent du sud s’est levé et en 2 jours nous avons fait le trajet jusqu'à Pouzzoles.
      14 Là, nous avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer 7 jours avec eux. Et c’est ainsi que nous sommes allés jusqu’à Rome.
      15 Les frères de Rome, qui avaient reçu de nos nouvelles, sont venus à notre rencontre jusqu'au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. En les voyant, Paul a remercié Dieu et pris courage.
      16 A notre arrivée à Rome, [l’officier a remis les prisonniers au chef de la garde, mais] on a permis à Paul d'habiter dans un logement particulier avec le soldat qui le gardait.
      17 Au bout de 3 jours, Paul a convoqué les chefs des Juifs. Quand ils ont été réunis, il leur a adressé ces paroles : « Mes frères, bien que n’ayant rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes de nos ancêtres, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré entre les mains des Romains.
      18 Après m'avoir interrogé, ils voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait chez moi rien qui mérite la mort,
      19 mais les Juifs s'y sont opposés et j'ai été forcé d'en appeler à l'empereur, sans aucune intention d’accuser ma nation.
      20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler. En effet, c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte cette chaîne. »
      21 Ils lui ont répondu : « Nous n'avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet et aucun frère n'est venu rapporter ou dire du mal de toi.
      22 Cependant, nous voudrions t’entendre dire toi-même ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre de l'opposition partout. »
      23 Ils lui ont fixé un jour et sont venus en plus grand nombre le trouver dans son logement. Paul leur a fait un exposé : il a rendu témoignage du royaume de Dieu et a cherché, à partir de la loi de Moïse et des prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus. L'entretien a duré depuis le matin jusqu'au soir.
      24 Les uns ont été convaincus par ce qu'il disait, les autres n’ont pas cru.
      25 Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n'a ajouté que ces mots : « C'est avec raison que le Saint-Esprit a dit à nos ancêtres par l’intermédiaire du prophète Esaïe :
      26 Va vers ce peuple et dis : ‘Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.’
      27 En effet, le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils se sont bouché les oreilles et ils ont fermé les yeux de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, de peur qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse.
      28 Sachez donc que le salut de Dieu a été envoyé aux non-Juifs, et eux, ils l'écouteront. »
      29 [Lorsqu'il a dit cela, les Juifs sont partis en discutant vivement entre eux. ]
      30 Paul est resté deux années entières dans une maison qu'il avait louée. Il accueillait tous ceux qui venaient le voir.
      31 Il prêchait le royaume de Dieu et enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ avec une pleine assurance et sans obstacle.
    • Ruth 3

      1

      Les directives que Naomi donna à Ruth. (Ruth 3:1-5)
      Boaz reconnaît qu'il a le droit de rachat sur Ruth. (Ruth 3:6-13)
      Le retour de Ruth auprès de sa belle-mère. (Ruth 3:14-18)

      Le mariage devrait être source de paix et de quiétude, comme cela devrait être le cas pour chaque institution ici-bas ; cette union devrait consolider les affections et affermir les liens entre les conjoints, tout au long de la vie. En conséquence, cet engagement devrait être pris avec le plus grand sérieux, il devrait être soumis à la prière, pour discerner l'orientation à prendre, le tout pour la gloire de Dieu, en considération de Ses préceptes. Les parents devraient soigneusement conseiller leurs enfants au sujet de cette importante décision, afin que tout puisse concourir à leur bien.

      Rappelons-nous bien ce principe : ce qui peut nous convenir au mieux, est ce qui procure le meilleur état de notre âme ! La démarche que suggéra Naomi à Ruth, peut nous paraître quelque peu étrange : elle était en fait basée sur les usages et les lois pratiqués en Israël à cette époque. S'il y avait eu la moindre trace d'hypocrisie dans cet acte, Naomi ne l'aurait pas suggéré.

      Cette directive donnée par cette dernière, qui n'était en fait qu'une prosélyte au Judaïsme, était tout à fait convenable, aux yeux de Boaz. Il était normal, pour les veuves de cette époque, de donner cette directive aux jeunes, \\#De 25:5-10\\.

      Mais nous n'avons pas de trace dans la Parole, d'une telle procédure relatée dans d'autres époques ; elle ne s'applique pas de nos jours.

      S'il y avait eu une quelconque méchanceté inhérente à cette démarche, Ruth par ses qualités de vertu et de raison, ne l'aurait pas entreprise.

      6 Ce qui pourrait paraître incorrect voire déplacé à certaines époques ou dans certains pays, peut être tout à fait normal en d'autres temps ou pour des nations différentes. Étant juge en Israël, Boaz se devait de conseiller à Ruth ce qu'elle devait faire : il possédait le droit de rachat, et connaissait les différentes procédures relatives au mariage, en vigueur en Israël. La conduite de Boaz est digne de tout éloge. Il n'a pas essayé de tirer quelque avantage de Ruth ; il ne l'a pas dédaignée, en tant que pauvre ou étrangère destituée, ni soupçonnée de mauvaises intentions. Il l'a considérée en tant que femme vertueuse, il lui a même fait une promesse au sujet de son rachat, et l'a renvoyée dès le lendemain matin, avec un présent pour sa belle-mère. Sa promesse était conditionnelle : bien qu'étant de la même parenté que Ruth, il ne disposait pas toutefois de la priorité absolue sur son rachat.
      14 Ruth a fait tout ce qui était en son pouvoir pour approcher Boaz, elle devait maintenant attendre patiemment le cours des événements. Boaz, ayant commencé de s'enquérir au sujet de Ruth, voulait maintenant veiller au bon déroulement de la suite des faits, la concernant. De nombreuses raisons motivent les véritables croyants à se confier en Dieu : ce Dernier a en effet promis de prendre soin de Ses enfants. Notre force réside dans le calme et la tranquillité, Esa 30:7.

      Ce récit nous encourage à nous placer, « par la foi », aux pieds du Seigneur : Il est notre « Parent » le plus proche, Il a pris sur Lui notre nature pécheresse. Il a le « droit de rachat » sur notre personne. Sachons recevoir Ses directives : « Seigneur que veux-tu que je fasse » ? Actes 9:6. Il ne nous rejettera jamais si nous Lui posons ce genre de question.

      Désirons ardemment le même « Appui céleste » pour nos enfants ou nos amis, afin que le Seigneur puisse exercer Sa bonté envers eux !

      Ruth 4

      1

      Le parent le plus proche de Ruth refuse de racheter cette dernière. (Ruth 4:1-8)
      Boaz épouse Ruth. (Ruth 4:9-12)
      Naissance d'Obed. (Ruth 4:13-22)

      Cette coutume de rachat d'héritage dépendait des lois données jadis par Moïse et sans aucun doute, l'affaire mentionnée dans ce texte était tout à fait légale. Quand l'homme de la parenté de Ruth entendit les conditions énoncées pour ce rachat, il refusa d'accepter.

      Certains, dans le même style de pensée, reculent devant la grande Rédemption qui nous est proposée ; ils ne sont pas disposés à embrasser la piété ; ils n'en ont entendu que du bien, et n'ont rien contre elle ; ils sont même prêts à témoigner en sa faveur, mais ils ne désirent pas marcher avec Jésus, être « en » Lui, par crainte de perdre les intérêts qu'ils ont en ce monde.

      Ce droit de rachat fut donc accordé à Boaz. L'équité et la transparence dans tout ce qui concerne les transactions commerciales, doivent être à la base des règles de conduite de chacun :les Israélites de cette époque se devaient de les observer, sans ruse. L'honnêteté est finalement la meilleure des politiques !

      9 Les hommes sont souvent prêts à saisir toutes les opportunités pour améliorer leur situation, mais par contre, bien peu connaissent la valeur de la piété. Il en est ainsi pour les soi-disant « sages » de ce monde, que le Seigneur rend responsables de leur folie. Ils ne se soucient pas de leur âme, mais rejettent le salut de Christ, par crainte de perdre leurs biens, leur « héritage » terrestre.

      Mais Dieu honora Boaz, en le plaçant dans la lignée généalogique du Messie, alors que celui qui avait priorité sur ce droit de rachat, eut peur de s'endetter en épousant Ruth, négligeant ainsi la transmission de sa postérité, ce qui lui fit perdre son nom à jamais.

      13 Ruth enfanta un fils, qui, par sa descendance, permettra à des milliers de personnes de venir à Dieu ; ce fils, étant de la lignée ancestrale de Christ, fut en effet un des « éléments » du bonheur qui apportera plus tard, le Salut. Cela s'adresse à nous, les « Gentils », aussi bien qu'à ceux qui sont de descendance juive.

      Ruth était un témoignage du Dieu vivant auprès du monde païen ; le Seigneur signifiait ainsi qu'Il n'oubliait personne dans Son plan de la Rédemption : au temps marqué, le Père et Ses élus, ne feront « qu'un » dans le salut.

      Le mariage de Boaz et Ruth se fit sous l'égide de la prière et la naissance de leur enfant fut l'objet de diverses louanges. Quel dommage que cet exemple de piété ne soit pas davantage suivi aujourd'hui, parmi les chrétiens, ce qui éviterait, lors des mariages, de tomber dans le formalisme de ce monde !

      Nous voyons dans ce texte l'origine filiale de David, au travers de Ruth. Plus tard, viendra le moment, où Bethlehem, en Juda, révélera une Merveille bien plus considérable que celle de la naissance du fils de Ruth : celle d'un bébé qui sera banni parmi les siens, ébranlant l'autorité romaine de cette époque, lors de l'arrivée des mages d'Orient, qui déposèrent devant Lui, à Ses pieds, de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Son Nom durera éternellement et toutes les nations Le béniront.

      Que par cette merveilleuse Descendance, Christ, tous les habitants de la terre soient bénis !

      Jérémie 38

      1

      Jérémie est jeté dans un cachot, dont il est ensuite délivré par un Éthiopien. (Jérémie 38:1-13)
      Il conseille au roi de se rendre aux Chaldéens. (Jérémie 38:14-28)

      Jérémie continua à prêcher ouvertement. Les princes redoublèrent alors de méchanceté envers lui.

      Il est fréquent de voir des impies considérer les serviteurs de Dieu, comme leurs ennemis, ce qui révèle bien la dureté de ces pécheurs. Ainsi, Jérémie fut jeté dans un cachot. De nombreux et fidèles « témoins » de Dieu ont été ainsi mis en prison, hélas, dans le plus grand secret.

      Ébed-Mélec était d’origine éthiopienne ; malgré cela, il parla au roi en toute intégrité, lui rapportant le mal commis par ces hommes, envers Jérémie.

      Remarquez comment Dieu peut susciter aux Siens des « amis », capables de les délivrer éventuellement de la détresse ! Des ordres furent donnés par Ébed-Mélec, pour sortir le prophète de cette fosse. Que ceci puisse nous encourager à être zélés pour l’œuvre du Seigneur ! Ce régime de faveur, à l’égard de Jérémie, révélait en fait une certaine affection, de la part de son libérateur.

      Y-a-t-il une différence de comportement constatable, entre les faits relatés par ce texte, et la conduite des hommes d’aujourd’hui ? En fait, les enfants de Dieu cherchent toujours à se conformer à l’exemple de leur Sauveur, alors que les enfants de Satan cherchent sans cesse à suivre leur maître redoutable...

      14 Jérémie n'était pas tenté de répéter à Sédécias, ces avertissements solennels : il craignait d’une part, de se mettre en danger lui-même, et d’autre part de culpabiliser davantage le roi ; le prophète, dans cette crainte, se soumit néanmoins à la volonté divine.

      Moins les hommes craignent Dieu, plus ils appréhendent leurs semblables ; ils n’osent alors même plus agir selon leur conscience ou leur opinion personnelle !

      Actes 28

      1

      Paul est reçu avec bienveillance à Malte. (Actes 28:1-10)
      Il arrive à Rome. (Actes 28:11-16)
      Son exposé avec les Juifs. (Actes 28:17-22)
      Paul prêche devant les Juifs ; il demeure prisonnier à Rome. (Actes 28:23-31)

      Dieu peut faire en sorte que des étrangers nous traitent spontanément en amis, même au temps de la détresse. Ceux qui sont parfois méprisés pour leur simplicité, sont souvent plus amicaux que ceux qui se distinguent par leur « raffinement » ; la conduite de certains païens, voire certains exclus, condamne facilement de nombreuses personnes, soi-disant « civilisées », témoignant de leur appartenance au Seigneur.

      Les habitants de cette île pensaient que Paul était un assassin, et que cette vipère était envoyée par la Justice divine, pour venger le sang versé. Ils étaient convaincus qu'il y a un Dieu qui gouverne le monde, et que les évènements n'arrivent jamais par hasard, même les plus bénins : pour eux, tout était mené par la direction divine, et le mal poursuivait immanquablement les pécheurs ; ils savaient aussi que Dieu récompensait les bonnes œuvres, et qu’Il punissait les mauvaises. Ces hommes savaient également que le meurtre est une faute épouvantable, qui ne devait pas rester longtemps impunie. Ils étaient persuadés que tous les méchants de ce monde devaient être punis durant leur vie.

      Bien qu'il y ait ici-bas des exemples qui prouvent qu'il y a un Dieu et une Providence, beaucoup de coupables restent cependant impunis, ce qui montre qu'il y aura un Jugement divin à venir.

      Ces habitants de Malte pensaient également que ceux qui étaient particulièrement affligés ici-bas étaient de mauvaises gens. La révélation divine met véritablement ce sujet en lumière : les hommes bons sont souvent grandement affligés, afin que leurs épreuves affermissent leur foi et leur patience.

      Remarquons comment Paul fut délivré du danger ; il en est ainsi pour la Grâce de Christ : les croyants « secouent » les « tentations » de Satan, avec une sainte résolution. Quand nous méprisons les blâmes et les reproches des hommes, les regardant avec un saint mépris, ayant notre conscience en paix, nous devons, comme Paul, « secouer la vipère dans le feu » : nous n'aurons aucun mal, et nous serons gardés, dans l’exercice de notre devoir.

      N’étant pas atteint par la morsure de ce serpent, Paul obtint, par la Puissance divine une certaine célébrité parmi son entourage : il a ainsi ouvert une voie pour la réception de l'Évangile. Le Seigneur procure des amis à Son peuple, en chaque lieu où Il le conduit ; il en découle de nombreuses bénédictions pour ceux qui sont dans la détresse !

      11 Les banalités d'un voyage sont généralement sans grand intérêt ; par contre, le réconfort qui découle de la communion avec les saints, parfois éloignés, et la gentillesse témoignée par des amis, méritent une mention particulière !

      Les chrétiens de Rome étaient vraiment loin d’éprouver de la honte ou une certaine gène envers Paul, en tant que prisonnier, ils étaient assez empressés pour lui témoigner toute leur fraternité et leur respect. Paul en fut grandement réconforté.

      Quand nos amis nous manifestent leur gentillesse, c’est Dieu qui incline leur cœur en ce sens, et nous devons Lui en donner toute la gloire. Quand nous voyons, en quelque endroit que ce soit, des personnes « porter » le Nom de Christ, craindre Dieu et Le servir, nous devons élever notre cœur vers le ciel en actions de grâces. Combien de personnages importants sont entrés dans Rome, en grand triomphe et ont été couronnés ! Certains étaient pourtant de véritables fléaux en ce monde...

      Nous voyons ici l’apôtre Paul, cet homme juste, faire son entrée dans Rome, enchaîné, tel un pauvre coupable, or il représentait, plus que quiconque, une des plus grandes bénédictions pour cette ville.

      Cette situation humiliante de l’apôtre n'est-elle pas suffisante pour nous écarter à jamais de la vanité et des faveurs du monde ? Ce fait peut encourager ceux qui sont prisonniers pour la cause du Seigneur, car Il peut faire en sorte d’accorder à ceux qui les détiennent, une certaine clémence à leur égard.

      Lorsque Dieu semble tarder à délivrer Son peuple de l'oppression, mais qu’Il adoucit cependant son sort en lui donnant toute la patience requise, ce dernier a toutes les raisons d'en être reconnaissant !

      17 Les principaux des Juifs allaient examiner le cas de Paul, dans le but de l’acquitter et de lui rendre tout l'honneur qui lui était dû. En faisant appel à César, l’apôtre ne cherchait pas à accuser sa nation, il voulait seulement clarifier sa situation ambigüe.

      Le véritable christianisme s’applique à toute l'humanité, il n’a pas été « bâti » sur des opinions étroites, ni des intérêts privés. Il ne vise pas les bénéfices de ce monde ni ses avantages, mais tous ses buts sont spirituels et éternels. Il est, et a toujours été critiqué, alors qu’il représente la sainte « vie spirituelle » en Christ !

      Regardons toutes les villes et les villages où Christ est glorifié, en tant que seul Sauveur de l'humanité, où chacun est appelé à Le suivre en nouveauté de vie : nous pouvons voir à quel point ceux qui se donnent à Lui, sont parfois considérés comme faisant partie intégrante d'une secte, subissant ainsi de nombreuses sarcasmes. Tel est le traitement que ces enfants de Dieu sont parfois appelés à subir, tant qu'il restera des impies ici-bas...

      23 Paul voulait persuader les Juifs de la véracité de tout ce qui concernait Jésus. Certains étaient « travaillés » par la Parole, alors que d'autres restaient endurcis dans leur refus de croire ; certains admiraient cette Lumière spirituelle, alors que d'autres fermaient leurs yeux. Le même genre de réaction a toujours existé lorsque l'Évangile a été prêché...

      Paul se sépara alors de ces Juifs, observant que le Saint-Esprit avait bien décrit leur incrédulité. Tous ceux qui entendent l'Évangile sans y porter une sérieuse attention, devraient trembler devant la ruine spirituelle qui les guette ; en effet, qui pourra les « guérir du péché », si Dieu n’intervient ?

      Ces Juifs eurent ensuite beaucoup de discussions entre eux. De nombreuses personnes font de grands raisonnements, tout en restant néanmoins dans l’erreur. Elles sont parfois en désaccord avec leur entourage, mais ne veulent pas cependant céder à l’évidence de la Vérité. En fait, elles ne peuvent être convaincues par le message de l’Évangile qu’elles entendent, sans que la Grâce de Dieu n’ouvre leur esprit.

      Si nous pouvons éprouver de la tristesse devant l’attitude de tels contempteurs, nous devons néanmoins nous réjouir que le salut de Dieu soit envoyé à d'autres, qui eux, le recevront ! Si nous faisons partie de cette dernière catégorie, nous devons être reconnaissants envers Celui qui nous a apporté ce salut.

      L'apôtre est resté fidèle à son principe faire connaître et ne prêcher rien d'autre que Christ, Christ crucifié. Les chrétiens qui sont tentés de s'écarter de leur « devoir », doivent reconsidérer leur situation en se posant ces questions : ma nouvelle orientation concerne-t-elle le Seigneur Jésus ? Que va-t-elle réellement m’apporter, quels en seront les impacts dans ma marche spirituelle avec Lui ?

      Paul n'a pas vanté ses propres mérites, mais il a prêché Christ, sans éprouver aucune honte pour l'Évangile. Bien que l’opportunité de son témoignage ait été relativement courte, il put prêcher sans être dérangé. Même si cette « ouverture spirituelle », (son témoignage), fut éphémère, personne ne put la fermer ; pour beaucoup ce fut une prédication efficace, puisqu'il est dit qu'il y avait des saints, même dans la maison de César, Philippiens 4:22.

      Nous apprenons aussi dans Philippiens 1:13, comment la Providence divine dirigea, par l’emprisonnement de Paul, la diffusion de l'Évangile. Non seulement les Romains, mais toute l'église de Christ encore aujourd’hui, même dans les endroits les plus reculés du globe, ont une véritable raison de bénir le Seigneur, pour le fait que Paul, au plus fort de sa maturité et de son expérience spirituelle, ait été détenu prisonnier et qu’il ait pu ainsi annoncer l’Évangile. C'était de sa prison, de sa main probablement enchaînée à celle du soldat qui le gardait, que l'apôtre écrivit ses épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, et peut-être aux Hébreux ; ces lettres témoignaient peut-être plus que toutes les autres, de l'amour chrétien dont son cœur débordait, et l'expérience spirituelle qui animait son âme.

      Le croyant du temps présent peut ressentir éventuellement moins de joie céleste que l'apôtre Paul, mais chaque partisan du Sauveur est également sûr de pouvoir jouir jusqu’au terme de sa vie, de la sécurité et de la paix spirituelles. Cherchons à vivre de plus en plus dans l'Amour du Sauveur ; œuvrons de façon à Le glorifier dans tous nos faits et gestes ; nous serons alors avec certitude, par Sa force et dès à présent, parmi le nombre des « vainqueurs » ; par Sa Miséricorde et Sa Grâce, nous serons bientôt dans la compagnie bénie de ceux qui seront assis auprès de Christ sur Son trône ; Il est Lui-même vainqueur et est assis sur le trône de Son Père, à la droite de Dieu, pour l'éternité !

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