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La Bible en 1 an - Jour 222

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 222

Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
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Versets relatifs

    • Ruth 3

      1 Sa belle-mère Naomi lui dit : « Ma fille, je voudrais assurer ton repos afin que tu sois heureuse.
      2 Eh bien ! Boaz, l’homme dont tu as accompagné les servantes, n'est-il pas notre parent ? Or, il doit procéder cette nuit au tri de l’orge qui est dans l'aire de battage.
      3 Lave-toi et parfume-toi, puis remets tes habits et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui jusqu'à ce qu'il ait fini de manger et de boire.
      4 Quand il ira se coucher, observe l'endroit où il se couche. Ensuite va découvrir ses pieds et te coucher. Il te dira lui-même ce que tu as à faire. »
      5 Ruth lui répondit : « Je ferai tout ce que tu as dit. »
      6 Elle descendit à l'aire de battage et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.
      7 Boaz mangea et but, et son cœur était joyeux. Il alla se coucher au bout du tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds et se coucha.
      8 Au milieu de la nuit, Boaz eut un frisson ; il se pencha et vit une femme couchée à ses pieds.
      9 Il dit : « Qui es-tu ? » Elle répondit : « Je suis Ruth, ta servante. Etends le pan de ton manteau sur ta servante, car tu as droit de rachat. »
      10 Il dit : « Sois bénie de l'Eternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.
      11 Maintenant, ma fille, n’aie pas peur ! Je ferai pour toi tout ce que tu diras, car tout le monde chez nous sait que tu es une femme de valeur.
      12 Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il existe un autre parent, plus proche que moi, qui a ce droit.
      13 Passe la nuit ici. Demain, s'il veut exercer envers toi son droit de rachat, c’est bien, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas de l'exercer envers toi, je le ferai, moi, l'Eternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin. »
      14 Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin et se leva avant qu'on puisse se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : « Qu'on ne sache pas que cette femme est entrée dans l'aire de battage. »
      15 Et il ajouta : « Donne le manteau qui est sur toi, tiens-le. » Elle le tint et il compta 6 mesures d'orge qu'il chargea sur elle. Puis il entra dans la ville.
      16 Ruth revint chez sa belle-mère et Naomi dit : « Est-ce toi, ma fille ? » Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.
      17 Elle dit : « Il m'a donné ces 6 mesures d'orge en disant : ‘Tu ne retourneras pas les mains vides vers ta belle-mère.’ »
      18 Naomi dit : « Ma fille, reste tranquille jusqu'à ce que tu saches comment finira l’affaire, car cet homme ne se donnera pas de repos avant de l’avoir réglée aujourd'hui. »

      Ruth 4

      1 Boaz monta à la porte de la ville et s'y arrêta. Or, celui qui avait droit de rachat et dont Boaz avait parlé vint à passer. Boaz lui dit : « Approche-toi, assieds-toi ici, toi un tel. » Il s'approcha et s’assit.
      2 Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville et dit : « Asseyez-vous ici. » Ils s'assirent.
      3 Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : « Naomi est revenue du pays de Moab, et elle vend la parcelle de terre qui appartenait à notre frère Elimélec.
      4 J'ai cru devoir t'en informer et te dire : ‘Fais-en l’acquisition devant les habitants de la ville et les anciens de mon peuple.’Si tu veux la racheter, rachète-la, mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi afin que je le sache. En effet, il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat et je l'ai après toi. » Il répondit : « Je la rachèterai. »
      5 Boaz dit : « Le jour où tu achèteras le champ à Naomi, tu l’acquerras aussi de Ruth la Moabite, la femme du défunt, et tu devras maintenir le nom du défunt sur son héritage. »
      6 Celui qui avait le droit de rachat répondit : « Je ne peux pas exercer ce droit de rachat pour mon compte, sinon je détruirai mon héritage. Prends pour toi mon droit de rachat, car je ne peux pas l’exercer. »
      7 Autrefois en Israël, pour valider toute affaire relative à un rachat ou à un échange, on retirait sa sandale et on la donnait à l'autre : c’était ce geste qui servait d’attestation en Israël.
      8 Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : « Fais-en l’acquisition pour ton compte » et retira sa sandale.
      9 Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : « Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Elimélec, à Kiljon et à Machlon,
      10 et que j’ai également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour maintenir le nom du défunt sur son héritage afin qu’il ne disparaisse pas parmi ses frères ni à la porte de sa ville. Vous en êtes témoins aujourd'hui ! »
      11 Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : « Nous en sommes témoins ! Que l'Eternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa, qui ont toutes les deux donné naissance à la communauté d'Israël ! Montre ta force dans Ephrata et fais-toi un nom dans Bethléhem !
      12 Puisse la descendance que l'Eternel te donnera par cette jeune femme faire ressembler ta famille à celle de Pérets, que Tamar a donné à Juda ! »
      13 Boaz épousa Ruth ; elle devint sa femme et il s’unit à elle. L'Eternel permit à Ruth de devenir enceinte et elle mit au monde un fils.
      14 Les femmes dirent à Naomi : « Béni soit l'Eternel qui ne t'a pas laissée manquer aujourd'hui d’une personne ayant le droit de rachat ! Que son nom soit célébré en Israël !
      15 Cet enfant sera ton réconfort et le soutien de ta vieillesse, car ta belle-fille qui t'aime l'a mis au monde, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. »
      16 Naomi prit l'enfant, le serra sur sa poitrine et l’éleva.
      17 Les voisines lui donnèrent un nom en disant : « Un fils est né à Naomi », et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï, père de David.
      18 Voici la lignée de Pérets.
      19 Pérets eut pour fils Hetsron, Hetsron eut Ram, Ram eut Amminadab,
      20 Amminadab eut pour fils Nachshon, Nachshon eut Salmon,
      21 Salmon eut pour fils Boaz, Boaz eut Obed,
      22 Obed eut pour fils Isaï et Isaï eut David.

      Jérémie 38

      1 Shephathia, fils de Matthan, Guedalia, fils de Pashhur, Jucal, fils de Shélémia, et Pashhur, fils de Malkija, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple. Il disait :
      2 « Voici ce que dit l’Eternel : Celui qui restera dans cette ville mourra par l'épée, par la famine ou par la peste, mais celui qui sortira pour se rendre aux Babyloniens aura la vie sauve. Sa vie sera sa seule part de butin, mais il vivra.
      3 Voici ce que dit l’Eternel : Il est certain que cette ville sera livrée à l'armée du roi de Babylone. Il s’en emparera. »
      4 Les chefs dirent alors au roi : « Cet homme doit être mis à mort, car il décourage les hommes de guerre restés dans cette ville et tout le peuple, en leur tenant de tels discours. Cet homme ne cherche pas le bien-être de ce peuple, mais uniquement son malheur. »
      5 Le roi Sédécias répondit : « Il est à votre disposition, puisque le roi est incapable de s’opposer à vous. »
      6 Ils prirent Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Malkija, un fils du roi, qui se trouvait dans la cour de la prison. Ils y descendirent Jérémie à l’aide de cordes. Il n'y avait pas d'eau dans cette citerne, mais il y avait de la boue, et Jérémie s’y enfonça.
      7 L’Ethiopien Ebed-Mélec, un eunuque attaché au palais, apprit qu'on avait mis Jérémie dans la citerne. Or, le roi siégeait à la porte de Benjamin.
      8 Ebed-Mélec sortit du palais et lui dit :
      9 « Mon seigneur le roi, ces hommes ont mal agi en traitant le prophète Jérémie de cette manière, en le jetant dans la citerne. Il mourra de faim sur place, car il n'y a plus de pain dans la ville. »
      10 Le roi donna cet ordre à Ebed-Mélec, l'Ethiopien : « Prends avec toi 30 hommes qui sont ici et fais remonter le prophète Jérémie de la citerne avant qu'il ne meure. »
      11 Ebed-Mélec prit les hommes avec lui et se rendit au palais, dans un endroit situé au-dessous du trésor. Là, il se munit de chiffons et de morceaux de tissu qu’il fit parvenir à l’aide de cordes à Jérémie, dans la citerne.
      12 Ebed-Mélec, l'Ethiopien, dit à Jérémie : « Mets donc ces chiffons et ces morceaux de tissu sous tes aisselles, là où passent les cordes. » C’est ce que fit Jérémie.
      13 Ils le tirèrent à l’aide des cordes et le firent ainsi remonter de la citerne. Jérémie eut ensuite pour habitation la cour de la prison.
      14 Le roi Sédécias fit venir le prophète Jérémie vers lui, à la troisième entrée de la maison de l'Eternel. Il lui dit : « J'ai une question à te poser. Ne me cache rien ! »
      15 Jérémie répondit à Sédécias : « Si je te fais une révélation, n’est-il pas évident que tu me feras mourir ? Et si je te donne un conseil, tu ne m'écouteras pas. »
      16 Le roi Sédécias fit secrètement ce serment à Jérémie : « L'Eternel est vivant, lui qui nous a donné la vie ! Je ne te ferai pas mourir et je ne te livrerai pas entre les mains des hommes qui en veulent à ta vie. »
      17 Jérémie dit alors à Sédécias : « Voici ce que dit l’Eternel, le Dieu de l’univers, le Dieu d'Israël : Si tu te rends aux chefs du roi de Babylone, tu auras la vie sauve et cette ville ne sera pas livrée aux flammes. Tu resteras en vie, toi et ta famille.
      18 Dans le cas contraire, cette ville sera livrée entre les mains des Babyloniens. Ils y mettront le feu et toi, tu ne leur échapperas pas. »
      19 Le roi Sédécias dit à Jérémie : « Je redoute les Juifs qui se sont déjà ralliés aux Babyloniens. Je ne voudrais pas qu'on me livre entre leurs mains et qu'ils me fassent subir leurs mauvais traitements. »
      20 Jérémie répondit : « On ne te livrera pas à eux. Je t’en prie, prête attention à la voix de l'Eternel dans ce que je te dis ! Tout se passera bien pour toi et tu auras la vie sauve.
      21 En revanche, si tu refuses de te rendre, voici ce que l'Eternel m'a révélé :
      22 toutes les femmes restées dans la maison du roi de Juda seront amenées aux chefs du roi de Babylone, et elles diront : ‘Tes amis t’ont manipulé et dominé ; une fois que tu as eu les pieds enfoncés dans la boue, eux se sont écartés !’
      23 On amènera toutes tes femmes et tes enfants aux Babyloniens et toi, tu ne leur échapperas pas : tu seras capturé par le roi de Babylone. Quant à cette ville, il la livrera aux flammes. »
      24 Sédécias dit à Jérémie : « Si personne ne sait rien de cette conversation, tu ne mourras pas.
      25 Si les chefs apprennent que j’ai parlé avec toi et viennent te dire : ‘Raconte-nous donc ce que tu as dit au roi et ce que lui t'a dit, sans rien nous cacher, et nous ne te ferons pas mourir’,
      26 réponds-leur : ‘J'ai supplié le roi de ne pas me faire mourir en me renvoyant dans la maison de Jonathan.’ »
      27 Tous les chefs vinrent trouver Jérémie et le questionnèrent. Il leur répondit exactement ce que le roi avait ordonné. Ils s’abstinrent de menaces envers lui, car rien n’avait filtré de la conversation.
      28 Jérémie habita dans la cour de la prison jusqu'au jour de la prise de Jérusalem. Il y était encore lorsque Jérusalem fut prise.

      Actes 28

      1 Une fois hors de danger, nous avons appris que l'île s'appelait Malte.
      2 Ses habitants nous ont témoigné une bienveillance peu courante ; ils nous ont tous accueillis près d'un grand feu qu'ils avaient allumé, car la pluie tombait et il faisait très froid.
      3 Paul avait ramassé un tas de broussailles et il était en train de les mettre sur le feu quand, sous l'effet de la chaleur, une vipère en est sortie et s'est accrochée à sa main.
      4 Lorsque les habitants de l’île ont vu l'animal suspendu à sa main, ils se sont dit les uns aux autres : « Cet homme est certainement un meurtrier, puisque la justice n'a pas voulu le laisser vivre bien qu'il ait été sauvé de la mer. »
      5 Mais Paul a secoué l'animal dans le feu et n’a ressenti aucun mal.
      6 Ces gens s'attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement. Après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils ont changé d'avis et ont déclaré que c'était un dieu.
      7 Il y avait dans les environs des terres qui appartenaient à un dénommé Publius, principale personnalité de l'île. Il nous a accueillis et nous a logés de manière très amicale pendant trois jours.
      8 Le père de Publius était alors retenu au lit par la fièvre et la dysenterie. Paul s’est rendu vers lui, a prié, posé les mains sur lui et l’a guéri.
      9 Là-dessus, les autres malades de l'île sont venus, et ils ont été guéris.
      10 Ils nous ont rendu de grands honneurs et, à notre départ, nous ont fourni ce dont nous avions besoin.
      11 Après un séjour de 3 mois, nous avons embarqué sur un bateau d'Alexandrie qui avait passé l'hiver dans l'île et qui portait pour enseigne les Dioscures.
      12 Nous avons abordé à Syracuse où nous sommes restés 3 jours.
      13 De là, en suivant la côte, nous avons atteint Reggio. Le lendemain, le vent du sud s’est levé et en 2 jours nous avons fait le trajet jusqu'à Pouzzoles.
      14 Là, nous avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer 7 jours avec eux. Et c’est ainsi que nous sommes allés jusqu’à Rome.
      15 Les frères de Rome, qui avaient reçu de nos nouvelles, sont venus à notre rencontre jusqu'au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. En les voyant, Paul a remercié Dieu et pris courage.
      16 A notre arrivée à Rome, [l’officier a remis les prisonniers au chef de la garde, mais] on a permis à Paul d'habiter dans un logement particulier avec le soldat qui le gardait.
      17 Au bout de 3 jours, Paul a convoqué les chefs des Juifs. Quand ils ont été réunis, il leur a adressé ces paroles : « Mes frères, bien que n’ayant rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes de nos ancêtres, j'ai été mis en prison à Jérusalem et livré entre les mains des Romains.
      18 Après m'avoir interrogé, ils voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait chez moi rien qui mérite la mort,
      19 mais les Juifs s'y sont opposés et j'ai été forcé d'en appeler à l'empereur, sans aucune intention d’accuser ma nation.
      20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler. En effet, c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte cette chaîne. »
      21 Ils lui ont répondu : « Nous n'avons reçu de Judée aucune lettre à ton sujet et aucun frère n'est venu rapporter ou dire du mal de toi.
      22 Cependant, nous voudrions t’entendre dire toi-même ce que tu penses, car nous savons que cette secte rencontre de l'opposition partout. »
      23 Ils lui ont fixé un jour et sont venus en plus grand nombre le trouver dans son logement. Paul leur a fait un exposé : il a rendu témoignage du royaume de Dieu et a cherché, à partir de la loi de Moïse et des prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus. L'entretien a duré depuis le matin jusqu'au soir.
      24 Les uns ont été convaincus par ce qu'il disait, les autres n’ont pas cru.
      25 Comme ils se retiraient en désaccord, Paul n'a ajouté que ces mots : « C'est avec raison que le Saint-Esprit a dit à nos ancêtres par l’intermédiaire du prophète Esaïe :
      26 Va vers ce peuple et dis : ‘Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.’
      27 En effet, le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils se sont bouché les oreilles et ils ont fermé les yeux de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, de peur qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse.
      28 Sachez donc que le salut de Dieu a été envoyé aux non-Juifs, et eux, ils l'écouteront. »
      29 [Lorsqu'il a dit cela, les Juifs sont partis en discutant vivement entre eux. ]
      30 Paul est resté deux années entières dans une maison qu'il avait louée. Il accueillait tous ceux qui venaient le voir.
      31 Il prêchait le royaume de Dieu et enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ avec une pleine assurance et sans obstacle.
    • Ruth 3

      1 Noémi, la belle-mère de Ruth, lui dit un jour : —Ma fille, je ne veux pas négliger de te chercher une situation qui te rende heureuse.
      2 Tu sais que Booz, avec les servantes duquel tu as travaillé, est notre parent. Ce soir il doit vanner l’orge amassée dans l’aire.
      3 Lave-toi donc et parfume-toi, puis mets tes plus beaux habits et rends-toi à l’aire où il bat son orge. Mais ne fais pas connaître ta présence avant qu’il ait fini de manger et de boire.
      4 Quand il se couchera pour dormir, note bien l’endroit où il s’installe, approche-toi, écarte la couverture pour lui découvrir les pieds et puis, couche-toi là. Il te dira alors ce que tu devras faire.
      5 Ruth lui répondit : —Je ferai tout ce que tu me dis.
      6 Elle descendit dans l’aire et suivit toutes les instructions de sa belle-mère.
      7 Booz mangea et but et il fut très content, puis il alla se coucher au bord du tas d’orge. Alors Ruth s’approcha tout doucement, elle écarta la couverture pour découvrir ses pieds et se coucha là.
      8 Au milieu de la nuit, Booz eut un frisson, il se pencha en avant et s’aperçut qu’une femme était couchée à ses pieds.
      9 —Qui es-tu ? lui demanda-t-il. —Je suis Ruth, ta servante. Veuille me prendre sous ta protection car, en tant que proche parent, tu es responsable de moi.
      10 —Que l’Eternel te bénisse, ma fille, lui dit-il. Ce que tu viens de faire est une preuve d’amour envers ta belle-mère encore plus grande que ce que tu as déjà fait. En effet, tu aurais pu courir après les jeunes hommes, qu’ils soient pauvres ou riches.
      11 Maintenant, ma fille, ne t’inquiète pas : je ferai pour toi tout ce que tu demandes, car tous les gens de l’endroit savent que tu es une femme de valeur.
      12 Il est vrai que j’ai envers toi la responsabilité d’un proche parent, mais il existe un parent plus direct que moi.
      13 Passe ici la fin de la nuit, et demain matin nous verrons si cet homme veut s’acquitter envers toi de sa responsabilité de proche parent. Si oui, qu’il le fasse. S’il refuse, je te promets, aussi vrai que l’Eternel est vivant, que je m’en acquitterai envers toi. En attendant, reste couchée jusqu’au matin !
      14 Elle resta couchée à ses pieds jusqu’au matin, puis elle se leva au petit jour avant que l’on puisse se reconnaître, car Booz avait dit : Il ne faut pas que l’on sache qu’une femme est venue sur l’aire.
      15 Avant qu’elle parte, il lui dit : —Donne la cape que tu portes, tiens-la bien ! Elle la tint ainsi, et il y versa vingt-cinq litres d’orge et l’aida à les charger sur elle, puis elle rentra à la ville.
      16 Quand elle arriva chez sa belle-mère, celle-ci lui demanda : —Comment les choses se sont-elles passées, ma fille ? Alors Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.
      17 Elle ajouta : —Il m’a même donné ces vingt-cinq litres d’orge, car il m’a dit : « Tu ne retourneras pas les mains vides auprès de ta belle-mère. »
      18 Noémi lui dit : —Maintenant, ma fille, reste là jusqu’à ce que tu saches comment les choses tourneront, car cet homme ne se donnera aucun répit avant d’avoir réglé cette affaire aujourd’hui.

      Ruth 4

      1 Booz se rendit à la porte de la ville, et il y prit place. Quand le plus proche parent, dont il avait parlé et qui avait le devoir de s’occuper de Ruth vint à passer, Booz lui dit : —Un tel ! Viens donc t’asseoir ici ! L’homme s’approcha et s’assit.
      2 Booz fit approcher dix hommes parmi les responsables de la ville et leur demanda de s’asseoir avec eux. Lorsqu’ils se furent installés,
      3 il s’adressa ainsi au plus proche parent : —Noémi, qui est revenue du pays de Moab, met en vente le champ d’Elimélek, notre parent.
      4 J’ai pensé t’en informer et te proposer de le racheter par-devant les habitants de la ville et les responsables de mon peuple ici présents. Si tu veux exercer ton droit de rachat, fais-le. Sinon, déclare-le moi, que je le sache, car tu viens en premier lieu pour disposer du droit de rachat, et je viens directement après toi. L’homme lui répondit : —Oui, je veux le racheter.
      5 Booz poursuivit : —Si tu acquiers le champ de la main de Noémi, tu prendras pour femme Ruth la Moabite, la veuve du défunt, pour donner au défunt une descendance qui héritera de son *patrimoine.
      6 —Dans ces conditions, dit le plus proche parent, je ne peux pas racheter pour mon compte, car je ferais tort à mon propre patrimoine. Reprends donc à ton compte mon droit de rachat, car je ne puis en profiter moi-même.
      7 Autrefois, en Israël, lorsqu’on procédait à un rachat ou à un échange de biens, la coutume voulait que l’un des contractants ôte sa sandale et la donne à l’autre pour valider la transaction.
      8 Ainsi, l’homme qui avait le droit de rachat dit à Booz : « Acquiers le champ », et il retira sa sandale.
      9 Alors Booz déclara aux responsables et à tous ceux qui étaient là : —Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Noémi tout ce qui appartenait à Elimélek et tout ce qui était à Kilyôn et à Mahlôn.
      10 De ce fait, je prends aussi pour femme Ruth la Moabite, la veuve de Mahlôn, pour susciter au défunt une descendance qui recevra son héritage et pour que son nom ne disparaisse pas dans son lignage et dans sa ville natale. Vous en êtes témoins aujourd’hui.
      11 Alors tous ceux qui se trouvaient à la porte et tous les responsables dirent : —Oui : nous en sommes témoins ! Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa qui, à elles deux, ont donné naissance à tout le peuple d’Israël ! Puisses-tu toi-même prospérer à Ephrata et devenir célèbre à Bethléhem !
      12 Que l’Eternel t’accorde, par cette jeune femme, une descendance aussi nombreuse que celle de Pérets, le fils que Tamar a donné à Juda.
      13 C’est ainsi que Booz prit Ruth pour femme. Lorsqu’il se fut uni à elle, l’Eternel accorda à Ruth de devenir enceinte, et elle donna naissance à un fils.
      14 Les femmes de Bethléhem dirent à Noémi : —Béni soit l’Eternel qui ne t’a pas privée d’un soutien de famille ! Que son nom devienne célèbre en Israël !
      15 Il te rendra une raison de vivre et prendra soin de toi dans tes vieux jours, puisque c’est ta belle-fille qui t’aime qui t’a donné ce petit-fils. Elle vaut mieux pour toi que sept fils.
      16 Noémi prit le nouveau-né et le serra sur son cœur. C’est elle qui se chargea de l’élever.
      17 Les voisines s’écrièrent : —Noémi a eu un fils ! Et elles lui donnèrent le nom d’Obed. Obed fut le père d’Isaï et le grand-père de David.
      18 Voici la liste généalogique de Pérets : Pérets eut pour fils Hetsrôn,
      19 qui eut pour fils Ram, qui eut pour fils Amminadab,
      20 qui eut pour fils Nahchôn, qui eut pour fils Salma,
      21 qui eut pour fils Booz, qui eut pour fils Obed,
      22 qui eut pour fils Isaï, qui eut pour fils David.

      Jérémie 38

      1 Chephatia, fils de Mattân, Guedalia, fils de Pachhour, Youkal, fils de Chélémia, et Pachhour, fils de Malkiya, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple. Il disait :
      2 —Voici ce que déclare l’Eternel : Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste ; mais celui qui en sortira pour se rendre aux Chaldéens aura la vie sauve ; il aura au moins gagné cela.
      3 Voici ce que déclare l’Eternel : Cette ville sera livrée à l’armée du roi de Babylone, qui s’en emparera.
      4 Alors les dirigeants dirent au roi : —Il faut faire mourir cet homme, car ce qu’il dit démoralise les soldats qui restent encore dans cette ville, ainsi que toute la population. Cet homme-là ne cherche pas le bien du peuple, il ne veut que son malheur.
      5 Le roi Sédécias leur répondit : —Il est entre vos mains, car le roi ne peut rien vous refuser.
      6 Ils prirent donc Jérémie et le descendirent avec des cordes dans la citerne appartenant à Malkiya, un prince de sang, celle qui se trouvait dans la cour du corps de garde. Il n’y avait pas d’eau dans la citerne ; dans le fond, il n’y avait que de la vase, et Jérémie s’y enfonça.
      7 Mais Ebed-Mélek, un Ethiopien, un fonctionnaire attaché au palais royal, apprit qu’ils avaient jeté Jérémie dans la citerne. Or, le roi siégeait à la porte de Benjamin.
      8 Alors Ebed-Mélek sortit du palais et alla parler au roi. Il lui dit :
      9 —Mon seigneur le roi ! Ces hommes ont mal agi envers le prophète Jérémie en le descendant dans la citerne ; il y mourra de faim, puisqu’il n’y a plus de pain dans la ville.
      10 Le roi ordonna à Ebed-Mélek l’Ethiopien : —Prends avec toi trois hommes et fais remonter le prophète Jérémie de la citerne avant qu’il meure.
      11 Ebed-Mélek prit donc ces hommes avec lui et rentra au palais royal dans une pièce située sous la salle du trésor. Il y prit des linges déchirés ou usés. Puis il les descendit avec des cordes à Jérémie dans la citerne.
      12 Ebed-Mélek l’Ethiopien dit à Jérémie : —Mets ces chiffons sous tes aisselles par-dessus les cordes. Ce que fit Jérémie.
      13 Puis ils le hissèrent hors de la citerne avec les cordes. Après cela, Jérémie resta dans la cour du corps de garde.
      14 Le roi Sédécias envoya chercher le prophète Jérémie et le fit conduire à la troisième entrée du Temple de l’Eternel. Il lui dit : —Je vais te poser une question, ne me cache rien !
      15 Jérémie répondit à Sédécias : —Si je te révèle ce que tu me demandes, ne vas-tu pas me faire mettre à mort ? Et si je te donne un conseil, tu ne m’écouteras pas !
      16 Alors le roi Sédécias jura secrètement à Jérémie : —Aussi vrai que l’Eternel est vivant et que c’est de lui que nous tenons notre vie, je ne te ferai pas mourir et je ne te remettrai pas entre les mains de ces gens qui en veulent à ta vie.
      17 Alors Jérémie dit à Sédécias : —Voici ce que déclare l’Eternel, le Dieu des *armées célestes, Dieu d’Israël : Si tu te rends immédiatement aux officiers du roi de Babylone, tu auras la vie sauve, toi et ta famille, et cette ville ne sera pas incendiée.
      18 Mais si tu ne te rends pas aux officiers du roi de Babylone, cette ville sera livrée aux Chaldéens, qui y mettront le feu, et toi, tu ne leur échapperas pas.
      19 Mais le roi Sédécias répondit à Jérémie : —J’ai peur des Juifs qui sont déjà passés aux Chaldéens. Je crains de leur être livré et d’être outragé par eux.
      20 —On ne te livrera pas à eux, lui répondit Jérémie. Ecoute donc l’Eternel selon ce que je t’ai dit ; tu t’en trouveras bien et tu auras la vie sauve.
      21 Mais si tu refuses de te rendre, voici ce que l’Eternel m’a révélé :
      22 Toutes les femmes qui restent dans le palais royal de Juda vont être emmenées aux officiers du roi de Babylone, et elles diront : « Ils t’ont tendu un piège, tes bons amis, te voilà pris ; et pendant que tes pieds enfoncent dans la boue, eux se sont éclipsés. »
      23 Toutes tes femmes et tes enfants vont être emmenés d’ici aux Chaldéens et tu ne leur échapperas pas, car le roi de Babylone se saisira de toi et cette ville sera incendiée.
      24 Alors Sédécias dit à Jérémie : —Que personne ne sache rien de toute cette conversation, et tu ne seras pas mis à mort.
      25 Si les dirigeants apprennent que j’ai parlé avec toi, et s’ils viennent te demander : « Fais-nous savoir ce que tu as dit au roi et ce que le roi t’a dit ; ne nous cache rien, et nous ne te ferons pas mourir »,
      26 tu leur répondras : « J’ai supplié le roi de ne pas me faire ramener dans la maison de Jonathan, pour que je n’y meure pas. »
      27 Effectivement, l’ensemble des dirigeants vinrent trouver Jérémie pour le questionner, et il leur répondit comme le roi le lui avait ordonné. Alors ils le laissèrent tranquille, car rien ne s’était dit de l’entretien.
      28 Ainsi Jérémie demeura dans la cour du corps de garde jusqu’au jour où Jérusalem fut conquise. Voici comment Jérusalem fut prise.

      Actes 28

      1 Une fois hors de danger, nous avons appris que notre île s’appelait Malte.
      2 Les habitants, qui ne parlaient pas le grec, nous ont témoigné une bienveillance peu ordinaire. Ils ont allumé un grand feu et nous ont tous accueillis à sa chaleur, car il s’était mis à pleuvoir et il faisait froid.
      3 Paul avait ramassé une brassée de bois sec et il allait la jeter dans le feu quand la chaleur en a fait sortir une vipère qui s’est accrochée à sa main.
      4 En voyant l’animal suspendu à sa main, les habitants se disaient entre eux : —Pas de doute : cet homme est un criminel ! Il a pu échapper à la mer, mais la justice ne l’a pas laissé vivre !
      5 Cependant, Paul avait, d’une secousse, jeté l’animal dans le feu et ne ressentait aucun mal.
      6 Tous s’attendaient à le voir enfler ou bien tomber subitement raide mort. Après une longue attente, voyant qu’il ne lui arrivait rien de fâcheux, ils ont changé d’avis et se sont mis à dire : —C’est un dieu.
      7 Tout près de là se trouvait un domaine appartenant au premier personnage de l’île nommé Publius. Il nous a accueillis très aimablement et nous a offert l’hospitalité pendant trois jours.
      8 Or, son père était justement cloué au lit par la fièvre et la dysenterie. Paul s’est rendu à son chevet, a prié en lui imposant les mains, et l’a guéri.
      9 Après cela, tous les autres malades de l’île venaient le voir et ils étaient guéris, eux aussi.
      10 Cela nous a valu toutes sortes de marques d’honneur et, quand est venu le moment de reprendre la mer, on a pourvu à tous les besoins de notre voyage.
      11 C’est seulement trois mois plus tard que nous sommes repartis à bord d’un bateau d’Alexandrie, à l’emblème de Castor et Pollux, qui avait passé l’hiver dans un port de l’île.
      12 Nous avons fait escale pendant trois jours à Syracuse.
      13 De là, nous avons longé la côte jusqu’à Reggio. Le lendemain, le vent du sud s’est levé et, en deux jours, nous avons gagné Pouzzoles.
      14 Dans cette ville, nous avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer une semaine avec eux. Et c’est ainsi que nous sommes allés à Rome.
      15 Les frères de cette ville, qui avaient eu de nos nouvelles, sont venus à notre rencontre jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois-Tavernes. Quand Paul les a vus, il a remercié Dieu et a pris courage.
      16 Après notre arrivée à Rome, Paul fut autorisé à loger dans un appartement personnel, sous la garde d’un soldat.
      17 Au bout de trois jours, il invita les chefs des *Juifs à le rencontrer. Quand ils furent réunis chez lui, il leur dit : —Mes frères, bien que je n’aie rien fait de contraire aux intérêts de notre peuple, ni aux traditions de nos ancêtres, j’ai été arrêté à *Jérusalem et livré entre les mains des Romains.
      18 Ceux-ci, après enquête, voulaient me relâcher parce qu’ils n’avaient trouvé aucune raison de me condamner à mort.
      19 Mais, comme les Juifs s’y opposaient, je me suis vu contraint d’en appeler à l’empereur, sans pour autant vouloir accuser mes compatriotes.
      20 Et c’est ce qui explique que je vous aie invité à venir me voir et vous entretenir avec moi : car c’est à cause de l’espérance d’*Israël que je porte ces chaînes.
      21 Les Juifs lui répondirent : —En ce qui nous concerne, nous n’avons reçu aucune lettre de *Judée à ton sujet, et aucun de nos frères n’est venu de là-bas pour nous faire un rapport ou pour nous dire du mal de toi.
      22 Mais nous pensons devoir t’entendre exposer toi-même ta pensée. Quant à la secte dont tu fais partie, nous savons qu’elle rencontre partout une sérieuse opposition.
      23 Ils fixèrent donc un autre rendez-vous et, au jour convenu, revinrent chez lui, encore plus nombreux que la première fois. L’entretien dura du matin jusqu’au soir. Paul leur exposa sa doctrine : il leur annonça le règne de Dieu et, en s’appuyant sur la *Loi de *Moïse et les paroles des *prophètes, il cherchait à les convaincre au sujet de Jésus.
      24 Les uns se laissèrent persuader par ses paroles, mais les autres refusèrent de croire.
      25 Au moment de quitter Paul, ils n’étaient toujours pas d’accord entre eux et Paul fit cette réflexion : —Elles sont bien vraies ces paroles que le Saint-Esprit a dites à vos ancêtres, par la bouche du prophète *Esaïe :
      26 Va trouver ce peuple et dis-lui : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau voir, vous ne saisirez pas.
      27 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible, ils ont fait la sourde oreille et ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, de peur qu’ils ne comprennent, qu’ils ne se tournent vers moi et que je ne les guérisse.
      28 Et Paul ajouta : —Sachez-le donc : désormais ce salut qui vient de Dieu est maintenant apporté aux païens ; eux, ils écouteront ce message.
      30 Paul resta deux années entières dans le logement qu’il avait loué. Il y recevait tous ceux qui venaient le voir.
      31 Il proclamait le règne de Dieu et enseignait, avec une pleine assurance et sans aucun empêchement, ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ.
    • Ruth 3

      1 Un jour, Noémi dit à Ruth : « Ma fille, je dois chercher à assurer ton avenir pour que tu sois heureuse.
      2 Comme tu le sais, ce Booz qui t’a laissée travailler avec ses servantes est notre parent. Or ce soir, il va aller battre l’orge sur son aire.
      3 Lave-toi donc, parfume-toi et mets tes plus beaux habits. Ensuite, rends-toi à l’endroit où il bat son orge, mais ne te montre pas avant qu’il ait fini de manger et de boire.
      4 Lorsqu’il se couchera, observe la place où il s’installe. Approche-toi ensuite, écarte un peu sa couverture et couche-toi à ses pieds. Après cela, il t’indiquera lui-même comment tu dois agir. » –
      5 « Je ferai tout ce que tu m’as dit », répondit Ruth.
      6 Ruth se rendit donc à l’aire de Booz et se conduisit exactement comme sa belle-mère le lui avait recommandé.
      7 Booz mangea et but, ce qui le mit d’excellente humeur, puis il alla se coucher au bord de son tas de grains. Ruth s’approcha doucement, écarta la couverture et s’étendit à ses pieds.
      8 Au milieu de la nuit, Booz se réveilla en sursaut, il se pencha en avant et vit avec surprise qu’une femme était couchée à ses pieds.
      9 « Qui es-tu ? » demanda-t-il. Elle répondit : « C’est moi, Ruth, ta servante. Veuille me prendre sous ta protection, car tu as à mon égard la responsabilité d’un proche parent. »
      10 Booz lui déclara : « Que le Seigneur te bénisse, Ruth ! Tu viens de donner à la famille de ta belle-mère une preuve de fidélité encore plus grande que précédemment. En effet, tu n’as pas recherché l’amour des jeunes gens, riches ou pauvres.
      11 Eh bien, n’aie aucun souci ! Je ferai pour toi ce que tu demandes, car toute la population sait que tu es une femme de valeur.
      12 Il est exact que j’ai à ton égard la responsabilité d’un proche parent, mais il existe un homme dont le degré de parenté avec ta famille est plus étroit.
      13 Passe ici la fin de la nuit ; demain matin nous verrons s’il veut exercer sa responsabilité à ton égard. Si oui, qu’il le fasse. S’il ne le désire pas, je te promets, par le Seigneur vivant, que j’exercerai ma responsabilité à ton égard. En attendant, reste couchée jusqu’au matin. »
      14 Ruth resta donc aux pieds de Booz, mais elle se leva à l’aube, avant que la lumière du jour permette de la reconnaître. En effet, Booz ne voulait pas qu’on sache qu’elle était venue à cet endroit.
      15 Il lui dit : « Enlève la cape que tu portes et tiens-la bien. » Elle tendit sa cape et il y versa six mesures d’orge qu’il l’aida à charger. Ensuite, il retourna au bourg.
      16 Ruth rejoignit sa belle-mère. Celle-ci lui demanda : « Comment cela s’est-il passé, ma fille ? » Ruth lui raconta alors tout ce que Booz avait fait pour elle.
      17 Elle ajouta : « Il m’a même donné ces six mesures d’orge en disant que je ne devais pas revenir chez toi les mains vides. »
      18 Noémi lui dit : « Attends calmement ici, ma fille, jusqu’à ce que tu saches comment l’affaire va tourner. Booz ne sera satisfait que s’il la règle aujourd’hui même ! »

      Ruth 4

      1 Booz se rendit à la porte de la localité, et s’assit. Le plus proche parent d’Élimélek, celui dont Booz avait parlé à Ruth, passa justement par là. Booz l’appela : « Viens t’asseoir ici », lui dit-il. C’est ce que fit l’homme.
      2 Booz demanda alors à dix des anciens de la localité de s’installer avec eux. Lorsqu’ils eurent pris place,
      3 il déclara au parent d’Élimélek : « Tu sais que Noémi est revenue du pays de Moab. Eh bien, elle met en vente le champ qui appartenait à Élimélek, notre parent.
      4 J’ai décidé de t’en informer et de te proposer de l’acheter devant les anciens et les autres personnes ici présentes. Si tu veux exercer ton droit de rachat, fais-le, sinon préviens-moi, car c’est à moi que ce droit revient tout de suite après toi. » L’homme dit : « Je veux bien acheter le champ. »
      5 Booz reprit : « Si tu achètes le champ à Noémi, tu devras en même temps prendre pour femme Ruth, la Moabite, pour que la propriété du champ reste dans la famille de son mari décédé. »
      6 L’homme répondit : « Dans ces conditions, j’y renonce, pour ne pas porter atteinte à mes propres biens. Reprends à ton compte mon droit de rachat, car je ne peux vraiment pas l’exercer moi-même. »
      7 Autrefois en Israël, quand des gens achetaient des biens ou échangeaient un droit de propriété, l’une des personnes ôtait sa sandale et la donnait à l’autre pour conclure le marché. Ce geste prouvait que l’affaire était réglée.
      8 C’est pourquoi, au moment où l’homme disait à Booz d’acheter le champ, il ôta sa sandale et la lui donna.
      9 Booz déclara alors aux anciens et à tous ceux qui étaient là : « Vous êtes témoins aujourd’hui que j’achète à Noémi tout ce qui appartenait à Élimélek et à ses fils, Kilion et Malon.
      10 En même temps, je prends pour femme Ruth la Moabite, la veuve de Malon. De cette façon, la propriété restera dans la famille du mort et il aura des descendants pour perpétuer son nom parmi ses concitoyens et dans les affaires de sa localité. Vous en êtes également témoins. »
      11 Les anciens et tous ceux qui étaient présents répondirent : « Oui, nous en sommes témoins. Que le Seigneur bénisse la femme qui entre dans ta maison ; qu’elle soit semblable à Rachel et à Léa qui ont donné naissance au peuple d’Israël ! Que ta richesse soit grande dans le clan d’Éfrata et ton nom célèbre dans tout Bethléem !
      12 Que le Seigneur t’accorde de nombreux enfants par cette jeune femme et qu’ainsi ta famille soit semblable à celle de Pérès, le fils de Juda et de Tamar ! »
      13 Alors Booz prit Ruth pour femme et elle fut à lui. Le Seigneur la bénit, elle devint enceinte et donna naissance à un fils.
      14 Les femmes de Bethléem dirent à Noémi : « Loué soit le Seigneur ! Aujourd’hui il a fait naître celui qui prendra soin de toi. Que ton petit-fils devienne célèbre en Israël !
      15 Il va transformer ta vie et te protéger dans ta vieillesse. Ta belle-fille vaut mieux pour toi que sept fils, car elle t’aime et t’a donné ce petit-fils. »
      16 Noémi prit l’enfant et le tint serré contre elle, puis elle se chargea de l’élever.
      17 Les femmes du voisinage proclamèrent : « Noémi a un fils ! » et elles appelèrent l’enfant Obed. Obed fut le père de Jessé, père de David.
      18 Voici la liste des ancêtres de David à partir de Pérès : Pérès fut le père d’Hesron,
      19 Hesron celui de Ram, Ram d’Amminadab,
      20 Amminadab de Nachon, Nachon de Salma,
      21 Salma de Booz, Booz d’Obed,
      22 Obed de Jessé et Jessé de David.

      Jérémie 38

      1 Chefatia, fils de Mattan, ainsi que Guedalia, fils de Pachehour, Youkal, fils de Chélémia, et Pachehour, fils de Malkia, apprirent que Jérémie disait à tous ceux qui passaient par là :
      2 « Voici ce que déclare le Seigneur : “Quiconque restera dans cette ville mourra des suites de la guerre, de la famine ou de la peste. Mais quiconque sortira pour se rendre aux Babyloniens y gagnera la vie sauve.” »
      3 Jérémie disait aussi : « Voici ce que le Seigneur déclare : il est décidé à livrer cette ville à l’armée du roi de Babylone, et celui-ci s’en emparera. »
      4 Après l’avoir entendu, ces officiers dirent au roi Sédécias : « Nous réclamons la peine de mort contre ce Jérémie, car ce qu’il dit démoralise complètement les soldats et la population qui restent dans la ville. Au lieu de chercher à améliorer la situation du peuple, cet individu cherche plutôt à l’aggraver. »
      5 Alors le roi Sédécias leur répondit : « Eh bien, faites de lui ce que vous voudrez, car j’ai beau être le roi, je n’ai pas le pouvoir de vous en empêcher. »
      6 Ces quatre officiers firent donc prendre Jérémie pour le mettre dans la citerne de Malkia, l’officier de police ; celle-ci était située dans la cour de garde. On y descendit Jérémie au moyen de cordes. Il n’y avait pas d’eau dans cette citerne, mais seulement de la vase, dans laquelle Jérémie s’enfonça.
      7 Or un Éthiopien, nommé Ébed-Mélek, qui était homme de confiance au palais royal, apprit qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. Comme le roi se tenait à la porte de Benjamin,
      8 Ébed-Mélek sortit du palais royal et vint lui parler. Il lui dit :
      9 « Majesté, ces hommes ont commis une mauvaise action en traitant ainsi le prophète Jérémie ; ils l’ont jeté dans une citerne ! Il y mourra de faim, car il n’y a plus de pain dans la ville. »
      10 Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek, l’Éthiopien : « Emmène avec toi trente hommes d’ici, et fais sortir Jérémie de la citerne avant qu’il meure. »
      11 Ébed-Mélek emmena donc les trente hommes et se rendit au palais royal, dans la chambre aux réserves ; il y prit de vieux vêtements usés ou déchirés, qu’il fit ensuite passer à Jérémie dans la citerne au moyen de cordes.
      12 Puis Ébed-Mélek, l’Éthiopien, dit à Jérémie : « Mets-toi donc ces vieux chiffons sous les bras, et les cordes par-dessous. » Quand Jérémie l’eut fait,
      13 les hommes tirèrent sur les cordes et le firent remonter de la citerne. Après cela Jérémie resta dans la cour de garde.
      14 Le roi Sédécias envoya chercher le prophète Jérémie et le prit à part, dans la troisième entrée du temple. Il lui dit : « Je voudrais te poser une question ; ne me cache rien. »
      15 Jérémie répondit à Sédécias : « Si je te dis ce que je dois te dire, tu me feras mettre à mort. Et si je te donne un conseil, tu n’en tiendras aucun compte. »
      16 Mais le roi Sédécias fit à Jérémie ce serment secret : « Par le Seigneur vivant, qui nous a donné la vie, je te jure que je te laisserai en vie et que je ne te livrerai pas à ces hommes qui veulent ta mort. »
      17 Alors Jérémie répondit à Sédécias : « Voici donc ce que déclare le Seigneur, Dieu de l’univers et Dieu d’Israël : “Si tu sors pour te rendre aux officiers du roi de Babylone, vous aurez la vie sauve, toi et ta famille ; et cette ville ne sera pas détruite par le feu.
      18 Mais si tu refuses de te rendre aux officiers du roi de Babylone, cette ville sera livrée aux Babyloniens, qui la détruiront par le feu ; et toi, tu ne leur échapperas pas.” » –
      19 « J’ai peur des Judéens qui ont passé aux Babyloniens, répliqua le roi Sédécias ; je crains qu’on me livre à eux et qu’ils me ridiculisent. »
      20 Mais Jérémie lui répondit : « Non, on ne te livrera pas à eux ; écoute plutôt ce que je te dis de la part du Seigneur ; alors tout ira bien pour toi et tu auras la vie sauve.
      21 Mais si tu refuses de te rendre, voici ce qui t’arrivera et que le Seigneur m’a révélé :
      22 toutes les femmes, qui seront restées au palais royal, seront conduites aux officiers du roi de Babylone. Et elles feront sur toi cette chanson : “Ils t’ont bien mystifié, tes excellents amis ! Quand tu es embourbé, ils te laissent tomber !”
      23 Oui, on conduira tes femmes et tes fils aux Babyloniens, et toi, tu ne leur échapperas pas davantage ; le roi de Babylone te fera prisonnier et il détruira cette ville par le feu. »
      24 Alors Sédécias dit à Jérémie : « Si tu veux rester en vie, que personne ne sache rien de notre conversation.
      25 Les officiers supérieurs vont sans doute apprendre que j’ai parlé avec toi, et ils viendront te questionner sur ce que nous avons dit l’un et l’autre ; ils vont te promettre de te laisser la vie sauve, à condition que tu ne leur caches rien.
      26 Mais tu leur répondras : “J’ai supplié le roi de ne pas me renvoyer dans la maison de Yonatan ; je n’y survivrais pas.” »
      27 Les officiers supérieurs vinrent effectivement trouver Jérémie et l’interrogèrent. Mais Jérémie leur répondit comme le roi le lui avait ordonné. Alors ils le laissèrent tranquille, car personne n’avait pu entendre ce que le roi et Jérémie s’étaient dit l’un à l’autre.
      28 Jérémie resta donc dans la cour de garde jusqu’au jour où Jérusalem fut prise. Voici ce qui arriva quand Jérusalem fut prise :

      Actes 28

      1 Une fois sauvés, nous avons appris que l’île s’appelait Malte.
      2 Ses habitants nous traitèrent avec une grande bienveillance : comme la pluie s’était mise à tomber et qu’il faisait froid, ils allumèrent un grand feu autour duquel ils nous accueillirent tous.
      3 Paul ramassa un tas de branches pour le jeter dans le feu, mais un serpent en sortit à cause de la chaleur et s’accrocha à sa main.
      4 Quand les habitants de l’île virent ce serpent suspendu à la main de Paul, ils se dirent les uns aux autres : « Cet homme est certainement un assassin, car la justice divine ne lui permet pas de vivre, bien qu’il ait échappé à la mer. »
      5 Mais Paul secoua le serpent dans le feu et ne ressentit aucun mal.
      6 Les autres s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement. Mais, après avoir attendu longtemps, ils constatèrent qu’il ne lui arrivait aucun mal ; ils changèrent alors d’idée et dirent qu’il était un dieu.
      7 Près de cet endroit se trouvait la propriété du principal notable de l’île, un certain Publius. Celui-ci nous reçut aimablement et nous logea pendant trois jours.
      8 Le père de Publius était au lit ; il avait de la fièvre et de la dysenterie. Paul alla le voir, pria, posa les mains sur lui et le guérit.
      9 Après cela, les autres malades de l’île vinrent aussi et ils furent guéris.
      10 Ils nous montrèrent toutes sortes de marques de respect et, au moment où nous embarquions, ils nous fournirent tout ce qui était nécessaire pour notre voyage.
      11 Au bout de trois mois, nous sommes partis sur un bateau d’Alexandrie, appelé « Les Dioscures », qui avait passé l’hiver dans un port de l’île.
      12 Nous sommes arrivés à Syracuse où nous sommes restés trois jours.
      13 De là, nous avons suivi la côte pour atteindre Reggio. Le lendemain, le vent du sud se mit à souffler et nous sommes parvenus en deux jours à Pouzzoles.
      14 Dans cette ville, nous avons trouvé des frères qui nous invitèrent à passer une semaine avec eux. C’est dans ces conditions que nous sommes allés à Rome.
      15 Les frères de Rome avaient reçu des nouvelles à notre sujet et vinrent à notre rencontre jusqu’au Marché d’Appius et à Trois-Auberges. Dès que Paul les vit, il remercia Dieu et se sentit encouragé.
      16 Après notre arrivée à Rome, on permit à Paul de demeurer à part, avec un soldat qui le gardait.
      17 Trois jours plus tard, Paul invita chez lui les chefs des Juifs de Rome. Quand ils furent réunis, il leur dit : « Frères, quoique je n’aie rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes de nos ancêtres, j’ai été arrêté à Jérusalem et livré aux Romains.
      18 Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, car ils n’avaient trouvé en moi aucune raison de me condamner à mort.
      19 Mais les Juifs s’y sont opposés et j’ai alors été obligé d’en appeler à l’empereur, sans pourtant avoir l’intention d’accuser ma nation.
      20 Voilà pourquoi j’ai demandé à vous voir et à vous parler. En effet, je porte ces chaînes à cause de celui qu’espère le peuple d’Israël. »
      21 Ils lui répondirent : « Nous n’avons reçu aucune lettre de Judée à ton sujet et aucun de nos frères n’est venu de là-bas pour nous faire un rapport ou nous dire du mal de toi.
      22 Mais nous voudrions bien t’entendre exprimer ce que tu penses, car nous savons que partout on s’oppose à ce parti auquel tu te rattaches. »
      23 Ils fixèrent un rendez-vous avec Paul, et, le jour prévu, ils vinrent en plus grand nombre le trouver à l’endroit où il logeait. Depuis le matin jusqu’au soir, Paul leur donna des explications : il leur annonçait le Royaume de Dieu et cherchait à les convaincre au sujet de Jésus en citant la loi de Moïse et les livres des Prophètes.
      24 Les uns furent convaincus par ce qu’il disait, mais les autres refusaient de croire.
      25 Alors qu’ils s’en allaient sans pouvoir se mettre d’accord entre eux, Paul leur dit simplement ceci : « Le Saint-Esprit avait bien raison lorsqu’il s’adressait à vos ancêtres par l’intermédiaire du prophète Ésaïe !
      26 Il déclarait en effet : “Va dire à ce peuple : Vous entendrez bien, mais vous ne comprendrez pas ; vous regarderez bien, mais vous ne verrez pas.
      27 Car ce peuple est devenu insensible ; ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, afin d’empêcher leurs yeux de voir, leurs oreilles d’entendre, leur intelligence de comprendre et ainsi ils ne reviendront pas à moi pour que je les guérisse, dit Dieu.”
      28 Sachez-le donc, ajouta Paul, Dieu a envoyé le message du salut à ceux qui ne sont pas juifs : ils l’écouteront, eux ! » [
      29 A ces mots de Paul, les Juifs s’en allèrent en discutant vivement entre eux. ]
      30 Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué. Il y recevait tous ceux qui venaient le voir.
      31 Il prêchait le Royaume de Dieu et enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ, avec une pleine assurance et librement.
    • Ruth 3

      1 Un jour, Noémi dit à Ruth : « Ma fille, je dois trouver une solution pour que tu sois heureuse.
      2 Tu le sais, ce Booz qui t’a laissée travailler avec ses servantes, il est de notre famille. Ce soir, il va battre l’orge sur la place où on bat les grains.
      3 Lave-toi, parfume-toi, mets ta belle robe et va là-bas. Mais ne te montre pas avant la fin de son repas.
      4 Quand Booz se couchera, regarde l’endroit où il est. Ensuite, approche-toi, écarte un peu sa couverture et couche-toi à ses pieds. Après cela, il te dira lui-même ce que tu dois faire. »
      5 Ruth répond : « Je ferai tout ce que tu m’as dit. »
      6 Ruth va à l’endroit où Booz bat les grains. Elle fait exactement ce que Noémi lui a dit.
      7 Booz mange et boit et il est de très bonne humeur. Il vient se coucher au bord du tas de grains. Alors Ruth s’approche doucement, elle écarte la couverture et se couche à ses pieds.
      8 Au milieu de la nuit, Booz se réveille brusquement. Il se retourne et voit une femme couchée à ses pieds.
      9 Il dit : « Qui est-ce ? » Elle répond : « C’est moi, Ruth. Protège-moi. En effet, tu es un proche parent et tu as la responsabilité de prendre soin de moi. »
      10 Booz répond : « Que le SEIGNEUR te bénisse ! Tu n’as pas cherché l’amour des jeunes gens, riches ou pauvres. Ce que tu viens de faire prouve ta fidélité à la famille de ta belle-mère. Tu as agi encore mieux qu’avant.
      11 Maintenant, Ruth, n’aie pas peur. Je ferai pour toi tout ce que tu voudras. En effet, tu es une femme de valeur, tout le monde le sait.
      12 Oui, c’est vrai, je dois prendre soin de toi. Mais il y a quelqu’un d’autre qui est encore plus proche de ta famille que moi.
      13 Reste ici cette nuit. Demain matin, nous verrons s’il veut remplir son devoir envers toi. Si oui, il doit le faire. S’il ne veut pas, je te promets ceci devant le SEIGNEUR : je ferai pour toi ce que je dois faire. Dors jusqu’à demain matin ! »
      14 Ruth reste couchée aux pieds de Booz jusqu’au matin. Puis elle se lève très tôt, avant la lumière du jour, pour qu’on ne la reconnaisse pas. En effet, Booz pensait : on ne doit pas savoir que cette femme est venue ici.
      15 Il dit à Ruth : « Enlève ton pagne de dessus et tiens-le bien. » Elle le tient bien. Alors Booz mesure à peu près 15 kilos d’orge et il les met dans le pagne de Ruth. Ensuite, il revient au village.
      16 Ruth va chez sa belle-mère. Noémi lui demande : « Cela s’est bien passé, ma fille ? » Ruth lui raconte tout ce que Booz a fait pour elle.
      17 Elle ajoute : « Il m’a donné ces 15 kilos d’orge en me disant : “Tu ne dois pas rentrer chez ta belle-mère les mains vides.” »
      18 Noémi dit : « Attends ici, ma fille. Tu vas voir comment les choses vont finir. En effet, cet homme-là ne sera pas satisfait s’il ne règle pas cette affaire aujourd’hui. »

      Ruth 4

      1 Booz va à l’entrée du village, là où on discute des affaires. Il s’assoit. Booz a parlé à Ruth d’un parent très proche d’Élimélek. Cet homme passe justement par là. Booz lui dit : « Arrête-toi ! Viens t’asseoir ici. » L’homme s’arrête et il s’assoit.
      2 Alors Booz demande à dix anciens du village de s’asseoir avec eux. Ils s’assoient.
      3 Ensuite, Booz dit à cet autre parent d’Élimélek : « Noémi est revenue du pays de Moab, tu le sais. Eh bien, elle va vendre le champ qui était à notre frère Élimélek.
      4 Moi, j’ai décidé de t’en parler devant les anciens et devant tous ceux qui sont là. Si tu veux racheter ce champ, rachète-le. Si tu ne veux pas, dis-le-moi. En effet, c’est toi le premier qui as le droit de racheter, et moi le deuxième. » L’homme dit : « Je veux bien racheter le champ. »
      5 Booz dit : « Si tu achètes le champ à Noémi, tu dois aussi prendre pour femme Ruth la Moabite. Ainsi, la propriété du champ restera dans la famille de son mari mort. »
      6 L’homme répond : « Dans ce cas, je ne peux pas. En effet, je risque de diminuer ma propriété. Donc, prends pour toi le droit de racheter. Moi, je ne peux pas. »
      7 Autrefois, en Israël, quand des hommes achetaient ou échangeaient quelque chose, l’un des deux enlevait sa sandale et il la donnait à l’autre. Ce geste montrait que l’affaire était réglée.
      8 Donc, celui qui a le droit de racheter le champ d’Élimélek dit à Booz : « Achète le champ. » Puis il enlève sa sandale.
      9 Booz dit aux anciens et à tous ceux qui sont là : « Aujourd’hui, vous êtes témoins : j’achète à Noémi tout ce qui était à Élimélek et à ses fils Kilion et Malon.
      10 Je prends aussi pour femme Ruth la Moabite, qui était la femme de Malon. Ainsi la propriété du champ restera dans la famille du mort. De plus, il aura des enfants. Ainsi, son nom gardera sa place parmi ses frères, et sa famille sera présente quand les affaires de son village seront discutées. Aujourd’hui, vous êtes témoins de cela. »
      11 Les anciens et tous ceux qui sont là répondent : « Oui, nous en sommes témoins ! Que le SEIGNEUR bénisse la femme qui entre dans ta maison ! Qu’elle ressemble à Rachel et à Léa, les deux femmes de Jacob qui ont donné naissance au peuple d’Israël ! Que tu sois riche dans le clan d’Éfrata, et que ton nom soit célèbre à Bethléem !
      12 Que le SEIGNEUR te donne beaucoup d’enfants avec cette jeune femme ! Et que ta famille soit comme celle de Pérès, le fils de Juda et de Tamar ! »
      13 Alors Booz se marie avec Ruth, et Ruth devient sa femme. Il s’unit à elle. Le SEIGNEUR la bénit, elle devient enceinte et elle met au monde un garçon.
      14 C’est pourquoi les femmes disent à Noémi : « Remercions le SEIGNEUR ! Aujourd’hui, il te donne quelqu’un qui pourra prendre soin de toi. Ton petit-fils deviendra célèbre en Israël.
      15 Il va te faire revivre et te soutenir dans ta vieillesse. Ta belle-fille vaut mieux pour toi que sept fils, car elle t’aime et t’a donné ce petit-fils. »
      16 Alors Noémi prend l’enfant et elle le serre sur son cœur. Puis c’est elle qui s’occupe de lui.
      17 Les voisines disent : « Noémi a un fils ! » Elles lui donnent le nom d’Obed. Obed est le père de Jessé, qui est le père de David.
      18 Voici la liste des ancêtres de David, à partir de Pérès : Pérès est le père de Hesron.
      19 Hesron est le père de Ram. Ram est le père d’Amminadab.
      20 Amminadab est le père de Nachon. Nachon est le père de Salman.
      21 Salman est le père de Booz. Booz est le père d’Obed.
      22 Obed est le père de Jessé, et Jessé est le père de David.

      Jérémie 38

      1 Chefatia, fils de Matan, Guedalia, fils de Pachehour, Youkal, fils de Chélémia, et Pachehour, fils de Malkia, ont entendu les paroles que Jérémie répétait à tout le monde :
      2 « Voici un message du SEIGNEUR : “Celui qui restera dans cette ville mourra par la guerre, la famine ou la peste. Mais celui qui sortira pour se rendre aux Babyloniens restera en vie. Il aura gagné au moins cela.”
      3 « Voici encore un message du SEIGNEUR : “Je livrerai cette ville à l’armée du roi de Babylone, c’est sûr, et celui-ci la prendra.” »
      4 Ensuite, les officiers ont dit au roi Sédécias : « Il faut faire mourir Jérémie ! Ce qu’il dit décourage complètement les soldats et la population qui restent dans la ville. Ce n’est pas le bonheur du peuple que cet homme recherche, c’est son malheur. »
      5 Alors le roi Sédécias leur a répondu : « Faites de lui ce que vous voulez. Je suis le roi, pourtant je ne peux rien contre vous. »
      6 Les officiers ont donc pris Jérémie et ils l’ont jeté dans la citerne de Malkia, le fils du roi. Ils ont descendu Jérémie avec des cordes. Dans cette citerne qui se trouvait dans la cour de garde, il n’y avait pas d’eau, mais seulement de la boue. Et Jérémie s’est enfoncé dans la boue.
      7 Or, un Éthiopien, appelé Ébed-Mélek, était un serviteur important dans la maison du roi. Il a appris qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. Le roi se tenait à la porte de Benjamin.
      8 Alors Ébed-Mélek est allé trouver le roi et lui a dit :
      9 « Mon seigneur le roi, tout ce que ces hommes ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans une citerne. Il va mourir de faim dans son trou, parce qu’il n’y a plus de nourriture dans la ville. »
      10 Alors le roi a donné cet ordre à Ébed-Mélek, l’Éthiopien : « Prends 30 hommes avec toi et fais remonter Jérémie de la citerne avant qu’il meure ! »
      11 Ébed-Mélek a emmené les 30 hommes. Il est allé au palais du roi, dans une pièce située sous la salle du trésor. Là, il a pris quelques vieux chiffons. Il les a fait descendre pour Jérémie dans la citerne, avec des cordes.
      12 Puis Ébed-Mélek, l’Éthiopien, a dit à Jérémie : « Mets ces vieux chiffons sous tes bras, et les cordes par-dessous. » C’est ce que Jérémie a fait.
      13 Alors les hommes ont tiré sur les cordes et ils l’ont fait remonter de la citerne. Après cela, Jérémie est resté dans la cour de garde.
      14 Le roi Sédécias a envoyé quelqu’un chercher le prophète Jérémie et il l’a fait venir à la troisième entrée du temple. Il lui a dit : « Je veux te poser une question, ne me cache rien. »
      15 Jérémie a répondu à Sédécias : « Si je te dis la vérité, tu vas me faire mourir. Et si je te donne un conseil, tu ne le suivras pas. »
      16 Mais le roi Sédécias a fait en secret ce serment à Jérémie : « Par le SEIGNEUR vivant qui nous a donné la vie, je le jure : je ne te ferai pas mourir. Et je ne te livrerai pas aux gens qui veulent ta mort. »
      17 Alors Jérémie a dit à Sédécias : « Voici les paroles du SEIGNEUR, Dieu de l’univers et Dieu d’Israël : “Si tu sors pour te rendre aux officiers du roi de Babylone, tu sauveras ta vie et celle de ta famille. Et Jérusalem ne sera pas brûlée.
      18 Mais si tu ne sors pas pour te rendre aux officiers du roi de Babylone, Jérusalem sera livrée aux Babyloniens. Ils y mettront le feu et toi, tu ne leur échapperas pas.” »
      19 Le roi Sédécias a répondu à Jérémie : « J’ai peur des Judéens qui sont passés aux Babyloniens. Je risque d’être livré à eux, et ils se moqueront de moi. »
      20 Mais Jérémie lui a dit : « Non, tu ne seras pas livré à eux. Écoute donc ce que je te dis de la part du SEIGNEUR. Alors tout ira bien pour toi, et tu resteras en vie.
      21 Mais si tu refuses de te rendre, voici ce que le SEIGNEUR m’a fait connaître :
      22 toutes les femmes restées dans ton palais, on les conduira devant les officiers du roi de Babylone. Et elles chanteront en parlant de toi : “Ils t’ont vraiment bien trompé, tes meilleurs amis ! Tes pieds s’enfoncent dans la boue, et eux, ils t’abandonnent !”
      23 Oui, on conduira tes femmes et tes fils devant les Babyloniens, et toi, tu ne leur échapperas pas non plus. Le roi de Babylone te fera prisonnier et il mettra le feu à Jérusalem. »
      24 Alors Sédécias a répondu à Jérémie : « Personne ne doit être au courant de ce que nous venons de dire, ainsi tu ne mourras pas.
      25 Les officiers vont sûrement apprendre que j’ai parlé avec toi. Ils vont te demander ce que nous avons dit ensemble. Ils vont te dire : “Si tu ne nous caches rien, nous ne te tuerons pas.”
      26 Tu leur répondras : “J’ai demandé avec force au roi de ne pas me renvoyer chez Yonatan. Sinon je mourrai.” »
      27 Tous les officiers sont en effet venus trouver Jérémie et ils lui ont posé des questions. Mais Jérémie leur a répondu comme le roi l’avait commandé. Alors, ils l’ont laissé tranquille, parce que personne n’avait entendu leur conversation.
      28 Jérémie est donc resté dans la cour de garde jusqu’au jour où Jérusalem a été prise. Voici ce qui est arrivé quand Jérusalem a été prise :

      Actes 28

      1 Après cela, nous apprenons que l’île s’appelle Malte.
      2 Ses habitants sont très bons pour nous. Ils allument un grand feu et ils nous accueillent tous autour du feu. En effet, la pluie s’est mise à tomber et il fait froid.
      3 Paul ramasse un tas de bois mort et il le jette dans le feu. Mais une vipère sort du tas de bois à cause de la chaleur et elle s’accroche à la main de Paul.
      4 Quand les habitants de l’île voient la vipère pendue à la main de Paul, ils se disent entre eux : « Cet homme est sûrement un assassin. Il a échappé à la mer, mais la justice de Dieu ne lui permet pas de vivre. »
      5 Alors Paul secoue la vipère dans le feu et il ne souffre pas du tout.
      6 Les autres croient que Paul va enfler ou qu’il va tomber mort tout à coup. Ils attendent longtemps, mais ils voient que rien de mal n’arrive à Paul. Alors ils changent d’avis et ils disent : « C’est un dieu ! »
      7 Près de cet endroit, il y a la propriété du principal notable de l’île. Il s’appelle Publius. Pendant trois jours, il nous reçoit et il nous loge comme des amis dans sa maison.
      8 Le père de Publius est couché, il a de la fièvre et la dysenterie. Paul va le voir, il prie en posant la main sur sa tête et il le guérit.
      9 Alors tous les autres malades de l’île viennent voir Paul, et celui-ci les guérit.
      10 Les gens nous montrent beaucoup de respect. Quand nous partons, ils nous donnent tout ce qu’il faut pour le voyage.
      11 Au bout de trois mois, nous partons sur un bateau d’Alexandrie. C’est le « Castor et Pollux » qui avait passé la mauvaise saison dans l’île.
      12 Nous arrivons à Syracuse et nous y restons trois jours.
      13 De là, nous suivons la côte et nous allons à Reggio. Le jour suivant, le vent du sud se met à souffler, et en deux jours, nous arrivons à Pouzzoles.
      14 Dans cette ville, nous trouvons des chrétiens qui nous invitent à passer une semaine chez eux. Et voici comment nous allons à Rome.
      15 Les chrétiens de Rome ont appris que nous arrivions. Ils viennent à notre rencontre jusqu’au Marché d’Appius et aux Trois-Auberges. Quand Paul les voit, il remercie Dieu et reprend courage.
      16 Nous arrivons à Rome. On permet à Paul d’habiter dans un logement privé avec un soldat pour le garder.
      17 Trois jours plus tard, Paul invite les notables juifs de Rome à venir chez lui. Quand ils sont réunis, il leur dit : « Frères, je n’ai rien fait contre notre peuple, ni contre les coutumes de nos ancêtres. Pourtant, on m’a arrêté à Jérusalem et on m’a livré aux Romains.
      18 Ceux-ci m’ont interrogé et ils voulaient me libérer. En effet, ils n’avaient pas trouvé de raison pour me condamner à mort.
      19 Mais les chefs juifs n’étaient pas d’accord, et j’ai été obligé de faire appel à l’empereur romain. Pourtant, je ne veux pas accuser mon peuple.
      20 Voilà pourquoi j’ai demandé à vous voir et à parler avec vous. Vous savez ce que le peuple d’Israël espère, oui, c’est à cause de cela que je suis attaché avec ces chaînes. »
      21 Les notables juifs lui répondent : « Nous n’avons reçu aucune lettre de Judée à ton sujet. Aucun de nos frères n’est venu ici pour faire un rapport ou pour nous dire du mal de toi.
      22 Mais nous voulons que tu nous expliques toi-même ce que tu penses. En effet, nous le savons, partout il y a des gens qui disent du mal de ton groupe. »
      23 Les notables juifs choisissent avec Paul un jour pour le rencontrer, et ce jour-là, ils reviennent le voir chez lui. Cette fois, ils sont plus nombreux. Depuis le matin jusqu’au soir, Paul leur donne des explications et il leur annonce avec force le Royaume de Dieu. Il leur parle de Jésus et il essaie de les persuader. Pour cela, il se sert de la loi de Moïse et des livres des prophètes.
      24 Les uns sont persuadés par ce qu’il dit, mais les autres refusent de croire.
      25 Au moment de partir, ils ne sont toujours pas d’accord entre eux. Paul leur dit seulement : « L’Esprit Saint avait raison quand il a dit à vos ancêtres, par la bouche du prophète Ésaïe :
      26 “Va voir ce peuple et dis-lui : Vous entendrez bien, mais vous ne comprendrez pas. Vous regarderez bien, mais vous ne verrez pas.
      27 Oui, ce peuple ne veut pas comprendre. Ils ont bouché leurs oreilles, ils ont fermé leurs yeux. Ils n’ont pas voulu voir avec leurs yeux, entendre avec leurs oreilles, comprendre avec leur cœur. Ils n’ont pas voulu se tourner vers moi. C’est pourquoi je n’ai pas pu les guérir.” »
      28 Paul dit encore : « Vous devez savoir une chose : Dieu a envoyé la Bonne Nouvelle du salut à ceux qui ne sont pas juifs. Eux, ils l’écouteront ! »
      29 []
      30 Paul reste encore deux années entières dans le logement qu’il a loué, et il reçoit tous ceux qui viennent le voir.
      31 Il annonce le Royaume de Dieu et dans son enseignement, il présente le Seigneur Jésus-Christ avec beaucoup d’assurance et en toute liberté.
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