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La Bible en 1 an - Jour 229

Sommaire
La Bible en 1 an - Jour 229

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    • 1 Samuel 9

      1 À cette époque-là, dans le pays de Benjamin, il y a un homme riche, qui s’appelle Quich. Il est fils d’Abiel et petit-fils de Seror. Seror est fils de Bekorath et petit-fils d’Afia.
      2 Quich a un fils appelé Saül. Saül est très grand et il est beau. En Israël, personne n’est plus beau que lui, et il dépasse tout le monde de la tête.
      3 Un jour, les ânesses de Quich se perdent. Quich dit à son fils Saül : « Prends avec toi un serviteur et va chercher les ânesses. »
      4 Saül et le serviteur traversent d’abord la région montagneuse d’Éfraïm. Puis ils passent par le pays de Chalicha, mais ils ne trouvent rien. Ils traversent le pays de Chaalim, les ânesses n’y sont pas. Ils passent par le pays de Benjamin, mais ils ne trouvent toujours rien.
      5 À la fin, ils arrivent dans la région de Souf, et Saül dit à son serviteur : « Rentrons à la maison. Sinon, mon père va oublier l’histoire des ânesses, et il va être inquiet à cause de nous. »
      6 Le serviteur répond : « Attends ! Dans cette ville, il y a un homme de Dieu qui est très connu. Tout ce qu’il dit arrive sûrement. Allons le trouver ! Il nous dira peut-être de quel côté nous devons chercher. »
      7 Saül lui dit : « Si nous y allons, qu’est-ce que nous lui apporterons ? Nous n’avons plus de nourriture dans nos sacs, nous n’avons aucun cadeau, rien à lui donner. »
      8 Le serviteur répond : « J’ai une pièce de monnaie avec moi, je la donnerai à l’homme de Dieu. Alors il nous dira le chemin qu’il faut prendre. »
      9 Saül dit au serviteur : « Bonne idée ! Allons-y ! » Et ils vont à la ville où l’homme de Dieu se trouve. Ils rencontrent quelques jeunes filles qui descendent chercher de l’eau. Ils leur demandent : « Est-ce que le voyant est dans la ville ? » Autrefois, quand les Israélites allaient consulter Dieu, ils disaient : « Allons chez le voyant. » L’homme qu’ils appelaient « voyant », aujourd’hui, on l’appelle « prophète ».
      12 Les jeunes filles répondent : « Le voyant vient d’arriver juste avant vous. Il est venu en ville aujourd’hui. Car c’est le jour où il y a un sacrifice pour le peuple au lieu sacré. Dépêchez-vous !
      13 Vous le trouverez tout de suite en arrivant en ville. Ensuite, il montera au lieu sacré pour le repas. Le peuple ne doit pas manger avant son arrivée. C’est lui qui bénit le sacrifice. Les invités mangeront après. Allez-y maintenant ! Vous le trouverez tout de suite. »
      14 Saül et son serviteur continuent leur chemin. Puis ils entrent dans la ville. Au même moment, Samuel sort pour monter au lieu sacré. Il arrive près d’eux.
      15 La veille, le SEIGNEUR a dit à Samuel :
      16 « Demain, à la même heure, je t’enverrai un homme de la tribu de Benjamin. Tu le consacreras comme chef de mon peuple Israël. Il le délivrera du pouvoir des Philistins. J’ai vu la situation de mon peuple, et son cri est arrivé jusqu’à moi. »
      17 Quand Samuel voit Saül, le SEIGNEUR lui dit : « Tu vois cet homme, je t’ai parlé de lui hier. Je t’ai dit : “C’est lui qui gouvernera mon peuple.” »
      18 Saül s’approche de Samuel à la porte de la ville et lui dit : « S’il te plaît, montre-moi où le voyant habite. »
      19 Samuel répond à Saül : « Le voyant, c’est moi. Monte devant moi au lieu sacré. Tous les deux, vous mangerez avec moi aujourd’hui. Demain matin, je répondrai à toutes tes questions et je te laisserai partir.
      20 Les ânesses qui étaient perdues depuis trois jours, ne te fais pas de souci pour elles. Elles sont retrouvées. D’ailleurs, tout ce qu’il y a de précieux en Israël, à qui est-ce réservé ? À toi et à toute la famille de ton père, n’est-ce pas ? »
      21 Saül répond : « Je suis de la tribu de Benjamin. C’est une des plus petites tribus d’Israël. Mon clan est le plus petit de la tribu de Benjamin. Pourquoi donc est-ce que tu me dis cela ? »
      22 Samuel emmène Saül et son serviteur et il les conduit dans la salle du repas. Il les fait asseoir à la place d’honneur, au milieu des invités. Ils sont à peu près trente.
      23 Samuel dit au cuisinier : « Tout à l’heure, je t’ai dit de mettre un morceau de viande de côté. Sers-le maintenant. »
      24 Le cuisinier apporte le gigot et la queue de l’animal. Il les met devant Saül. Samuel dit à Saül : « Voici le morceau que j’ai fait mettre à part pour toi. Tu es servi. Mange ! Je l’ai gardé pour cette occasion. Mange avec ceux que j’ai invités. » Ce jour-là, Saül mange avec Samuel.
      25 Puis ils redescendent en ville. Samuel parle avec Saül sur la terrasse de la maison.
      26 Le jour suivant, tôt le matin, Saül est sur la terrasse. Samuel l’appelle et lui dit : « En route, je vais te reconduire ! » Saül se lève et il part avec Samuel.
      27 Ils arrivent à la sortie de la ville. Samuel dit à Saül : « Dis au serviteur de passer devant nous. » Le serviteur passe devant eux. Samuel dit : « Toi, reste ici ! Je vais te faire connaître ce que Dieu dit. »

      Jérémie 46

      1 Voici les paroles que le SEIGNEUR a adressées au prophète Jérémie au sujet des peuples étrangers.
      2 Message au sujet de l’Égypte et de l’armée du Pharaon Néco, roi d’Égypte. La quatrième année où Yoaquim, fils de Josias, était roi de Juda, le roi d’Égypte se trouvait à Karkémich, près du fleuve Euphrate. À cette époque, Nabucodonosor, roi de Babylone, a remporté la victoire sur lui.
      3 « Préparez les boucliers, les petits et les grands ! En avant pour la bataille !
      4 Attelez les chevaux ! Partez, cavaliers ! Mettez vos casques, alignez-vous ! Préparez vos lances, mettez vos cuirasses ! »
      5 Le SEIGNEUR déclare : « Mais quoi ? Qu’est-ce que je vois ? Ils sont effrayés, ils reculent ! Les combattants les meilleurs sont battus. Ils fuient dans la terreur, sans se retourner. La peur est partout.
      6 Le plus rapide ne peut pas fuir, le combattant le meilleur ne peut pas se sauver. Là-bas, vers le nord, sur les bords du fleuve Euphrate, ils perdent l’équilibre et tombent.
      7 « Qui donc ressemble au Nil qui monte, à ce fleuve à l’eau débordante ?
      8 C’est l’Égypte, qui se répand comme le Nil. Elle disait : “Comme le Nil qui monte, comme son eau débordante, je vais inonder la terre, détruire les villes avec leurs habitants.
      9 Chevaux, à l’attaque ! Chars, foncez ! En avant, les combattants les meilleurs : gens d’Éthiopie et de Pouth, porteurs de boucliers, gens de Loud armés de l’arc !”
      10 Mais pour le Seigneur, DIEU de l’univers, ce jour-là est un jour de vengeance. Il va se venger de ses ennemis. L’épée les dévore avec grand appétit, elle est ivre de leur sang. C’est comme un sacrifice pour le Seigneur, DIEU de l’univers, au pays du nord, sur les bords de l’Euphrate.
      11 Pauvre Égypte, monte en Galaad chercher une pommade pour tes blessures. Mais cela ne sert à rien de multiplier les remèdes, ta blessure ne guérira pas.
      12 Les peuples ont appris ta honte, partout on entend ta plainte. En effet, le combattant a heurté un autre combattant, et tous les deux perdent l’équilibre et tombent. »
      13 Le SEIGNEUR a adressé sa parole au prophète Jérémie au moment où le roi Nabucodonosor est arrivé pour attaquer l’Égypte :
      14 « Annoncez la nouvelle en Égypte, Faites-la connaître aux villes de Migdol, Memphis et Tapanès. Dites-leur : “Debout ! Préparez-vous !” La guerre a déjà détruit vos voisins !
      15 Le taureau sacré est renversé ! Pourquoi donc ? Il n’a pas résisté quand le SEIGNEUR l’a bousculé.
      16 Le SEIGNEUR fait perdre l’équilibre à de nombreux soldats, et ils tombent. Ils se disent entre eux : “Allons, rentrons chez nous, dans notre pays, loin de cette guerre sans pitié !”
      17 Voici le nom qu’on doit donner au Pharaon, roi d’Égypte : “Beaucoup-de-bruit ! Mais-rendez-vous-manqué !”
      18 Le Roi qui a pour nom “SEIGNEUR de l’univers” déclare ceci : “Aussi vrai que je suis vivant, l’ennemi va arriver. C’est aussi sûr que la montagne du Tabor, aussi sûr que le Carmel au-dessus de la mer.”
      19 « Habitants de l’Égypte, c’est le moment pour vous de préparer vos affaires pour partir en déportation. La ville de Memphis va devenir un endroit horrible. Elle sera détruite, personne n’y habitera plus.
      20 « L’Égypte était un bel animal. Mais une mouche piquante venue du nord s’est posée sur elle.
      21 Les soldats étrangers payés par l’Égypte étaient très bien traités. Mais eux aussi tournent le dos, ils fuient tous ensemble. Aucun ne résiste quand le jour du malheur vient sur eux, quand j’agis contre eux.
      22 Les ennemis arrivent en foule et se jettent sur l’Égypte comme ceux qui coupent les arbres, la hache à la main. Alors les soldats égyptiens fuient comme un serpent, sans faire de bruit.
      23 Le SEIGNEUR déclare : Ils abattent sa forêt, une forêt où personne ne pouvait entrer. En effet, ils sont plus nombreux que les sauterelles, personne ne peut les compter.
      24 L’Égypte est couverte de honte : elle est livrée au pouvoir d’un peuple venu du nord. »
      25 Le SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël, annonce : « Je vais agir contre Amon, le dieu de la ville de Thèbes, contre l’Égypte, ses dieux et ses rois, contre le Pharaon et contre ceux qui comptent sur lui.
      26 Je vais les livrer à ceux qui veulent leur mort : le roi Nabucodonosor de Babylone et ses soldats. « Mais plus tard, l’Égypte sera de nouveau habitée comme autrefois. » Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      27 « Toi, Israël, mon serviteur, n’aie pas peur. Ne sois pas effrayé, toi qui as Jacob pour ancêtre. Oui, je viens te sauver en te faisant sortir de ces pays éloignés, en ramenant tes enfants du pays où ils sont en exil. Israël, tu reviendras et tu seras tranquille, en sécurité. Plus personne ne te menacera.
      28 Toi, Israël mon serviteur, n’aie pas peur. Moi, le SEIGNEUR, je suis avec toi, je le déclare. Je vais détruire les peuples parmi lesquels je t’ai fait partir. Mais toi, je ne vais pas te détruire. Je t’ai corrigé, c’est vrai, mais avec justice. En effet, je ne pouvais pas te traiter comme si tu étais innocent ! »

      Romains 7

      1 Frères et sœurs chrétiens, je parle à des gens qui connaissent la loi. La loi a de l’autorité sur nous seulement pendant notre vie. Vous savez sûrement cela.
      2 Par exemple, une femme mariée est liée à son mari par la loi, pendant qu’il est vivant. Mais quand il meurt, cette femme est libérée de la loi qui l’attachait à lui.
      3 Si elle devient la femme d’un autre homme pendant que son mari est vivant, on dit qu’elle est adultère. Mais quand son mari meurt, elle est libérée de la loi. Elle peut devenir la femme d’un autre homme, elle ne sera pas adultère.
      4 Pour vous, mes frères et mes sœurs, c’est la même chose. Vous êtes unis au Christ mort pour nous sur la croix, donc vous êtes totalement séparés de la loi. Vous appartenez à quelqu’un d’autre, et cet autre, c’est celui qui s’est réveillé de la mort. Et ainsi, nous pouvons servir Dieu utilement.
      5 Oui, autrefois, quand nous faisions n’importe quoi, nos désirs mauvais utilisaient la loi pour agir dans notre corps, et le résultat, c’était la mort.
      6 Mais maintenant, nous sommes totalement séparés de ce qui nous écrasait. Alors nous pouvons servir Dieu d’une façon nouvelle, en obéissant à l’Esprit Saint, et nous ne servons plus Dieu à la manière d’autrefois, en obéissant à la loi de Moïse.
      7 Alors, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que la loi appartient au péché ? Sûrement pas ! Mais j’ai connu le péché seulement par la loi. En effet, je ne pouvais pas connaître les désirs mauvais sans ce commandement de la loi : « Tu n’auras pas de désirs mauvais. »
      8 Le péché a profité de l’occasion, il s’est servi du commandement pour produire en moi toutes sortes de désirs mauvais. Le péché, c’est une chose morte, s’il n’y a pas de loi.
      9 Autrefois, quand il n’y avait pas de loi, j’étais vivant. Mais quand le commandement est venu, c’est le péché qui est devenu vivant,
      10 et moi, je suis mort. C’est pourquoi le commandement qui devait me conduire à la vie m’a conduit à la mort.
      11 Oui, le péché a profité de l’occasion, il s’est servi du commandement pour me tromper et ainsi, il m’a fait mourir.
      12 Mais la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
      13 Alors, est-ce qu’une chose bonne peut faire mourir ? Sûrement pas ! Mais le péché s’est servi d’une chose bonne pour me donner la mort. De cette façon, le commandement a permis de reconnaître combien le péché est mauvais et de montrer toute sa violence.
      14 Oui, nous le savons, la loi vient de Dieu, mais moi, je suis un homme faible, vendu comme esclave au péché.
      15 Vraiment, ce que je fais, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le fais pas, et ce que je déteste, je le fais.
      16 Si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais que la loi est bonne.
      17 Alors, ce n’est pas moi qui agis, c’est le péché qui habite en moi.
      18 Oui, je le sais, le bien n’habite pas en moi, je veux dire en moi qui suis faible. Pour moi, vouloir le bien, c’est possible, mais faire le bien, c’est impossible.
      19 En effet, le bien que je veux, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas, je le fais.
      20 Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est pas moi qui agis, mais c’est le péché qui habite en moi.
      21 Ainsi, je découvre cette loi : quand je veux faire le bien, c’est le mal qui se présente à moi.
      22 Au fond de moi-même, la loi de Dieu me plaît.
      23 Mais je trouve dans mon corps une autre loi, elle lutte contre la loi avec laquelle mon intelligence est d’accord. Cette loi me fait prisonnier de la loi du péché qui est en moi.
      24 Me voilà bien malheureux ! Qui va me libérer de ce corps qui me conduit vers la mort ?
      25 Remercions Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi, avec mon intelligence, j’accepte la loi de Dieu, mais avec ma faiblesse, j’obéis à la loi du péché.
    • 1 Samuel 9

      1 וַֽיְהִי־אִ֣ישׁ *מבן־*ימין **מִבִּנְיָמִ֗ין וּ֠שְׁמוֹ קִ֣ישׁ בֶּן־אֲבִיאֵ֞ל בֶּן־צְר֧וֹר בֶּן־בְּכוֹרַ֛ת בֶּן־אֲפִ֖יחַ בֶּן־אִ֣ישׁ יְמִינִ֑י גִּבּ֖וֹר חָֽיִל׃
      2 וְלוֹ־הָיָ֨ה בֵ֜ן וּשְׁמ֤וֹ שָׁאוּל֙ בָּח֣וּר וָט֔וֹב וְאֵ֥ין אִ֛ישׁ מִבְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל ט֣וֹב מִמֶּ֑נּוּ מִשִּׁכְמ֣וֹ וָמַ֔עְלָה גָּבֹ֖הַּ מִכָּל־הָעָֽם׃
      3 וַתֹּאבַ֙דְנָה֙ הָאֲתֹנ֔וֹת לְקִ֖ישׁ אֲבִ֣י שָׁא֑וּל וַיֹּ֨אמֶר קִ֜ישׁ אֶל־שָׁא֣וּל בְּנ֗וֹ קַח־נָ֤א אִתְּךָ֙ אֶת־אַחַ֣ד מֵֽהַנְּעָרִ֔ים וְק֣וּם לֵ֔ךְ בַּקֵּ֖שׁ אֶת־הָאֲתֹנֹֽת׃
      4 וַיַּעֲבֹ֧ר בְּהַר־אֶפְרַ֛יִם וַיַּעֲבֹ֥ר בְּאֶֽרֶץ־שָׁלִ֖שָׁה וְלֹ֣א מָצָ֑אוּ וַיַּעַבְר֤וּ בְאֶֽרֶץ־שַׁעֲלִים֙ וָאַ֔יִן וַיַּעֲבֹ֥ר בְּאֶֽרֶץ־יְמִינִ֖י וְלֹ֥א מָצָֽאוּ׃
      5 הֵ֗מָּה בָּ֚אוּ בְּאֶ֣רֶץ צ֔וּף וְשָׁא֥וּל אָמַ֛ר לְנַעֲר֥וֹ אֲשֶׁר־עִמּ֖וֹ לְכָ֣ה וְנָשׁ֑וּבָה פֶּן־יֶחְדַּ֥ל אָבִ֛י מִן־הָאֲתֹנ֖וֹת וְדָ֥אַג לָֽנוּ׃
      6 וַיֹּ֣אמֶר ל֗וֹ הִנֵּה־נָ֤א אִישׁ־אֱלֹהִים֙ בָּעִ֣יר הַזֹּ֔את וְהָאִ֣ישׁ נִכְבָּ֔ד כֹּ֥ל אֲשֶׁר־יְדַבֵּ֖ר בּ֣וֹא יָב֑וֹא עַתָּה֙ נֵ֣לֲכָה שָּׁ֔ם אוּלַי֙ יַגִּ֣יד לָ֔נוּ אֶת־דַּרְכֵּ֖נוּ אֲשֶׁר־הָלַ֥כְנוּ עָלֶֽיהָ׃
      7 וַיֹּ֨אמֶר שָׁא֜וּל לְנַעֲר֗וֹ וְהִנֵּ֣ה נֵלֵךְ֮ וּמַה־נָּבִ֣יא לָאִישׁ֒ כִּ֤י הַלֶּ֙חֶם֙ אָזַ֣ל מִכֵּלֵ֔ינוּ וּתְשׁוּרָ֥ה אֵין־לְהָבִ֖יא לְאִ֣ישׁ הָאֱלֹהִ֑ים מָ֖ה אִתָּֽנוּ׃
      8 וַיֹּ֤סֶף הַנַּ֙עַר֙ לַעֲנ֣וֹת אֶת־שָׁא֔וּל וַיֹּ֕אמֶר הִנֵּה֙ נִמְצָ֣א בְיָדִ֔י רֶ֖בַע שֶׁ֣קֶל כָּ֑סֶף וְנָֽתַתִּי֙ לְאִ֣ישׁ הָאֱלֹהִ֔ים וְהִגִּ֥יד לָ֖נוּ אֶת־דַּרְכֵּֽנוּ׃
      9 לְפָנִ֣ים ׀ בְּיִשְׂרָאֵ֗ל כֹּֽה־אָמַ֤ר הָאִישׁ֙ בְּלֶכְתּוֹ֙ לִדְר֣וֹשׁ אֱלֹהִ֔ים לְכ֥וּ וְנֵלְכָ֖ה עַד־הָרֹאֶ֑ה כִּ֤י לַנָּבִיא֙ הַיּ֔וֹם יִקָּרֵ֥א לְפָנִ֖ים הָרֹאֶֽה׃
      10 וַיֹּ֨אמֶר שָׁא֧וּל לְנַעֲר֛וֹ ט֥וֹב דְּבָרְךָ֖ לְכָ֣ה ׀ נֵלֵ֑כָה וַיֵּֽלְכוּ֙ אֶל־הָעִ֔יר אֲשֶׁר־שָׁ֖ם אִ֥ישׁ הָאֱלֹהִֽים׃
      11 הֵ֗מָּה עֹלִים֙ בְּמַעֲלֵ֣ה הָעִ֔יר וְהֵ֙מָּה֙ מָצְא֣וּ נְעָר֔וֹת יֹצְא֖וֹת לִשְׁאֹ֣ב מָ֑יִם וַיֹּאמְר֣וּ לָהֶ֔ן הֲיֵ֥שׁ בָּזֶ֖ה הָרֹאֶֽה׃
      12 וַתַּעֲנֶ֧ינָה אוֹתָ֛ם וַתֹּאמַ֥רְנָה יֵּ֖שׁ הִנֵּ֣ה לְפָנֶ֑יךָ מַהֵ֣ר ׀ עַתָּ֗ה כִּ֤י הַיּוֹם֙ בָּ֣א לָעִ֔יר כִּ֣י זֶ֧בַח הַיּ֛וֹם לָעָ֖ם בַּבָּמָֽה׃
      13 כְּבֹאֲכֶ֣ם הָעִ֣יר כֵּ֣ן תִּמְצְא֣וּן אֹת֡וֹ בְּטֶרֶם֩ יַעֲלֶ֨ה הַבָּמָ֜תָה לֶאֱכֹ֗ל כִּ֠י לֹֽא־יֹאכַ֤ל הָעָם֙ עַד־בֹּא֔וֹ כִּֽי־הוּא֙ יְבָרֵ֣ךְ הַזֶּ֔בַח אַחֲרֵי־כֵ֖ן יֹאכְל֣וּ הַקְּרֻאִ֑ים וְעַתָּ֣ה עֲל֔וּ כִּֽי־אֹת֥וֹ כְהַיּ֖וֹם תִּמְצְא֥וּן אֹתֽוֹ׃
      14 וַֽיַּעֲל֖וּ הָעִ֑יר הֵ֗מָּה בָּאִים֙ בְּת֣וֹךְ הָעִ֔יר וְהִנֵּ֤ה שְׁמוּאֵל֙ יֹצֵ֣א לִקְרָאתָ֔ם לַעֲל֖וֹת הַבָּמָֽה׃
      15 וַֽיהוָ֔ה גָּלָ֖ה אֶת־אֹ֣זֶן שְׁמוּאֵ֑ל י֣וֹם אֶחָ֔ד לִפְנֵ֥י בֽוֹא־שָׁא֖וּל לֵאמֹֽר׃
      16 כָּעֵ֣ת ׀ מָחָ֡ר אֶשְׁלַח֩ אֵלֶ֨יךָ אִ֜ישׁ מֵאֶ֣רֶץ בִּנְיָמִ֗ן וּמְשַׁחְתּ֤וֹ לְנָגִיד֙ עַל־עַמִּ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וְהוֹשִׁ֥יעַ אֶת־עַמִּ֖י מִיַּ֣ד פְּלִשְׁתִּ֑ים כִּ֤י רָאִ֙יתִי֙ אֶת־עַמִּ֔י כִּ֛י בָּ֥אָה צַעֲקָת֖וֹ אֵלָֽי׃
      17 וּשְׁמוּאֵ֖ל רָאָ֣ה אֶת־שָׁא֑וּל וַיהוָ֣ה עָנָ֔הוּ הִנֵּ֤ה הָאִישׁ֙ אֲשֶׁ֣ר אָמַ֣רְתִּי אֵלֶ֔יךָ זֶ֖ה יַעְצֹ֥ר בְּעַמִּֽי׃
      18 וַיִּגַּ֥שׁ שָׁא֛וּל אֶת־שְׁמוּאֵ֖ל בְּת֣וֹךְ הַשָּׁ֑עַר וַיֹּ֙אמֶר֙ הַגִּֽידָה־נָּ֣א לִ֔י אֵי־זֶ֖ה בֵּ֥ית הָרֹאֶֽה׃
      19 וַיַּ֨עַן שְׁמוּאֵ֜ל אֶת־שָׁא֗וּל וַיֹּ֙אמֶר֙ אָנֹכִ֣י הָרֹאֶ֔ה עֲלֵ֤ה לְפָנַי֙ הַבָּמָ֔ה וַאֲכַלְתֶּ֥ם עִמִּ֖י הַיּ֑וֹם וְשִׁלַּחְתִּ֣יךָ בַבֹּ֔קֶר וְכֹ֛ל אֲשֶׁ֥ר בִּֽלְבָבְךָ֖ אַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      20 וְלָאֲתֹנ֞וֹת הָאֹבְד֣וֹת לְךָ֗ הַיּוֹם֙ שְׁלֹ֣שֶׁת הַיָּמִ֔ים אַל־תָּ֧שֶׂם אֶֽת־לִבְּךָ֛ לָהֶ֖ם כִּ֣י נִמְצָ֑אוּ וּלְמִי֙ כָּל־חֶמְדַּ֣ת יִשְׂרָאֵ֔ל הֲל֣וֹא לְךָ֔ וּלְכֹ֖ל בֵּ֥ית אָבִֽיךָ׃
      21 וַיַּ֨עַן שָׁא֜וּל וַיֹּ֗אמֶר הֲל֨וֹא בֶן־יְמִינִ֤י אָ֙נֹכִי֙ מִקַּטַנֵּי֙ שִׁבְטֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל וּמִשְׁפַּחְתִּי֙ הַצְּעִרָ֔ה מִכָּֽל־מִשְׁפְּח֖וֹת שִׁבְטֵ֣י בִנְיָמִ֑ן וְלָ֙מָּה֙ דִּבַּ֣רְתָּ אֵלַ֔י כַּדָּבָ֖ר הַזֶּֽה׃
      22 וַיִּקַּ֤ח שְׁמוּאֵל֙ אֶת־שָׁא֣וּל וְאֶֽת־נַעֲר֔וֹ וַיְבִיאֵ֖ם לִשְׁכָּ֑תָה וַיִּתֵּ֨ן לָהֶ֤ם מָקוֹם֙ בְּרֹ֣אשׁ הַקְּרוּאִ֔ים וְהֵ֖מָּה כִּשְׁלֹשִׁ֥ים אִֽישׁ׃
      23 וַיֹּ֤אמֶר שְׁמוּאֵל֙ לַטַּבָּ֔ח תְּנָה֙ אֶת־הַמָּנָ֔ה אֲשֶׁ֥ר נָתַ֖תִּי לָ֑ךְ אֲשֶׁר֙ אָמַ֣רְתִּי אֵלֶ֔יךָ שִׂ֥ים אֹתָ֖הּ עִמָּֽךְ׃
      24 וַיָּ֣רֶם הַ֠טַּבָּח אֶת־הַשּׁ֨וֹק וְהֶעָלֶ֜יהָ וַיָּ֣שֶׂם ׀ לִפְנֵ֣י שָׁא֗וּל וַיֹּ֙אמֶר֙ הִנֵּ֤ה הַנִּשְׁאָר֙ שִׂים־לְפָנֶ֣יךָ אֱכֹ֔ל כִּ֧י לַמּוֹעֵ֛ד שָֽׁמוּר־לְךָ֥ לֵאמֹ֖ר הָעָ֣ם ׀ קָרָ֑אתִי וַיֹּ֧אכַל שָׁא֛וּל עִם־שְׁמוּאֵ֖ל בַּיּ֥וֹם הַהֽוּא׃
      25 וַיֵּרְד֥וּ מֵהַבָּמָ֖ה הָעִ֑יר וַיְדַבֵּ֥ר עִם־שָׁא֖וּל עַל־הַגָּֽג׃
      26 וַיַּשְׁכִּ֗מוּ וַיְהִ֞י כַּעֲל֤וֹת הַשַּׁ֙חַר֙ וַיִּקְרָ֨א שְׁמוּאֵ֤ל אֶל־שָׁאוּל֙ *הגג **הַגָּ֣גָה לֵאמֹ֔ר ק֖וּמָה וַאֲשַׁלְּחֶ֑ךָּ וַיָּ֣קָם שָׁא֗וּל וַיֵּצְא֧וּ שְׁנֵיהֶ֛ם ה֥וּא וּשְׁמוּאֵ֖ל הַחֽוּצָה׃
      27 הֵ֗מָּה יֽוֹרְדִים֙ בִּקְצֵ֣ה הָעִ֔יר וּשְׁמוּאֵ֞ל אָמַ֣ר אֶל־שָׁא֗וּל אֱמֹ֥ר לַנַּ֛עַר וְיַעֲבֹ֥ר לְפָנֵ֖ינוּ וַֽיַּעֲבֹ֑ר וְאַתָּה֙ עֲמֹ֣ד כַּיּ֔וֹם וְאַשְׁמִיעֲךָ֖ אֶת־דְּבַ֥ר אֱלֹהִֽים׃

      Jérémie 46

      1 אֲשֶׁ֨ר הָיָ֧ה דְבַר־יְהוָ֛ה אֶל־יִרְמְיָ֥הוּ הַנָּבִ֖יא עַל־הַגּוֹיִֽם׃
      2 לְמִצְרַ֗יִם עַל־חֵ֨יל פַּרְעֹ֤ה נְכוֹ֙ מֶ֣לֶךְ מִצְרַ֔יִם אֲשֶׁר־הָיָ֥ה עַל־נְהַר־פְּרָ֖ת בְּכַרְכְּמִ֑שׁ אֲשֶׁ֣ר הִכָּ֗ה נְבֽוּכַדְרֶאצַּר֙ מֶ֣לֶךְ בָּבֶ֔ל בִּשְׁנַת֙ הָֽרְבִיעִ֔ית לִיהוֹיָקִ֥ים בֶּן־יֹאשִׁיָּ֖הוּ מֶ֥לֶךְ יְהוּדָֽה׃
      3 עִרְכ֤וּ מָגֵן֙ וְצִנָּ֔ה וּגְשׁ֖וּ לַמִּלְחָמָֽה׃
      4 אִסְר֣וּ הַסּוּסִ֗ים וַֽעֲלוּ֙ הַפָּ֣רָשִׁ֔ים וְהִֽתְיַצְּב֖וּ בְּכ֥וֹבָעִ֑ים מִרְקוּ֙ הָֽרְמָחִ֔ים לִבְשׁ֖וּ הַסִּרְיֹנֹֽת׃
      5 מַדּ֣וּעַ רָאִ֗יתִי הֵ֣מָּה חַתִּים֮ נְסֹגִ֣ים אָחוֹר֒ וְגִבּוֹרֵיהֶ֣ם יֻכַּ֔תּוּ וּמָנ֥וֹס נָ֖סוּ וְלֹ֣א הִפְנ֑וּ מָג֥וֹר מִסָּבִ֖יב נְאֻם־יְהוָֽה׃
      6 אַל־יָנ֣וּס הַקַּ֔ל וְאַל־יִמָּלֵ֖ט הַגִּבּ֑וֹר צָפ֙וֹנָה֙ עַל־יַ֣ד נְהַר־פְּרָ֔ת כָּשְׁל֖וּ וְנָפָֽלוּ׃
      7 מִי־זֶ֖ה כַּיְאֹ֣ר יַֽעֲלֶ֑ה כַּנְּהָר֕וֹת יִֽתְגָּעֲשׁ֖וּ מֵימָֽיו׃
      8 מִצְרַ֙יִם֙ כַּיְאֹ֣ר יַֽעֲלֶ֔ה וְכַנְּהָר֖וֹת יִתְגֹּ֣עֲשׁוּ מָ֑יִם וַיֹּ֗אמֶר אַֽעֲלֶה֙ אֲכַסֶּה־אֶ֔רֶץ אֹבִ֥ידָה עִ֖יר וְיֹ֥שְׁבֵי בָֽהּ׃
      9 עֲל֤וּ הַסּוּסִים֙ וְהִתְהֹלְל֣וּ הָרֶ֔כֶב וְיֵצְא֖וּ הַגִּבּוֹרִ֑ים כּ֤וּשׁ וּפוּט֙ תֹּפְשֵׂ֣י מָגֵ֔ן וְלוּדִ֕ים תֹּפְשֵׂ֖י דֹּ֥רְכֵי קָֽשֶׁת׃
      10 וְֽהַיּ֨וֹם הַה֜וּא לַאדֹנָ֧י יְהוִ֣ה צְבָא֗וֹת י֤וֹם נְקָמָה֙ לְהִנָּקֵ֣ם מִצָּרָ֔יו וְאָכְלָ֥ה חֶ֙רֶב֙ וְשָׂ֣בְעָ֔ה וְרָוְתָ֖ה מִדָּמָ֑ם כִּ֣י זֶ֠בַח לַאדֹנָ֨י יְהוִ֧ה צְבָא֛וֹת בְּאֶ֥רֶץ צָפ֖וֹן אֶל־נְהַר־פְּרָֽת׃
      11 עֲלִ֤י גִלְעָד֙ וּקְחִ֣י צֳרִ֔י בְּתוּלַ֖ת בַּת־מִצְרָ֑יִם לַשָּׁוְא֙ *הרביתי **הִרְבֵּ֣ית רְפֻא֔וֹת תְּעָלָ֖ה אֵ֥ין לָֽךְ׃
      12 שָׁמְע֤וּ גוֹיִם֙ קְלוֹנֵ֔ךְ וְצִוְחָתֵ֖ךְ מָלְאָ֣ה הָאָ֑רֶץ כִּֽי־גִבּ֤וֹר בְּגִבּוֹר֙ כָּשָׁ֔לוּ יַחְדָּ֖יו נָפְל֥וּ שְׁנֵיהֶֽם׃
      13 הַדָּבָר֙ אֲשֶׁ֣ר דִּבֶּ֣ר יְהוָ֔ה אֶֽל־יִרְמְיָ֖הוּ הַנָּבִ֑יא לָב֗וֹא נְבֽוּכַדְרֶאצַּר֙ מֶ֣לֶךְ בָּבֶ֔ל לְהַכּ֖וֹת אֶת־אֶ֥רֶץ מִצְרָֽיִם׃
      14 הַגִּ֤ידוּ בְמִצְרַ֙יִם֙ וְהַשְׁמִ֣יעוּ בְמִגְדּ֔וֹל וְהַשְׁמִ֥יעוּ בְנֹ֖ף וּבְתַחְפַּנְחֵ֑ס אִמְר֗וּ הִתְיַצֵּב֙ וְהָכֵ֣ן לָ֔ךְ כִּֽי־אָכְלָ֥ה חֶ֖רֶב סְבִיבֶֽיךָ׃
      15 מַדּ֖וּעַ נִסְחַ֣ף אַבִּירֶ֑יךָ לֹ֣א עָמַ֔ד כִּ֥י יְהוָ֖ה הֲדָפֽוֹ׃
      16 הִרְבָּ֖ה כּוֹשֵׁ֑ל גַּם־נָפַ֞ל אִ֣ישׁ אֶל־רֵעֵ֗הוּ וַיֹּֽאמְרוּ֙ ק֣וּמָה ׀ וְנָשֻׁ֣בָה אֶל־עַמֵּ֗נוּ וְאֶל־אֶ֙רֶץ֙ מֽוֹלַדְתֵּ֔נוּ מִפְּנֵ֖י חֶ֥רֶב הַיּוֹנָֽה׃
      17 קָרְא֖וּ שָׁ֑ם פַּרְעֹ֤ה מֶֽלֶךְ־מִצְרַ֙יִם֙ שָׁא֔וֹן הֶעֱבִ֖יר הַמּוֹעֵֽד׃
      18 חַי־אָ֙נִי֙ נְאֻם־הַמֶּ֔לֶךְ יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת שְׁמ֑וֹ כִּ֚י כְּתָב֣וֹר בֶּֽהָרִ֔ים וּכְכַרְמֶ֖ל בַּיָּ֥ם יָבֽוֹא׃
      19 כְּלֵ֤י גוֹלָה֙ עֲשִׂ֣י לָ֔ךְ יוֹשֶׁ֖בֶת בַּת־מִצְרָ֑יִם כִּֽי־נֹף֙ לְשַׁמָּ֣ה תִֽהְיֶ֔ה וְנִצְּתָ֖ה מֵאֵ֥ין יוֹשֵֽׁב׃
      20 עֶגְלָ֥ה יְפֵֽה־פִיָּ֖ה מִצְרָ֑יִם קֶ֥רֶץ מִצָּפ֖וֹן בָּ֥א בָֽא׃
      21 גַּם־שְׂכִרֶ֤יהָ בְקִרְבָּהּ֙ כְּעֶגְלֵ֣י מַרְבֵּ֔ק כִּֽי־גַם־הֵ֧מָּה הִפְנ֛וּ נָ֥סוּ יַחְדָּ֖יו לֹ֣א עָמָ֑דוּ כִּ֣י י֥וֹם אֵידָ֛ם בָּ֥א עֲלֵיהֶ֖ם עֵ֥ת פְּקֻדָּתָֽם׃
      22 קוֹלָ֖הּ כַּנָּחָ֣שׁ יֵלֵ֑ךְ כִּֽי־בְחַ֣יִל יֵלֵ֔כוּ וּבְקַרְדֻּמּוֹת֙ בָּ֣אוּ לָ֔הּ כְּחֹטְבֵ֖י עֵצִֽים׃
      23 כָּרְת֤וּ יַעְרָהּ֙ נְאֻם־יְהוָ֔ה כִּ֖י לֹ֣א יֵֽחָקֵ֑ר כִּ֤י רַבּוּ֙ מֵֽאַרְבֶּ֔ה וְאֵ֥ין לָהֶ֖ם מִסְפָּֽר׃
      24 הֹבִ֖ישָׁה בַּת־מִצְרָ֑יִם נִתְּנָ֖ה בְּיַ֥ד עַם־צָפֽוֹן׃
      25 אָמַר֩ יְהוָ֨ה צְבָא֜וֹת אֱלֹהֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל הִנְנִ֤י פוֹקֵד֙ אֶל־אָמ֣וֹן מִנֹּ֔א וְעַל־פַּרְעֹה֙ וְעַל־מִצְרַ֔יִם וְעַל־אֱלֹהֶ֖יהָ וְעַל־מְלָכֶ֑יהָ וְעַ֨ל־פַּרְעֹ֔ה וְעַ֥ל הַבֹּטְחִ֖ים בּֽוֹ׃
      26 וּנְתַתִּ֗ים בְּיַד֙ מְבַקְשֵׁ֣י נַפְשָׁ֔ם וּבְיַ֛ד נְבֽוּכַדְרֶאצַּ֥ר מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֖ל וּבְיַד־עֲבָדָ֑יו וְאַחֲרֵי־כֵ֛ן תִּשְׁכֹּ֥ן כִּֽימֵי־קֶ֖דֶם נְאֻם־יְהוָֽה׃
      27 וְ֠אַתָּה אַל־תִּירָ֞א עַבְדִּ֤י יַֽעֲקֹב֙ וְאַל־תֵּחַ֣ת יִשְׂרָאֵ֔ל כִּ֠י הִנְנִ֤י מוֹשִֽׁעֲךָ֙ מֵֽרָח֔וֹק וְאֶֽת־זַרְעֲךָ֖ מֵאֶ֣רֶץ שִׁבְיָ֑ם וְשָׁ֧ב יַעֲק֛וֹב וְשָׁקַ֥ט וְשַׁאֲנַ֖ן וְאֵ֥ין מַחֲרִֽיד׃
      28 אַ֠תָּה אַל־תִּירָ֞א עַבְדִּ֤י יַֽעֲקֹב֙ נְאֻם־יְהוָ֔ה כִּ֥י אִתְּךָ֖ אָ֑נִי כִּי֩ אֶעֱשֶׂ֨ה כָלָ֜ה בְּכָֽל־הַגּוֹיִ֣ם ׀ אֲשֶׁ֧ר הִדַּחְתִּ֣יךָ שָׁ֗מָּה וְאֹֽתְךָ֙ לֹא־אֶעֱשֶׂ֣ה כָלָ֔ה וְיִסַּרְתִּ֙יךָ֙ לַמִּשְׁפָּ֔ט וְנַקֵּ֖ה לֹ֥א אֲנַקֶּֽךָּ׃

      Romains 7

      1 Ἢ ἀγνοεῖτε, ἀδελφοί, γινώσκουσιν γὰρ νόμον λαλῶ, ὅτι ὁ νόμος κυριεύει τοῦ ἀνθρώπου ἐφ’ ὅσον χρόνον ζῇ;
      2 ἡ γὰρ ὕπανδρος γυνὴ τῷ ζῶντι ἀνδρὶ δέδεται νόμῳ· ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ ὁ ἀνήρ, κατήργηται ἀπὸ τοῦ νόμου τοῦ ἀνδρός.
      3 ἄρα οὖν ζῶντος τοῦ ἀνδρὸς μοιχαλὶς χρηματίσει ἐὰν γένηται ἀνδρὶ ἑτέρῳ· ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ ὁ ἀνήρ, ἐλευθέρα ἐστὶν ἀπὸ τοῦ νόμου, τοῦ μὴ εἶναι αὐτὴν μοιχαλίδα γενομένην ἀνδρὶ ἑτέρῳ.
      4 Ὥστε, ἀδελφοί μου, καὶ ὑμεῖς ἐθανατώθητε τῷ νόμῳ διὰ τοῦ σώματος τοῦ Χριστοῦ, εἰς τὸ γενέσθαι ὑμᾶς ἑτέρῳ, τῷ ἐκ νεκρῶν ἐγερθέντι ἵνα καρποφορήσωμεν τῷ θεῷ.
      5 ὅτε γὰρ ἦμεν ἐν τῇ σαρκί, τὰ παθήματα τῶν ἁμαρτιῶν τὰ διὰ τοῦ νόμου ἐνηργεῖτο ἐν τοῖς μέλεσιν ἡμῶν εἰς τὸ καρποφορῆσαι τῷ θανάτῳ·
      6 νυνὶ δὲ κατηργήθημεν ἀπὸ τοῦ νόμου, ἀποθανόντες ἐν ᾧ κατειχόμεθα, ὥστε δουλεύειν ἡμᾶς ἐν καινότητι πνεύματος καὶ οὐ παλαιότητι γράμματος.
      7 Τί οὖν ἐροῦμεν; ὁ νόμος ἁμαρτία; μὴ γένοιτο· ἀλλὰ τὴν ἁμαρτίαν οὐκ ἔγνων εἰ μὴ διὰ νόμου, τήν τε γὰρ ἐπιθυμίαν οὐκ ᾔδειν εἰ μὴ ὁ νόμος ἔλεγεν· Οὐκ ἐπιθυμήσεις·
      8 ἀφορμὴν δὲ λαβοῦσα ἡ ἁμαρτία διὰ τῆς ἐντολῆς κατειργάσατο ἐν ἐμοὶ πᾶσαν ἐπιθυμίαν, χωρὶς γὰρ νόμου ἁμαρτία νεκρά.
      9 ἐγὼ δὲ ἔζων χωρὶς νόμου ποτέ· ἐλθούσης δὲ τῆς ἐντολῆς ἡ ἁμαρτία ἀνέζησεν,
      10 ἐγὼ δὲ ἀπέθανον, καὶ εὑρέθη μοι ἡ ἐντολὴ ἡ εἰς ζωὴν αὕτη εἰς θάνατον·
      11 ἡ γὰρ ἁμαρτία ἀφορμὴν λαβοῦσα διὰ τῆς ἐντολῆς ἐξηπάτησέν με καὶ δι’ αὐτῆς ἀπέκτεινεν.
      12 ὥστε ὁ μὲν νόμος ἅγιος, καὶ ἡ ἐντολὴ ἁγία καὶ δικαία καὶ ἀγαθή.
      13 Τὸ οὖν ἀγαθὸν ἐμοὶ ἐγένετο θάνατος; μὴ γένοιτο· ἀλλὰ ἡ ἁμαρτία, ἵνα φανῇ ἁμαρτία διὰ τοῦ ἀγαθοῦ μοι κατεργαζομένη θάνατον· ἵνα γένηται καθ’ ὑπερβολὴν ἁμαρτωλὸς ἡ ἁμαρτία διὰ τῆς ἐντολῆς.
      14 Οἴδαμεν γὰρ ὅτι ὁ νόμος πνευματικός ἐστιν· ἐγὼ δὲ σάρκινός εἰμι, πεπραμένος ὑπὸ τὴν ἁμαρτίαν.
      15 ὃ γὰρ κατεργάζομαι οὐ γινώσκω· οὐ γὰρ ὃ θέλω τοῦτο πράσσω, ἀλλ’ ὃ μισῶ τοῦτο ποιῶ.
      16 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, σύμφημι τῷ νόμῳ ὅτι καλός.
      17 νυνὶ δὲ οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      18 οἶδα γὰρ ὅτι οὐκ οἰκεῖ ἐν ἐμοί, τοῦτ’ ἔστιν ἐν τῇ σαρκί μου, ἀγαθόν· τὸ γὰρ θέλειν παράκειταί μοι, τὸ δὲ κατεργάζεσθαι τὸ καλὸν οὔ·
      19 οὐ γὰρ ὃ θέλω ποιῶ ἀγαθόν, ἀλλὰ ὃ οὐ θέλω κακὸν τοῦτο πράσσω.
      20 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      21 Εὑρίσκω ἄρα τὸν νόμον τῷ θέλοντι ἐμοὶ ποιεῖν τὸ καλὸν ὅτι ἐμοὶ τὸ κακὸν παράκειται·
      22 συνήδομαι γὰρ τῷ νόμῳ τοῦ θεοῦ κατὰ τὸν ἔσω ἄνθρωπον,
      23 βλέπω δὲ ἕτερον νόμον ἐν τοῖς μέλεσίν μου ἀντιστρατευόμενον τῷ νόμῳ τοῦ νοός μου καὶ αἰχμαλωτίζοντά με ἐν τῷ νόμῳ τῆς ἁμαρτίας τῷ ὄντι ἐν τοῖς μέλεσίν μου.
      24 ταλαίπωρος ἐγὼ ἄνθρωπος· τίς με ῥύσεται ἐκ τοῦ σώματος τοῦ θανάτου τούτου;
      25 χάρις τῷ θεῷ διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ τοῦ κυρίου ἡμῶν. Ἄρα οὖν αὐτὸς ἐγὼ τῷ μὲν νοῒ δουλεύω νόμῳ θεοῦ, τῇ δὲ σαρκὶ νόμῳ ἁμαρτίας.
    • 1 Samuel 9

      1 Il y avait un homme de Benjamin, appelé Kis. Il était fils d'Abiel, petit-fils de Tseror, descendant de Becorath, d'Aphiach, lui-même fils d'un Benjaminite. C'était un vaillant guerrier.
      2 Il avait un fils du nom de Saül, qui était jeune et beau, plus beau que tous les Israélites, et qui les dépassait tous d’une tête.
      3 Les ânesses de Kis, le père de Saül, s'égarèrent et Kis dit à son fils Saül : « Prends avec toi l'un des serviteurs, lève-toi et va à la recherche des ânesses. »
      4 Saül traversa la région montagneuse d'Ephraïm et le pays de Shalisha sans les trouver ; ils passèrent par le pays de Shaalim et elles n'y étaient pas ; ils parcoururent le pays de Benjamin et ils ne les trouvèrent pas.
      5 Ils étaient arrivés dans le pays de Tsuph, lorsque Saül dit au serviteur qui l'accompagnait : « Viens, retournons chez nous. Sinon mon père oubliera les ânesses et s'inquiétera pour nous. »
      6 Le serviteur lui dit : « Il y a dans cette ville un homme de Dieu, et c'est un homme estimé. Tout ce qu'il dit arrive à coup sûr. Allons-y donc ! Peut-être nous fera-t-il connaître le chemin que nous devons prendre. »
      7 Saül dit à son serviteur : « Mais si nous y allons, qu’apporterons-nous à l'homme de Dieu ? En effet, il n'y a plus de provisions dans nos sacs et nous n'avons aucun cadeau à lui offrir. Qu'avons-nous ? »
      8 Le serviteur reprit la parole et dit à Saül : « J'ai sur moi un peu d'argent ; je le donnerai à l'homme de Dieu et il nous indiquera notre chemin. »
      9 Quand on allait consulter Dieu, on disait autrefois en Israël : « Venez, allons trouver le voyant ! » Celui qu'on appelle aujourd'hui « prophète » s'appelait en effet autrefois « voyant ».
      10 Saül dit à son serviteur : « Tu as raison. Viens, allons-y ! » Et ils se rendirent à la ville où se trouvait l'homme de Dieu.
      11 Alors qu’ils montaient à la ville, ils rencontrèrent des jeunes filles sorties pour puiser de l'eau et ils leur demandèrent : « Le voyant est-il ici ? »
      12 Elles leur répondirent : « Oui, il est devant toi, mais dépêche-toi : il est venu aujourd’hui en ville parce qu'il y a un sacrifice pour le peuple sur le haut lieu.
      13 Dès que vous serez entrés dans la ville, vous pourrez le trouver avant qu'il ne monte au haut lieu pour manger. En effet, le peuple ne mangera pas avant son arrivée, parce qu'il doit bénir le sacrifice ; après cela seulement, les invités mangeront. Montez donc, car vous le trouverez maintenant. »
      14 Ils montèrent alors à la ville. Ils étaient arrivés au milieu de la ville quand ils rencontrèrent Samuel qui sortait pour monter au haut lieu.
      15 Or, un jour avant l'arrivée de Saül, l'Eternel avait averti Samuel en disant :
      16 « Demain, à cette heure-ci, je t'enverrai un homme du pays de Benjamin. Tu le désigneras par onction comme chef de mon peuple, d'Israël. Il sauvera mon peuple de l’oppression des Philistins. En effet, j'ai regardé mon peuple parce que son cri est venu jusqu'à moi. »
      17 Lorsque Samuel eut aperçu Saül, l'Eternel lui dit : « Voici l'homme dont je t'ai parlé, c'est lui qui régnera sur mon peuple. »
      18 Saül s'approcha de Samuel au milieu de la porte de la ville et lui dit : « Indique-moi, je t’en prie, où se trouve la maison du voyant. »
      19 Samuel répondit à Saül : « C'est moi qui suis le voyant. Monte devant moi au haut lieu et vous mangerez aujourd'hui avec moi. Je te laisserai partir demain, après t’avoir donné réponse pour tout ce qui te préoccupe.
      20 Ne t'inquiète pas pour les ânesses que tu as perdues il y a trois jours, car elles sont retrouvées. Et pour qui est réservé tout ce qu'il y a de précieux en Israël ? N'est-ce pas pour toi et pour toute ta famille ? »
      21 Saül répondit : « Ne suis-je pas benjaminite, membre de l'une des plus petites tribus d'Israël, et mon clan n'est-il pas le plus insignifiant de tous ceux que compte la tribu de Benjamin ? Pourquoi donc me tiens-tu ce discours ? »
      22 Samuel prit Saül et son serviteur, les fit entrer dans la salle et leur donna une place à la tête des invités. Il y avait là une trentaine d’hommes.
      23 Samuel dit au cuisinier : « Sers la portion que je t'ai donnée en te disant de la mettre à part. »
      24 Le cuisinier préleva la cuisse et ce qui l'entoure, et il la servit à Saül. Samuel dit : « Voici ce qui a été réservé. Sers-toi et mange, car on l'a gardé pour toi lorsque j'ai invité le peuple. » Ainsi, Saül mangea avec Samuel ce jour-là.
      25 Ils redescendirent du haut lieu à la ville et Samuel s'entretint avec Saül sur la terrasse du toit.
      26 Puis ils se levèrent de bon matin. A l'aurore, Samuel appela Saül sur le toit en disant : « Viens et je te laisserai partir. » Saül se leva et ils sortirent tous les deux, Samuel et lui.
      27 Quand ils furent descendus à la limite de la ville, Samuel dit à Saül : « Dis à ton serviteur de passer devant nous. » Le serviteur passa devant. « Arrête-toi maintenant, reprit Samuel, et je vais te faire connaître la parole de Dieu. »

      Jérémie 46

      1 Voici la parole de l'Eternel adressée au prophète Jérémie à propos des nations.
      2 Sur l'Egypte. Sur l'armée du pharaon Néco, roi d'Egypte, qui se trouvait près du fleuve de l'Euphrate, à Karkemish, et à laquelle Nebucadnetsar, roi de Babylone, infligea une défaite la quatrième année du règne de Jojakim, fils de Josias, sur Juda.
      3 Préparez le petit et le grand boucliers et avancez-vous pour le combat !
      4 Attelez les chevaux, que les cavaliers montent à l’assaut ! Prenez position avec vos casques, affûtez les lances, enfilez la cuirasse !
      5 Que vois-je ? Ils ont peur, ils reculent ! Leurs vaillants hommes sont mis en pièces, ils fuient sans se retourner. La terreur règne de tous côtés, déclare l'Eternel.
      6 Que le soldat rapide ne parvienne pas à s’enfuir, que l’homme vaillant ne parvienne pas à s’échapper ! Au nord, sur les rives de l'Euphrate, ils ont trébuché, ils sont tombés.
      7 Qui est celui qui déborde comme le Nil, comme les fleuves à l’eau agitée ?
      8 C'est l'Egypte. Elle déborde comme le Nil, comme les fleuves à l’eau agitée. Elle dit : « Je déborderai, je submergerai la terre, je ferai disparaître les villes et leurs habitants. »
      9 Que les chevaux montent à l’assaut ! Que les chars se précipitent ! Que les vaillants hommes s’avancent, ceux d'Ethiopie et de Puth qui manient le petit bouclier et ceux de Lud qui manient et tendent l'arc !
      10 Ce jour appartient au Seigneur, à l'Eternel, le maître de l’univers. C'est un jour de vengeance où il se venge de ses ennemis. L'épée dévore, elle se rassasie, elle s'enivre de leur sang. Oui, c’est un repas sacrificiel pour le Seigneur, pour l'Eternel, le maître de l’univers, qui se déroule dans le pays du nord, sur les rives de l'Euphrate.
      11 Monte en Galaad, prends-y du baume, vierge, fille de l’Egypte ! C’est bien inutilement que tu multiplies les remèdes : il n'y a pas de guérison pour toi.
      12 Les nations ont appris ton déshonneur et tes cris ont rempli la terre, car les guerriers ont trébuché l'un sur l'autre, ils sont tombés tous ensemble.
      13 Voici la parole adressée par l'Eternel au prophète Jérémie au sujet de Nebucadnetsar, roi de Babylone, qui arrivait pour s’attaquer à l'Egypte.
      14 Annoncez-le en Egypte, proclamez-le à Migdol, proclamez-le à Memphis et à Tachpanès ! Dites : « Prends position et prépare-toi, car l'épée dévore tout autour de toi !
      15 Pourquoi tes idoles du dieu Apis sont-elles emportées ? » Ce dieu ne tient pas debout parce que l'Eternel le renverse.
      16 Le nombre de ceux qui trébuchent augmente. C’en est au point qu’ils tombent les uns sur les autres. Ils disent : « Retournons au plus vite vers notre peuple, dans notre pays natal, loin de l'épée destructrice ! »
      17 Là-bas, ils disent à propos du pharaon, du roi d'Egypte : « Il fait beaucoup de tapage, mais il a laissé passer la bonne occasion. »
      18 Je suis vivant, déclare le roi, celui dont le nom est l'Eternel, le maître de l’univers. Aussi vrai que le Thabor figure parmi les montagnes et que le Carmel s’étend jusqu’à la mer, il arrive.
      19 Prépare tes bagages pour partir en exil, habitante de l'Egypte, car la ville de Memphis deviendra un sujet de consternation, elle sera incendiée et inhabitée.
      20 L'Egypte est une très belle génisse, mais le taon arrive du nord, il arrive.
      21 Même ses mercenaires, qui étaient pareils à des veaux engraissés au milieu d'elle, tournent le dos. Ils prennent la fuite en masse. Ils ne résistent pas, car le jour de leur malheur fond sur eux, le moment d’intervenir contre eux est venu.
      22 L’Egypte ne fait pas plus de bruit qu’un serpent qui se déplace, car ils viennent en force, ils arrivent contre elle avec des haches, pareils à des bûcherons.
      23 Ils abattent sa forêt bien qu'elle soit impénétrable, déclare l'Eternel, car ils sont plus nombreux que les sauterelles. On ne peut pas les compter.
      24 La fille de l'Egypte est couverte de honte, elle est livrée entre les mains du peuple du nord.
      25 L'Eternel, le maître de l’univers, le Dieu d'Israël, a dit : Je vais intervenir contre le dieu Amon de No, contre le pharaon, l'Egypte, ses dieux et ses rois, contre le pharaon et ceux qui ont placé leur confiance en lui.
      26 Je les livrerai entre les mains de ceux qui en veulent à leur vie, entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, et de ses serviteurs. Cependant, après cela, l'Egypte retrouvera sa situation passée, déclare l'Eternel.
      27 Quant à toi, mon serviteur Jacob, n’aie pas peur ! Ne te laisse pas effrayer, Israël ! En effet, je vais te délivrer de la terre lointaine, je vais délivrer ta descendance du pays où elle est déportée. Jacob reviendra pour connaître la tranquillité et la sécurité. Plus personne ne l’inquiétera.
      28 Toi, mon serviteur Jacob, n’aie pas peur, déclare l'Eternel. En effet, je suis moi-même avec toi. J'exterminerai toutes les nations où je t'ai dispersé, mais toi, je ne t'exterminerai pas. Je te corrigerai avec justice. Je ne peux vraiment pas te laisser impuni.

      Romains 7

      1 Ignorez-vous, frères et sœurs – je parle ici à des gens qui connaissent la loi – que la loi n'exerce son pouvoir sur l'homme qu'aussi longtemps qu'il vit ?
      2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant, mais si son mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à lui.
      3 Si donc elle devient la femme d'un autre homme du vivant de son mari, elle sera considérée comme adultère. Mais si son mari meurt, elle est libérée de cette loi, de sorte qu'elle n'est pas adultère en devenant la femme d'un autre.
      4 De même, mes frères et sœurs, vous aussi vous avez été mis à mort par rapport à la loi à travers le corps de Christ pour appartenir à un autre, à celui qui est ressuscité afin que nous portions des fruits pour Dieu.
      5 En effet, lorsque nous étions livrés à notre nature propre, les passions pécheresses éveillées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.
      6 Mais maintenant nous avons été libérés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous retenait prisonniers, de sorte que nous servons sous le régime nouveau de l'Esprit et non sous le régime périmé de la loi écrite.
      7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Certainement pas ! Mais je n'ai connu le péché que par l’intermédiaire de la loi. En effet, je n'aurais pas su ce qu'est la convoitise si la loi n'avait pas dit : Tu ne convoiteras pas.
      8 Saisissant l'occasion offerte par ce commandement, le péché a produit en moi toutes sortes de désirs. En effet, sans loi le péché est mort.
      9 Pour ma part, sans la loi, je vivais autrefois ; mais quand le commandement est venu, le péché a repris vie et moi, je suis mort.
      10 Il s'est trouvé que le commandement qui devait conduire à la vie m'a conduit à la mort.
      11 En effet, le péché, saisissant l'occasion offerte par le commandement, m'a trompé et par lui m'a donné la mort.
      12 Ainsi donc, la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
      13 Ce qui est bon est-il donc devenu synonyme de mort pour moi ? Certainement pas ! Au contraire, c’est la faute du péché. Il s'est manifesté comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et ainsi, par l’intermédiaire du commandement, il montre son caractère extrêmement mauvais.
      14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis marqué par ma nature, vendu au péché.
      15 Je ne comprends pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux et je fais ce que je déteste.
      16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
      17 En réalité, ce n'est plus moi qui agis ainsi, mais le péché qui habite en moi.
      18 En effet, je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma nature propre : j’ai la volonté de faire le bien, mais je ne parviens pas à l’accomplir.
      19 En effet, je ne fais pas le bien que je veux mais je fais au contraire le mal que je ne veux pas.
      20 Or, si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, mais le péché qui habite en moi.
      21 Je découvre donc cette loi : alors que je veux faire le bien, c’est le mal qui est à ma portée.
      22 En effet, je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon être intérieur,
      23 mais je constate qu’il y a dans mes membres une autre loi ; elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres.
      24 Malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
      25 J’en remercie Dieu, c’est possible par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre je suis esclave de la loi du péché.
    • 1 Samuel 9

      1

      Saül se présente devant Samuel. (1 Samuel 9:1-10)
      L'arrivée de Saül est annoncée à Samuel. (1 Samuel 9:11-17)
      L'entretien entre Samuel et Saül. (1 Samuel 9:18-27)

      Saül partit spontanément chercher les ânesses de son père. Son obéissance envers son père était louable. Étant à proximité de la ville de Rama, son serviteur proposa d'aller voir Samuel, pour que ce dernier puisse les conseiller.

      Où que nous soyons, nous devrions chercher à nous mettre en relation avec ceux qui ont une bonne réputation de sagesse. Beaucoup chercheront éventuellement conseil auprès d'un homme de Dieu, si ce dernier vient vers eux, mais ils ne font aucun pas qui puisse les conduire à la recherche de la sagesse. Nous sommes sensibles aux pertes matérielles que nous pouvons subir, et nous nous donnons beaucoup de peine pour essayer de les récupérer ; par contre, quand il s'agit du salut de l'âme, certains montrent parfois beaucoup moins de persévérance !

      Si les serviteurs de Dieu, au lieu d'annoncer aux hommes comment échapper à la misère spirituelle et obtenir la vie éternelle, se contentaient de sécuriser les biens de ces derniers, ou leur dire comment parvenir aux richesses, ils seraient beaucoup plus sollicités et honorés qu'ils ne le sont aujourd'hui ! La plupart des personnes préfèrent qu'on leur parle de leur fortune plutôt que de leur devoir !

      Samuel n'avait pas besoin de l'argent de Saül ; malgré tout, il n'a pas hésité à conseiller ce dernier. Ce sicle d'argent lui fut donné comme marque de respect envers son service : il était d'usage à cette époque, de toujours donner un présent à l'homme de Dieu, dans le cadre de son ministère.

      11 Les jeunes filles qui puisaient de l'eau purent diriger Saül et son serviteur vers le prophète. Elles avaient entendu parler du sacrifice qui devait avoir lieu, et pouvaient ainsi dire à ces deux hommes qu'il était nécessaire que Samuel y soit présent. Il y a un réel avantage à vivre à proximité d'endroits religieux, où règne la sainteté. Nous devrions toujours être prêts à aider ceux qui sont à la recherche des serviteurs de Dieu, ces derniers étant de véritables prophètes.

      Bien que Dieu soit mécontent d'avoir donné une réponse favorable à la demande d'Israël, qui demandait un roi, Il leur envoie pourtant un homme pour diriger le peuple et le sauver de la main des Philistins. L'Éternel, dans Sa Grâce, était toujours à l'écoute des enfants d'Israël !

      18 Jusqu'à présent, Samuel, ce bienveillant prophète, avait une opinion favorable de Saül et le soutenait dans toutes ses démarches : le serviteur de Dieu était le premier à lui rendre tous les honneurs. Le soir de cette rencontre entre les deux hommes, et le matin suivant, Samuel et Saül eurent un entretien, sur la partie haute de la maison du prophète. Nous pouvons dès lors supposer que Samuel convainquit Saül que ce dernier était celui que Dieu avait choisi pour gouverner Israël, mais qu'il pouvait toutefois encore refuser cette offre. Quelle différence entre les desseins du Seigneur à notre égard, et nos projets personnels !

      Saül fut peut-être le seul qui ne soit jamais sorti à la recherche d'ânesses perdues, et qui revienne avec un royaume en sa possession !

      Combien d'hommes, dans leur recherche d'un logement, de richesses, ou de plaisirs, ont été guidés par « le ciel » en des lieux où ils ont finalement trouvé le salut pour leur âme ! Ils ont ainsi rencontré des personnes qui semblaient être « averties » des secrets de leur vie et de leur cœur, les incitant sérieusement à considérer la Parole de Dieu. Si tel fut notre cas, ne nous inquiétons pas de voir avorter nos projets ici-bas ; le Seigneur nous a préparé, ou nous a déjà donné, ce qui est de loin, bien plus profitable pour nous !

      Jérémie 46

      1

      La défaite des Égyptiens. (Jérémie 46:1-12)
      Leur renversement après le siège de Tyr. (Jérémie 46:13-26)
      Promesse réconfortante à l’égard des Juifs. (Jérémie 46:27,28)

      La totalité de la Parole de Dieu s’oppose à ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Christ ; cet évangile est destiné à instruire ceux qui se tournent vers Lui, et aux Gentils, en particulier !

      Ce texte commence par une prophétie sur l'Égypte. Ceux qui ne ne comptent que sur leurs propres forces, seront rapidement déçus. Les blessures que Dieu inflige à Ses ennemis, ne peuvent être guéries par la médecine...

      La puissance et la prospérité sont bien éphémères en ce monde, qui change sans cesse !

      13 Ceux qui, comme les Égyptiens, ont empiété sur leurs voisins, seront à leur tour envahis. L’Égypte était maintenant comme une jeune génisse, non accoutumée au joug de la soumission ; mais la destruction allait survenir du nord : les Chaldéens était sur le point de surgir pour la conquérir.

      Le réconfort et la paix furent annoncés aux enfants d’Israël, afin de les encourager lorsque les jugements divins frapperaient les nations dans lesquelles ils se trouvaient. L’Éternel allait être avec Son peuple, et le corriger de son péché ; Il allait le punir, sans toutefois le détruire définitivement.

      Romains 7

      1

      Les croyants sont unis à Christ, pour qu'ils puissent apporter du fruit à Dieu. (Romains 7:1-6)
      L'usage et l'excellence de la loi. (Romains 7:7-13)
      Les conflits spirituels du croyant, entre la corruption et la Grâce. (Romains 7:14-25)

      Tant qu'un homme continuera à être astreint au respect de la loi, ne cherchant sa justification que par sa propre obéissance, il restera en quelque sorte, toujours esclave du péché. Seul l'Esprit de vie, en Jésus-Christ, peut rendre le pécheur, libre de la loi du péché et de la mort !

      Avec Jésus-Christ, les croyants sont délivrés du pouvoir de la loi, qui condamne tout homme pour les péchés commis. Ils sont délivrés de ce pouvoir qui agite et provoque le péché qui demeure en eux. Il ne faut pas comprendre la loi comme une « règle à suivre », mais comme une « alliance », relative aux actes de celui qui s’y astreint.

      Dans notre profession de foi, (c’est un privilège), nous sommes sous l’alliance de la Grâce, et non celle de nos œuvres ; nous sommes sous l'Évangile de Christ et non sous la loi de Moïse. La différence peut être imagée sous la forme d’une veuve qui épouse un nouveau mari. Ce deuxième « mariage » correspond à « l’alliance » que nous avons faite avec Christ. Par Sa mort, nous sommes libérés de l'assujettissement à la loi, en tant qu’alliance, telle cette veuve, libérée des vœux qu’elle a pu faire à son premier mari.

      Si nous avons d’une foi fervente, nous sommes comme « morts à la loi », et nous n'avons plus d’engagement avec elle, tel un serviteur, libéré de son maître, n'étant plus sous son joug. Quand nous croyons en Jésus-Christ, nous sommes alors unis à Lui. Nous entrons dans une vie de dépendance envers Sa personne, nous nous plaçons à Son service. Les bonnes œuvres que nous pouvons accomplir viennent de notre union avec le Seigneur, telle la fertilité de la vigne, qui provient de son rattachement au cep : nous ne pouvons porter de fruits spirituels tant que nous ne sommes pas unis à Christ.

      La loi, malgré les plus grands efforts de celui qui y est encore soumis dans ses œuvres et ses principes corrompus, ne peut mettre le cœur en accord avec l'Amour de Dieu ; elle ne peut vaincre les convoitises du monde, ni apporter la vérité et la sincérité qui proviennent de l’influence sanctifiante du Saint-Esprit.

      Aucune obéissance formelle à tout précepte spirituel ne peut être respectée sans la Grâce régénératrice, Celle de la « nouvelle alliance » !

      7 Il n'y a pas d’autre moyen de parvenir à la connaissance du péché, essentielle à la repentance, à la paix du cœur et au pardon divin, qu'en éprouvant notre cœur et en vivant selon les préceptes de la loi divine.

      En ce qui concerne l'apôtre Paul, il n'aurait pas ressenti de culpabilité, au sujet de ses pensées, de ses motivations et de ses actes, si ce n'est par la loi de Dieu. Cette parfaite « référence morale » a montré combien son cœur et sa vie étaient imparfaits, prouvant par là que ses péchés étaient bien plus nombreux qu'il ne l'imaginait auparavant ; mais en même temps, la loi ne contenait pas la moindre notion de miséricorde ni de grâce, nécessaire à son soulagement...

      Celui qui ne perçoit pas avec empressement la nécessité, hors de portée par ses propres forces, d’être purifié de ses fautes, est ignorant de la nature humaine et de la perversité de son propre cœur. Nous pouvons percevoir ce sentiment chez nos enfants, bien que notre amour à leur égard puisse parfois nous aveugler à ce sujet.

      Plus un chrétien est humble et spirituel, plus il perçoit clairement ce que l'apôtre décrit dans ce texte, au sujet du véritable croyant, qu’il s’agisse de ses premières convictions de péché jusqu'à son plus grand progrès dans la Grâce, pendant son « séjour » ici-bas. Paul était jadis pharisien, ignorant la spiritualité de la loi, mais ayant cependant une certaine pureté de conduite, sans néanmoins connaître sa réelle dépravation intérieure. Quand les prescriptions de l’Évangile ont atteint sa conscience, par les convictions du Saint-Esprit, et qu'il a vu ce qui était demandé, il a constaté que sa nature, coupable du péché, s'élevait contre ces principes. Il ressentit à ce moment le mal occasionné par le péché et constata à quel point il était coupable, incapable d'accomplir la loi : il était pour ainsi dire, un criminel condamné.

      Mais bien que le mal, inhérent au cœur humain, produise malgré tout une certaine culpabilité, principalement par la prise de conscience des commandements de la loi, cette dernière est cependant sainte, juste et bonne. Elle est hostile au péché, qu'elle poursuit dans les confins du cœur ; elle le révèle et le blâme sous tous ses aspects. Tout ce qui peut paraître bon dans le cœur de l’homme est en fait perverti par sa nature corrompue et vicieuse.

      La même chaleur qui ramollit la cire, durcit l'argile ! Une mauvaise nourriture, ou un remède mal utilisé peuvent causer la mort, alors que par nature, ils servent à nourrir ou à guérir. La loi peut causer la mort, au travers de la dépravation humaine, mais c'est le péché qui en est le poison, étant à l’origine de cette triste fin. Ce n'est pas la loi, mais le péché, « démasqué » par cette dernière, qui a montré à l’apôtre, le chemin de la perdition.

      La mauvaise nature du péché (qui mène à la ruine), et la culpabilité du cœur humain, sont clairement montrés dans ce texte !

      14 Comparé à la sainte règle de conduite de la loi, inhérente à la Parole de Dieu, l'apôtre constate son propre éloignement de la perfection spirituelle : il lui semblait être complètement charnel ; il pensait n’être qu’un homme, vendu contre son gré à un « maître détesté », duquel il ne pouvait obtenir la liberté.

      Un véritable chrétien sert involontairement ce maître honni ; il ne peut se débarrasser de cette servitude irritante, tant que son Ami puissant et plein de Grâce, Celui qui est au-dessus de toutes choses, ne vienne le délivrer. Le mal qui subsiste en son cœur est une réelle et humiliante entrave à son service pour Dieu, tel celui des anges.

      Les puissants propos de ce texte témoignent du grand avancement de Paul, dans le cheminement vers la sainteté ; ils soulignent la profondeur de l’avilissement de sa personne et sa haine du péché.

      Si nous ne comprenons pas ce type de langage, c'est que nous sommes bien en deçà du niveau de sainteté de l’apôtre, de sa connaissance de la spiritualité de la loi de Dieu, du mal et de la haine morale qui peuvent résider en notre cœur. De nombreux croyants ont adopté ces principes de l'apôtre, montrant qu'ils conviennent à leur aversion profonde du péché, et à l'avilissement de leur propre personne.

      Paul s'étend ensuite sur le conflit journalier qui subsiste en lui, causé par la dépravation de son ancienne nature. Il était confronté fréquemment à de tels sentiments, de telles paroles ou actions qui ne concordaient pas avec son renouvellement spirituel et son affection pour le Seigneur. En distinguant sa véritable identité spirituelle, de son corps charnel, dans lequel demeure le mal, et en observant que ses mauvaises actions n’avaient pour origine que le péché qui demeurait en lui, l'apôtre n'avait pas l'intention d’annoncer que les hommes ne sont pas responsables de leurs fautes, mais il enseigne le côté négatif de leurs iniquités, même celles condamnées par leur conscience.

      Le péché qui demeure chez un homme, ne prouve pas qu'il y règne, ou qu'il domine ce dernier. Quelqu'un peut demeurer dans une ville, ou dans un pays, sans toutefois le gouverner...

      18 Plus le cœur est pur et saint, plus il pourra rapidement se rendre compte du péché qui réside en lui. Le croyant est le mieux placé pour évaluer la beauté de la sainteté et l'excellence de la loi divine. Plus il grandit dans la connaissance de la Grâce, plus il désire obéir au Seigneur.

      Il ne parvient pas, hélas, à accomplir tout le bien auquel il aspire ; le péché ressurgit toujours en lui, compte tenu de son ancienne nature, ce qui le pousse à pratiquer le mal, malgré la détermination de sa volonté.

      Cette pratique attristait l'apôtre. Si par la lutte entre la chair et l'Esprit, Paul ne parvenait pas à réaliser ce que ce Dernier lui suggérait, il ne voulait pas non plus accomplir ce que son ancienne nature l’incitait à faire.

      Le cas de Paul était absolument différent de ceux qui s'abandonnent délibérément à leurs penchants iniques, qui continuent, hélas, malgré les avertissements de la Parole et de leur conscience, à pratiquer le mal, se dirigeant ainsi avec préméditation, vers le chemin de la perdition !

      Puisque le croyant est sous le régime de la grâce et désire croître dans la sainteté, il prend pleinement plaisir à obéir à la Parole de Dieu ; cette « nouvelle créature » homme est régénérée par Dieu dans la marche véritable vers la sainteté !

      23 Ce texte ne présente pas l'apôtre comme pratiquant les œuvres de la chair, mais comme quelqu'un aspirant puissamment à marcher selon l’Esprit.

      Si certaines personnes interprètent volontairement mal ce passage, (comme d’ailleurs d’autres textes de l’Écriture), courant ainsi à leur propre destruction, les chrétiens véritables, quant à eux, y trouvent le motif de bénir Dieu, qui leur a apporté le réconfort et la consolation spirituels.

      Nous ne devons pas, contrairement à ceux qui sont aveuglés par leurs propres convoitises, chercher des fautes éventuelles dans la Parole de Dieu ; recherchons uniquement l’interprétation correcte des textes. Celui qui n'est pas engagé dans le conflit spirituel entre la chair et l’Esprit, ne peut comprendre clairement la signification de ce texte, ne pouvant juger exactement le conflit douloureux qui rongeait le cœur de l'apôtre, le conduisant à pleurer, tel un misérable, contraint à pratiquer encore le péché.

      Paul constatait qu’il était incapable de se délivrer lui-même de cette situation, ce qui le poussait à remercier Dieu avec ferveur de lui avoir révélé le chemin du salut, par le biais de Jésus-Christ, avec la promesse de délivrance de « l’ennemi » qui le poussait sans cesse à commettre l‘iniquité. Alors, dit-il : « je suis moi-même, par mon esprit, ma conscience, mes affections et mes buts, un homme régénéré par la Grâce divine, qui sert la loi de Dieu et lui obéit ; mais avec la chair, ma nature charnelle et les restes de sa dépravation, je sers la loi du péché, qui fait la guerre à la loi de mon esprit ».

      L’apôtre ne « servait » pas son ancienne nature en vivant délibérément en elle, mais il était incapable, même avec la meilleure volonté, de se libérer de cette servitude, éprouvant néanmoins le besoin de chercher de l'aide et la délivrance du ciel. Il est évident qu'il remercie Dieu pour Christ, notre Libérateur, Celui qui a expié nos péchés, Celui qui est notre Justice. Paul, avant sa conversion, ne connaissait pas l’existence d’un tel salut et se sentait indigne d’y accéder. Il était disposé à agir en tous points selon la loi, avec une bonne conscience, mais il en était empêché par son péché : il ne pouvait donc atteindre la perfection que la loi exige.

      Peut-il y avoir une délivrance, pour un homme toujours coupable, si ce n'est par la Grâce de Dieu, offerte par Jésus-Christ ? Le pouvoir de la Grâce divine et du Saint-Esprit aurait pu autoritairement « déraciner » le péché de notre cœur, mais la sagesse divine avait prévu d’agir autrement. Dieu a estimé que les chrétiens doivent ressentir constamment l'état misérable dans lequel ils se trouvent, sachant que seule la Grâce divine est capable de les sauver ; les enfants de Dieu doivent se garder de leur confiance en eux-mêmes ; ils doivent toujours tirer leur consolation et leur espérance dans la Grâce merveilleuse et gratuite de Dieu, en Christ !

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