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La Bible en 1 an - Jour 234

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La Bible en 1 an - Jour 234

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    • 1 Samuel 14

      1 Un jour, Jonatan, fils de Saül, dit au serviteur qui porte ses armes : « Viens, allons jusqu’au poste des Philistins qui est là-bas, de l’autre côté. » Mais Jonatan ne dit rien à son père.
      2 Saül se trouve alors à la limite de Guibéa, installé sous l’arbre fruitier de Migron. Il a avec lui environ 600 soldats.
      3 Un prêtre se tient là, avec les objets sacrés qui servent à consulter Dieu. C’est Ahia, fils d’Ahitoub et neveu d’Ikabod. Ikabod est fils de Pinhas et petit-fils d’Héli, qui était prêtre du SEIGNEUR à Silo. Parmi les soldats, personne ne sait que Jonatan est parti.
      4 Pour attaquer le poste des Philistins, Jonatan passe entre deux rochers pointus appelés Bossès et Senné.
      5 Le premier rocher se dresse au nord, en face de Mikmas, l’autre au sud, en face de Guibéa.
      6 Jonatan dit à son porteur d’armes : « Viens, allons jusqu’au poste de ces Philistins non circoncis. Le SEIGNEUR va peut-être agir pour nous. En effet, rien ne l’empêche de nous donner la victoire, que nous soyons nombreux ou non. »
      7 Le porteur d’armes répond : « Fais comme tu veux. Va où tu veux, je te suis. »
      8 Jonatan dit : « Eh bien, allons dans la direction des Philistins. Ils vont nous voir.
      9 S’ils nous disent : “Arrêtez-vous ! Nous allons vers vous”, nous n’avancerons pas vers eux.
      10 Mais s’ils disent : “Montez vers nous !”, nous avancerons. Ce sera le signe que le SEIGNEUR les livre en notre pouvoir. »
      11 Ils vont donc tous les deux se montrer aux Philistins. Ceux-ci se disent : « Voici des Hébreux ! Ils sortent des trous où ils se sont cachés. »
      12 Les soldats appellent Jonatan et son porteur d’armes. Ils leur disent : « Montez vers nous ! Nous avons quelque chose à vous dire. » Jonatan dit à son serviteur : « Monte derrière moi ! Le SEIGNEUR a livré les Philistins à Israël. »
      13 Jonatan monte en s’aidant des mains et des pieds. Son serviteur le suit. Les Philistins tombent sous les coups de Jonatan, et son porteur d’armes les tue derrière lui.
      14 Cette première défaite, causée par Jonatan et son porteur d’armes, entraîne la mort d’à peu près 20 Philistins, sur un tout petit espace.
      15 Les soldats philistins restés dans le camp et tous les habitants des environs tremblent de peur. Même les postes de garde et les Philistins spécialement entraînés pour détruire sont effrayés. De plus, il y a un tremblement de terre, et cela provoque une peur immense.
      16 À Guibéa-de-Benjamin, les sentinelles de Saül regardent. Ils voient la foule des Philistins qui fuient dans tous les sens.
      17 Saül commande aux soldats qui sont avec lui : « Faites l’appel et voyez qui est parti de chez nous. » On fait l’appel. Il manque Jonatan et son porteur d’armes.
      18 Saül dit au prêtre Ahia : « Fais approcher le coffre sacré. » En effet, ce jour-là, le coffre sacré se trouve dans le camp des Israélites.
      19 Pendant que Saül parle au prêtre, le bruit augmente dans le camp des Philistins. Saül dit alors à Ahia : « Inutile de consulter Dieu ! »
      20 Saül rassemble ses soldats et ils partent sur le champ de bataille. Ils trouvent les Philistins qui se tuent entre eux, dans un désordre immense.
      21 Avant le combat, des Hébreux s’étaient mis au service des Philistins et ils combattaient de leur côté. Maintenant, ils se mettent du côté d’Israël, avec Saül et Jonatan.
      22 Tous les autres Israélites, qui s’étaient cachés dans la région montagneuse d’Éfraïm, apprennent que les Philistins ont fui. Alors ils se mettent à les poursuivre et à les combattre.
      23 Ce jour-là, le SEIGNEUR donne la victoire à Israël. La bataille s’étend au-delà de Beth-Aven.
      24 Ce jour-là, les Israélites sont épuisés, parce que Saül a lancé sur eux cette malédiction : « Si quelqu’un mange avant le soir, avant que je me venge de mes ennemis, qu’il soit maudit ! » Tout le monde jeûne donc.
      25 Tous arrivent dans une forêt, et il y a du miel qui coule jusqu’à terre.
      26 En entrant dans la forêt, ils voient le miel qui coule. Pourtant, personne n’en mange, parce qu’ils ont peur de la malédiction.
      27 Mais Jonatan n’a pas entendu son père quand celui-ci a obligé les soldats à faire un serment. Il tend le bâton qu’il tient et il trempe le bout dans le miel, puis il le ramène à la bouche. Alors il reprend des forces.
      28 Un soldat lui dit : « Ton père nous a obligés à faire un serment avec cette menace : “Si quelqu’un mange aujourd’hui, qu’il soit maudit !” C’est pour cela que tout le monde est épuisé. »
      29 Jonatan dit : « Mon père a porté malheur au pays ! Voyez comme j’ai repris des forces en mangeant un peu de miel.
      30 Si aujourd’hui, tous les soldats avaient pu manger grâce aux richesses prises à leurs ennemis, la défaite des Philistins aurait été encore plus grande. »
      31 Ce jour-là, les Israélites battent les Philistins depuis Mikmas jusqu’à Ayalon. Ils sont complètement épuisés.
      32 Alors ils se jettent sur les richesses des ennemis. Ils prennent des moutons, des bœufs et des veaux. Ils les tuent sur place et ils mangent à l’endroit où le sang des bêtes a coulé.
      33 On raconte cela à Saül en disant : « Le peuple est en train de commettre un péché contre le SEIGNEUR : il mange les bêtes à l’endroit où leur sang a coulé. » Saül dit : « Vous avez désobéi à la loi ! Roulez tout de suite une grosse pierre jusqu’ici !
      34 Ensuite, allez trouver les gens et dites à chacun de m’amener son bœuf ou son mouton. Ils les tueront et les mangeront ici. Ainsi, ils ne commettront pas de péché contre le SEIGNEUR en les mangeant à l’endroit où le sang a coulé. » Ce soir-là, chacun amène son animal, et il le tue à cet endroit.
      35 C’est ainsi que Saül construit un autel pour le SEIGNEUR, le premier autel qu’il construit.
      36 Ensuite, Saül donne cet ordre : « Descendons pendant la nuit et poursuivons les Philistins. Nous les pillerons jusqu’au lever du soleil, et nous ne laisserons personne en vie. » Les soldats répondent : « Fais tout ce qui te plaît. » Mais le prêtre dit : « Il faut d’abord consulter Dieu. »
      37 Saül demande à Dieu : « Est-ce que je dois descendre et poursuivre les Philistins ? Est-ce que tu vas les livrer en notre pouvoir ? » Mais ce jour-là, Dieu ne répond pas.
      38 Saül réunit donc tous les chefs du peuple auprès de lui et il leur dit : « Cherchez qui a péché aujourd’hui.
      39 Par le SEIGNEUR vivant qui a sauvé Israël, je le jure, le coupable mourra, même si c’est mon fils Jonatan. » Parmi les soldats, aucun ne répond.
      40 Alors Saül dit à tous les Israélites : « Mettez-vous d’un côté. Moi et mon fils Jonatan, nous allons nous mettre de l’autre côté. » Les soldats répondent : « Fais comme tu veux. »
      41 Saül dit au SEIGNEUR : « Dieu d’Israël, aujourd’hui tu ne m’as pas répondu. Pourquoi ? SEIGNEUR, réponds-moi par les deux objets sacrés, l’Ourim et le Toummim. Si c’est moi qui suis coupable, ou mon fils Jonatan, réponds par l’Ourim. Si c’est l’armée, réponds par le Toummim. » Saül et Jonatan sont désignés, et non pas l’armée.
      42 Saül donne cet ordre : « Tirez au sort entre Jonatan et moi ! » Jonatan est désigné.
      43 Alors Saül lui dit : « Raconte-moi ce que tu as fait. » Jonatan raconte : « Oui, j’ai goûté un peu de miel au bout du bâton que j’avais à la main. Je suis prêt à mourir. »
      44 Saül dit : « Que Dieu me punisse très sévèrement si tu ne meurs pas, Jonatan ! »
      45 Mais les soldats disent à Saül : « Jonatan a remporté une grande victoire en Israël. Il ne doit pas mourir, ce serait une chose horrible ! Par le SEIGNEUR vivant, il ne tombera pas à terre un seul cheveu de sa tête ! En effet, c’est avec l’aide de Dieu qu’il a agi aujourd’hui ! » De cette façon, l’armée sauve Jonatan de la mort.
      46 Saül arrête de poursuivre les Philistins, et les Philistins rentrent chez eux.
      47 Dès que Saül devient roi en Israël, il fait la guerre à tous les ennemis qui l’entourent : les Moabites, les Ammonites, les Édomites, les rois de Soba et les Philistins. Chaque fois, il est victorieux.
      48 Un jour, il montre son courage en battant les Amalécites. Ainsi, il délivre Israël de ceux qui pillent le pays.
      49 Saül a des fils : Jonatan, Ichevi et Malkichoua. Il a aussi des filles : Mérab, l’aînée, et Mikal, la plus jeune.
      50 Sa femme s’appelle Ahinoam. C’est la fille d’Ahimaas. Le chef de son armée s’appelle Abner et il est fils de Ner, l’oncle de Saül.
      51 En effet, Quich, le père de Saül, et Ner, le père d’Abner, sont tous deux fils d’Abiel.
      52 Pendant toute sa vie, Saül combat durement les Philistins. C’est pourquoi, dès qu’il voit un homme courageux et fort, il le prend comme soldat.

      Jérémie 51

      1 Voici un message du SEIGNEUR : « Je vais faire souffler un vent qui détruit sur Babylone et sur ses habitants.
      2 Je vais lancer contre elle des étrangers qui chasseront ses habitants comme la paille emportée par le vent. Ils détruiront son pays. En ce jour de malheur, ils l’entoureront de tous côtés. »
      3 Tireurs à l’arc, lancez vos flèches sur les tireurs de l’ennemi ! Et que les ennemis ne se vantent pas de leur cuirasse ! Ne laissez pas vivre ses jeunes soldats ! Détruisez toute son armée !
      4 Les blessés resteront par terre dans le pays de Babylone, ceux qui sont morts au combat couvriront les rues.
      5 En effet, leur pays est rempli de fautes contre le Dieu saint d’Israël. Mais Israël et Juda n’ont pas perdu leur Dieu, le SEIGNEUR de l’univers.
      6 Fuyez loin de Babylone ! Que chacun se sauve ! Ainsi vous ne mourrez pas à cause de ses fautes. Oui, c’est le moment où le SEIGNEUR va se venger. Il va lui rendre ce qu’elle mérite.
      7 Babylone était une coupe d’or dans la main du SEIGNEUR. Elle rendait ivre le monde entier. Les peuples buvaient de son vin jusqu’à devenir fous.
      8 Tout à coup, Babylone est tombée, elle s’est brisée. « Chantez pour elle un chant de deuil ! Appliquez une pommade sur ses blessures, elle guérira peut-être. »
      9 – « Nous avons soigné Babylone, mais elle ne guérit pas. Alors laissons-la et rentrons, chacun dans son pays ! Oui, le jugement qui tombe sur elle dépasse toute mesure, il monte jusqu’au ciel, il touche les nuages.
      10 Le SEIGNEUR nous a rendu justice. Allons à Sion raconter ce que le SEIGNEUR notre Dieu a fait. »
      11 Le SEIGNEUR a formé le projet de détruire Babylone. C’est pourquoi il encourage les rois des Mèdes à le réaliser. Le SEIGNEUR se venge, il venge son temple. Aiguisez vos flèches, remplissez-en vos sacs.
      12 Dressez le signal de l’attaque contre les murs qui protègent Babylone ! Mettez plus de soldats aux postes de garde ! Placez des surveillants, cachez des hommes pour attaquer ! Oui, le SEIGNEUR a formé un projet et il réalise ce qu’il a dit contre les habitants de Babylone.
      13 Babylone, toi qui habites au bord du grand fleuve, toi qui possèdes de nombreux trésors, pour toi, c’est la fin. tu as assez volé les autres.
      14 Le SEIGNEUR de l’univers a fait ce serment : « Aussi vrai que je suis Dieu, un nuage d’hommes va entrer chez toi, pareil à un nuage de sauterelles. Et ils pousseront contre toi un cri de victoire. »
      15 Le SEIGNEUR a montré sa puissance en créant la terre. Il a montré sa sagesse en établissant le monde, il a montré son intelligence en déroulant le ciel.
      16 Quand sa voix gronde, des torrents d’eau se groupent dans le ciel. Il fait monter de gros nuages du bout de la terre. Il lance les éclairs pour que la pluie tombe. Il fait sortir le vent de ses abris.
      17 Alors les gens restent tous là, stupides, sans comprendre. Tous les fondeurs ont honte de leurs faux dieux. Leurs statues sont trompeuses : il n’y a en elles aucun souffle de vie.
      18 Elles ne valent rien, elles font seulement rire. Le jour où le SEIGNEUR agira contre elles, elles disparaîtront.
      19 Mais Dieu, qui est le trésor d’Israël, ne leur ressemble pas. Lui, il est le créateur de l’univers, et la tribu d’Israël lui appartient. Il a pour nom « SEIGNEUR de l’univers ».
      20 Le SEIGNEUR dit : « Babylone, tu as été pour moi un marteau, une arme de guerre. Avec toi j’ai écrasé des peuples et détruit des royaumes.
      21 Avec toi j’ai écrasé des chevaux et leurs cavaliers, des chars et leurs conducteurs.
      22 Avec toi j’ai écrasé des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des garçons et des filles.
      23 Avec toi, j’ai écrasé des bergers et leurs troupeaux, des laboureurs et leurs attelages, des gouverneurs et des préfets.
      24 « Mais voici ce que vous allez voir, moi, le SEIGNEUR, je le déclare : Je ferai payer à Babylone et aux Babyloniens tout le mal qu’ils ont fait à Sion.
      25 Oui, je m’attaque à toi, Babylone, déclare le SEIGNEUR. Pour détruire, tu es aussi puissante qu’une montagne, et tu détruis le monde entier ! Je vais lever mon bras contre toi, je vais te faire rouler du haut des rochers, te changer en montagne de feu.
      26 On ne trouvera plus chez toi aucune pierre principale, aucune pierre de fondation pour les maisons. Oui, tu seras pour toujours un désert de tristesse. » Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      27 Dressez le signal dans le pays, faites entendre la corne de bélier chez les peuples ! Réunissez les peuples contre Babylone, contre elle, rassemblez les royaumes d’Ararat, de Minni et d’Achekénaz. Nommez des officiers pour trouver des hommes qui la combattent. Envoyez des chevaux pour l’attaquer comme un nuage de sauterelles.
      28 Réunissez les peuples contre elle, en particulier les rois des Mèdes, leurs gouverneurs, leurs préfets et tout le pays qu’ils dirigent.
      29 La terre tremble, elle tremble de peur, quand le SEIGNEUR réalise son projet contre Babylone : il change le pays de Babylone en un désert de tristesse, sans habitants.
      30 Les meilleurs soldats babyloniens arrêtent de combattre, ils se cachent dans des abris. Leur courage a disparu, ils ressemblent à de faibles femmes. Les portes de la ville sont ouvertes, ses maisons brûlent.
      31 Les messagers, tous ceux qui portent les nouvelles, courent l’un après l’autre pour annoncer au roi de Babylone : « Toute ta ville est prise,
      32 les passages sont occupés, les murs de protection sont brûlés, les soldats découragés. »
      33 Voici les paroles du SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël : « La pauvre Babylone est écrasée comme une place où on bat le blé. C’est bientôt pour elle le moment de la récolte. »
      34 « Nabucodonosor, le roi de Babylone, m’a complètement dévorée, il m’a abandonnée comme un plat vide. Comme un dragon, il m’a avalée, il a rempli son ventre de mes biens les meilleurs, puis il m’a chassée.
      35 La population de Jérusalem dit : Babylone nous a envoyé souffrances et malheurs. Qu’elle en subisse les conséquences ! Oui, les habitants de Sion disent : Les Babyloniens ont répandu mon sang. Qu’ils en subissent les conséquences ! »
      36 Voici un message du SEIGNEUR pour Jérusalem : « Je vais te défendre moi-même, et je te vengerai. Je vais sécher le fleuve de Babylone et retirer l’eau de ses sources.
      37 Je vais changer cette ville en un tas de pierres. Elle abritera les chacals, et les gens seront effrayés. Ils pousseront des cris d’horreur, et personne n’y habitera plus.
      38 Actuellement, ses habitants sont tous comme des lions qui rugissent, ils grondent comme des bêtes sauvages.
      39 Ils brûlent de désir, et pendant ce temps, je leur prépare un bon repas. Je vais les faire boire jusqu’à ce qu’ils soient ivres. Ils s’endormiront pour toujours et ne se réveilleront plus. Moi, le SEIGNEUR, je le déclare.
      40 Je les conduis à l’abattoir comme des agneaux, des béliers ou des boucs. »
      41 La ville de Chéchak, célèbre dans le monde entier, est prise, elle est conquise ! Comment est-ce possible ? Babylone n’est plus qu’un désert de tristesse parmi les peuples. Comment est-ce possible ?
      42 La mer est montée contre elle, ses vagues rugissantes l’ont recouverte.
      43 Ses villes sont devenues des lieux horribles. Le pays est maintenant une terre sèche, un lieu où personne n’habite, où personne ne passe.
      44 Le SEIGNEUR dit : « J’agis contre Bel, le dieu de Babylone. Je lui enlèverai de la bouche ce qu’il est en train d’avaler. Les peuples n’iront plus vers lui en grand nombre. « Les murs qui protègent Babylone sont tombés.
      45 Toi, peuple d’Israël, quitte cette ville ! Que chacun s’enfuie pour se protéger de ma violente colère !
      46 « Ne vous découragez pas ! N’ayez pas peur des nouvelles répandues dans le pays. Une année, on dit une chose, l’année suivante, on dit autre chose : la violence se répand dans le pays, un dictateur en chasse un autre.
      47 « Bientôt, j’agirai contre les faux dieux de Babylone. Tout le pays sera couvert de honte. Tous les morts resteront par terre au milieu de la ville.
      48 Ceux qui doivent la détruire arriveront du nord. Alors le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent pousseront des cris de victoire à son sujet. » Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      49 Dans le monde entier, beaucoup de morts sont tombés pour Babylone. De la même façon, Babylone doit tomber pour les Israélites qui sont morts à cause d’elle.
      50 Vous qui avez échappé à ses coups, partez ! Ne restez pas ici ! Au loin, pensez au SEIGNEUR, souvenez-vous de Jérusalem.
      51 Nous n’étions pas fiers en entendant les insultes. Nous étions couverts de honte quand des étrangers sont entrés dans le lieu saint du SEIGNEUR.
      52 Le SEIGNEUR déclare : « C’est pourquoi je vais bientôt agir contre les faux dieux de Babylone. Dans tout son pays, on entendra les plaintes des blessés.
      53 Même si Babylone monte sur les hauteurs jusqu’au ciel, même si elle se protège derrière des murs qu’on ne peut atteindre, ceux qui la détruiront arriveront jusqu’à elle. C’est moi qui les enverrai. » Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      54 Écoutez : on entend des appels au secours venant de Babylone, le bruit d’une catastrophe arrive de ce pays.
      55 Oui, le SEIGNEUR est en train de détruire la ville, il fait taire ses grands cris. Les troupes des ennemis grondent comme les vagues de la mer. Leur bruit ressemble à celui du tonnerre.
      56 En effet, celui qui la détruira se rapproche. Il va attaquer Babylone. Il prendra ses meilleurs combattants, il brisera leurs arcs de guerre. Oui, le SEIGNEUR est un Dieu qui sait se venger et rendre à chacun ce qu’il mérite.
      57 « Je rendrai ivres ses ministres et ses sages, ses gouverneurs, ses préfets et ses meilleurs combattants. Ils s’endormiront pour toujours, ils ne se réveilleront plus. » Voilà ce que déclare le Roi qui a pour nom « SEIGNEUR de l’univers ».
      58 Voici ce qu’il dit encore : « Les larges murs qui protègent Babylone sont complètement détruits, ses hautes portes sont brûlées. Les peuples se fatiguent pour rien, les populations se donnent du mal pour du feu ! »
      59 Seraya, fils de Néria et petit-fils de Maasséya, était l’aide de camp de Sédécias, roi de Juda. La quatrième année où Sédécias était roi, Seraya est allé avec lui à Babylone. Jérémie avait mis par écrit sur un rouleau tous les malheurs qui devaient arriver à Babylone, toutes les paroles contre cette ville.
      61 Alors Jérémie dit à Seraya : « Quand tu arriveras à Babylone, tu t’appliqueras à lire toutes ces paroles-là.
      62 Puis tu diras : “SEIGNEUR, tu as toi-même annoncé ceci : Babylone va être détruite, il n’y aura plus d’habitants, ni hommes ni bêtes. Elle deviendra pour toujours un désert de tristesse.”
      63 Quand tu auras fini de lire ce rouleau, tu y attacheras une pierre et tu le jetteras dans le fleuve Euphrate.
      64 Tu diras : “Babylone disparaîtra de la même façon. Elle ne se relèvera plus après les malheurs que le SEIGNEUR fait venir sur elle.” » « Les peuples se fatiguent. » Les paroles de Jérémie s’arrêtent ici.

      Romains 12

      1 Frères et sœurs chrétiens, Dieu est plein de bonté pour nous. Alors, je vous demande ceci : offrez-lui votre personne et votre vie, c’est le sacrifice réservé à Dieu et qui lui plaît. Voilà le vrai culte que vous devez lui rendre.
      2 Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle. Ainsi, vous pourrez savoir ce qu’il veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
      3 Dieu m’a donné gratuitement ses bienfaits. Je peux donc dire à chacun de vous : ne vous croyez pas plus importants que vous n’êtes, mais que chacun se juge comme il est, selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage.
      4 En effet, dans notre corps, il y a plusieurs parties, et elles ne font pas toutes la même chose.
      5 De même, nous qui sommes plusieurs, nous formons tous ensemble un seul corps en étant unis au Christ. Et nous sommes tous unis les uns aux autres, chacun à sa place, comme les parties d’un même corps.
      6 Nous avons reçu de Dieu des dons, et ils sont différents pour chacun de nous. Alors si quelqu’un a le don de parler comme un prophète, qu’il parle en accord avec la foi commune à tous.
      7 Si quelqu’un a le don de servir, qu’il serve, si quelqu’un a le don d’enseigner, qu’il enseigne,
      8 si quelqu’un a le don d’encourager, qu’il encourage. Celui qui donne doit donner sans compter, celui qui dirige la communauté doit le faire avec ardeur, celui qui aide les pauvres doit le faire avec joie.
      9 Que votre amour soit vrai. Détestez le mal, attachez-vous au bien.
      10 Aimez-vous de tout votre cœur comme des frères et sœurs chrétiens. Soyez toujours les premiers à vous respecter les uns les autres.
      11 Servez le Seigneur activement, sans paresse et de tout votre cœur.
      12 Soyez dans la joie à cause de votre espérance. Restez patients dans le malheur, continuez à prier fidèlement.
      13 Aidez les chrétiens qui en ont besoin, recevez bien ceux qui viennent chez vous.
      14 Souhaitez du bien à ceux qui vous font souffrir, souhaitez du bien et non du mal.
      15 Soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
      16 Soyez bien d’accord entre vous. Ne cherchez pas de grandes choses, mais laissez-vous attirer par ce qui est simple. Ne vous prenez pas pour des sages.
      17 Ne rendez à personne le mal pour le mal, cherchez à faire le bien devant tous.
      18 Autant que possible, si cela dépend de vous, vivez en paix avec tous.
      19 Amis très chers, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez la colère de Dieu agir. En effet, dans les Livres Saints, le Seigneur Dieu dit : « À moi la vengeance ! C’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite ! »
      20 Mais il dit aussi : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire. Alors, si tu fais cela, c’est comme si tu mettais des charbons brûlants sur sa tête. »
      21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.
    • 1 Samuel 14

      1 וַיְהִ֣י הַיּ֗וֹם וַיֹּ֨אמֶר יוֹנָתָ֤ן בֶּן־שָׁאוּל֙ אֶל־הַנַּ֙עַר֙ נֹשֵׂ֣א כֵלָ֔יו לְכָ֗ה וְנַעְבְּרָה֙ אֶל־מַצַּ֣ב פְּלִשְׁתִּ֔ים אֲשֶׁ֖ר מֵעֵ֣בֶר הַלָּ֑ז וּלְאָבִ֖יו לֹ֥א הִגִּֽיד׃
      2 וְשָׁא֗וּל יוֹשֵׁב֙ בִּקְצֵ֣ה הַגִּבְעָ֔ה תַּ֥חַת הָרִמּ֖וֹן אֲשֶׁ֣ר בְּמִגְר֑וֹן וְהָעָם֙ אֲשֶׁ֣ר עִמּ֔וֹ כְּשֵׁ֥שׁ מֵא֖וֹת אִֽישׁ׃
      3 וַאֲחִיָּ֣ה בֶן־אֲחִט֡וּב אֲחִ֡י אִיכָב֣וֹד ׀ בֶּן־פִּינְחָ֨ס בֶּן־עֵלִ֜י כֹּהֵ֧ן ׀ יְהוָ֛ה בְּשִׁל֖וֹ נֹשֵׂ֣א אֵפ֑וֹד וְהָעָם֙ לֹ֣א יָדַ֔ע כִּ֥י הָלַ֖ךְ יוֹנָתָֽן׃
      4 וּבֵ֣ין הַֽמַּעְבְּר֗וֹת אֲשֶׁ֨ר בִּקֵּ֤שׁ יֽוֹנָתָן֙ לַֽעֲבֹר֙ עַל־מַצַּ֣ב פְּלִשְׁתִּ֔ים שֵׁן־הַסֶּ֤לַע מֵהָעֵ֙בֶר֙ מִזֶּ֔ה וְשֵׁן־הַסֶּ֥לַע מֵהָעֵ֖בֶר מִזֶּ֑ה וְשֵׁ֤ם הָֽאֶחָד֙ בּוֹצֵ֔ץ וְשֵׁ֥ם הָאֶחָ֖ד סֶֽנֶּה׃
      5 הַשֵּׁ֧ן הָאֶחָ֛ד מָצ֥וּק מִצָּפ֖וֹן מ֣וּל מִכְמָ֑שׂ וְהָאֶחָ֥ד מִנֶּ֖גֶב מ֥וּל גָּֽבַע׃
      6 וַיֹּ֨אמֶר יְהוֹנָתָ֜ן אֶל־הַנַּ֣עַר ׀ נֹשֵׂ֣א כֵלָ֗יו לְכָה֙ וְנַעְבְּרָ֗ה אֶל־מַצַּב֙ הָעֲרֵלִ֣ים הָאֵ֔לֶּה אוּלַ֛י יַעֲשֶׂ֥ה יְהוָ֖ה לָ֑נוּ כִּ֣י אֵ֤ין לַֽיהוָה֙ מַעְצ֔וֹר לְהוֹשִׁ֥יעַ בְּרַ֖ב א֥וֹ בִמְעָֽט׃
      7 וַיֹּ֤אמֶר לוֹ֙ נֹשֵׂ֣א כֵלָ֔יו עֲשֵׂ֖ה כָּל־אֲשֶׁ֣ר בִּלְבָבֶ֑ךָ נְטֵ֣ה לָ֔ךְ הִנְנִ֥י עִמְּךָ֖ כִּלְבָבֶֽךָ׃
      8 וַיֹּ֙אמֶר֙ יְה֣וֹנָתָ֔ן הִנֵּ֛ה אֲנַ֥חְנוּ עֹבְרִ֖ים אֶל־הָאֲנָשִׁ֑ים וְנִגְלִ֖ינוּ אֲלֵיהֶֽם׃
      9 אִם־כֹּ֤ה יֹֽאמְרוּ֙ אֵלֵ֔ינוּ דֹּ֕מּוּ עַד־הַגִּיעֵ֖נוּ אֲלֵיכֶ֑ם וְעָמַ֣דְנוּ תַחְתֵּ֔ינוּ וְלֹ֥א נַעֲלֶ֖ה אֲלֵיהֶֽם׃
      10 וְאִם־כֹּ֨ה יֹאמְר֜וּ עֲל֤וּ עָלֵ֙ינוּ֙ וְעָלִ֔ינוּ כִּֽי־נְתָנָ֥ם יְהוָ֖ה בְּיָדֵ֑נוּ וְזֶה־לָּ֖נוּ הָאֽוֹת׃
      11 וַיִּגָּל֣וּ שְׁנֵיהֶ֔ם אֶל־מַצַּ֖ב פְּלִשְׁתִּ֑ים וַיֹּאמְר֣וּ פְלִשְׁתִּ֔ים הִנֵּ֤ה עִבְרִים֙ יֹֽצְאִ֔ים מִן־הַחֹרִ֖ים אֲשֶׁ֥ר הִתְחַבְּאוּ־שָֽׁם׃
      12 וַיַּעֲנוּ֩ אַנְשֵׁ֨י הַמַּצָּבָ֜ה אֶת־יוֹנָתָ֣ן ׀ וְאֶת־נֹשֵׂ֣א כֵלָ֗יו וַיֹּֽאמְרוּ֙ עֲל֣וּ אֵלֵ֔ינוּ וְנוֹדִ֥יעָה אֶתְכֶ֖ם דָּבָ֑ר פוַיֹּ֨אמֶר יוֹנָתָ֜ן אֶל־נֹשֵׂ֤א כֵלָיו֙ עֲלֵ֣ה אַחֲרַ֔י כִּֽי־נְתָנָ֥ם יְהוָ֖ה בְּיַ֥ד יִשְׂרָאֵֽל׃
      13 וַיַּ֣עַל יוֹנָתָ֗ן עַל־יָדָיו֙ וְעַל־רַגְלָ֔יו וְנֹשֵׂ֥א כֵלָ֖יו אַחֲרָ֑יו וַֽיִּפְּלוּ֙ לִפְנֵ֣י יוֹנָתָ֔ן וְנֹשֵׂ֥א כֵלָ֖יו מְמוֹתֵ֥ת אַחֲרָֽיו׃
      14 וַתְּהִ֞י הַמַּכָּ֣ה הָרִאשֹׁנָ֗ה אֲשֶׁ֨ר הִכָּ֧ה יוֹנָתָ֛ן וְנֹשֵׂ֥א כֵלָ֖יו כְּעֶשְׂרִ֣ים אִ֑ישׁ כְּבַחֲצִ֥י מַעֲנָ֖ה צֶ֥מֶד שָׂדֶֽה׃
      15 וַתְּהִי֩ חֲרָדָ֨ה בַמַּחֲנֶ֤ה בַשָּׂדֶה֙ וּבְכָל־הָעָ֔ם הַמַּצָּב֙ וְהַמַּשְׁחִ֔ית חָרְד֖וּ גַּם־הֵ֑מָּה וַתִּרְגַּ֣ז הָאָ֔רֶץ וַתְּהִ֖י לְחֶרְדַּ֥ת אֱלֹהִֽים׃
      16 וַיִּרְא֤וּ הַצֹּפִים֙ לְשָׁא֔וּל בְּגִבְעַ֖ת בִּנְיָמִ֑ן וְהִנֵּ֧ה הֶהָמ֛וֹן נָמ֖וֹג וַיֵּ֥לֶךְ וַהֲלֹֽם׃
      17 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֗וּל לָעָם֙ אֲשֶׁ֣ר אִתּ֔וֹ פִּקְדוּ־נָ֣א וּרְא֔וּ מִ֖י הָלַ֣ךְ מֵעִמָּ֑נוּ וַֽיִּפְקְד֔וּ וְהִנֵּ֛ה אֵ֥ין יוֹנָתָ֖ן וְנֹשֵׂ֥א כֵלָֽיו׃
      18 וַיֹּ֤אמֶר שָׁאוּל֙ לַֽאֲחִיָּ֔ה הַגִּ֖ישָׁה אֲר֣וֹן הָאֱלֹהִ֑ים כִּֽי־הָיָ֞ה אֲר֧וֹן הָאֱלֹהִ֛ים בַּיּ֥וֹם הַה֖וּא וּבְנֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל׃
      19 וַיְהִ֗י עַ֣ד דִּבֶּ֤ר שָׁאוּל֙ אֶל־הַכֹּהֵ֔ן וְהֶהָמ֗וֹן אֲשֶׁר֙ בְּמַחֲנֵ֣ה פְלִשְׁתִּ֔ים וַיֵּ֥לֶךְ הָל֖וֹךְ וָרָ֑ב פוַיֹּ֧אמֶר שָׁא֛וּל אֶל־הַכֹּהֵ֖ן אֱסֹ֥ף יָדֶֽךָ׃
      20 וַיִּזָּעֵ֣ק שָׁא֗וּל וְכָל־הָעָם֙ אֲשֶׁ֣ר אִתּ֔וֹ וַיָּבֹ֖אוּ עַד־הַמִּלְחָמָ֑ה וְהִנֵּ֨ה הָיְתָ֜ה חֶ֤רֶב אִישׁ֙ בְּרֵעֵ֔הוּ מְהוּמָ֖ה גְּדוֹלָ֥ה מְאֹֽד׃
      21 וְהָעִבְרִ֗ים הָי֤וּ לַפְּלִשְׁתִּים֙ כְּאֶתְמ֣וֹל שִׁלְשׁ֔וֹם אֲשֶׁ֨ר עָל֥וּ עִמָּ֛ם בַּֽמַּחֲנֶ֖ה סָבִ֑יב וְגַם־הֵ֗מָּה לִֽהְיוֹת֙ עִם־יִשְׂרָאֵ֔ל אֲשֶׁ֥ר עִם־שָׁא֖וּל וְיוֹנָתָֽן׃
      22 וְכֹל֩ אִ֨ישׁ יִשְׂרָאֵ֜ל הַמִּֽתְחַבְּאִ֤ים בְּהַר־אֶפְרַ֙יִם֙ שָֽׁמְע֔וּ כִּֽי־נָ֖סוּ פְּלִשְׁתִּ֑ים וַֽיַּדְבְּק֥וּ גַם־הֵ֛מָּה אַחֲרֵיהֶ֖ם בַּמִּלְחָמָֽה׃
      23 וַיּ֧וֹשַׁע יְהוָ֛ה בַּיּ֥וֹם הַה֖וּא אֶת־יִשְׂרָאֵ֑ל וְהַ֨מִּלְחָמָ֔ה עָבְרָ֖ה אֶת־בֵּ֥ית אָֽוֶן׃
      24 וְאִֽישׁ־יִשְׂרָאֵ֥ל נִגַּ֖שׂ בַּיּ֣וֹם הַה֑וּא וַיֹּאֶל֩ שָׁא֨וּל אֶת־הָעָ֜ם לֵאמֹ֗ר אָר֣וּר הָ֠אִישׁ אֲשֶׁר־יֹ֨אכַל לֶ֜חֶם עַד־הָעֶ֗רֶב וְנִקַּמְתִּי֙ מֵאֹ֣יְבַ֔י וְלֹֽא טָעַ֥ם כָּל־הָעָ֖ם לָֽחֶם׃
      25 וְכָל־הָאָ֖רֶץ בָּ֣אוּ בַיָּ֑עַר וַיְהִ֥י דְבַ֖שׁ עַל־פְּנֵ֥י הַשָּׂדֶֽה׃
      26 וַיָּבֹ֤א הָעָם֙ אֶל־הַיַּ֔עַר וְהִנֵּ֖ה הֵ֣לֶךְ דְּבָ֑שׁ וְאֵין־מַשִּׂ֤יג יָדוֹ֙ אֶל־פִּ֔יו כִּֽי־יָרֵ֥א הָעָ֖ם אֶת־הַשְּׁבֻעָֽה׃
      27 וְיוֹנָתָ֣ן לֹֽא־שָׁמַ֗ע בְּהַשְׁבִּ֣יעַ אָבִיו֮ אֶת־הָעָם֒ וַיִּשְׁלַ֗ח אֶת־קְצֵ֤ה הַמַּטֶּה֙ אֲשֶׁ֣ר בְּיָד֔וֹ וַיִּטְבֹּ֥ל אוֹתָ֖הּ בְּיַעְרַ֣ת הַדְּבָ֑שׁ וַיָּ֤שֶׁב יָדוֹ֙ אֶל־פִּ֔יו *ותראנה **וַתָּאֹ֖רְנָה עֵינָֽיו׃
      28 וַיַּעַן֩ אִ֨ישׁ מֵֽהָעָ֜ם וַיֹּ֗אמֶר הַשְׁבֵּעַ֩ הִשְׁבִּ֨יעַ אָבִ֤יךָ אֶת־הָעָם֙ לֵאמֹ֔ר אָר֥וּר הָאִ֛ישׁ אֲשֶׁר־יֹ֥אכַל לֶ֖חֶם הַיּ֑וֹם וַיָּ֖עַף הָעָֽם׃
      29 וַיֹּ֙אמֶר֙ יֽוֹנָתָ֔ן עָכַ֥ר אָבִ֖י אֶת־הָאָ֑רֶץ רְאוּ־נָא֙ כִּֽי־אֹ֣רוּ עֵינַ֔י כִּ֣י טָעַ֔מְתִּי מְעַ֖ט דְּבַ֥שׁ הַזֶּֽה׃
      30 אַ֗ף כִּ֡י לוּא֩ אָכֹ֨ל אָכַ֤ל הַיּוֹם֙ הָעָ֔ם מִשְּׁלַ֥ל אֹיְבָ֖יו אֲשֶׁ֣ר מָצָ֑א כִּ֥י עַתָּ֛ה לֹֽא־רָבְתָ֥ה מַכָּ֖ה בַּפְּלִשְׁתִּֽים׃
      31 וַיַּכּ֞וּ בַּיּ֤וֹם הַהוּא֙ בַּפְּלִשְׁתִּ֔ים מִמִּכְמָ֖שׂ אַיָּלֹ֑נָה וַיָּ֥עַף הָעָ֖ם מְאֹֽד׃
      32 *ויעש **וַיַּ֤עַט הָעָם֙ אֶל־*שלל **הַשָּׁלָ֔ל וַיִּקְח֨וּ צֹ֧אן וּבָקָ֛ר וּבְנֵ֥י בָקָ֖ר וַיִּשְׁחֲטוּ־אָ֑רְצָה וַיֹּ֥אכַל הָעָ֖ם עַל־הַדָּֽם׃
      33 וַיַּגִּ֤ידוּ לְשָׁאוּל֙ לֵאמֹ֔ר הִנֵּ֥ה הָעָ֛ם חֹטִ֥אים לַֽיהוָ֖ה לֶאֱכֹ֣ל עַל־הַדָּ֑ם וַיֹּ֣אמֶר בְּגַדְתֶּ֔ם גֹּֽלּוּ־אֵלַ֥י הַיּ֖וֹם אֶ֥בֶן גְּדוֹלָֽה׃
      34 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֣וּל פֻּ֣צוּ בָעָ֡ם וַאֲמַרְתֶּ֣ם לָהֶ֡ם הַגִּ֣ישׁוּ אֵלַי֩ אִ֨ישׁ שׁוֹר֜וֹ וְאִ֣ישׁ שְׂיֵ֗הוּ וּשְׁחַטְתֶּ֤ם בָּזֶה֙ וַאֲכַלְתֶּ֔ם וְלֹֽא־תֶחֶטְא֥וּ לַֽיהוָ֖ה לֶאֱכֹ֣ל אֶל־הַדָּ֑ם וַיַּגִּ֨שׁוּ כָל־הָעָ֜ם אִ֣ישׁ שׁוֹר֧וֹ בְיָד֛וֹ הַלַּ֖יְלָה וַיִּשְׁחֲטוּ־שָֽׁם׃
      35 וַיִּ֧בֶן שָׁא֛וּל מִזְבֵּ֖חַ לַֽיהוָ֑ה אֹת֣וֹ הֵחֵ֔ל לִבְנ֥וֹת מִזְבֵּ֖חַ לַֽיהוָֽה׃
      36 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֡וּל נֵרְדָ֣ה אַחֲרֵי֩ פְלִשְׁתִּ֨ים ׀ לַ֜יְלָה וְֽנָבֹ֥זָה בָהֶ֣ם ׀ עַד־א֣וֹר הַבֹּ֗קֶר וְלֹֽא־נַשְׁאֵ֤ר בָּהֶם֙ אִ֔ישׁ וַיֹּ֣אמְר֔וּ כָּל־הַטּ֥וֹב בְּעֵינֶ֖יךָ עֲשֵׂ֑ה סוַיֹּ֙אמֶר֙ הַכֹּהֵ֔ן נִקְרְבָ֥ה הֲלֹ֖ם אֶל־הָאֱלֹהִֽים׃
      37 וַיִּשְׁאַ֤ל שָׁאוּל֙ בֵּֽאלֹהִ֔ים הַֽאֵרֵד֙ אַחֲרֵ֣י פְלִשְׁתִּ֔ים הֲתִתְּנֵ֖ם בְּיַ֣ד יִשְׂרָאֵ֑ל וְלֹ֥א עָנָ֖הוּ בַּיּ֥וֹם הַהֽוּא׃
      38 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֔וּל גֹּ֣שֽׁוּ הֲלֹ֔ם כֹּ֖ל פִּנּ֣וֹת הָעָ֑ם וּדְע֣וּ וּרְא֔וּ בַּמָּ֗ה הָֽיְתָ֛ה הַחַטָּ֥את הַזֹּ֖את הַיּֽוֹם׃
      39 כִּ֣י חַי־יְהוָ֗ה הַמּוֹשִׁ֙יעַ֙ אֶת־יִשְׂרָאֵ֔ל כִּ֧י אִם־יֶשְׁנ֛וֹ בְּיוֹנָתָ֥ן בְּנִ֖י כִּ֣י מ֣וֹת יָמ֑וּת וְאֵ֥ין עֹנֵ֖הוּ מִכָּל־הָעָֽם׃
      40 וַיֹּ֣אמֶר אֶל־כָּל־יִשְׂרָאֵ֗ל אַתֶּם֙ תִּֽהְיוּ֙ לְעֵ֣בֶר אֶחָ֔ד וַֽאֲנִי֙ וְיוֹנָתָ֣ן בְּנִ֔י נִהְיֶ֖ה לְעֵ֣בֶר אֶחָ֑ד וַיֹּאמְר֤וּ הָעָם֙ אֶל־שָׁא֔וּל הַטּ֥וֹב בְּעֵינֶ֖יךָ עֲשֵֽׂה׃
      41 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֗וּל אֶל־יְהוָ֛ה אֱלֹהֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל הָ֣בָה תָמִ֑ים וַיִּלָּכֵ֧ד יוֹנָתָ֛ן וְשָׁא֖וּל וְהָעָ֥ם יָצָֽאוּ׃
      42 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֔וּל הַפִּ֕ילוּ בֵּינִ֕י וּבֵ֖ין יוֹנָתָ֣ן בְּנִ֑י וַיִּלָּכֵ֖ד יוֹנָתָֽן׃
      43 וַיֹּ֤אמֶר שָׁאוּל֙ אֶל־י֣וֹנָתָ֔ן הַגִּ֥ידָה לִּ֖י מֶ֣ה עָשִׂ֑יתָה וַיַּגֶּד־ל֣וֹ יוֹנָתָ֗ן וַיֹּאמֶר֩ טָעֹ֨ם טָעַ֜מְתִּי בִּקְצֵ֨ה הַמַּטֶּ֧ה אֲשֶׁר־בְּיָדִ֛י מְעַ֥ט דְּבַ֖שׁ הִנְנִ֥י אָמֽוּת׃
      44 וַיֹּ֣אמֶר שָׁא֔וּל כֹּֽה־יַעֲשֶׂ֥ה אֱלֹהִ֖ים וְכֹ֣ה יוֹסִ֑ף כִּֽי־מ֥וֹת תָּמ֖וּת יוֹנָתָֽן׃
      45 וַיֹּ֨אמֶר הָעָ֜ם אֶל־שָׁא֗וּל הֲ‍ֽיוֹנָתָ֤ן ׀ יָמוּת֙ אֲשֶׁ֣ר עָ֠שָׂה הַיְשׁוּעָ֨ה הַגְּדוֹלָ֣ה הַזֹּאת֮ בְּיִשְׂרָאֵל֒ חָלִ֗ילָה חַי־יְהוָה֙ אִם־יִפֹּ֞ל מִשַּׂעֲרַ֤ת רֹאשׁוֹ֙ אַ֔רְצָה כִּֽי־עִם־אֱלֹהִ֥ים עָשָׂ֖ה הַיּ֣וֹם הַזֶּ֑ה וַיִּפְדּ֥וּ הָעָ֛ם אֶת־יוֹנָתָ֖ן וְלֹא־מֵֽת׃
      46 וַיַּ֣עַל שָׁא֔וּל מֵאַחֲרֵ֖י פְּלִשְׁתִּ֑ים וּפְלִשְׁתִּ֖ים הָלְכ֥וּ לִמְקוֹמָֽם׃
      47 וְשָׁא֛וּל לָכַ֥ד הַמְּלוּכָ֖ה עַל־יִשְׂרָאֵ֑ל וַיִּלָּ֣חֶם סָבִ֣יב ׀ בְּֽכָל־אֹיְבָ֡יו בְּמוֹאָ֣ב ׀ וּבִבְנֵי־עַמּ֨וֹן וּבֶאֱד֜וֹם וּבְמַלְכֵ֤י צוֹבָה֙ וּבַפְּלִשְׁתִּ֔ים וּבְכֹ֥ל אֲשֶׁר־יִפְנֶ֖ה יַרְשִֽׁיעַ׃
      48 וַיַּ֣עַשׂ חַ֔יִל וַיַּ֖ךְ אֶת־עֲמָלֵ֑ק וַיַּצֵּ֥ל אֶת־יִשְׂרָאֵ֖ל מִיַּ֥ד שֹׁסֵֽהוּ׃
      49 וַיִּֽהְיוּ֙ בְּנֵ֣י שָׁא֔וּל יוֹנָתָ֥ן וְיִשְׁוִ֖י וּמַלְכִּי־שׁ֑וּעַ וְשֵׁם֙ שְׁתֵּ֣י בְנֹתָ֔יו שֵׁ֤ם הַבְּכִירָה֙ מֵרַ֔ב וְשֵׁ֥ם הַקְּטַנָּ֖ה מִיכַֽל׃
      50 וְשֵׁם֙ אֵ֣שֶׁת שָׁא֔וּל אֲחִינֹ֖עַם בַּת־אֲחִימָ֑עַץ וְשֵׁ֤ם שַׂר־צְבָאוֹ֙ אֲבִינֵ֔ר בֶּן־נֵ֖ר דּ֥וֹד שָׁאֽוּל׃
      51 וְקִ֧ישׁ אֲבִֽי־שָׁא֛וּל וְנֵ֥ר אֲבִֽי־אַבְנֵ֖ר בֶּן־אֲבִיאֵֽל׃
      52 וַתְּהִ֤י הַמִּלְחָמָה֙ חֲזָקָ֣ה עַל־פְּלִשְׁתִּ֔ים כֹּ֖ל יְמֵ֣י שָׁא֑וּל וְרָאָ֨ה שָׁא֜וּל כָּל־אִ֤ישׁ גִּבּוֹר֙ וְכָל־בֶּן־חַ֔יִל וַיַּאַסְפֵ֖הוּ אֵלָֽיו׃

      Jérémie 51

      1 כֹּ֚ה אָמַ֣ר יְהוָ֔ה הִנְנִי֙ מֵעִ֣יר עַל־בָּבֶ֔ל וְאֶל־יֹשְׁבֵ֖י לֵ֣ב קָמָ֑י ר֖וּחַ מַשְׁחִֽית׃
      2 וְשִׁלַּחְתִּ֨י לְבָבֶ֤ל ׀ זָרִים֙ וְזֵר֔וּהָ וִיבֹקְק֖וּ אֶת־אַרְצָ֑הּ כִּֽי־הָי֥וּ עָלֶ֛יהָ מִסָּבִ֖יב בְּי֥וֹם רָעָֽה׃
      3 אֶֽל־יִדְרֹ֤ךְ *ידרך הַדֹּרֵךְ֙ קַשְׁתּ֔וֹ וְאֶל־יִתְעַ֖ל בְּסִרְיֹנ֑וֹ וְאַֽל־תַּחְמְלוּ֙ אֶל־בַּ֣חֻרֶ֔יהָ הַחֲרִ֖ימוּ כָּל־צְבָאָֽהּ׃
      4 וְנָפְל֥וּ חֲלָלִ֖ים בְּאֶ֣רֶץ כַּשְׂדִּ֑ים וּמְדֻקָּרִ֖ים בְּחוּצוֹתֶֽיהָ׃
      5 כִּ֠י לֹֽא־אַלְמָ֨ן יִשְׂרָאֵ֤ל וִֽיהוּדָה֙ מֵֽאֱלֹהָ֔יו מֵֽיְהוָ֖ה צְבָא֑וֹת כִּ֤י אַרְצָם֙ מָלְאָ֣ה אָשָׁ֔ם מִקְּד֖וֹשׁ יִשְׂרָאֵֽל׃
      6 נֻ֣סוּ ׀ מִתּ֣וֹךְ בָּבֶ֗ל וּמַלְּטוּ֙ אִ֣ישׁ נַפְשׁ֔וֹ אַל־תִּדַּ֖מּוּ בַּעֲוֺנָ֑הּ כִּי֩ עֵ֨ת נְקָמָ֥ה הִיא֙ לַֽיהוָ֔ה גְּמ֕וּל ה֥וּא מְשַׁלֵּ֖ם לָֽהּ׃
      7 כּוֹס־זָהָ֤ב בָּבֶל֙ בְּיַד־יְהוָ֔ה מְשַׁכֶּ֖רֶת כָּל־הָאָ֑רֶץ מִיֵּינָהּ֙ שָׁת֣וּ גוֹיִ֔ם עַל־כֵּ֖ן יִתְהֹלְל֥וּ גוֹיִֽם׃
      8 פִּתְאֹ֛ם נָפְלָ֥ה בָבֶ֖ל וַתִּשָּׁבֵ֑ר הֵילִ֣ילוּ עָלֶ֗יהָ קְח֤וּ צֳרִי֙ לְמַכְאוֹבָ֔הּ אוּלַ֖י תֵּרָפֵֽא׃
      9 *רפאנו **רִפִּ֣ינוּ אֶת־בָּבֶל֙ וְלֹ֣א נִרְפָּ֔תָה עִזְב֕וּהָ וְנֵלֵ֖ךְ אִ֣ישׁ לְאַרְצ֑וֹ כִּֽי־נָגַ֤ע אֶל־הַשָּׁמַ֙יִם֙ מִשְׁפָּטָ֔הּ וְנִשָּׂ֖א עַד־שְׁחָקִֽים׃
      10 הוֹצִ֥יא יְהוָ֖ה אֶת־צִדְקֹתֵ֑ינוּ בֹּ֚אוּ וּנְסַפְּרָ֣ה בְצִיּ֔וֹן אֶֽת־מַעֲשֵׂ֖ה יְהוָ֥ה אֱלֹהֵֽינוּ׃
      11 הָבֵ֣רוּ הַחִצִּים֮ מִלְא֣וּ הַשְּׁלָטִים֒ הֵעִ֣יר יְהוָ֗ה אֶת־ר֙וּחַ֙ מַלְכֵ֣י מָדַ֔י כִּֽי־עַל־בָּבֶ֥ל מְזִמָּת֖וֹ לְהַשְׁחִיתָ֑הּ כִּֽי־נִקְמַ֤ת יְהוָה֙ הִ֔יא נִקְמַ֖ת הֵיכָלֽוֹ׃
      12 אֶל־חוֹמֹ֨ת בָּבֶ֜ל שְׂאוּ־נֵ֗ס הַחֲזִ֙יקוּ֙ הַמִּשְׁמָ֔ר הָקִ֙ימוּ֙ שֹֽׁמְרִ֔ים הָכִ֖ינוּ הָאֹֽרְבִ֑ים כִּ֚י גַּם־זָמַ֣ם יְהוָ֔ה גַּם־עָשָׂ֕ה אֵ֥ת אֲשֶׁר־דִּבֶּ֖ר אֶל־יֹשְׁבֵ֥י בָבֶֽל׃
      13 *שכנתי **שֹׁכַנְתְּ֙ עַל־מַ֣יִם רַבִּ֔ים רַבַּ֖ת אֽוֹצָרֹ֑ת בָּ֥א קִצֵּ֖ךְ אַמַּ֥ת בִּצְעֵֽךְ׃
      14 נִשְׁבַּ֛ע יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת בְּנַפְשׁ֑וֹ כִּ֣י אִם־מִלֵּאתִ֤יךְ אָדָם֙ כַּיֶּ֔לֶק וְעָנ֥וּ עָלַ֖יִךְ הֵידָֽד׃
      15 עֹשֵׂ֥ה אֶ֙רֶץ֙ בְּכֹח֔וֹ מֵכִ֥ין תֵּבֵ֖ל בְּחָכְמָת֑וֹ וּבִתְבוּנָת֖וֹ נָטָ֥ה שָׁמָֽיִם׃
      16 לְק֨וֹל תִּתּ֜וֹ הֲמ֥וֹן מַ֙יִם֙ בַּשָּׁמַ֔יִם וַיַּ֥עַל נְשִׂאִ֖ים מִקְצֵה־אָ֑רֶץ בְּרָקִ֤ים לַמָּטָר֙ עָשָׂ֔ה וַיֹּ֥צֵא ר֖וּחַ מֵאֹצְרֹתָֽיו׃
      17 נִבְעַ֤ר כָּל־אָדָם֙ מִדַּ֔עַת הֹבִ֥ישׁ כָּל־צֹרֵ֖ף מִפָּ֑סֶל כִּ֛י שֶׁ֥קֶר נִסְכּ֖וֹ וְלֹא־ר֥וּחַ בָּֽם׃
      18 הֶ֣בֶל הֵ֔מָּה מַעֲשֵׂ֖ה תַּעְתֻּעִ֑ים בְּעֵ֥ת פְּקֻדָּתָ֖ם יֹאבֵֽדוּ׃
      19 לֹֽא־כְאֵ֜לֶּה חֵ֣לֶק יַעֲק֗וֹב כִּֽי־יוֹצֵ֤ר הַכֹּל֙ ה֔וּא וְשֵׁ֖בֶט נַחֲלָת֑וֹ יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת שְׁמֽוֹ׃
      20 מַפֵּץ־אַתָּ֣ה לִ֔י כְּלֵ֖י מִלְחָמָ֑ה וְנִפַּצְתִּ֤י בְךָ֙ גּוֹיִ֔ם וְהִשְׁחַתִּ֥י בְךָ֖ מַמְלָכֽוֹת׃
      21 וְנִפַּצְתִּ֣י בְךָ֔ ס֖וּס וְרֹֽכְב֑וֹ וְנִפַּצְתִּ֣י בְךָ֔ רֶ֖כֶב וְרֹכְבֽוֹ׃
      22 וְנִפַּצְתִּ֤י בְךָ֙ אִ֣ישׁ וְאִשָּׁ֔ה וְנִפַּצְתִּ֥י בְךָ֖ זָקֵ֣ן וָנָ֑עַר וְנִפַּצְתִּ֣י בְךָ֔ בָּח֖וּר וּבְתוּלָֽה׃
      23 וְנִפַּצְתִּ֤י בְךָ֙ רֹעֶ֣ה וְעֶדְר֔וֹ וְנִפַּצְתִּ֥י בְךָ֖ אִכָּ֣ר וְצִמְדּ֑וֹ וְנִפַּצְתִּ֣י בְךָ֔ פַּח֖וֹת וּסְגָנִֽים׃
      24 וְשִׁלַּמְתִּ֨י לְבָבֶ֜ל וּלְכֹ֣ל ׀ יוֹשְׁבֵ֣י כַשְׂדִּ֗ים אֵ֧ת כָּל־רָעָתָ֛ם אֲשֶׁר־עָשׂ֥וּ בְצִיּ֖וֹן לְעֵֽינֵיכֶ֑ם נְאֻ֖ם יְהוָֽה׃
      25 הִנְנִ֨י אֵלֶ֜יךָ הַ֤ר הַמַּשְׁחִית֙ נְאֻם־יְהוָ֔ה הַמַּשְׁחִ֖ית אֶת־כָּל־הָאָ֑רֶץ וְנָטִ֨יתִי אֶת־יָדִ֜י עָלֶ֗יךָ וְגִלְגַּלְתִּ֙יךָ֙ מִן־הַסְּלָעִ֔ים וּנְתַתִּ֖יךָ לְהַ֥ר שְׂרֵפָֽה׃
      26 וְלֹֽא־יִקְח֤וּ מִמְּךָ֙ אֶ֣בֶן לְפִנָּ֔ה וְאֶ֖בֶן לְמֽוֹסָד֑וֹת כִּֽי־שִׁמְמ֥וֹת עוֹלָ֛ם תִּֽהְיֶ֖ה נְאֻם־יְהוָֽה׃
      27 שְׂאוּ־נֵ֣ס בָּאָ֗רֶץ תִּקְע֨וּ שׁוֹפָ֤ר בַּגּוֹיִם֙ קַדְּשׁ֤וּ עָלֶ֙יהָ֙ גּוֹיִ֔ם הַשְׁמִ֧יעוּ עָלֶ֛יהָ מַמְלְכ֥וֹת אֲרָרַ֖ט מִנִּ֣י וְאַשְׁכְּנָ֑ז פִּקְד֤וּ עָלֶ֙יהָ֙ טִפְסָ֔ר הַֽעֲלוּ־ס֖וּס כְּיֶ֥לֶק סָמָֽר׃
      28 קַדְּשׁ֨וּ עָלֶ֤יהָ גוֹיִם֙ אֶת־מַלְכֵ֣י מָדַ֔י אֶת־פַּחוֹתֶ֖יהָ וְאֶת־כָּל־סְגָנֶ֑יהָ וְאֵ֖ת כָּל־אֶ֥רֶץ מֶמְשַׁלְתּֽוֹ׃
      29 וַתִּרְעַ֥שׁ הָאָ֖רֶץ וַתָּחֹ֑ל כִּ֣י קָ֤מָה עַל־בָּבֶל֙ מַחְשְׁב֣וֹת יְהוָ֔ה לָשׂ֞וּם אֶת־אֶ֧רֶץ בָּבֶ֛ל לְשַׁמָּ֖ה מֵאֵ֥ין יוֹשֵֽׁב׃
      30 חָדְלוּ֩ גִבּוֹרֵ֨י בָבֶ֜ל לְהִלָּחֵ֗ם יָֽשְׁבוּ֙ בַּמְּצָד֔וֹת נָשְׁתָ֥ה גְבוּרָתָ֖ם הָי֣וּ לְנָשִׁ֑ים הִצִּ֥יתוּ מִשְׁכְּנֹתֶ֖יהָ נִשְׁבְּר֥וּ בְרִיחֶֽיהָ׃
      31 רָ֤ץ לִקְרַאת־רָץ֙ יָר֔וּץ וּמַגִּ֖יד לִקְרַ֣את מַגִּ֑יד לְהַגִּיד֙ לְמֶ֣לֶךְ בָּבֶ֔ל כִּֽי־נִלְכְּדָ֥ה עִיר֖וֹ מִקָּצֶֽה׃
      32 וְהַמַּעְבָּר֣וֹת נִתְפָּ֔שׂוּ וְאֶת־הָאֲגַמִּ֖ים שָׂרְפ֣וּ בָאֵ֑שׁ וְאַנְשֵׁ֥י הַמִּלְחָמָ֖ה נִבְהָֽלוּ׃
      33 כִּי֩ כֹ֨ה אָמַ֜ר יְהוָ֤ה צְבָאוֹת֙ אֱלֹהֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל בַּת־בָּבֶ֕ל כְּגֹ֖רֶן עֵ֣ת הִדְרִיכָ֑הּ ע֣וֹד מְעַ֔ט וּבָ֥אָה עֵֽת־הַקָּצִ֖יר לָֽהּ׃
      34 *אכלנו **אֲכָלַ֣נִי *הממנו **הֲמָמַ֗נִי נְבוּכַדְרֶאצַּר֮ מֶ֣לֶךְ בָּבֶל֒ *הציגנו **הִצִּיגַ֙נִי֙ כְּלִ֣י רִ֔יק *בלענו **בְּלָעַ֙נִי֙ כַּתַּנִּ֔ין מִלָּ֥א כְרֵשׂ֖וֹ מֵֽעֲדָנָ֑י *הדיחנו **הֱדִיחָֽנִי׃
      35 חֲמָסִ֤י וּשְׁאֵרִי֙ עַל־בָּבֶ֔ל תֹּאמַ֖ר יֹשֶׁ֣בֶת צִיּ֑וֹן וְדָמִי֙ אֶל־יֹשְׁבֵ֣י כַשְׂדִּ֔ים תֹּאמַ֖ר יְרוּשָׁלִָֽם׃
      36 לָכֵ֗ן כֹּ֚ה אָמַ֣ר יְהוָ֔ה הִנְנִי־רָב֙ אֶת־רִיבֵ֔ךְ וְנִקַּמְתִּ֖י אֶת־נִקְמָתֵ֑ךְ וְהַחֲרַבְתִּי֙ אֶת־יַמָּ֔הּ וְהֹבַשְׁתִּ֖י אֶת־מְקוֹרָֽהּ׃
      37 וְהָיְתָה֩ בָבֶ֨ל ׀ לְגַלִּ֧ים ׀ מְעוֹן־תַּנִּ֛ים שַׁמָּ֥ה וּשְׁרֵקָ֖ה מֵאֵ֥ין יוֹשֵֽׁב׃
      38 יַחְדָּ֖ו כַּכְּפִרִ֣ים יִשְׁאָ֑גוּ נָעֲר֖וּ כְּגוֹרֵ֥י אֲרָיֽוֹת׃
      39 בְּחֻמָּ֞ם אָשִׁ֣ית אֶת־מִשְׁתֵּיהֶ֗ם וְהִשְׁכַּרְתִּים֙ לְמַ֣עַן יַעֲלֹ֔זוּ וְיָשְׁנ֥וּ שְׁנַת־עוֹלָ֖ם וְלֹ֣א יָקִ֑יצוּ נְאֻ֖ם יְהוָֽה׃
      40 אֽוֹרִידֵ֖ם כְּכָרִ֣ים לִטְב֑וֹחַ כְּאֵילִ֖ים עִם־עַתּוּדִֽים׃
      41 אֵ֚יךְ נִלְכְּדָ֣ה שֵׁשַׁ֔ךְ וַתִּתָּפֵ֖שׂ תְּהִלַּ֣ת כָּל־הָאָ֑רֶץ אֵ֣יךְ הָיְתָ֧ה לְשַׁמָּ֛ה בָּבֶ֖ל בַּגּוֹיִֽם׃
      42 עָלָ֥ה עַל־בָּבֶ֖ל הַיָּ֑ם בַּהֲמ֥וֹן גַּלָּ֖יו נִכְסָֽתָה׃
      43 הָי֤וּ עָרֶ֙יהָ֙ לְשַׁמָּ֔ה אֶ֖רֶץ צִיָּ֣ה וַעֲרָבָ֑ה אֶ֗רֶץ לֹֽא־יֵשֵׁ֤ב בָּהֵן֙ כָּל־אִ֔ישׁ וְלֹֽא־יַעֲבֹ֥ר בָּהֵ֖ן בֶּן־אָדָֽם׃
      44 וּפָקַדְתִּ֨י עַל־בֵּ֜ל בְּבָבֶ֗ל וְהֹצֵאתִ֤י אֶת־בִּלְעוֹ֙ מִפִּ֔יו וְלֹֽא־יִנְהֲר֥וּ אֵלָ֛יו ע֖וֹד גּוֹיִ֑ם גַּם־חוֹמַ֥ת בָּבֶ֖ל נָפָֽלָה׃
      45 צְא֤וּ מִתּוֹכָהּ֙ עַמִּ֔י וּמַלְּט֖וּ אִ֣ישׁ אֶת־נַפְשׁ֑וֹ מֵחֲר֖וֹן אַף־יְהוָֽה׃
      46 וּפֶן־יֵרַ֤ךְ לְבַבְכֶם֙ וְתִֽירְא֔וּ בַּשְּׁמוּעָ֖ה הַנִּשְׁמַ֣עַת בָּאָ֑רֶץ וּבָ֧א בַשָּׁנָ֣ה הַשְּׁמוּעָ֗ה וְאַחֲרָ֤יו בַּשָּׁנָה֙ הַשְּׁמוּעָ֔ה וְחָמָ֣ס בָּאָ֔רֶץ וּמֹשֵׁ֖ל עַל־מֹשֵֽׁל׃
      47 לָכֵן֙ הִנֵּ֣ה יָמִ֣ים בָּאִ֔ים וּפָקַדְתִּי֙ עַל־פְּסִילֵ֣י בָבֶ֔ל וְכָל־אַרְצָ֖הּ תֵּב֑וֹשׁ וְכָל־חֲלָלֶ֖יהָ יִפְּל֥וּ בְתוֹכָֽהּ׃
      48 וְרִנְּנ֤וּ עַל־בָּבֶל֙ שָׁמַ֣יִם וָאָ֔רֶץ וְכֹ֖ל אֲשֶׁ֣ר בָּהֶ֑ם כִּ֧י מִצָּפ֛וֹן יָבוֹא־לָ֥הּ הַשּׁוֹדְדִ֖ים נְאֻם־יְהוָֽה׃
      49 גַּם־בָּבֶ֕ל לִנְפֹּ֖ל חַֽלְלֵ֣י יִשְׂרָאֵ֑ל גַּם־לְבָבֶ֥ל נָפְל֖וּ חַֽלְלֵ֥י כָל־הָאָֽרֶץ׃
      50 פְּלֵטִ֣ים מֵחֶ֔רֶב הִלְכ֖וּ אַֽל־תַּעֲמֹ֑דוּ זִכְר֤וּ מֵֽרָחוֹק֙ אֶת־יְהוָ֔ה וִירֽוּשָׁלִַ֖ם תַּעֲלֶ֥ה עַל־לְבַבְכֶֽם׃
      51 בֹּ֚שְׁנוּ כִּֽי־שָׁמַ֣עְנוּ חֶרְפָּ֔ה כִּסְּתָ֥ה כְלִמָּ֖ה פָּנֵ֑ינוּ כִּ֚י בָּ֣אוּ זָרִ֔ים עַֽל־מִקְדְּשֵׁ֖י בֵּ֥ית יְהוָֽה׃
      52 לָכֵ֞ן הִנֵּֽה־יָמִ֤ים בָּאִים֙ נְאֻם־יְהוָ֔ה וּפָקַדְתִּ֖י עַל־פְּסִילֶ֑יהָ וּבְכָל־אַרְצָ֖הּ יֶאֱנֹ֥ק חָלָֽל׃
      53 כִּֽי־תַעֲלֶ֤ה בָבֶל֙ הַשָּׁמַ֔יִם וְכִ֥י תְבַצֵּ֖ר מְר֣וֹם עֻזָּ֑הּ מֵאִתִּ֗י יָבֹ֧אוּ שֹׁדְדִ֛ים לָ֖הּ נְאֻם־יְהוָֽה׃
      54 ק֥וֹל זְעָקָ֖ה מִבָּבֶ֑ל וְשֶׁ֥בֶר גָּד֖וֹל מֵאֶ֥רֶץ כַּשְׂדִּֽים׃
      55 כִּֽי־שֹׁדֵ֤ד יְהוָה֙ אֶת־בָּבֶ֔ל וְאִבַּ֥ד מִמֶּ֖נָּה ק֣וֹל גָּד֑וֹל וְהָמ֤וּ גַלֵּיהֶם֙ כְּמַ֣יִם רַבִּ֔ים נִתַּ֥ן שְׁא֖וֹן קוֹלָֽם׃
      56 כִּי֩ בָ֨א עָלֶ֤יהָ עַל־בָּבֶל֙ שׁוֹדֵ֔ד וְנִלְכְּדוּ֙ גִּבּוֹרֶ֔יהָ חִתְּתָ֖ה קַשְּׁתוֹתָ֑ם כִּ֣י אֵ֧ל גְּמֻל֛וֹת יְהוָ֖ה שַׁלֵּ֥ם יְשַׁלֵּֽם׃
      57 וְ֠הִשְׁכַּרְתִּי שָׂרֶ֨יהָ וַחֲכָמֶ֜יהָ פַּחוֹתֶ֤יהָ וּסְגָנֶ֙יהָ֙ וְגִבּוֹרֶ֔יהָ וְיָשְׁנ֥וּ שְׁנַת־עוֹלָ֖ם וְלֹ֣א יָקִ֑יצוּ נְאֻ֨ם־הַמֶּ֔לֶךְ יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת שְׁמֽוֹ׃
      58 כֹּֽה־אָמַ֞ר יְהוָ֣ה צְבָא֗וֹת חֹ֠מוֹת בָּבֶ֤ל הָֽרְחָבָה֙ עַרְעֵ֣ר תִּתְעַרְעָ֔ר וּשְׁעָרֶ֥יהָ הַגְּבֹהִ֖ים בָּאֵ֣שׁ יִצַּ֑תּוּ וְיִֽגְע֨וּ עַמִּ֧ים בְּדֵי־רִ֛יק וּלְאֻמִּ֥ים בְּדֵי־אֵ֖שׁ וְיָעֵֽפוּ׃
      59 הַדָּבָ֞ר אֲשֶׁר־צִוָּ֣ה ׀ יִרְמְיָ֣הוּ הַנָּבִ֗יא אֶת־שְׂרָיָ֣ה בֶן־נֵרִיָּה֮ בֶּן־מַחְסֵיָה֒ בְּלֶכְתּ֞וֹ אֶת־צִדְקִיָּ֤הוּ מֶֽלֶךְ־יְהוּדָה֙ בָּבֶ֔ל בִּשְׁנַ֥ת הָרְבִעִ֖ית לְמָלְכ֑וֹ וּשְׂרָיָ֖ה שַׂ֥ר מְנוּחָֽה׃
      60 וַיִּכְתֹּ֣ב יִרְמְיָ֗הוּ אֵ֧ת כָּל־הָרָעָ֛ה אֲשֶׁר־תָּב֥וֹא אֶל־בָּבֶ֖ל אֶל־סֵ֣פֶר אֶחָ֑ד אֵ֚ת כָּל־הַדְּבָרִ֣ים הָאֵ֔לֶּה הַכְּתֻבִ֖ים אֶל־בָּבֶֽל׃
      61 וַיֹּ֥אמֶר יִרְמְיָ֖הוּ אֶל־שְׂרָיָ֑ה כְּבֹאֲךָ֣ בָבֶ֔ל וְֽרָאִ֔יתָ וְֽקָרָ֔אתָ אֵ֥ת כָּל־הַדְּבָרִ֖ים הָאֵֽלֶּה׃
      62 וְאָמַרְתָּ֗ יְהוָה֙ אַתָּ֨ה דִבַּ֜רְתָּ אֶל־הַמָּק֤וֹם הַזֶּה֙ לְהַכְרִית֔וֹ לְבִלְתִּ֤י הֱיֽוֹת־בּוֹ֙ יוֹשֵׁ֔ב לְמֵאָדָ֖ם וְעַד־בְּהֵמָ֑ה כִּֽי־שִׁמְמ֥וֹת עוֹלָ֖ם תִּֽהְיֶֽה׃
      63 וְהָיָה֙ כְּכַלֹּ֣תְךָ֔ לִקְרֹ֖א אֶת־הַסֵּ֣פֶר הַזֶּ֑ה תִּקְשֹׁ֤ר עָלָיו֙ אֶ֔בֶן וְהִשְׁלַכְתּ֖וֹ אֶל־תּ֥וֹךְ פְּרָֽת׃
      64 וְאָמַרְתָּ֗ כָּ֠כָה תִּשְׁקַ֨ע בָּבֶ֤ל וְלֹֽא־תָקוּם֙ מִפְּנֵ֣י הָרָעָ֗ה אֲשֶׁ֧ר אָנֹכִ֛י מֵבִ֥יא עָלֶ֖יהָ וְיָעֵ֑פוּ עַד־הֵ֖נָּה דִּבְרֵ֥י יִרְמְיָֽהוּ׃

      Romains 12

      1 Παρακαλῶ οὖν ὑμᾶς, ἀδελφοί, διὰ τῶν οἰκτιρμῶν τοῦ θεοῦ παραστῆσαι τὰ σώματα ὑμῶν θυσίαν ζῶσαν ἁγίαν εὐάρεστον τῷ θεῷ, τὴν λογικὴν λατρείαν ὑμῶν·
      2 καὶ μὴ συσχηματίζεσθε τῷ αἰῶνι τούτῳ, ἀλλὰ μεταμορφοῦσθε τῇ ἀνακαινώσει τοῦ νοός, εἰς τὸ δοκιμάζειν ὑμᾶς τί τὸ θέλημα τοῦ θεοῦ, τὸ ἀγαθὸν καὶ εὐάρεστον καὶ τέλειον.
      3 Λέγω γὰρ διὰ τῆς χάριτος τῆς δοθείσης μοι παντὶ τῷ ὄντι ἐν ὑμῖν μὴ ὑπερφρονεῖν παρ’ ὃ δεῖ φρονεῖν, ἀλλὰ φρονεῖν εἰς τὸ σωφρονεῖν, ἑκάστῳ ὡς ὁ θεὸς ἐμέρισεν μέτρον πίστεως.
      4 καθάπερ γὰρ ἐν ἑνὶ σώματι πολλὰ μέλη ἔχομεν, τὰ δὲ μέλη πάντα οὐ τὴν αὐτὴν ἔχει πρᾶξιν,
      5 οὕτως οἱ πολλοὶ ἓν σῶμά ἐσμεν ἐν Χριστῷ, τὸ δὲ καθ’ εἷς ἀλλήλων μέλη.
      6 ἔχοντες δὲ χαρίσματα κατὰ τὴν χάριν τὴν δοθεῖσαν ἡμῖν διάφορα, εἴτε προφητείαν κατὰ τὴν ἀναλογίαν τῆς πίστεως,
      7 εἴτε διακονίαν ἐν τῇ διακονίᾳ, εἴτε ὁ διδάσκων ἐν τῇ διδασκαλίᾳ,
      8 εἴτε ὁ παρακαλῶν ἐν τῇ παρακλήσει, ὁ μεταδιδοὺς ἐν ἁπλότητι, ὁ προϊστάμενος ἐν σπουδῇ, ὁ ἐλεῶν ἐν ἱλαρότητι.
      9 Ἡ ἀγάπη ἀνυπόκριτος. ἀποστυγοῦντες τὸ πονηρόν, κολλώμενοι τῷ ἀγαθῷ·
      10 τῇ φιλαδελφίᾳ εἰς ἀλλήλους φιλόστοργοι, τῇ τιμῇ ἀλλήλους προηγούμενοι,
      11 τῇ σπουδῇ μὴ ὀκνηροί, τῷ πνεύματι ζέοντες, τῷ κυρίῳ δουλεύοντες,
      12 τῇ ἐλπίδι χαίροντες, τῇ θλίψει ὑπομένοντες, τῇ προσευχῇ προσκαρτεροῦντες,
      13 ταῖς χρείαις τῶν ἁγίων κοινωνοῦντες, τὴν φιλοξενίαν διώκοντες.
      14 εὐλογεῖτε τοὺς διώκοντας, εὐλογεῖτε καὶ μὴ καταρᾶσθε.
      15 χαίρειν μετὰ χαιρόντων, κλαίειν μετὰ κλαιόντων.
      16 τὸ αὐτὸ εἰς ἀλλήλους φρονοῦντες, μὴ τὰ ὑψηλὰ φρονοῦντες ἀλλὰ τοῖς ταπεινοῖς συναπαγόμενοι. μὴ γίνεσθε φρόνιμοι παρ’ ἑαυτοῖς.
      17 μηδενὶ κακὸν ἀντὶ κακοῦ ἀποδιδόντες· προνοούμενοι καλὰ ἐνώπιον πάντων ἀνθρώπων·
      18 εἰ δυνατόν, τὸ ἐξ ὑμῶν μετὰ πάντων ἀνθρώπων εἰρηνεύοντες·
      19 μὴ ἑαυτοὺς ἐκδικοῦντες, ἀγαπητοί, ἀλλὰ δότε τόπον τῇ ὀργῇ, γέγραπται γάρ· Ἐμοὶ ἐκδίκησις, ἐγὼ ἀνταποδώσω, λέγει κύριος.
      20 ἀλλὰ ἐὰν πεινᾷ ὁ ἐχθρός σου, ψώμιζε αὐτόν· ἐὰν διψᾷ, πότιζε αὐτόν· τοῦτο γὰρ ποιῶν ἄνθρακας πυρὸς σωρεύσεις ἐπὶ τὴν κεφαλὴν αὐτοῦ.
      21 μὴ νικῶ ὑπὸ τοῦ κακοῦ, ἀλλὰ νίκα ἐν τῷ ἀγαθῷ τὸ κακόν.
    • 1 Samuel 14

      1 Un jour, Jonathan, fils de Saül, dit au jeune homme qui portait ses armes : « Viens, poussons jusqu'au poste des Philistins qui se trouve là, de l'autre côté. » Il n'en dit rien à son père.
      2 Saül se tenait à la limite de Guibea sous le grenadier de Migron, et la troupe qui était avec lui comptait environ 600 hommes.
      3 C’était Achija, fils d'Achithub – lui-même frère d'I-Kabod, le fils de Phinées et le petit-fils d'Eli, prêtre de l'Eternel à Silo – qui portait l'éphod. Le peuple ne savait pas que Jonathan était parti.
      4 Dans le passage par lequel Jonathan cherchait à arriver au poste des Philistins, il y avait une dent de rocher de chaque côté ; l'une s’appelait Botsets et l'autre Séné.
      5 L'une de ces dents se trouvait au nord, en face de Micmash, et l'autre au sud, en face de Guéba.
      6 Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes : « Viens, poussons jusqu'au poste de ces incirconcis. Peut-être l'Eternel agira-t-il pour nous. En effet, rien ne peut empêcher l'Eternel de sauver, que ce soit au moyen d'un petit ou d'un grand nombre. »
      7 Celui qui portait ses armes lui répondit : « Fais tout ce que tu as dans le cœur, suis ta pensée. Me voici avec toi, prêt à te suivre. »
      8 « Eh bien ! dit Jonathan, allons vers ces hommes et montrons-nous à eux.
      9 S'ils nous disent : ‘Arrêtez-vous jusqu'à ce que nous arrivions vers vous’, nous resterons à notre place et nous ne monterons pas vers eux.
      10 Mais s'ils disent : ‘Montez vers nous’, nous monterons, car l'Eternel les livre entre nos mains. C'est ce qui nous servira de signe. »
      11 Ils se montrèrent tous les deux au poste des Philistins, et les Philistins dirent : « Voilà que les Hébreux sortent des trous où ils se sont cachés. »
      12 Les hommes du poste s'adressèrent ainsi à Jonathan et à son porteur d’armes : « Montez vers nous et nous vous ferons savoir quelque chose. » Jonathan dit à son porteur d’armes : « Monte après moi, car l'Eternel les livre entre les mains d'Israël. »
      13 Jonathan monta en s'aidant des mains et des pieds, et son porteur d’armes le suivit. Les Philistins tombaient devant Jonathan et son porteur d’armes donnait la mort derrière lui.
      14 Dans ce premier combat, Jonathan et son porteur d’armes tuèrent une vingtaine d'hommes, sur un espace limité.
      15 La terreur gagna le camp, la région et tout le peuple ; le poste et ceux qui semaient la dévastation furent eux aussi terrifiés. La terre se mit de plus à trembler. Cela devint une terreur divine.
      16 Les sentinelles de Saül qui se trouvaient à Guibea de Benjamin virent que c’était la débandade générale parmi la foule des Philistins.
      17 Alors Saül dit au peuple qui était avec lui : « Faites donc l’appel et voyez qui nous a quittés. » Ils firent l’appel et l'on vit qu'il manquait Jonathan et son porteur d’armes.
      18 Saül dit à Achija : « Fais approcher l'arche de Dieu ! » En effet, ce jour-là, l'arche de Dieu était avec les Israélites.
      19 Pendant que Saül parlait au prêtre, l’agitation allait toujours en augmentant dans le camp des Philistins. Saül dit au prêtre : « Retire ta main ! »
      20 Puis Saül et tout le peuple qui était avec lui se rassemblèrent et s'avancèrent jusqu'au lieu du combat. Alors les Philistins tournèrent l'épée les uns contre les autres, dans un très grand trouble.
      21 Il y avait des Hébreux parmi les Philistins, comme c’était le cas depuis longtemps. Ils étaient montés avec eux dans le camp, où ils se trouvaient dispersés. Ils se joignirent aux Israélites qui étaient avec Saül et Jonathan.
      22 Tous les hommes d'Israël qui s'étaient cachés dans la région montagneuse d'Ephraïm apprirent que les Philistins prenaient la fuite et se mirent aussi à les poursuivre dans la bataille.
      23 L'Eternel délivra Israël ce jour-là, et le combat se prolongea plus loin encore que Beth-Aven.
      24 La journée fut fatigante pour les Israélites. Saül avait lié le peuple par serment en disant : « Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis ! » et personne n'avait pris de nourriture.
      25 Tout le peuple était arrivé dans une forêt où il y avait du miel à la surface du sol.
      26 Lorsque le peuple entra dans la forêt, il vit le miel qui coulait, mais personne ne porta la main à la bouche, car le peuple respectait le serment.
      27 Quant à Jonathan, il ignorait le serment que son père avait fait faire au peuple. Il avança le bout du bâton qu'il avait à la main, le plongea dans un rayon de miel et ramena la main à la bouche ; et sa vue devint claire.
      28 Alors quelqu'un du peuple lui adressa la parole et dit : « Ton père a fait jurer le peuple en disant : ‘Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture aujourd'hui !’et le peuple est épuisé. »
      29 Jonathan dit : « Mon père fait du tort au peuple. Regardez donc comme ma vue est devenue claire du fait que j'ai goûté un peu de ce miel.
      30 Si aujourd'hui le peuple avait mangé du butin qu'il a trouvé chez ses ennemis, la défaite des Philistins n'aurait-elle pas été plus grande ? »
      31 Ce jour-là, ils portèrent des coups aux Philistins depuis Micmash jusqu'à Ajalon. Le peuple était très fatigué,
      32 et il se jeta sur le butin. Il prit des brebis, des bœufs et des veaux, les égorgea à même le sol et en mangea avec le sang.
      33 On le rapporta à Saül en disant : « Le peuple pèche contre l'Eternel en mangeant de la viande avec le sang. » Saül dit : « Vous commettez un acte d’infidélité. Roulez immédiatement une grande pierre vers moi. »
      34 Puis il ajouta : « Dispersez-vous parmi le peuple et ordonnez à chacun de m'amener son bœuf ou sa brebis et de l'égorger ici. Ensuite vous pourrez manger et vous ne pécherez pas contre l'Eternel en mangeant la viande avec le sang. » Pendant la nuit, chaque membre de la troupe amena son bœuf afin de l'égorger sur la pierre.
      35 Saül construisit un autel pour l'Eternel. Ce fut le premier autel qu'il construisit en l’honneur de l'Eternel.
      36 Saül dit : « Descendons cette nuit à la poursuite des Philistins ! Pillons-les jusqu'au matin, sans laisser de survivant. » Les Israélites répondirent : « Fais tout ce qui te semblera bon. » Alors le prêtre dit : « Approchons-nous ici de Dieu. »
      37 Saül consulta Dieu : « Dois-je descendre à la poursuite des Philistins ? Les livreras-tu entre les mains d'Israël ? » Mais l’Eternel ne lui donna aucune réponse ce jour-là.
      38 Saül dit : « Approchez-vous ici, vous tous, les chefs du peuple. Faites des recherches et voyez quel péché a été commis aujourd'hui.
      39 En effet, l'Eternel, le libérateur d'Israël, est vivant, même si mon fils Jonathan en est l'auteur, il mourra. » Dans tout le peuple, personne ne lui répondit.
      40 Saül dit à tout Israël : « Mettez-vous d'un côté, et mon fils Jonathan et moi, nous serons de l'autre. » Le peuple dit à Saül : « Fais ce qui te semblera bon. »
      41 Saül dit à l'Eternel : « Dieu d'Israël, fais connaître la vérité. » Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple fut libéré.
      42 Saül dit : « Procédez à un tirage au sort entre mon fils Jonathan et moi. » Jonathan fut désigné.
      43 Saül lui dit : « Raconte-moi ce que tu as fait. » Jonathan le lui raconta. Il dit : « J'ai goûté un peu de miel avec le bout du bâton que j'avais à la main. Me voici, prêt à mourir. »
      44 Saül dit : « Que Dieu me traite avec la plus grande sévérité si tu ne meurs pas, Jonathan ! »
      45 Le peuple dit à Saül : « Quoi ! Jonathan mourrait, lui qui a accompli cette grande délivrance en Israël ! Certainement pas ! L'Eternel est vivant ! Pas un cheveu de sa tête ne tombera à terre, car c'est avec Dieu qu'il a agi aujourd’hui. » Ainsi, le peuple sauva Jonathan et il ne mourut pas.
      46 Saül cessa de poursuivre les Philistins et ceux-ci partirent chez eux.
      47 Après avoir pris possession de la royauté sur Israël, Saül fit de tous côtés la guerre à tous ses ennemis : aux Moabites, aux Ammonites, aux Edomites, aux rois de Tsoba et aux Philistins ; et partout où il se tournait, il était vainqueur.
      48 Il montra sa force, battit Amalek et délivra Israël de l’oppression de ceux qui le pillaient.
      49 Les fils de Saül étaient Jonathan, Jishvi et Malkishua. L’aînée de ses deux filles s'appelait Mérab, et la plus jeune Mical.
      50 La femme de Saül s’appelait Achinoam ; elle était la fille d'Achimaats. Le chef de son armée avait pour nom Abner ; il était le fils de Ner, l’oncle de Saül.
      51 Kis, le père de Saül, et Ner, le père d'Abner, étaient les fils d'Abiel.
      52 Pendant toute la vie de Saül, il y eut une guerre acharnée contre les Philistins. Dès que Saül apercevait un homme fort et vaillant, il le prenait à son service.

      Jérémie 51

      1 Voici ce que dit l'Eternel : Je vais faire se lever contre Babylone et contre les habitants de la Babylonie un vent destructeur.
      2 J'envoie contre Babylone des étrangers qui la disperseront et qui videront son pays. Ils fondront de tous côtés sur elle, le jour du malheur.
      3 Qu'on tende l'arc contre celui qui tend son arc et contre celui qui fait le fier dans sa cuirasse ! N'épargnez pas ses jeunes hommes ! Vouez à la destruction toute son armée !
      4 Les blessés mourront dans le pays des Babyloniens, et dans les rues de Babylone ceux qui seront transpercés de coups.
      5 En effet, Israël et Juda ne sont pas abandonnés de leur Dieu, de l'Eternel, le maître de l’univers, et le pays des Babyloniens est rempli de crimes contre le Saint d'Israël.
      6 Fuyez de Babylone, que chacun se sauve ! Ne vous laissez pas réduire au silence par sa faute ! En effet, c'est une période de vengeance pour l'Eternel, il va la traiter comme elle le mérite.
      7 Babylone était une coupe d'or dans la main de l'Eternel. Elle enivrait toute la terre. Les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi elles se sont conduites comme des folles.
      8 Soudain Babylone est tombée, et elle est en pièces. Lamentez-vous sur elle, prenez du baume pour sa plaie : peut-être guérira-t-elle.
      9 « Nous avons soigné Babylone, mais elle n'a pas guéri. Abandonnons-la et que chacun reparte dans son pays, car son jugement atteint le ciel et les nuages.
      10 L'Eternel nous a fait justice. Venez et racontons dans Sion l'œuvre de l'Eternel, notre Dieu ! »
      11 Affûtez les flèches et remplissez les carquois ! L'Eternel a réveillé l'esprit des rois de Médie parce que son plan est de détruire Babylone. Oui, c’est une vengeance de l'Eternel, la vengeance de son temple.
      12 Dressez un étendard vers les murs de Babylone ! Renforcez la garde, postez des sentinelles, placez des embuscades, car l'Eternel a pris une décision, et il accomplit les paroles qu'il a prononcées à l’intention des habitants de Babylone.
      13 Toi qui habites près des grandes eaux, qui possèdes de grands trésors, ta fin est arrivée, tes profits malhonnêtes ont atteint leur limite !
      14 L'Eternel, le maître de l’univers, en a fait le serment par lui-même : « Oui, je te remplirai d'hommes pareils à un nuage de sauterelles, et ils pousseront des cris de guerre contre toi. »
      15 C’est lui qui a fait la terre par sa puissance. Il a fondé le monde par sa sagesse, il a déployé le ciel par son intelligence.
      16 A sa voix, l’eau gronde dans le ciel. Il fait monter les nuages des extrémités de la terre, il déclenche les éclairs et la pluie, il tire le vent de ses trésors.
      17 Tout homme est dépassé, même les plus savants. Tout orfèvre est honteux de sa sculpture sacrée, car son idole n’est que mensonge : le souffle de la vie n’habite pas dans les idoles.
      18 Elles sont sans consistance, ridicules. Quand le moment sera venu d’intervenir contre elles, elles disparaîtront.
      19 Celui qui est le bien de Jacob n'est pas comme elles, car c'est lui qui a tout façonné. Israël est la tribu qui lui appartient. L'Eternel, le maître de l’univers, voilà quel est son nom.
      20 Tu m’as servi de marteau, d’arme de guerre. J'ai mis en pièces par toi des nations. Par toi j'ai détruit des royaumes,
      21 par toi j'ai mis en pièces le cheval et son cavalier, par toi j'ai mis en pièces le char et celui qui le conduisait,
      22 par toi j'ai mis en pièces l'homme et la femme, par toi j'ai mis en pièces le vieillard et l'enfant, par toi j'ai mis en pièces le jeune homme et la jeune fille,
      23 par toi j'ai mis en pièces le berger et son troupeau, par toi j'ai mis en pièces le cultivateur et sa paire de bœufs, par toi j'ai mis en pièces les gouverneurs et les magistrats.
      24 Sous vos yeux, je rendrai à Babylone et à tous les habitants de la Babylonie tout le mal qu'ils ont fait à Sion, déclare l'Eternel.
      25 Oui, je m’en prends à toi, montagne de destruction, déclare l'Eternel, toi qui détruis toute la terre ! Je déploierai ma puissance contre toi, je te précipiterai du haut des rochers et je ferai de toi une montagne carbonisée.
      26 On ne pourra tirer de toi ni pierres angulaires ni pierres de fondation, car tu seras un désert pour toujours, déclare l'Eternel.
      27 Dressez un étendard dans le pays ! Sonnez de la trompette parmi les nations ! Mettez à part des nations aptes à s’attaquer à elle, mobilisez contre elle les royaumes d'Ararat, de Minni et d'Ashkenaz ! Postez des officiers contre elle ! Faites avancer les chevaux comme un nuage de sauterelles !
      28 Mettez à part contre elle les nations, les rois de Médie, ses gouverneurs et tous ses magistrats, et tout le territoire placé sous leur domination !
      29 La terre tremble, elle est bouleversée, car les projets de l'Eternel contre Babylone s’accomplissent : il va faire de la région de Babylone un désert inhabité.
      30 Les guerriers de Babylone cessent de combattre, ils restent dans les forteresses. Leur courage s’est éteint, ils sont devenus comme des femmelettes. On a mis le feu aux habitations, on a brisé les verrous.
      31 Les coursiers se relaient, les messagers se croisent pour annoncer au roi de Babylone que sa ville est prise de tous les côtés,
      32 que les passages sont occupés, les marais embrasés par le feu et les hommes de guerre terrifiés.
      33 En effet, voici ce que dit l'Eternel, le maître de l’univers, le Dieu d'Israël : La fille de Babylone est comme une surface de terrain qu’il est temps de piétiner. Encore un peu de temps et le moment de la moisson sera venu pour elle.
      34 « Nebucadnetsar, roi de Babylone, m'a dévorée, m'a dépouillée. Il m’a laissée pareille à un vase vide. Tel un dragon, il m'a engloutie, il a rempli son ventre de ce que j'avais de précieux. Il m'a chassée.
      35 Que la violence dont j’ai été victime retombe sur Babylone ! » dit l'habitante de Sion. « Que mon sang retombe sur les habitants de la Babylonie ! » dit Jérusalem.
      36 C'est pourquoi, voici ce que dit l'Eternel : Je vais défendre ta cause, je te vengerai ! Je mettrai à sec la mer de Babylone et je ferai disparaître sa source.
      37 Babylone deviendra un tas de ruines, un repaire de chacals, un sujet de consternation et de moquerie. Il n'y aura plus d'habitants.
      38 Ils rugiront ensemble comme des jeunes lions, ils pousseront des cris comme des lionceaux.
      39 Quand ils seront enfiévrés, j’organiserai leur orgie. Je les rendrai ivres pour qu'ils soient gais, qu’ils s'endorment d'un sommeil perpétuel et ne se réveillent plus, déclare l'Eternel.
      40 Je les conduirai à l’abattoir comme des agneaux, comme des béliers et des boucs.
      41 Comment ! Shéshac est prise ! Celle dont toute la terre chantait les louanges est conquise ! Comment ! Babylone n’est plus qu’un sujet de consternation parmi les nations !
      42 La mer a envahi Babylone, elle a été submergée par la masse de ses flots.
      43 Ses villes sont dévastées, la terre est devenue aride et déserte. C'est un pays que plus personne n'habite et où ne passe plus aucun homme.
      44 J’interviendrai contre Bel à Babylone, j'arracherai de sa bouche ce qu'il a dévoré et les nations n'afflueront plus vers lui. Même la muraille de Babylone est tombée !
      45 *Sortez du milieu d'elle, mon peuple, et que chacun se sauve loin de la colère ardente de l'Eternel !
      46 Que votre cœur ne se trouble pas ! N’ayez pas peur des rumeurs qui se propageront sur la terre ! Cette année surviendra une rumeur, l'année suivante une autre rumeur. Il n’y a que violence sur la terre, à un dominateur succède un autre dominateur.
      47 Voilà pourquoi les jours viennent où j’interviendrai contre les sculptures sacrées de Babylone. Tout son pays sera couvert de honte et tous ses blessés mourront au beau milieu d'elle.
      48 Le ciel et la terre, avec tout ce qu’ils contiennent, pousseront des cris de joie à propos de Babylone lorsque les dévastateurs fondront sur elle depuis le nord, déclare l'Eternel.
      49 Babylone aussi tombera, morts d'Israël, tout comme elle a fait tomber des morts partout sur la terre.
      50 Vous qui avez échappé à l'épée, partez sans tarder ! De la terre lointaine, souvenez-vous de l'Eternel et n’oubliez pas Jérusalem !
      51 « Nous étions honteux en entendant les insultes, l’humiliation couvrait notre visage quand des étrangers ont pénétré dans le sanctuaire de la maison de l'Eternel. »
      52 Voilà pourquoi les jours viennent, déclare l'Eternel, où j’interviendrai contre ses sculptures sacrées, et partout dans son pays des blessés feront entendre leurs gémissements.
      53 Même si Babylone monte jusqu'au ciel, même si elle rend ses forteresses inaccessibles du fait de leur hauteur, des dévastateurs viendront contre elle de ma part, déclare l'Eternel.
      54 Des cris proviennent de Babylone, le désastre est grand dans le pays des Babyloniens.
      55 En effet, l'Eternel dévaste Babylone et fait cesser son vacarme assourdissant. Les vagues d’ennemis grondent comme de grandes eaux, on entend leur tapage.
      56 Oui, le dévastateur a fondu sur elle, sur Babylone. Ses guerriers sont capturés, leurs arcs brisés, car l'Eternel est un Dieu qui verse à chacun son salaire, qui traite chacun comme il le mérite.
      57 Je rendrai ivres ses princes et ses sages, ses gouverneurs, ses magistrats et ses guerriers. Ils s'endormiront d'un sommeil perpétuel et ne se réveilleront plus, déclare le roi, celui dont le nom est l'Eternel, le maître de l’univers.
      58 Voici ce que dit l'Eternel, le maître de l’univers : Les murailles de Babylone seront totalement démantelées malgré leur épaisseur et ses portes seront réduites en cendres malgré leur taille. Ainsi *des peuples auront travaillé pour du vide, des nations se seront épuisées pour du feu.
      59 Voici l’ordre donné par le prophète Jérémie à Seraja, fils de Nérija et petit-fils de Machséja, l’aide de camp du roi, lorsqu'il se rendit à Babylone avec Sédécias, roi de Juda, la quatrième année du règne de Sédécias.
      60 Jérémie enregistra par écrit dans un livre tous les malheurs qui devaient frapper Babylone, toutes ces paroles écrites à l’intention de Babylone,
      61 puis il dit à Seraja : « Une fois arrivé à Babylone, tu veilleras à faire la lecture de toutes ces paroles
      62 et tu diras : ‘Eternel, c'est toi qui as déclaré que cet endroit serait rayé de la carte et qu'il ne serait plus habité ni par les hommes ni par les bêtes, mais qu'il deviendrait un désert pour toujours.’
      63 Quand tu auras terminé la lecture de ce livre, tu y attacheras une pierre et tu le jetteras au milieu de l'Euphrate,
      64 puis tu diras : ‘Babylone disparaîtra de la même manière. Elle ne se relèvera pas des malheurs que je ferai venir sur elle. Ils tomberont épuisés.’ » Fin des paroles de Jérémie.

      Romains 12

      1 Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable.
      2 Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
      3 Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir une trop haute opinion de lui-même, mais de garder des sentiments modestes, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée.
      4 En effet, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n'ont pas la même fonction,
      5 de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part.
      6 Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée. Si quelqu’un a le don de prophétie, qu'il l'exerce en accord avec la foi ;
      7 si un autre est appelé à servir, qu'il se consacre à son service. Que celui qui enseigne se donne à son enseignement,
      8 et celui qui a le don d’encourager à l'encouragement. Que celui qui donne le fasse avec générosité, celui qui préside, avec zèle, et que celui qui exerce la bienveillance le fasse avec joie.
      9 Que l'amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien.
      10 Par amour fraternel soyez pleins d'affection les uns pour les autres et rivalisez d'estime réciproque.
      11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit et servez le Seigneur.
      12 Réjouissez-vous dans l'espérance et soyez patients dans la détresse. Persévérez dans la prière.
      13 Pourvoyez aux besoins des saints et exercez l'hospitalité avec empressement.
      14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.
      15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent.
      16 Vivez en plein accord les uns avec les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages.
      17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
      18 Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
      19 Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur.
      20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.
      21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.
    • 1 Samuel 14

      1

      Jonathan lutte contre les Philistins. (1 Samuel 14:1-15)
      La défaite des Philistins. (1 Samuel 14:16-23)
      Saül défend au peuple de manger avant le soir. (1 Samuel 14:24-35)
      Jonathan est désigné par le sort. (1 Samuel 14:36-46)
      La famille de Saül. (1 Samuel 14:47-52)

      Dans ce passage, il semble que Saül soit perdu, et incapable de se sortir de cette situation critique, face aux Philistins.

      Certains, avec raison, ne s'estiment pas en sécurité, s'ils ne sont pas sous la protection divine.

      Saül demanda que l'on approche l'arche, avec un sacrificateur. Il espérait ainsi être « en règle » avec le Tout Puissant, comme c'est le cas d'ailleurs, de ceux dont le cœur est dépourvu de toute humilité et de repentir. Beaucoup aiment avoir des subalternes qui leur prédisent des événements heureux.

      Jonathan ressenti un encouragement divin, qui le désignait pour traiter cette aventure audacieuse.

      Dieu dirigera les pas de ceux qui Le reconnaissent dans toutes leurs voies, et Le recherchent, pour savoir quelle direction suivre, le cœur attentif à Ses ordonnances. Parfois nous trouvons un grand encouragement, en exécutant les tâches qui peuvent nous paraître anodines ; nous constatons alors, à posteriori, que avons été dirigés et toujours bénis par la Providence divine, dans la traversée de situations tout à fait inattendues.

      Tout le peuple d'Israël tremblait. Cela peut s'appeler un « tremblement divin », signifiant par là, qu'il était si intense, que l'on ne pouvait s'y opposer, même en tentant de se raisonner : il venait en fait, directement de la volonté divine.

      Celui qui a fait le cœur, sait bien comment le faire trembler !

      16 Troublés par la Puissance divine, les Philistins se jetèrent les uns contre les autres. Plus il était évident que la puissance céleste dirigeait ce combat contre l'ennemi, plus Saül se demandait si l'Éternel lui donnerait l'entière liberté de ses actes. Mais le roi était tellement avide de frapper l'ennemi chancelant, qu'il ne voulait pas consacrer le moindre instant à louer Dieu, ni écouter ce que ce Dernier avait à lui dire.

      Le croyant n'accomplira jamais avec précipitation une affaire pressante : il saura d'abord consacrer un moment à la prière, pour connaître la volonté de Dieu !

      24 Cet ordre impératif de Saül manquait vraiment de sagesse ; s'il voulait que le peuple d'Israël gagne du temps sur l'ennemi, ce ne pouvait être qu'au détriment de la force nécessaire à la poursuite de ce dernier.

      Il en est de même dans notre vie : notre travail journalier ne peut s'accomplir sans le pain quotidien que nous accorde, dans Sa Grâce, notre Père céleste. Saül, qui se détournait de Dieu, commençait maintenant à Lui construire un autel ! Il manifestait avec zèle, comme le font certaines personnes, une fausse piété, tout en reniant la Puissance divine.

      36 Lorsque Dieu fait « la sourde oreille » à notre prière, nous avons de bonnes raisons de suspecter la présence du péché dans notre cœur : il nous faut alors découvrir cette faute et l'éradiquer définitivement. Nous devrions d'ailleurs toujours être vigilants et nous examiner à ce sujet !

      Le cœur hautain, face à l'épreuve et aux calamités, suspecte d'abord les autres, persuadé que l'iniquité ne se trouve pas « chez lui » !

      Jonathan fut découvert, en tant que contrevenant de l'ordre de Saül. Ceux qui sont les plus indulgents vis-à-vis de leurs propres péchés sont les plus stricts envers ceux des autres ; les personnes qui méprisent l'autorité divine, manifestent souvent de l'impatience quand leurs propres prescriptions ne sont pas exécutées ! Elles risquent alors de subir la malédiction du ciel, se mettant ainsi en danger, elles et leurs familles.

      Quels sont les traits notables du comportement de Saül, dans ce texte ? L'impétuosité, l'orgueil, la malignité et l'impiété. Puissions-nous tirer les leçons de ce passage : sachons discerner les problèmes liés à la nature dépravée du cœur de Saül, livré à lui-même et asservi à son esprit corrompu.

      47 Ce texte est une description générale du règne du roi Saül. Il y a bien peu de raisons d'être fier de cette dignité royale, ni aucun motif pour envier sa position de monarque : il ne tira aucune satisfaction de la possession de son royaume.

      Souvent, la gloire que les hommes peuvent avoir ici-bas n'est qu'une « flamme éphémère », quand surgit la disgrâce et qu'ils subissent le déshonneur et l'ennui.

      Jérémie 51

      1

      La ruine de Babylone ; l’opposition divine à son égard. Ces faits servent d’encouragements à Israël. (Jérémie 51:1-58)
      Confirmation des intentions divines. (Jérémie 51:59-64)

      La chronologie de cette prophétie est assez particulière : de nombreux points sont dispersés et entrelacés dans le temps ; les mêmes évènements sont à la fois écoulés, et se produiront de nouveau !

      Babylone abondait en trésors, cependant, ni ses fontaines, ni sa richesse ne pouvaient réellement la garder en sécurité. Sa destruction survint, alors qu’elle était bien loin de s’en douter.

      Partout où nous sommes, dans les plus grandes profondeurs, comme dans les lieux les plus éloignés, nous devons garder à l’esprit l’existence et la présence du Seigneur, notre Dieu, aux temps des plus grandes craintes, comme des plus grandes espérances !

      L’émotion qui émane de cette chute de la Babylone antique, est de la même nature que celle que l’on connaîtra lors de l’anéantissement de la « Babylone » du Nouveau Testament, citée en Apocalypse 18:9,19. La ruine de tous ceux qui soutiennent l'idolâtrie, l'infidélité, et la superstition, est en quelque sorte nécessaire, pour revivifier la véritable dévotion ; les menaces prophétiques des Saintes Écritures, convergent dans ce sens.

      Cette Babylone antique, « siège » central de la tyrannie, de l'idolâtrie, de la superstition et des persécutions des véritables chrétiens, fut inévitablement condamnée à la destruction. Des multitudes allaient alors pleurer à cause de leurs péchés, et chercher le Seigneur. Les brebis perdues de la maison d'Israël ne seront plus errantes et isolées, mais se réfugieront de nouveau sous la houlette du bon Berger.

      Que l'accomplissement intégral de ces anciennes prophéties puisse affermir notre foi, quant à la totalité des promesses et des prédictions à venir, citées dans les Saintes Écritures !

      59 Cette prophétie est adressée à Babylone et aux captifs qui y sont déportés ; Seraïa est chargé de faire connaître à ses compatriotes, alors en captivité.

      Que ceux qui demeurent dans la foi, puissent constater la triste issue finale réservée à cette puissance babylonienne, afin qu’ils soient encouragés par l’accomplissement de cette prophétie ! Quand nous voyons ce qu'est le monde, avec tous ses éclats, ses brillantes manifestations, et ses vaines illusions, relisons la Parole de Dieu : Tout cela sera réduit à néant !

      Le livre, mentionné dans ce texte, doit être jeté dans l’Euphrate. Ce geste représente la chute de Babylone, décrite dans le Nouveau Testament, (voir Apocalypse 18:21).

      Ceux qui sombrent sous le poids de la colère et des malédictions divines, périssent à jamais. La Babylone spirituelle, et toutes les formes d’antichrist, sombreront bientôt, pour ne jamais plus ressurgir.

      Plaçons notre espérance dans la Parole de Dieu, et saisissons paisiblement le salut qu’elle propose ; nous verrons alors la destruction du méchant, sans toutefois la partager !

      Romains 12

      1

      Les croyants doivent se consacrer à Dieu. (Romains 12:1,2)
      Ils doivent être humbles, et utiliser fidèlement leurs dons spirituels, à leur place respective. (Romains 12:3-8)
      Exhortations à divers devoirs. (Romains 12:9-16)
      Exhortations à une conduite paisible envers tous les hommes, avec indulgence et bienveillance. (Romains 12:17-21)

      L'apôtre, ayant terminé la partie de son épître, dans laquelle il exposait et expliquait diverses doctrines couramment appliquées, insiste, dans ce texte, sur les devoirs importants dictés par l'Évangile.

      Il a imploré les Romains, ses frères en Christ, par la miséricorde divine, à présenter à Dieu, leur corps, comme un sacrifice vivant. C’est en fait un appel puissant. Nous recevons tous les jours du Seigneur les fruits de Sa Miséricorde ! Offrons-Lui tout notre être en retour, tout ce que nous avons, tout ce que nous pouvons faire : d’ailleurs, que cela peut-il représenter, par rapport à toutes les grandes richesses spirituelles qu’Il nous accorde ?

      Que peut accepter Dieu, de notre part ? Un culte raisonnable, (un service intelligent) verset Romains 12:2*, auquel nous sommes capables de donner une raison, par la foi. La conversion et la sanctification sont le renouvellement de l'esprit ; elles consistent en un changement, non pas de la nature, mais des qualités de l'âme. Les progrès de la sanctification, conduisent de plus en plus à « la mort au péché », à une vie droite, éléments qui sont opérés dans un renouvellement spirituel, jusqu'à ce que tout cela soit parachevé dans la Gloire céleste.

      Le grand ennemi de ce renouvellement est l’attirance de notre être vers les attraits de ce monde. Soyons prudents, lorsque nous élaborons des plans, même soi disant positifs : veillons à ce que ces projets ne reposent pas sur les fondements éphémères de ce monde. Ne tombons pas dans les habitudes de ceux qui marchent selon les convoitises de la chair, et qui ont leur esprit braqué sur les désirs terrestres.

      L'œuvre du Saint Esprit commence d'abord par l’ouverture de la compréhension, puis elle opère sur la volonté, les affections et les conversations qui nous animent, jusqu'à ce qu'il y ait un changement dans l'ensemble de notre être, dans la recherche de la ressemblance avec Dieu, dans Sa connaissance, Sa justice et Sa véritable sainteté. Être pieux, c'est nous abandonner à Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      3 L’orgueil est un péché naturel dont nous avons besoin d'être avertis.

      Tous les saints forment un corps en Christ, Celui qui en est la Tête et le Centre. Dans le corps spirituel quelques-uns sont parfaitement aptes à accomplir certaines tâches, auxquelles ils sont appelés ; d'autres sont destinés à des services différents.

      Nous devons accomplir tout le bien dont nous sommes capables, les uns envers les autres, dans l'intérêt commun. Si nous prenions conscience sérieusement des capacités dont nous sommes dotés, (et que nous sommes loin d’exploiter correctement), cela nous rendrait plus reconnaissants envers Dieu. Mais comme nous ne devons pas être fiers de nos talents, nous ne devons pas, de la même manière, sous prétexte d'humilité, devenir oisifs, afin de ne pas chercher à « vivre aux crochets » des autres. Nous ne devons pas dire : « je ne suis rien, donc je vais rester encore assis et ne rien faire » ; tenons plutôt ces propos : « je ne suis rien par moi-même, mais je me donnerai à l'extrême, dans la force de la Grâce de Christ » !

      Quels que soient nos dons, notre situation, cherchons à servir humblement, avec diligence, dans la joie et en toute simplicité, non pas en recherchant notre propre intérêt, mais celui des autres, pour ce monde et celui qui est à venir !

      9 L'amour mutuel entre les chrétiens, doit être sincère, sans hypocrisie, sans arrière pensée, ni flatteries. Dépendant de la Grâce divine, il doit détester tout mal, aimer et se plaire dans tout ce qui est bon et utile.

      Nous ne devons pas seulement pratiquer ce qui est bon, mais nous devons nous y attacher. Tout notre devoir envers notre prochain se résume en un mot : l'amour. Ce dernier se manifeste chez les parents, envers leurs enfants, il est plus tendre et naturel que tout autre, il n’est pas hypocrite, il n’a pas de contrainte.

      L'amour pour Dieu et notre prochain, avec du zèle pour l'Évangile, rendra le chrétien sage, appliqué à toutes ses occupations ici-bas, en lui permettant d'obtenir, à l’occasion, une bonne compétence professionnelle. Dieu doit être servi, sous l’influence du Saint-Esprit. Il est honoré par notre espérance et notre confiance en Lui, particulièrement quand nous nous réjouissons dans de telles pensées. Nous servons le Seigneur, non seulement quand nous travaillons pour Lui, mais aussi lorsque nous restons sereins, face aux souffrances de l’épreuve.

      La patience à l'égard de Dieu est la véritable piété. Ceux qui se réjouissent dans l'espérance céleste seront vraisemblablement patients dans la tribulation. Ne négligeons pas la pratique de la prière, sans nous lasser.

      Non seulement les chrétiens doivent savoir exprimer de la gentillesse pour leurs amis et leurs frères, mais ils ne doivent pas céder à la colère, même contre leurs ennemis. Celui qui n’adresse que de simples paroles d’encouragement à son frère dans le besoin, se moque de lui : en fait, il doit pourvoir à son soutien. Soyez prêt à aider ceux qui pratiquent le bien : si l'occasion se présente, nous devons accueillir des étrangers. Bénissez-les, ne maudissez pas. Cela exige beaucoup de bonne volonté ; il ne s’agit pas de ne les bénir que dans nos prières, en les maudissant en d'autres temps : il faut les aimer en permanence, n’ayant aucune pensée négative à leur égard.

      Le véritable amour chrétien nous fera prendre part aux peines et aux joies des uns et des autres. Cherchez, dans toute la mesure du possible, à vous entendre avec vos frères, dans les mêmes vérités spirituelles ; quand vous constatez que cela est parfois difficile, soyez au moins unis dans votre amour mutuel. Considérez l’orgueil de ce monde et tous ses fastes, avec un saint mépris. N'y portez pas attention ; ne le convoitez pas.

      Contentez-vous de la position où Dieu vous a placés, dans Sa sainte Providence. Rien ne pourra plus nous nuire que le péché. Nous n’éprouverons jamais de condescendance envers les autres, si nous sommes dépassés par nos propres iniquités ; c'est pourquoi tout péché qui subsiste en nous doit être mortifié.

      17 Dès que les hommes sont devenus hostiles à Dieu, ils n’ont pas tardé à se battre entre eux. Ceux qui exercent la piété, doivent s’attendre à rencontrer des ennemis, dans un monde où les « sourires et les amabilités hypocrites » sont rarement en accord avec l’Amour de Christ.

      Il ne faut rendre à personne le mal pour le mal. La vengeance appartient aux « primitifs », inconscients de la présence d'un être suprême au-dessus de leur tête, ou d'une existence future. Nous devons non seulement pratiquer le bien, mais aussi rechercher à faire tout ce qui est respectable, ce qui, par notre témoignage, incite à la piété, tous ceux que nous côtoyons.

      Veillez à pratiquer ce qui procure la paix ; si possible sans offenser Dieu, ni heurter votre conscience. Ne vous vengez pas vous-même. C’est une tâche vile, cependant, un remède existe : laissez agir la colère divine !

      Quand un homme est excité, et que la tension est à son comble, laissez cela passer, de peur que cette fureur ne se tourne contre vous. Notre ligne de conduite, dans ce domaine, est clairement indiquée dans la Parole : si nos ennemis ne sont pas « attendris » par notre bienveillance persévérante, ne cherchons pas vengeance ; ils seront « consommés » par le courroux de Dieu, « à qui appartient la vengeance et la rétribution ».

      Le dernier verset de ce texte exhorte l’homme à avoir des sentiments difficilement acceptables en ce monde : dans toute lutte ou dispute, celui qui se venge est conquis, celui qui pardonne étant le conquérant. Ne soyez pas vaincus par le mal. Apprenez à vous battre contre les mauvais desseins érigés contre vous, en conservant votre âme en paix. Celui qui observe cette règle, sera finalement le plus fort. Les enfants de Dieu sont en droit de se demander s'il n'est pas préférable de posséder une telle sagesse, vis-à-vis de la vengeance, par le biais de l’Esprit saint, plutôt que toutes les richesses de ce monde...

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