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La Bible en 1 an - Jour 240

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La Bible en 1 an - Jour 240

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    • 1 Samuel 20

      1 David s’enfuit de Nayoth, qui est près de la ville de Rama. Il vient trouver Jonatan, le fils de Saül. Il lui demande : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Quel est mon crime ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal contre ton père ? Il veut me tuer. »
      2 Jonatan lui répond : « Sûrement pas ! Tu ne vas pas mourir. Chaque fois que mon père veut faire quelque chose, il me prévient d’abord. Et cette fois-ci, il ne m’a rien dit. Ce n’est donc pas possible ! »
      3 David lui dit encore : « Pourtant, c’est la vérité, je le jure ! Seulement, ton père sait très bien que je suis ton ami. Il s’est peut-être dit : “Si Jonatan apprend cela, il va être trop triste.” Mais je le jure par le SEIGNEUR vivant et par ta vie, je suis à deux pas de la mort. »
      4 Alors Jonatan demande à David : « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Qu’est-ce que tu veux ? »
      5 David répond : « C’est demain la fête de la nouvelle lune. Au repas, je dois normalement m’asseoir près du roi. Mais si tu me donnes l’autorisation de partir, je vais me cacher dans les champs pendant deux jours, jusqu’au soir du deuxième jour.
      6 Si ton père remarque mon absence, tu lui diras : “David m’a demandé la permission d’aller rapidement chez lui à Bethléem. Il voulait participer au sacrifice annuel avec toute sa famille.”
      7 S’il dit : “C’est bien”, je ne risque rien. Mais s’il se met en colère, tu auras la preuve qu’il a vraiment décidé de me tuer.
      8 Montre ta bonté envers moi, puisque tu as fait un pacte d’amitié avec moi devant le SEIGNEUR. Au contraire, si je suis coupable de quelque chose, tue-moi toi-même. Pourquoi m’amener devant ton père ? »
      9 Jonatan dit : « Sûrement pas ! Si j’apprends que mon père a décidé de te faire du mal, je te le dirai, je le jure ! »
      10 David lui demande : « Et si ton père te donne une réponse inquiétante, qui va me prévenir ? »
      11 Jonatan dit à David : « Viens, allons dehors. » Et ils vont tous les deux dans les champs.
      12 Jonatan dit encore à David : « Par le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, je te promets que demain ou après-demain, je poserai des questions à mon père sur ses intentions. Si tout va bien pour toi, je n’enverrai personne pour te le dire.
      13 Mais si mon père veut vraiment te tuer, que le SEIGNEUR me punisse très sévèrement si je n’envoie personne pour te prévenir ! Je te laisserai partir et tu pourras t’en aller sans souci. Je prie le SEIGNEUR d’être avec toi, comme il a été avec mon père.
      14 Plus tard, si je suis encore vivant, occupe-toi de moi avec la bonté du SEIGNEUR. Alors je ne mourrai pas.
      15 Et si je meurs, continue à montrer de la bonté à ma famille, même quand le SEIGNEUR détruira tous tes ennemis un à un, sur cette terre ! »
      16 Alors Jonatan fait un accord d’amitié avec David et avec sa famille. Il dit : « Que le SEIGNEUR se venge des ennemis de David ! »
      17 Jonatan demande aussi à David de faire un serment au nom de son amour pour lui. En effet, Jonatan aime David de tout son cœur.
      18 Jonatan lui dit encore : « Demain, à la fête de la nouvelle lune, les gens verront que tu n’es pas là, car ta place sera vide.
      19 Après-demain, tu iras jusqu’à l’endroit où tu t’es caché la dernière fois. Tu te cacheras derrière le tas de pierres qui se trouve là-bas.
      20 Et moi, je vais lancer trois flèches dans cette direction, comme si je visais quelque chose.
      21 Ensuite, je vais envoyer mon jeune serviteur pour les prendre. Si je lui dis : “Regarde, les flèches ne sont pas très loin de toi, prends-les vite !”, cela veut dire que tout va bien pour toi, et que tu peux revenir. Il n’y aura pas de danger, je le jure par le SEIGNEUR vivant.
      22 Mais si je lui dis : “Les flèches sont encore plus loin !”, alors va-t’en. En effet, le SEIGNEUR veut que tu partes.
      23 Le SEIGNEUR nous aidera à rester toujours fidèles au pacte d’amitié que nous avons fait, toi et moi. »
      24 Alors David va se cacher dans les champs. Le soir de la nouvelle lune, le roi Saül prend place à table pour le repas.
      25 Comme d’habitude, il s’assoit sur le siège qui lui est réservé, contre le mur. Le général Abner s’assoit à côté de lui, et Jonatan en face de lui. Mais la place de David reste vide.
      26 Ce jour-là, Saül ne dit rien. Il pense : « David n’est pas là. C’est un hasard. Peut-être qu’il n’est pas pur. »
      27 Mais le jour suivant, deuxième jour de la fête, la place de David est encore vide. Et Saül demande à son fils Jonatan : « Hier et aujourd’hui, David n’est pas venu au repas. Pourquoi donc ? »
      28 Jonatan répond : « David m’a demandé la permission d’aller à Bethléem.
      29 Il m’a dit : “Laisse-moi partir, nous avons un sacrifice de famille là-bas, et mon frère me demande de venir prendre part à ce sacrifice. Si je suis ton ami, permets-moi d’aller voir ma famille.” Voilà pourquoi David n’est pas venu au repas de fête chez toi. »
      30 Saül se met en colère contre Jonatan et il lui dit : « Fils de chienne ! Je le sais, tu as pris pour ami ce fils de Jessé. C’est ta honte et celle de ta mère !
      31 Mais écoute bien ceci : tant que David est vivant, tu ne seras pas en sécurité. Tu ne pourras pas être roi. C’est pourquoi fais-le arrêter, et qu’il vienne ici, car il mérite la mort ! »
      32 Jonatan lui demande : « Pourquoi est-ce qu’il doit mourir ? Qu’est-ce qu’il a fait de mal ? »
      33 Saül lève sa lance contre Jonatan pour le frapper. Alors, Jonatan comprend que son père est vraiment décidé à tuer David.
      34 Le deuxième jour de la fête, Jonatan refuse de manger et il quitte la table, très en colère. En effet, il est triste, parce que son père a gravement insulté David.
      35 Le matin du jour suivant, Jonatan sort dans les champs et il se rend à l’endroit fixé avec David. Un jeune serviteur l’accompagne.
      36 Jonatan lui dit : « Cours en avant ! Tu ramasseras les flèches que je vais tirer. » Le serviteur court en avant, et Jonatan tire une flèche de façon à le dépasser.
      37 Quand le serviteur arrive là où la flèche est plantée, Jonatan lui crie : « Est-ce que la flèche n’est pas encore plus loin ?
      38 Allons, dépêche-toi, ne t’arrête pas ! » Le serviteur ramasse la flèche et il revient vers Jonatan.
      39 Le serviteur ne sait pas ce qui se passe. Seuls Jonatan et David comprennent.
      40 Jonatan remet son arc et ses flèches à son serviteur et il lui dit de les rapporter en ville.
      41 Alors, le serviteur part, et David sort de sa cachette derrière le tas de pierres. Il s’incline trois fois jusqu’à terre devant Jonatan. David et Jonatan s’embrassent et ils pleurent beaucoup tous les deux.
      42 Ensuite, Jonatan dit à David : « Va en paix ! Et souviens-toi du pacte d’amitié que nous avons fait au nom du SEIGNEUR. Nous avons dit : “Que le SEIGNEUR nous permette de rester toujours fidèles à ce pacte, toi et moi, et nos enfants après nous !” »

      Lamentations 5

      1 SEIGNEUR, n’oublie pas ce qui nous est arrivé. Regarde et vois comme on nous insulte.
      2 Le pays que tu nous as donné est passé à des étrangers, nos maisons sont entre les mains d’inconnus.
      3 Nos pères ne sont plus là, nous voilà orphelins. Nos mères sont comme des veuves.
      4 Notre eau, nous ne pouvons la boire qu’en l’achetant, notre bois, nous ne pouvons l’avoir qu’en le payant.
      5 Ceux qui nous font souffrir ne nous lâchent pas. Nous sommes épuisés, il n’y a pas de repos pour nous.
      6 Nous tendons la main vers l’Égypte et l’Assyrie pour avoir assez à manger.
      7 Nos parents ont péché. Ils ne sont plus là, et c’est nous qui portons le poids de leurs fautes.
      8 Des esclaves sont nos maîtres, et il n’y a personne pour nous arracher à leur pouvoir.
      9 À cause des bandits du désert nous risquons notre vie pour avoir de la nourriture.
      10 À cause de la faim, notre peau est brûlante de fièvre, comme si nous étions dans un four.
      11 Nos ennemis ont fait violence aux femmes dans Sion, et aux jeunes filles dans les villes de Juda.
      12 Ils ont eux-mêmes pendu des ministres, ils n’ont montré aucun respect pour les anciens.
      13 Des jeunes gens portent la pierre qui sert à écraser le grain, des garçons perdent l’équilibre en transportant du bois.
      14 Les vieillards ne vont plus à la porte de la ville, et les jeunes gens ont cessé de chanter.
      15 La joie a disparu de notre cœur, nos danses joyeuses se sont changées en deuil.
      16 Nous avons perdu notre honneur. Nous avons péché, quel malheur pour nous !
      17 Notre cœur est malade, et nous ne voyons plus clair.
      18 En effet, la montagne de Sion est devenue un désert où les renards se promènent.
      19 Mais toi, SEIGNEUR, tu es roi pour toujours, ton pouvoir royal dure de génération en génération.
      20 Est-ce possible que tu nous oublies pour toujours, que tu nous abandonnes pour toute la vie ?
      21 Fais-nous revenir vers toi, SEIGNEUR, et nous reviendrons vraiment. Renouvelle notre vie, rends-la semblable à celle d’autrefois.
      22 Est-ce que tu nous as vraiment rejetés pour toujours ? Est-ce que ta colère dépasse tout ?

      1 Corinthiens 2

      1 Moi-même, frères et sœurs chrétiens, je suis venu chez vous pour vous annoncer le projet caché de Dieu. Mais je ne l’ai pas fait avec des paroles compliquées ni avec des connaissances extraordinaires.
      2 En effet, au milieu de vous, je n’ai rien voulu savoir, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ cloué sur une croix.
      3 Moi-même, devant vous, j’ai été faible, j’avais peur, je tremblais.
      4 Ma parole et mon enseignement n’avaient rien à voir avec les discours convaincants de la sagesse humaine. Mais c’est la puissance de l’Esprit Saint qui apparaissait clairement dans ce que je disais.
      5 Ainsi votre foi ne peut pas s’appuyer sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu.
      6 Pourtant, c’est bien une sagesse que nous enseignons aux chrétiens adultes dans la foi. Mais cette sagesse n’est pas la sagesse de ce monde. Ce n’est pas la sagesse des puissances mauvaises de ce monde, qui seront détruites.
      7 Nous, nous enseignons la sagesse mystérieuse de Dieu qui était restée cachée. Mais avant que le monde existe, Dieu avait préparé cette sagesse pour nous donner de la gloire.
      8 Aucune puissance mauvaise de ce monde n’a connu cette sagesse. Si ces puissances l’avaient connue, elles n’auraient pas fait clouer sur une croix le Seigneur plein de gloire.
      9 En effet, les Livres Saints disent : « Il y a des choses que les yeux ne voient pas. Les oreilles ne les entendent pas, les êtres humains n’y ont jamais pensé. Eh bien, ces choses-là, Dieu les a préparées en faveur de ceux qui ont de l’amour pour lui. »
      10 Et c’est à nous que Dieu les a fait connaître par l’Esprit Saint. En effet, l’Esprit Saint connaît tout, même les secrets les plus profonds de Dieu.
      11 Les secrets d’une personne humaine, qui les connaît ? Personne, sauf l’esprit humain qui est en elle. De même les secrets de Dieu, qui les connaît ? Personne, sauf l’Esprit de Dieu.
      12 Nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, nous avons reçu l’Esprit qui vient de Dieu. Alors nous pouvons reconnaître les dons que Dieu nous a faits.
      13 Nous ne parlons pas de ces dons avec les mots que la sagesse humaine enseigne, nous en parlons avec les mots que l’Esprit de Dieu nous enseigne. Ainsi nous expliquons les choses de l’Esprit de Dieu avec les mots qui viennent de cet Esprit.
      14 Celui qui pense seulement de manière humaine n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu. Pour lui, c’est une folie, et il ne peut pas comprendre cela. Oui, c’est seulement l’Esprit Saint qui permet de bien juger ces choses.
      15 Et celui qui a l’Esprit Saint peut juger de tout, mais lui, personne ne peut le juger.
      16 Les Livres Saints disent : « Qui connaît la pensée du Seigneur ? Qui peut lui donner des conseils ? » Eh bien, nous, nous avons la pensée du Christ.
    • 1 Samuel 20

      1 וַיִּבְרַ֣ח דָּוִ֔ד *מנוות **מִנָּי֖וֹת בָּרָמָ֑ה וַיָּבֹ֞א וַיֹּ֣אמֶר ׀ לִפְנֵ֣י יְהוֹנָתָ֗ן מֶ֤ה עָשִׂ֙יתִי֙ מֶֽה־עֲוֺנִ֤י וּמֶֽה־חַטָּאתִי֙ לִפְנֵ֣י אָבִ֔יךָ כִּ֥י מְבַקֵּ֖שׁ אֶת־נַפְשִֽׁי׃
      2 וַיֹּ֨אמֶר ל֣וֹ חָלִילָה֮ לֹ֣א תָמוּת֒ הִנֵּ֡ה *לו־*עשה **לֹֽא־**יַעֲשֶׂ֨ה אָבִ֜י דָּבָ֣ר גָּד֗וֹל א֚וֹ דָּבָ֣ר קָטֹ֔ן וְלֹ֥א יִגְלֶ֖ה אֶת־אָזְנִ֑י וּמַדּוּעַ֩ יַסְתִּ֨יר אָבִ֥י מִמֶּ֛נִּי אֶת־הַדָּבָ֥ר הַזֶּ֖ה אֵ֥ין זֹֽאת׃
      3 וַיִּשָּׁבַ֨ע ע֜וֹד דָּוִ֗ד וַיֹּ֙אמֶר֙ יָדֹ֨עַ יָדַ֜ע אָבִ֗יךָ כִּֽי־מָצָ֤אתִי חֵן֙ בְּעֵינֶ֔יךָ וַיֹּ֛אמֶר אַל־יֵֽדַע־זֹ֥את יְהוֹנָתָ֖ן פֶּן־יֵֽעָצֵ֑ב וְאוּלָ֗ם חַי־יְהוָה֙ וְחֵ֣י נַפְשֶׁ֔ךָ כִּ֣י כְפֶ֔שַׂע בֵּינִ֖י וּבֵ֥ין הַמָּֽוֶת׃
      4 וַיֹּ֥אמֶר יְהוֹנָתָ֖ן אֶל־דָּוִ֑ד מַה־תֹּאמַ֥ר נַפְשְׁךָ֖ וְאֶֽעֱשֶׂה־לָּֽךְ׃
      5 וַיֹּ֨אמֶר דָּוִ֜ד אֶל־יְהוֹנָתָ֗ן הִֽנֵּה־חֹ֙דֶשׁ֙ מָחָ֔ר וְאָנֹכִ֛י יָשֹׁב־אֵשֵׁ֥ב עִם־הַמֶּ֖לֶךְ לֶאֱכ֑וֹל וְשִׁלַּחְתַּ֙נִי֙ וְנִסְתַּרְתִּ֣י בַשָּׂדֶ֔ה עַ֖ד הָעֶ֥רֶב הַשְּׁלִשִֽׁית׃
      6 אִם־פָּקֹ֥ד יִפְקְדֵ֖נִי אָבִ֑יךָ וְאָמַרְתָּ֗ נִשְׁאֹל֩ נִשְׁאַ֨ל מִמֶּ֤נִּי דָוִד֙ לָרוּץ֙ בֵּֽית־לֶ֣חֶם עִיר֔וֹ כִּ֣י זֶ֧בַח הַיָּמִ֛ים שָׁ֖ם לְכָל־הַמִּשְׁפָּחָֽה׃
      7 אִם־כֹּ֥ה יֹאמַ֛ר ט֖וֹב שָׁל֣וֹם לְעַבְדֶּ֑ךָ וְאִם־חָרֹ֤ה יֶֽחֱרֶה֙ ל֔וֹ דַּ֕ע כִּֽי־כָלְתָ֥ה הָרָעָ֖ה מֵעִמּֽוֹ׃
      8 וְעָשִׂ֤יתָ חֶ֙סֶד֙ עַל־עַבְדֶּ֔ךָ כִּ֚י בִּבְרִ֣ית יְהוָ֔ה הֵבֵ֥אתָ אֶֽת־עַבְדְּךָ֖ עִמָּ֑ךְ וְאִם־יֶשׁ־בִּ֤י עָוֺן֙ הֲמִיתֵ֣נִי אַ֔תָּה וְעַד־אָבִ֖יךָ לָמָּה־זֶּ֥ה תְבִיאֵֽנִי׃
      9 וַיֹּ֥אמֶר יְהוֹנָתָ֖ן חָלִ֣ילָה לָּ֑ךְ כִּ֣י ׀ אִם־יָדֹ֣עַ אֵדַ֗ע כִּֽי־כָלְתָ֨ה הָרָעָ֜ה מֵעִ֤ם אָבִי֙ לָב֣וֹא עָלֶ֔יךָ וְלֹ֥א אֹתָ֖הּ אַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      10 וַיֹּ֤אמֶר דָּוִד֙ אֶל־יְה֣וֹנָתָ֔ן מִ֖י יַגִּ֣יד לִ֑י א֛וֹ מַה־יַּעַנְךָ֥ אָבִ֖יךָ קָשָֽׁה׃
      11 וַיֹּ֤אמֶר יְהֽוֹנָתָן֙ אֶל־דָּוִ֔ד לְכָ֖ה וְנֵצֵ֣א הַשָּׂדֶ֑ה וַיֵּצְא֥וּ שְׁנֵיהֶ֖ם הַשָּׂדֶֽה׃
      12 וַיֹּ֨אמֶר יְהוֹנָתָ֜ן אֶל־דָּוִ֗ד יְהוָ֞ה אֱלֹהֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ כִּֽי־אֶחְקֹ֣ר אֶת־אָבִ֗י כָּעֵ֤ת ׀ מָחָר֙ הַשְּׁלִשִׁ֔ית וְהִנֵּה־ט֖וֹב אֶל־דָּוִ֑ד וְלֹֽא־אָז֙ אֶשְׁלַ֣ח אֵלֶ֔יךָ וְגָלִ֖יתִי אֶת־אָזְנֶֽךָ׃
      13 כֹּֽה־יַעֲשֶׂה֩ יְהוָ֨ה לִֽיהוֹנָתָ֜ן וְכֹ֣ה יֹסִ֗יף כִּֽי־יֵיטִ֨ב אֶל־אָבִ֤י אֶת־הָֽרָעָה֙ עָלֶ֔יךָ וְגָלִ֙יתִי֙ אֶת־אָזְנֶ֔ךָ וְשִׁלַּחְתִּ֖יךָ וְהָלַכְתָּ֣ לְשָׁל֑וֹם וִיהִ֤י יְהוָה֙ עִמָּ֔ךְ כַּאֲשֶׁ֥ר הָיָ֖ה עִם־אָבִֽי׃
      14 וְלֹ֖א אִם־עוֹדֶ֣נִּי חָ֑י וְלֹֽא־תַעֲשֶׂ֧ה עִמָּדִ֛י חֶ֥סֶד יְהוָ֖ה וְלֹ֥א אָמֽוּת׃
      15 וְלֹֽא־תַכְרִ֧ת אֶֽת־חַסְדְּךָ֛ מֵעִ֥ם בֵּיתִ֖י עַד־עוֹלָ֑ם וְלֹ֗א בְּהַכְרִ֤ת יְהוָה֙ אֶת־אֹיְבֵ֣י דָוִ֔ד אִ֕ישׁ מֵעַ֖ל פְּנֵ֥י הָאֲדָמָֽה׃
      16 וַיִּכְרֹ֥ת יְהוֹנָתָ֖ן עִם־בֵּ֣ית דָּוִ֑ד וּבִקֵּ֣שׁ יְהוָ֔ה מִיַּ֖ד אֹיְבֵ֥י דָוִֽד׃
      17 וַיּ֤וֹסֶף יְהֽוֹנָתָן֙ לְהַשְׁבִּ֣יעַ אֶת־דָּוִ֔ד בְּאַהֲבָת֖וֹ אֹת֑וֹ כִּֽי־אַהֲבַ֥ת נַפְשׁ֖וֹ אֲהֵבֽוֹ׃
      18 וַיֹּֽאמֶר־ל֥וֹ יְהוֹנָתָ֖ן מָחָ֣ר חֹ֑דֶשׁ וְנִפְקַ֕דְתָּ כִּ֥י יִפָּקֵ֖ד מוֹשָׁבֶֽךָ׃
      19 וְשִׁלַּשְׁתָּ֙ תֵּרֵ֣ד מְאֹ֔ד וּבָאתָ֙ אֶל־הַמָּק֔וֹם אֲשֶׁר־נִסְתַּ֥רְתָּ שָּׁ֖ם בְּי֣וֹם הַֽמַּעֲשֶׂ֑ה וְיָ֣שַׁבְתָּ֔ אֵ֖צֶל הָאֶ֥בֶן הָאָֽזֶל׃
      20 וַאֲנִ֕י שְׁלֹ֥שֶׁת הַחִצִּ֖ים צִדָּ֣ה אוֹרֶ֑ה לְשַֽׁלַּֽח־לִ֖י לְמַטָּרָֽה׃
      21 וְהִנֵּה֙ אֶשְׁלַ֣ח אֶת־הַנַּ֔עַר לֵ֖ךְ מְצָ֣א אֶת־הַחִצִּ֑ים אִם־אָמֹר֩ אֹמַ֨ר לַנַּ֜עַר הִנֵּ֥ה הַחִצִּ֣ים ׀ מִמְּךָ֣ וָהֵ֗נָּה קָחֶ֧נּוּ ׀ וָבֹ֛אָה כִּֽי־שָׁל֥וֹם לְךָ֛ וְאֵ֥ין דָּבָ֖ר חַי־יְהוָֽה׃
      22 וְאִם־כֹּ֤ה אֹמַר֙ לָעֶ֔לֶם הִנֵּ֥ה הַחִצִּ֖ים מִמְּךָ֣ וָהָ֑לְאָה לֵ֕ךְ כִּ֥י שִֽׁלַּחֲךָ֖ יְהוָֽה׃
      23 וְהַ֨דָּבָ֔ר אֲשֶׁ֥ר דִּבַּ֖רְנוּ אֲנִ֣י וָאָ֑תָּה הִנֵּ֧ה יְהוָ֛ה בֵּינִ֥י וּבֵינְךָ֖ עַד־עוֹלָֽם׃
      24 וַיִּסָּתֵ֥ר דָּוִ֖ד בַּשָּׂדֶ֑ה וַיְהִ֣י הַחֹ֔דֶשׁ וַיֵּ֧שֶׁב הַמֶּ֛לֶךְ *על־**אֶל־הַלֶּ֖חֶם לֶאֱכֽוֹל׃
      25 וַיֵּ֣שֶׁב הַ֠מֶּלֶךְ עַל־מ֨וֹשָׁב֜וֹ כְּפַ֣עַם ׀ בְּפַ֗עַם אֶל־מוֹשַׁב֙ הַקִּ֔יר וַיָּ֙קָם֙ יְה֣וֹנָתָ֔ן וַיֵּ֥שֶׁב אַבְנֵ֖ר מִצַּ֣ד שָׁא֑וּל וַיִּפָּקֵ֖ד מְק֥וֹם דָּוִֽד׃
      26 וְלֹֽא־דִבֶּ֥ר שָׁא֛וּל מְא֖וּמָה בַּיּ֣וֹם הַה֑וּא כִּ֤י אָמַר֙ מִקְרֶ֣ה ה֔וּא בִּלְתִּ֥י טָה֛וֹר ה֖וּא כִּֽי־לֹ֥א טָהֽוֹר׃
      27 וַיְהִ֗י מִֽמָּחֳרַ֤ת הַחֹ֙דֶשׁ֙ הַשֵּׁנִ֔י וַיִּפָּקֵ֖ד מְק֣וֹם דָּוִ֑ד סוַיֹּ֤אמֶר שָׁאוּל֙ אֶל־יְהוֹנָתָ֣ן בְּנ֔וֹ מַדּ֜וּעַ לֹא־בָ֧א בֶן־יִשַׁ֛י גַּם־תְּמ֥וֹל גַּם־הַיּ֖וֹם אֶל־הַלָּֽחֶם׃
      28 וַיַּ֥עַן יְהוֹנָתָ֖ן אֶת־שָׁא֑וּל נִשְׁאֹ֨ל נִשְׁאַ֥ל דָּוִ֛ד מֵעִמָּדִ֖י עַד־בֵּ֥ית לָֽחֶם׃
      29 וַיֹּ֡אמֶר שַׁלְּחֵ֣נִי נָ֡א כִּ֣י זֶבַח֩ מִשְׁפָּחָ֨ה לָ֜נוּ בָּעִ֗יר וְה֤וּא צִוָּֽה־לִי֙ אָחִ֔י וְעַתָּ֗ה אִם־מָצָ֤אתִי חֵן֙ בְּעֵינֶ֔יךָ אִמָּ֥לְטָה נָּ֖א וְאֶרְאֶ֣ה אֶת־אֶחָ֑י עַל־כֵּ֣ן לֹא־בָ֔א אֶל־שֻׁלְחַ֖ן הַמֶּֽלֶךְ׃
      30 וַיִּֽחַר־אַ֤ף שָׁאוּל֙ בִּיה֣וֹנָתָ֔ן וַיֹּ֣אמֶר ל֔וֹ בֶּֽן־נַעֲוַ֖ת הַמַּרְדּ֑וּת הֲל֣וֹא יָדַ֗עְתִּי כִּֽי־בֹחֵ֤ר אַתָּה֙ לְבֶן־יִשַׁ֔י לְבָ֨שְׁתְּךָ֔ וּלְבֹ֖שֶׁת עֶרְוַ֥ת אִמֶּֽךָ׃
      31 כִּ֣י כָל־הַיָּמִ֗ים אֲשֶׁ֤ר בֶּן־יִשַׁי֙ חַ֣י עַל־הָאֲדָמָ֔ה לֹ֥א תִכּ֖וֹן אַתָּ֣ה וּמַלְכוּתֶ֑ךָ וְעַתָּ֗ה שְׁלַ֨ח וְקַ֤ח אֹתוֹ֙ אֵלַ֔י כִּ֥י בֶן־מָ֖וֶת הֽוּא׃
      32 וַיַּ֙עַן֙ יְה֣וֹנָתָ֔ן אֶת־שָׁא֖וּל אָבִ֑יו וַיֹּ֧אמֶר אֵלָ֛יו לָ֥מָּה יוּמַ֖ת מֶ֥ה עָשָֽׂה׃
      33 וַיָּ֨טֶל שָׁא֧וּל אֶֽת־הַחֲנִ֛ית עָלָ֖יו לְהַכֹּת֑וֹ וַיֵּ֙דַע֙ יְה֣וֹנָתָ֔ן כִּֽי־כָ֥לָה הִ֛יא מֵעִ֥ם אָבִ֖יו לְהָמִ֥ית אֶת־דָּוִֽד׃
      34 וַיָּ֧קָם יְהוֹנָתָ֛ן מֵעִ֥ם הַשֻּׁלְחָ֖ן בָּחֳרִי־אָ֑ף וְלֹא־אָכַ֞ל בְּיוֹם־הַחֹ֤דֶשׁ הַשֵּׁנִי֙ לֶ֔חֶם כִּ֤י נֶעְצַב֙ אֶל־דָּוִ֔ד כִּ֥י הִכְלִמ֖וֹ אָבִֽיו׃
      35 וַיְהִ֣י בַבֹּ֔קֶר וַיֵּצֵ֧א יְהוֹנָתָ֛ן הַשָּׂדֶ֖ה לְמוֹעֵ֣ד דָּוִ֑ד וְנַ֥עַר קָטֹ֖ן עִמּֽוֹ׃
      36 וַיֹּ֣אמֶר לְנַעֲר֔וֹ רֻ֗ץ מְצָ֥א נָא֙ אֶת־הַ֣חִצִּ֔ים אֲשֶׁ֥ר אָנֹכִ֖י מוֹרֶ֑ה הַנַּ֣עַר רָ֔ץ וְהֽוּא־יָרָ֥ה הַחֵ֖צִי לְהַעֲבִרֽוֹ׃
      37 וַיָּבֹ֤א הַנַּ֙עַר֙ עַד־מְק֣וֹם הַחֵ֔צִי אֲשֶׁ֥ר יָרָ֖ה יְהוֹנָתָ֑ן וַיִּקְרָ֨א יְהוֹנָתָ֜ן אַחֲרֵ֤י הַנַּ֙עַר֙ וַיֹּ֔אמֶר הֲל֥וֹא הַחֵ֖צִי מִמְּךָ֥ וָהָֽלְאָה׃
      38 וַיִּקְרָ֤א יְהֽוֹנָתָן֙ אַחֲרֵ֣י הַנַּ֔עַר מְהֵרָ֥ה ח֖וּשָׁה אַֽל־תַּעֲמֹ֑ד וַיְלַקֵּ֞ט נַ֤עַר יְהֽוֹנָתָן֙ אֶת־*החצי **הַ֣חִצִּ֔ים וַיָּבֹ֖א אֶל־אֲדֹנָֽיו׃
      39 וְהַנַּ֖עַר לֹֽא־יָדַ֣ע מְא֑וּמָה אַ֤ךְ יְהֽוֹנָתָן֙ וְדָוִ֔ד יָדְע֖וּ אֶת־הַדָּבָֽר׃
      40 וַיִּתֵּ֤ן יְהֽוֹנָתָן֙ אֶת־כֵּלָ֔יו אֶל־הַנַּ֖עַר אֲשֶׁר־ל֑וֹ וַיֹּ֣אמֶר ל֔וֹ לֵ֖ךְ הָבֵ֥יא הָעִֽיר׃
      41 הַנַּעַר֮ בָּא֒ וְדָוִ֗ד קָ֚ם מֵאֵ֣צֶל הַנֶּ֔גֶב וַיִּפֹּ֨ל לְאַפָּ֥יו אַ֛רְצָה וַיִּשְׁתַּ֖חוּ שָׁלֹ֣שׁ פְּעָמִ֑ים וַֽיִּשְּׁק֣וּ ׀ אִ֣ישׁ אֶת־רֵעֵ֗הוּ וַיִּבְכּוּ֙ אִ֣ישׁ אֶת־רֵעֵ֔הוּ עַד־דָּוִ֖ד הִגְדִּֽיל׃
      42 וַיֹּ֧אמֶר יְהוֹנָתָ֛ן לְדָוִ֖ד לֵ֣ךְ לְשָׁל֑וֹם אֲשֶׁר֩ נִשְׁבַּ֨עְנוּ שְׁנֵ֜ינוּ אֲנַ֗חְנוּ בְּשֵׁ֤ם יְהוָה֙ לֵאמֹ֔ר יְהוָ֞ה יִֽהְיֶ֣ה ׀ בֵּינִ֣י וּבֵינֶ֗ךָ וּבֵ֥ין זַרְעִ֛י וּבֵ֥ין זַרְעֲךָ֖ עַד־עוֹלָֽם׃

      Lamentations 5

      1 זְכֹ֤ר יְהוָה֙ מֶֽה־הָ֣יָה לָ֔נוּ *הביט **הַבִּ֖יטָה וּרְאֵ֥ה אֶת־חֶרְפָּתֵֽנוּ׃
      2 נַחֲלָתֵ֙נוּ֙ נֶֽהֶפְכָ֣ה לְזָרִ֔ים בָּתֵּ֖ינוּ לְנָכְרִֽים׃
      3 יְתוֹמִ֤ים הָיִ֙ינוּ֙ *אין **וְאֵ֣ין אָ֔ב אִמֹּתֵ֖ינוּ כְּאַלְמָנֽוֹת׃
      4 מֵימֵ֙ינוּ֙ בְּכֶ֣סֶף שָׁתִ֔ינוּ עֵצֵ֖ינוּ בִּמְחִ֥יר יָבֹֽאוּ׃
      5 עַ֤ל צַוָּארֵ֙נוּ֙ נִרְדָּ֔פְנוּ יָגַ֖עְנוּ *לא **וְלֹ֥א הֽוּנַ֖ח לָֽנוּ׃
      6 מִצְרַ֙יִם֙ נָתַ֣נּוּ יָ֔ד אַשּׁ֖וּר לִשְׂבֹּ֥עַֽ לָֽחֶם׃
      7 אֲבֹתֵ֤ינוּ חָֽטְאוּ֙ *אינם **וְאֵינָ֔ם *אנחנו **וַאֲנַ֖חְנוּ עֲוֺנֹתֵיהֶ֥ם סָבָֽלְנוּ׃
      8 עֲבָדִים֙ מָ֣שְׁלוּ בָ֔נוּ פֹּרֵ֖ק אֵ֥ין מִיָּדָֽם׃
      9 בְּנַפְשֵׁ֙נוּ֙ נָבִ֣יא לַחְמֵ֔נוּ מִפְּנֵ֖י חֶ֥רֶב הַמִּדְבָּֽר׃
      10 עוֹרֵ֙נוּ֙ כְּתַנּ֣וּר נִכְמָ֔רוּ מִפְּנֵ֖י זַלְעֲפ֥וֹת רָעָֽב׃
      11 נָשִׁים֙ בְּצִיּ֣וֹן עִנּ֔וּ בְּתֻלֹ֖ת בְּעָרֵ֥י יְהוּדָֽה׃
      12 שָׂרִים֙ בְּיָדָ֣ם נִתְל֔וּ פְּנֵ֥י זְקֵנִ֖ים לֹ֥א נֶהְדָּֽרוּ׃
      13 בַּחוּרִים֙ טְח֣וֹן נָשָׂ֔אוּ וּנְעָרִ֖ים בָּעֵ֥ץ כָּשָֽׁלוּ׃
      14 זְקֵנִים֙ מִשַּׁ֣עַר שָׁבָ֔תוּ בַּחוּרִ֖ים מִנְּגִינָתָֽם׃
      15 שָׁבַת֙ מְשׂ֣וֹשׂ לִבֵּ֔נוּ נֶהְפַּ֥ךְ לְאֵ֖בֶל מְחֹלֵֽנוּ׃
      16 נָֽפְלָה֙ עֲטֶ֣רֶת רֹאשֵׁ֔נוּ אֽוֹי־נָ֥א לָ֖נוּ כִּ֥י חָטָֽאנוּ׃
      17 עַל־זֶ֗ה הָיָ֤ה דָוֶה֙ לִבֵּ֔נוּ עַל־אֵ֖לֶּה חָשְׁכ֥וּ עֵינֵֽינוּ׃
      18 עַ֤ל הַר־צִיּוֹן֙ שֶׁשָּׁמֵ֔ם שׁוּעָלִ֖ים הִלְּכוּ־בֽוֹ׃
      19 אַתָּ֤ה יְהוָה֙ לְעוֹלָ֣ם תֵּשֵׁ֔ב כִּסְאֲךָ֖ לְדֹ֥ר וָדֽוֹר׃
      20 לָ֤מָּה לָנֶ֙צַח֙ תִּשְׁכָּחֵ֔נוּ תַּֽעַזְבֵ֖נוּ לְאֹ֥רֶךְ יָמִֽים׃
      21 הֲשִׁיבֵ֨נוּ יְהוָ֤ה ׀ אֵלֶ֙יךָ֙ *ונשוב **וְֽנָשׁ֔וּבָה חַדֵּ֥שׁ יָמֵ֖ינוּ כְּקֶֽדֶם׃
      22 כִּ֚י אִם־מָאֹ֣ס מְאַסְתָּ֔נוּ קָצַ֥פְתָּ עָלֵ֖ינוּ עַד־מְאֹֽד׃

      1 Corinthiens 2

      1 Κἀγὼ ἐλθὼν πρὸς ὑμᾶς, ἀδελφοί, ἦλθον οὐ καθ’ ὑπεροχὴν λόγου ἢ σοφίας καταγγέλλων ὑμῖν τὸ μαρτύριον τοῦ θεοῦ.
      2 οὐ γὰρ ἔκρινά τι εἰδέναι ἐν ὑμῖν εἰ μὴ Ἰησοῦν Χριστὸν καὶ τοῦτον ἐσταυρωμένον·
      3 κἀγὼ ἐν ἀσθενείᾳ καὶ ἐν φόβῳ καὶ ἐν τρόμῳ πολλῷ ἐγενόμην πρὸς ὑμᾶς,
      4 καὶ ὁ λόγος μου καὶ τὸ κήρυγμά μου οὐκ ἐν πειθοῖ σοφίας ἀλλ’ ἐν ἀποδείξει πνεύματος καὶ δυνάμεως,
      5 ἵνα ἡ πίστις ὑμῶν μὴ ᾖ ἐν σοφίᾳ ἀνθρώπων ἀλλ’ ἐν δυνάμει θεοῦ.
      6 Σοφίαν δὲ λαλοῦμεν ἐν τοῖς τελείοις, σοφίαν δὲ οὐ τοῦ αἰῶνος τούτου οὐδὲ τῶν ἀρχόντων τοῦ αἰῶνος τούτου τῶν καταργουμένων·
      7 ἀλλὰ λαλοῦμεν θεοῦ σοφίαν ἐν μυστηρίῳ, τὴν ἀποκεκρυμμένην, ἣν προώρισεν ὁ θεὸς πρὸ τῶν αἰώνων εἰς δόξαν ἡμῶν·
      8 ἣν οὐδεὶς τῶν ἀρχόντων τοῦ αἰῶνος τούτου ἔγνωκεν, εἰ γὰρ ἔγνωσαν, οὐκ ἂν τὸν κύριον τῆς δόξης ἐσταύρωσαν·
      9 ἀλλὰ καθὼς γέγραπται· Ἃ ὀφθαλμὸς οὐκ εἶδεν καὶ οὖς οὐκ ἤκουσεν καὶ ἐπὶ καρδίαν ἀνθρώπου οὐκ ἀνέβη, ὅσα ἡτοίμασεν ὁ θεὸς τοῖς ἀγαπῶσιν αὐτόν.
      10 ἡμῖν γὰρ ἀπεκάλυψεν ὁ θεὸς διὰ τοῦ πνεύματος, τὸ γὰρ πνεῦμα πάντα ἐραυνᾷ, καὶ τὰ βάθη τοῦ θεοῦ.
      11 τίς γὰρ οἶδεν ἀνθρώπων τὰ τοῦ ἀνθρώπου εἰ μὴ τὸ πνεῦμα τοῦ ἀνθρώπου τὸ ἐν αὐτῷ; οὕτως καὶ τὰ τοῦ θεοῦ οὐδεὶς ἔγνωκεν εἰ μὴ τὸ πνεῦμα τοῦ θεοῦ.
      12 ἡμεῖς δὲ οὐ τὸ πνεῦμα τοῦ κόσμου ἐλάβομεν ἀλλὰ τὸ πνεῦμα τὸ ἐκ τοῦ θεοῦ, ἵνα εἰδῶμεν τὰ ὑπὸ τοῦ θεοῦ χαρισθέντα ἡμῖν·
      13 ἃ καὶ λαλοῦμεν οὐκ ἐν διδακτοῖς ἀνθρωπίνης σοφίας λόγοις, ἀλλ’ ἐν διδακτοῖς πνεύματος, πνευματικοῖς πνευματικὰ συγκρίνοντες.
      14 Ψυχικὸς δὲ ἄνθρωπος οὐ δέχεται τὰ τοῦ πνεύματος τοῦ θεοῦ, μωρία γὰρ αὐτῷ ἐστίν, καὶ οὐ δύναται γνῶναι, ὅτι πνευματικῶς ἀνακρίνεται·
      15 ὁ δὲ πνευματικὸς ἀνακρίνει τὰ πάντα, αὐτὸς δὲ ὑπ’ οὐδενὸς ἀνακρίνεται.
      16 τίς γὰρ ἔγνω νοῦν κυρίου, ὃς συμβιβάσει αὐτόν; ἡμεῖς δὲ νοῦν Χριστοῦ ἔχομεν.
    • 1 Samuel 20

      1 David s'enfuit de Najoth, près de Rama. Il alla trouver Jonathan et dit : « Qu'ai-je fait ? Quelle est ma faute, quel est mon péché aux yeux de ton père, pour qu'il en veuille à ma vie ? »
      2 Jonathan lui répondit : « Certainement pas, tu ne mourras pas. Mon père ne fait absolument rien sans m'en informer. Pourquoi donc me cacherait-il cela ? Non, ce n’est pas le cas. »
      3 David répéta avec serment : « Ton père sait bien que j'ai trouvé grâce à tes yeux et il se sera dit : ‘Que Jonathan ne le sache pas, cela lui ferait de la peine.’Mais l'Eternel est vivant et ton âme est vivante, il n'y a qu'un pas entre moi et la mort. »
      4 Jonathan dit à David : « Je ferai pour toi ce que tu voudras. »
      5 David lui répondit : « Demain, c’est le début du mois et je devrais normalement manger à la table du roi. Laisse-moi partir. Je me cacherai dans les champs jusqu'au soir du troisième jour.
      6 Si ton père remarque mon absence, tu diras : ‘David m'a supplié de le laisser aller à Bethléhem, sa ville d’origine, parce qu'il y a un sacrifice annuel pour toute sa famille.’
      7 S'il dit : ‘C'est bien’, ton serviteur alors n'a rien à craindre. Mais si la colère s'empare de lui, sache qu’il a décidé de me faire du mal.
      8 Montre donc ton attachement à ton serviteur, puisque tu as fait une alliance devant l'Eternel avec moi. Et si je suis coupable de quelque chose, enlève-moi toi-même la vie. En effet, pourquoi me conduirais-tu jusqu'à ton père ? »
      9 Jonathan lui dit : « Sois bien certain que je t'informerai, si j'apprends que mon père a décidé de te faire du mal ! »
      10 David demanda à Jonathan : « Qui m'informera dans le cas où ton père te répondrait avec dureté ? »
      11 Jonathan lui dit : « Viens, sortons dans les champs. » Et ils sortirent tous deux dans les champs.
      12 Jonathan dit à David : « J’en prends à témoin l'Eternel, le Dieu d'Israël, je chercherai à connaître les intentions de mon père demain ou après-demain. Dans le cas où il serait bien disposé vis-à-vis de toi, si je n'envoie pas quelqu'un vers toi pour t'en informer,
      13 que l'Eternel me traite avec la plus grande sévérité ! Dans le cas où mon père trouverait bon de te faire du mal, je t'informerai aussi et je te laisserai partir, afin que tu t'en ailles en paix. Que l'Eternel soit avec toi comme il l’a été avec mon père !
      14 Si je reste en vie, veuille agir envers moi avec la bonté de l'Eternel, et si je meurs,
      15 ne retire jamais ta bonté envers ma famille, pas même lorsque l'Eternel supprimera chacun de tes ennemis de la surface de la terre.
      16 En effet, Jonathan a fait alliance avec la famille de David. Que l'Eternel se venge des ennemis de David ! »
      17 Jonathan fit encore prêter serment à David au nom de son amour pour lui, car il l'aimait comme lui-même.
      18 Jonathan lui dit : « Demain, c’est le début du mois. On remarquera ton absence, car ta place sera vide.
      19 Tu descendras le troisième jour jusqu'à l'endroit où tu t'étais caché le jour où l’affaire a commencé, et tu resteras près de la pierre d'Ezel.
      20 Je tirerai trois flèches du côté de la pierre, comme si je visais une cible.
      21 J'enverrai un jeune serviteur en lui disant : ‘Va retrouver les flèches.’Si je lui dis : ‘Les flèches sont moins loin que toi, prends-les’, alors viens, car il y a paix pour toi et tu n'as rien à craindre, l'Eternel est vivant !
      22 Mais si je dis au jeune homme : ‘Les flèches sont plus loin que toi’, alors va-t’en, car l'Eternel te fait partir.
      23 L'Eternel est pour toujours témoin de la parole que nous nous sommes donnée l'un à l'autre. »
      24 David se cacha dans les champs. C'était le début du mois et le roi prit place à table pour manger.
      25 Le roi s'assit à sa place habituelle contre la paroi, Jonathan en face et Abner à côté de Saül, mais la place de David resta vide.
      26 Saül ne dit rien ce jour-là, car il pensait : « C'est un accident, il n'est pas pur, certainement il n'est pas pur. »
      27 Le lendemain, deuxième jour du mois, la place de David était encore vide. Saül dit alors à son fils Jonathan : « Pourquoi le fils d'Isaï n’est-il pas venu au repas, ni hier ni aujourd'hui ? »
      28 Jonathan répondit à Saül : « David m'a demandé la permission d'aller à Bethléhem.
      29 Il a dit : ‘Laisse-moi partir car nous avons dans la ville un sacrifice de famille, et mon frère m’a ordonné d’y assister. Si donc j'ai trouvé grâce à tes yeux, permets-moi de m’échapper pour aller voir mes frères.’C'est pour cela qu'il n'est pas venu à la table du roi. »
      30 Alors la colère de Saül s'enflamma contre Jonathan et il lui dit : « Fils d’une femme perverse et rebelle, je sais bien que tu as pris parti pour le fils d'Isaï, à ta honte et à celle de ta mère.
      31 Aussi longtemps que le fils d'Isaï sera en vie sur la terre, il n'y aura pas de sécurité, ni pour toi ni pour ta royauté. Maintenant, envoie-le chercher et qu'on me l'amène, car il mérite la mort. »
      32 Jonathan répondit à son père Saül : « Pourquoi le faire mourir ? Qu'a-t-il fait ? »
      33 Saül dirigea alors sa lance contre lui pour le frapper. Jonathan comprit que son père était décidé à faire mourir David.
      34 Il se leva de table dans une ardente colère et ne participa pas au repas le deuxième jour du mois. Il était en effet dans la tristesse à cause de David, parce que son père l'avait insulté.
      35 Le lendemain matin, Jonathan se rendit dans les champs à l'endroit convenu avec David, accompagné d'un jeune serviteur.
      36 Il lui dit : « Cours retrouver les flèches que je vais tirer. » Le serviteur courut et Jonathan tira une flèche qui le dépassa.
      37 Lorsque le garçon arriva à l'endroit où se trouvait la flèche qu’il avait tirée, Jonathan cria derrière lui : « La flèche n'est-elle pas plus loin que toi ? »
      38 Il lui cria encore : « Vite, dépêche-toi, ne t'arrête pas ! » Le serviteur de Jonathan ramassa les flèches et revint vers son maître.
      39 Le garçon ne savait rien, Jonathan et David étaient les seuls à connaître la situation.
      40 Jonathan remit ses armes à son serviteur en lui disant : « Va les porter en ville. »
      41 Après le départ du garçon, David se leva du côté du sud, puis il se jeta le visage contre terre et se prosterna trois fois. Les deux amis s'embrassèrent et pleurèrent ensemble, en particulier David.
      42 Jonathan dit à David : « Va en paix, maintenant que nous avons l'un et l'autre prêté serment au nom de l'Eternel en disant : ‘Que l'Eternel soit pour toujours témoin entre toi et moi, entre ta descendance et ma descendance !’ »

      Lamentations 5

      1 Souviens-toi, Eternel, de ce qui nous est arrivé ! Regarde, vois notre honte !
      2 Notre héritage est passé à des étrangers, nos maisons sont passées à des inconnus.
      3 Nous sommes devenus orphelins, privés de père ; nos mères sont comme des veuves.
      4 Notre eau, nous devons la payer pour la boire ; notre bois, nous devons l’acheter pour pouvoir en disposer.
      5 Ceux qui nous persécutent sont sur notre dos. Nous sommes épuisés, nous n'avons pas de repos.
      6 Nous avons tendu la main vers l'Egypte, vers l'Assyrie, pour manger à notre faim.
      7 Nos pères ont péché, ils ne sont plus là, et c'est nous qui supportons les conséquences de leurs fautes.
      8 Des esclaves dominent sur nous et il n’y a personne pour nous arracher à leur pouvoir.
      9 Nous risquons notre vie pour chercher de la nourriture à cause des attaques provenant du désert.
      10 Notre peau est bouillante comme un four à cause des brûlures de la faim.
      11 Ils ont violé des femmes dans Sion, des jeunes filles dans les villes de Juda.
      12 Des chefs ont été pendus par les mains, la personne des anciens n'a pas été respectée.
      13 Des jeunes hommes ont dû porter la pierre à moudre, des enfants ont trébuché sous des fardeaux de bois.
      14 Les anciens ont déserté les portes de la ville, les jeunes hommes ont arrêté de chanter.
      15 La joie a disparu de notre cœur, le deuil a remplacé nos danses.
      16 La couronne qui était sur notre tête est tombée. Malheur à nous, parce que nous avons péché !
      17 Si notre cœur est souffrant, si nos yeux sont obscurcis,
      18 c'est parce que le mont Sion est dévasté et que les renards y rôdent.
      19 Toi, Eternel, tu règnes pour toujours, ton trône subsiste de génération en génération.
      20 Pourquoi nous oublier définitivement, nous abandonner pendant si longtemps ?
      21 Fais-nous revenir vers toi, Eternel, et nous reviendrons ! Donne-nous encore des jours pareils à ceux du passé !
      22 Nous aurais-tu entièrement rejetés ? Serais-tu irrité contre nous à l’excès ?

      1 Corinthiens 2

      1 Pour ma part, frères et sœurs, lorsque je suis venu chez vous, ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu,
      2 car j'avais décidé de ne connaître parmi vous rien d’autre que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
      3 J'ai été faible, craintif et tout tremblant chez vous.
      4 Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse [humaine], mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance,
      5 afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
      6 C'est pourtant bien une sagesse que nous enseignons parmi les hommes mûrs, mais une sagesse qui n'est pas de ce temps ni des chefs de ce temps, qui sont voués à la destruction.
      7 Non, nous annonçons la sagesse de Dieu mystérieuse et cachée, celle que Dieu, avant tous les temps, avait préparée d’avance pour notre gloire.
      8 Cette sagesse, aucun des chefs de ce temps ne l'a connue, car, s'ils l'avaient connue, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire.
      9 Mais, comme il est écrit, ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment.
      10 Or, c'est à nous que Dieu l’a révélé, par son Esprit, car l'Esprit examine tout, même les profondeurs de Dieu.
      11 En effet, qui parmi les hommes connaît les pensées de l’homme, si ce n'est l'esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne peut connaître les pensées de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu.
      12 Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin de connaître les bienfaits que Dieu nous a donnés par sa grâce.
      13 Et nous en parlons non avec les paroles qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit [saint]. Ainsi nous employons un langage spirituel pour exprimer ce qui est spirituel.
      14 Mais l'homme naturel n'accepte pas ce qui vient de l'Esprit de Dieu, car c'est une folie pour lui ; il est même incapable de le comprendre, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.
      15 L'homme dirigé par l'Esprit, au contraire, juge de tout et n'est lui-même jugé par personne.
      16 En effet, qui a connu la pensée du Seigneur et pourrait l'instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.
    • 1 Samuel 20

      1

      David s'entretient avec Jonathan. (1 Samuel 20:1-10)
      L'alliance entre Jonathan et David. (1 Samuel 20:11-23)
      Saül, « manque » David, il cherche à tuer Jonathan. (1 Samuel 20:24-34)
      Jonathan quitte David. (1 Samuel 20:35-42)

      Les épreuves que traversa David, le préparèrent à affronter sa situation future. Le Seigneur procède ainsi avec ceux qu'Il destine à la gloire : Il ne les place pas immédiatement à la place qu'Il a prévue pour eux, mais Il leur fait franchir diverses tribulations, afin qu'ils soient capables d'assumer pleinement leur futur rôle.

      Que ceux que le Seigneur a prédestinés dans Sa grâce, ne contestent pas Ses plans, ni ne mettent en doute Sa bienveillance ; qu'ils regardent plutôt vers l'avant, ayant en eux, la joyeuse espérance de posséder la couronne qui leur est préparée dans les cieux ! Parfois nous pouvons constater que nous ne sommes qu'à un pas de l'au-delà ; en fait, il peut en être ainsi à chaque instant de notre vie et nous devrions nous préparer à cet événement. Mais bien que des dangers paraissent souvent nous menacer, nous ne pouvons pas mourir tant que les projets divins nous concernant, ne soient accomplis ; si nous sommes croyants, Dieu nous protège, tant que nous n'avons pas accompli notre service auprès de ceux qui nous entourent, selon Ses desseins.

      Jonathan offrit généreusement ses services à David. Voilà une véritable amitié !

      De même Christ témoigne de Son Amour pour nous : « demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite » ; nous devons manifester notre amour pour Lui en gardant Ses commandements !

      11 Jonathan promet loyalement qu'il fera connaître à David, les intentions de son père au sujet de ce dernier.

      Il est bon pour nous-mêmes et les nôtres, de manifester un intérêt envers ceux que Dieu favorise, ainsi que d'en faire nos amis. Une véritable amitié repose sur des bases solides : elle est capable alors de tempérer l'ambition, le narcissisme, et la jalousie envers les autres. Mais qui peut vraiment comprendre l'Amour de Jésus, Celui qui s'est donné en sacrifice pour les pécheurs rebelles et souillés ! Combien devrions-nous, en retour, manifester avec force, notre amour pour lui, pour Son œuvre, pour Sa cause, envers Son peuple !

      24 Aucun autre que David, ne pouvait être plus patient, dans l'attente de la prise des futures fonctions que l'Éternel lui avait annoncées ; il s'était retiré de la présence du roi, poussé par l'instinct de conservation.

      Lorsqu'on traverse de grandes épreuves, on a parfois tendance à ne plus se soucier des ordonnances divines. Il n'est jamais bon, sauf en cas d'absolue nécessité, de négliger toute opportunité de les respecter.

      En cherchant à mettre David en sécurité, Jonathan a bien agi, avec sagesse, mais malgré cela, il fut désapprouvé par Saül. Il est bon de soutenir le peuple de Dieu : malgré le fait que l'on ne puisse y discerner en apparence aucun avantage, il en va de notre intérêt.

      L'attitude de Saül était scandaleuse. Quels dégâts peut engendrer la colère dans le cœur des hommes, au point de les rendre semblables à de véritables bêtes sauvages !

      35 La séparation de ces deux amis fidèles leur était cruelle, mais le cas de David était le plus déplorable, car ce dernier perdait tous ses avantages, même ceux liés à sa fréquentation du tabernacle de Dieu.

      À l'inverse des hommes dépourvus d'espérance, les chrétiens n'ont pas la même attitude, face à l'épreuve : étant « un » avec Christ, ils sont dans l'unité les uns les autres, et se réuniront bientôt en Sa présence, sans en être plus jamais séparés ; lors de cette rencontre, toutes larmes seront essuyées de leurs yeux !

      Lamentations 5

      1

      La nation Juive implore la faveur divine.

      Quelqu’un est-il dans l’affliction ? Qu’il prie et qu’il présente son problème à Dieu !

      C’est précisément ce que fit le peuple de Dieu, ici dans ce texte ; il ne se plaignait pas, par crainte des calamités à venir, mais à cause des maux pénibles qu’il endurait journellement. Si nous sommes repentants et patients, en endurant la souffrance due aux péchés qu’ont pu commettre nos ancêtres, nous avons l’assurance que Celui qui permet tout châtiment, saura nous accorder Sa Miséricorde.

      Les enfants d’Israël reconnaissaient avoir péché devant Dieu ! Toutes nos afflictions sont dues à notre propre iniquité et à notre folie. Bien que nos péchés et le juste mécontentement du Seigneur qui en résulte, soient à l’origine de nos souffrances, nous pouvons espérer bénéficier de Son pardon et de Sa Grâce miséricordieuse et sanctifiante, ainsi que de Sa merveilleuse Providence.

      Les péchés de toute la vie d'un homme seront punis avec la sévérité qu’il mérite, à moins qu'il ne se confie en Celui qui a porté, par les blessures de Son corps, nos iniquités sur le « bois de la croix ».

      17 Les enfants d’Israël étaient vraiment préoccupés, en constatant les ruines du temple ; cela les affectait plus que les autres calamités subies. Mais quels que puissent être les changements ici-bas, Dieu reste toujours le même, Il est sage, saint, juste et bon, éternellement ; en Lui, il n'y a aucun changement ni ombre de variation, (Jacques 1:17)*.

      Les Israélites priaient Dieu avec ferveur, afin qu’Il leur accorde sa Miséricorde et Sa Grâce : « fais-nous revenir à Toi, ô Éternel ! ». Dieu ne délaisse jamais une âme avant que celle-ci ne L’abandonne d’abord ; si les enfants d’Israël se tournaient vraiment vers l’Éternel, comme ils auraient dû le faire depuis longtemps, il ne fait aucun doute qu'Il leur accorderait rapidement Sa Miséricorde.

      Si Dieu, dans Sa grâce, revivifie notre cœur, Il nous donne alors le renouveau, dans notre vie ici-bas. Les épreuves peuvent nous affaiblir et assombrir nos perspectives, mais la voie d’accès à la Miséricorde divine reste toujours accessible.

      Dans toutes nos tribulations, sachons placer une entière confiance en la Miséricorde divine ; confessons nos péchés, et « ouvrons » notre cœur devant le Seigneur. Veillons à ne pas céder à la lassitude et au découragement, car en fin de compte, nous avons l’assurance que tout aura une fin heureuse, si nous plaçons notre confiance et notre amour, en Jésus. Sa Justice actuelle ne serait-elle pas la même qu'aux jours de Jérémie ?

      Que le sort de « Sion » puisse être l’objet de nos prières, afin que sa sécurité et son bien-être prévalent sur les joies malsaines de ce monde.

      Oh Seigneur, épargne Ton peuple, ne lui fais pas subir ce qu’il mérite, par ses fautes, ne laisse pas les païens le persécuter !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      1 Corinthiens 2

      1

      La prédication de l'apôtre est claire : Christ crucifié. (1 Corinthiens 2:1-5)
      La sagesse de la doctrine de cette prédication. (1 Corinthiens 2:6-9)
      Cette doctrine ne peut être révélée que par le Saint-Esprit. (1 Corinthiens 2:10-16)

      Christ, dans Sa personne, Ses fonctions, et Ses souffrances, est l’entité et le « centre » de l'Évangile ; Jésus doit être en effet le grand sujet de prédication d'un serviteur de Dieu, sans toutefois exclure les autres parties de la Vérité et de la Volonté divines.

      Paul a prêché tout ce qui concerne Dieu. Peu de personnes ont une réelle notion des craintes qui animent les fidèles serviteurs de Dieu, profondément convaincus de leur propre faiblesse. Ils connaissent leurs limites, ce qui parfois, les remplit de crainte...

      Quand Christ crucifié est clairement prêché, le succès de cette prédication repose entièrement sur la Puissance divine qui accompagne la Parole ; les hommes sont ainsi amenés à croire, jusqu'à ce qu’ils acceptent le salut de leur âme !

      6 Ceux qui reçoivent la doctrine de Christ, en tant que message divin, ayant été éclairés par le Saint-Esprit, ne voient pas seulement en cette doctrine l'histoire du Sauveur crucifié, mais discernent aussi les desseins profonds et admirables de la sagesse divine qui l’anime. Cette doctrine annonce le « mystère manifesté aux saints », Colossiens 1:26, mystère autrefois caché aux païens ; il était auparavant uniquement révélé de manière relativement lointaine, par les prophéties, mais il est désormais annoncé ouvertement par l'Esprit divin. Jésus-Christ est le « Seigneur de gloire » ; aucune autre personne ne peut porter un tel titre. Beaucoup d’actes répréhensibles ne seraient pas commis si les hommes connaissaient véritablement la Sagesse divine, dans l’œuvre merveilleuse de la rédemption.

      Dieu de grands desseins pour ceux qui l'aiment et qui s'attendent à Lui, desseins que les hommes sont incapables de découvrir par eux-mêmes, que nul enseignement de ce monde ne peut leur révéler.

      Sachons découvrir dans l'Écriture, ce que le Seigneur a préparé pour nous, selon ce qu’Il Lui a plu de nous révéler !

      10 Dieu, par Son Esprit, nous a montré la véritable Sagesse. Nous avons dans 2Pierre 1:21, une preuve de l'autorité divine des saintes Écritures. Par cette preuve, sachons bien respecter la Divinité du Saint-Esprit, nous persuadant qu’Il connaît toutes choses, même les plus impénétrables, concernant la Personne divine.

      Personne ne peut connaître Dieu, de lui-même, si ce n'est par le Saint-Esprit, qui est « un » avec le Père et le Fils, et qui fait connaître les mystères divins à l’église. Il ne peut y avoir de témoignage plus clair, à la fois de la véritable divinité du Seigneur et de la personne distincte du Saint-Esprit.

      Les apôtres n'étaient pas guidés par les principes de ce monde. Ils disposaient de la révélation spirituelle accordée par l'Esprit de Dieu. Ces vérités, enseignées par le Saint-Esprit, ont été déclarées clairement et simplement, étant radicalement différentes de l'éloquence ou des paroles séduisantes de ceux qui se prétendent sages. Celui qui rejette Dieu, ne peut recevoir ce que peut communiquer l'Esprit Saint.

      L’orgueil, le raisonnement charnel, comme les sentiments les plus vils, sont opposés à toute spiritualité. L'âme sanctifiée discerne les véritables beautés de la sainteté, tout en gardant le bon sens et le discernement opposés aux pièges du monde. L'homme charnel est étranger aux principes, aux joies et aux agissements de la vie divine. Seul l'homme spirituel peut bénéficier de ce que Dieu accorde, selon Sa Volonté.

      Ceux qui ont par eux-mêmes, une connaissance de l'Esprit de Dieu sont vraiment peu nombreux ! Les apôtres ont été rendus capables, par l’Esprit, de faire connaître les pensées du Seigneur. Dans les Saintes Écritures, la pensée de Christ et celle de Dieu, en Son fils, nous sont pleinement révélées. De quel grand privilège disposent les chrétiens, dans la révélation de la pensée de Christ, par Son Esprit ! Ils expérimentent dans leur cœur, Son pouvoir de sanctification, et produisent de bons « fruits » durant toute leur vie !

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