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La Bible en 1 an - Jour 266

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La Bible en 1 an - Jour 266

Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
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    • 2 Samuel 19

      1 Alors le roi est très bouleversé. Il monte dans la chambre qui est au-dessus de la porte de la ville, et il se met à pleurer. Tout en marchant, il crie : « Mon fils Absalom, mon fils, mon fils Absalom ! Pourquoi est-ce que je ne suis pas mort à ta place ? Absalom, mon fils, mon fils ! »
      2 Quelqu’un va prévenir Joab en disant : « Le roi pleure et gémit à cause d’Absalom. »
      3 Ce jour-là, la victoire se change en deuil pour tous les soldats. En effet, ils apprennent, eux aussi, que le roi est très triste à cause de la mort de son fils.
      4 Ce même jour, ils rentrent en ville en se cachant. Ils ressemblent à des soldats couverts de honte parce qu’ils ont fui au combat.
      5 Le roi a un voile sur le visage et il continue à crier : « Mon fils Absalom ! Absalom, mon fils, mon fils ! »
      6 Alors Joab va trouver le roi dans sa chambre et lui dit : « Tes soldats t’ont sauvé la vie et la vie de tes fils, de tes filles et de toutes tes femmes. Et aujourd’hui, tu les couvres de honte !
      7 En effet, tu aimes ceux qui te détestent et tu détestes ceux qui t’aiment. En agissant ainsi, tu montres que les chefs de ton armée et tous tes serviteurs fidèles ne comptent pas pour toi. Oui, je le vois : si aujourd’hui, Absalom était vivant et si nous étions tous morts, tu trouverais cela normal.
      8 Maintenant, lève-toi et va dire quelques mots à tes soldats pour les encourager. Si tu n’y vas pas, je le jure au nom du SEIGNEUR, aucun ne restera un jour de plus à ton service. Ce serait pour toi un malheur plus grand que tous ceux qui te sont arrivés depuis ta jeunesse. »
      9 Alors le roi va s’asseoir à la porte de la ville. Les soldats l’apprennent, et ils se réunissent tous auprès de lui. Les soldats d’Absalom ont fui, et chacun est rentré chez lui.
      10 Dans toutes les tribus d’Israël, tout le monde discute. Les gens disent : « Le roi David nous a délivrés de nos ennemis, en particulier des Philistins. Et maintenant, il a dû fuir à cause d’Absalom.
      11 Mais cet Absalom, que nous avons choisi comme roi, est mort au combat. Qu’est-ce que nous attendons pour faire revenir le roi David ? »
      12 De son côté, le roi David envoie dire aux prêtres Sadoc et Abiatar : « Parlez aux anciens de Juda et dites-leur : “Le roi connaît les intentions des gens d’Israël. Ne soyez pas les derniers à faire revenir le roi chez lui.
      13 Vous êtes les frères du roi, ses parents les plus proches. Ne soyez pas les derniers à faire revenir le roi.”
      14 Ensuite vous irez dire de ma part à Amassa : “Tu es de ma famille. Que Dieu me punisse très sévèrement si je ne te nomme pas pour toujours chef de mon armée à la place de Joab !” »
      15 David gagne ainsi le cœur de tous les gens de Juda. Ils sont tous d’accord pour faire dire au roi : « Reviens ici, avec tes serviteurs ! »
      16 Alors le roi prend le chemin du retour et il arrive au bord du fleuve Jourdain. Les gens de Juda viennent au Guilgal à la rencontre du roi, pour l’aider à traverser le Jourdain.
      17 Chiméi, fils de Guéra, le Benjaminite de Bahourim, se dépêche de descendre avec eux pour rencontrer le roi David.
      18 Il a avec lui 1 000 Benjaminites. Siba, le serviteur de la famille de Saül, est là aussi avec ses 15 fils et ses 20 serviteurs. Ils se dépêchent d’arriver au Jourdain à la rencontre du roi. Ils doivent être là
      19 au moment où le bac qui transporte la famille du roi traversera le fleuve. Et ils doivent faire ce que le roi leur commandera. Après que le roi a traversé le Jourdain, Chiméi se jette à terre devant lui.
      20 Il lui dit : « Mon roi, ne tiens pas compte de ma faute ! Oublie la faute que j’ai commise le jour où tu as quitté Jérusalem. Ne m’en veux pas !
      21 Je le reconnais : j’ai commis une faute, mon roi. Mais aujourd’hui, tu le vois, je suis descendu le premier à ta rencontre avant tous les Israélites du Nord. »
      22 Alors Abichaï, fils de Serouia, prend la parole et dit : « Est-ce une raison suffisante pour ne pas faire mourir Chiméi ? Il a maudit le roi que le SEIGNEUR a consacré ! »
      23 Mais David dit à Abichaï et à son frère Joab : « Qu’est-ce que vous me voulez, fils de Serouia ! Pourquoi est-ce que vous vous opposez à moi maintenant ? Aujourd’hui, je ne veux faire mourir personne en Israël. Oui, aujourd’hui, je suis sûr que le roi d’Israël, c’est moi. »
      24 Et le roi dit à Chiméi : « Tu ne mourras pas, je le jure. »
      25 Mefibaal, le petit-fils de Saül, est aussi venu à la rencontre du roi. Depuis le jour où le roi est parti jusqu’au jour où il revient en paix, Mefibaal ne s’est pas lavé les pieds, il n’a pas coupé sa barbe, il n’a pas nettoyé ses habits.
      26 Quand il arrive devant le roi, celui-ci lui demande : « Mefibaal, tu n’es pas venu avec moi. Pourquoi ? »
      27 Il répond : « Mon roi, mon serviteur m’a trompé. Pourtant j’avais pensé : “Comme je marche avec peine, je vais atteler mon âne, je vais le monter pour aller avec le roi.”
      28 Et mon serviteur est allé te raconter des mensonges sur moi. Pourtant, mon roi, tu es comme un ange de Dieu. Fais ce qui te semble bon.
      29 Pour toi, dans toute la famille de mon grand-père Saül, il n’y avait que des gens qui méritaient la mort. Pourtant tu m’as reçu parmi ceux qui mangent à ta table. Est-ce que j’ai encore droit à quelque chose ? Je ne peux plus rien te demander. »
      30 Le roi lui dit : « Pourquoi parler encore de cela ? Je l’ai décidé : toi et Siba, vous vous partagerez les terres de Saül. »
      31 Mefibaal répond : « Siba peut tout prendre ! L’important, mon roi, c’est que tu rentres en paix chez toi. »
      32 Barzillaï, de la ville de Roguelim, en Galaad, est descendu, lui aussi, au Jourdain. Il a traversé le fleuve avec le roi, avant de le quitter de l’autre côté.
      33 Il est très vieux, il a 80 ans. C’est un homme très riche et il a pu nourrir le roi quand il était à Mahanaïm.
      34 Le roi lui dit : « Barzillaï, viens avec moi à Jérusalem, je m’occuperai de toi. »
      35 Il répond : « Mon roi, je vais vivre combien de temps encore ? Il me reste trop peu de temps pour monter avec toi à Jérusalem.
      36 Maintenant, j’ai 80 ans. Je ne peux plus faire la différence entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Je ne peux plus trouver du goût à ce que je mange et à ce que je bois, je n’entends plus les voix des chanteurs et des chanteuses. Pourquoi est-ce que je serais une charge pour toi ?
      37 Je peux seulement traverser le fleuve Jourdain avec toi. D’ailleurs je ne mérite pas cette récompense.
      38 Laisse-moi retourner dans ma ville. Je mourrai là, près de la tombe de mon père et de ma mère. Mais voici mon fils Kimham : lui ira avec toi. Fais pour lui ce qui te semble bon. »
      39 Le roi dit : « D’accord ! Kimham viendra avec moi, et je ferai pour lui ce que tu veux. Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai. »
      40 Toute la foule passe le Jourdain après que le roi l’a traversé. David embrasse Barzillaï et le bénit. Ensuite Barzillaï rentre chez lui.
      41 Le roi va au Guilgal, et Kimham va avec lui. Tous les gens de Juda et la moitié des Israélites du Nord partent avec le roi David.
      42 Les gens du Nord s’approchent de lui et lui demandent : « Nos frères de Juda t’ont pris pour te faire passer le fleuve Jourdain, avec ta famille. Pourquoi ? Pourtant tous tes soldats étaient avec toi. »
      43 Les gens de Juda répondent : « C’est parce que nous sommes plus proches du roi que vous. Pourquoi vous mettre en colère ? Est-ce que le roi nous a nourris ? Est-ce qu’il nous a donné des cadeaux ? »

      Ezéchiel 26

      1 La onzième année après la déportation, le premier jour du mois, le SEIGNEUR m’a adressé sa parole. Il m’a dit :
      2 « Toi, l’homme, écoute ! Les habitants de Tyr se moquent de Jérusalem. Ils disent : “Ah ! Ah ! Elle est détruite, la ville où tous les peuples passaient ! C’est à notre tour de devenir riches. En effet, Jérusalem est un tas de pierres !”
      3 À cause de ces paroles, le Seigneur DIEU dit : Je vais agir contre toi, Tyr. Je soulèverai contre toi des peuples nombreux, comme la mer soulève ses vagues.
      4 Ils détruiront tes murs de défense et ils renverseront tes tours. Je ramasserai les débris de ses pierres, je laisserai seulement le rocher tout nu.
      5 Tyr deviendra au milieu de la mer un lieu où les pêcheurs sècheront leurs filets. C’est moi, le Seigneur DIEU, qui parle, et c’est ce que je déclare. Des peuples étrangers viendront piller la ville de Tyr.
      6 Ils détruiront les villes voisines sur la côte. Alors tout le monde saura que le SEIGNEUR, c’est moi.
      7 « Voici ce que je dis encore, moi, le Seigneur DIEU : Contre toi, ville de Tyr, je vais faire venir du nord Nabucodonosor, le roi de Babylone, le plus grand des rois. Il viendra avec des chevaux, des chars, des cavaliers et une armée très nombreuse.
      8 Il détruira les villes voisines sur la côte. Ensuite, les Babyloniens creuseront des fossés, ils construiront des murs d’attaque, ils dresseront contre toi, ville de Tyr, un mur de boucliers.
      9 Ils enfonceront tes murs avec leurs machines de guerre, ils détruiront tes tours avec des barres de fer.
      10 Dans leur course, leurs nombreux chevaux te couvriront de poussière. Tes murs trembleront à cause du bruit des cavaliers et du roulement des chars. En effet, ils entreront par tes portes, comme on entre dans une ville après qu’on a troué les murs.
      11 Ils écraseront le sol de tes rues sous les sabots de leurs chevaux, ils tueront tes habitants par l’épée et ils jetteront par terre tes colonnes puissantes.
      12 Ils voleront tes richesses et ils pilleront tes marchandises. Ils renverseront tes murs et ils détruiront tes riches maisons. Ils prendront leurs pierres, leurs bois et les débris qui resteront, et ils les jetteront au fond de la mer.
      13 J’arrêterai tes chants, et on n’entendra plus la musique de tes harpes.
      14 Je ferai de toi un rocher tout nu, un lieu où les pêcheurs sècheront leurs filets. On ne te reconstruira pas. Oui, c’est moi le Seigneur DIEU qui parle, et c’est ce que je déclare.
      15 « Voici ce que moi, le Seigneur DIEU, je dis à la ville de Tyr : Au moment où tu seras détruite, on tuera tout le monde à l’intérieur de tes murs, et on entendra les blessés gémir. À ce moment-là, ceux qui habitent les îles au loin trembleront de peur.
      16 Les rois des peuples de la côte descendront de leurs sièges, ils quitteront leurs beaux vêtements et leurs habits brodés. Ils seront couverts de peur et ils s’assoiront par terre. Ils n’arrêteront pas de trembler et ils seront terriblement effrayés à cause de toi.
      17 Ils chanteront sur toi ce chant de deuil : Hélas, tu es détruite, toi, la ville célèbre, tu as disparu des mers ! Tes habitants étaient puissants sur la mer, et tous en avaient peur.
      18 Maintenant les peuples de la côte tremblent parce que tu n’existes plus, ceux qui habitent les îles sont effrayés parce que tu as disparu.
      19 « Oui, je le dis, moi, le Seigneur DIEU : Je te rendrai pareille aux villes détruites, qui n’ont plus d’habitants. Je ferai monter du fond de la mer de grandes quantités d’eau qui te noieront.
      20 Je te ferai descendre dans le monde des morts, avec ceux qui sont dans les tombes, et tu rejoindras les gens d’autrefois. Je te ferai habiter sous la terre. Tu ressembleras aux pierres anciennes, tu seras avec ceux qui sont dans les tombes. Tu ne pourras pas en remonter et tu n’auras plus de place sur la terre des vivants.
      21 Tout le monde tremblera de peur à cause de toi, parce que tu n’existeras plus. On te cherchera, mais personne ne te trouvera plus jamais. » Voilà ce que le Seigneur DIEU déclare.

      2 Corinthiens 12

      1 Est-ce que je dois me vanter ? Cela ne sert à rien ! Pourtant je vais parler de ce que le Seigneur m’a fait voir et m’a fait connaître.
      2 Je connais un disciple du Christ. Il y a 14 ans, Dieu a enlevé cet homme jusqu’au plus haut des cieux. Est-ce que c’était avec son corps ? Je n’en sais rien. Est-ce que c’était sans son corps ? Je n’en sais rien, mais Dieu le sait.
      3 Je le sais, Dieu a enlevé cet homme jusqu’au paradis. Est-ce que c’était avec son corps ou sans son corps ? Je n’en sais rien, mais Dieu le sait. Là, il a entendu des paroles qu’on ne peut pas dire avec des mots. Ces paroles, personne n’a le droit de les répéter.
      5 Pour celui-là, je me vanterai. Mais pour moi, je me vanterai seulement parce que je suis faible.
      6 Si je voulais me vanter, je ne serais pas fou, je dirais seulement la vérité, mais je ne le fais pas. Ainsi, on me jugera, seulement en voyant ce que je fais, et seulement en entendant ce que je dis, sans rien de plus.
      7 Ce que le Seigneur m’a fait connaître est extraordinaire. Alors, pour éviter que je me vante de cela, j’ai reçu dans mon corps comme une blessure : un envoyé de Satan est chargé de me frapper pour m’empêcher de me vanter.
      8 Trois fois, j’ai prié le Seigneur de me délivrer de cette souffrance.
      9 Mais le Seigneur m’a dit : « Mon amour te suffit. Ma puissance se montre vraiment quand tu es faible. » Donc je me vanterai surtout parce que je suis faible. Alors la puissance du Christ habitera en moi.
      10 C’est pourquoi les faiblesses, les insultes, les difficultés, les souffrances et les soucis que je connais pour le Christ, je les accepte avec joie. Oui, quand je suis faible, c’est à ce moment-là que je suis fort.
      11 Vous voyez, je deviens fou ! Vous m’avez forcé à cela. C’est vous qui deviez vanter mes qualités. En effet, je n’ai rien de moins que vos espèces de grands apôtres, et pourtant je ne suis rien !
      12 Vous avez vu chez vous ma patience très grande, des signes étonnants, des faits extraordinaires, des actions puissantes. Cela montre que je suis un apôtre.
      13 Qu’est-ce que vous avez eu de moins que les autres Églises ? Une chose : je ne vous ai rien coûté. Vous trouvez que ce n’est pas juste ? Alors pardonnez-moi !
      14 Je suis prêt à venir chez vous pour la troisième fois et je ne vous coûterai rien. Ce n’est pas votre argent que je veux, c’est vous ! D’habitude, les petits enfants ne gagnent pas d’argent pour leurs parents, mais ce sont les parents qui doivent gagner de l’argent pour leurs enfants.
      15 Moi, je donnerai facilement de l’argent pour vous, et même je donnerai ma vie tout entière. Est-ce que vous m’aimerez moins parce que je vous aime plus ?
      16 D’accord, je n’ai pas été un poids pour vous. Mais d’après certains, je ne suis pas franc et je vous ai pris au piège par des mensonges !
      17 Regardez tous ceux que je vous ai envoyés : est-ce que j’ai utilisé un seul d’entre eux pour profiter de vous ?
      18 J’ai insisté pour que Tite aille vous voir, et j’ai envoyé un frère avec lui. Est-ce que Tite a profité de vous ? Est-ce que lui et moi, nous n’avons pas marché dans la même direction, en suivant le même chemin ?
      19 Depuis un bon moment, vous pensez peut-être que nous cherchons à nous défendre devant vous. Non ! Nous parlons devant Dieu, comme le Christ le veut. Et tout cela, amis très chers, nous le faisons pour construire votre communauté.
      20 J’ai bien peur de ceci : quand j’arriverai chez vous, vous serez peut-être différents de ce que j’attends. Et moi, je serai peut-être différent de ce que vous attendez. J’ai peur de trouver chez vous des disputes, de la jalousie, de la colère, des querelles de personnes, des jugements mauvais sur les autres, des bavardages méchants, de l’orgueil, du désordre.
      21 J’ai encore peur d’une chose : à ma prochaine visite, Dieu va peut-être me couvrir de honte devant vous. Je devrai peut-être pleurer sur beaucoup d’entre vous qui continuent à commettre des péchés comme autrefois. En effet, maintenant, ils ne se sont pas encore tournés vers Dieu. Ils mènent une vie immorale et mauvaise, ils se conduisent n’importe comment.
    • 2 Samuel 19

      1 וַיִּרְגַּ֣ז הַמֶּ֗לֶךְ וַיַּ֛עַל עַל־עֲלִיַּ֥ת הַשַּׁ֖עַר וַיֵּ֑בְךְּ וְכֹ֣ה ׀ אָמַ֣ר בְּלֶכְתּ֗וֹ בְּנִ֤י אַבְשָׁלוֹם֙ בְּנִ֣י בְנִ֣י אַבְשָׁל֔וֹם מִֽי־יִתֵּ֤ן מוּתִי֙ אֲנִ֣י תַחְתֶּ֔יךָ אַבְשָׁל֖וֹם בְּנִ֥י בְנִֽי׃
      2 וַיֻּגַּ֖ד לְיוֹאָ֑ב הִנֵּ֨ה הַמֶּ֧לֶךְ בֹּכֶ֛ה וַיִּתְאַבֵּ֖ל עַל־אַבְשָׁלֹֽם׃
      3 וַתְּהִ֨י הַתְּשֻׁעָ֜ה בַּיּ֥וֹם הַה֛וּא לְאֵ֖בֶל לְכָל־הָעָ֑ם כִּֽי־שָׁמַ֣ע הָעָ֗ם בַּיּ֤וֹם הַהוּא֙ לֵאמֹ֔ר נֶעֱצַ֥ב הַמֶּ֖לֶךְ עַל־בְּנֽוֹ׃
      4 וַיִּתְגַּנֵּ֥ב הָעָ֛ם בַּיּ֥וֹם הַה֖וּא לָב֣וֹא הָעִ֑יר כַּאֲשֶׁ֣ר יִתְגַּנֵּ֗ב הָעָם֙ הַנִּכְלָמִ֔ים בְּנוּסָ֖ם בַּמִּלְחָמָֽה׃
      5 וְהַמֶּ֙לֶךְ֙ לָאַ֣ט אֶת־פָּנָ֔יו וַיִּזְעַ֥ק הַמֶּ֖לֶךְ ק֣וֹל גָּד֑וֹל בְּנִי֙ אַבְשָׁל֔וֹם אַבְשָׁל֖וֹם בְּנִ֥י בְנִֽי׃
      6 וַיָּבֹ֥א יוֹאָ֛ב אֶל־הַמֶּ֖לֶךְ הַבָּ֑יִת וַיֹּאמֶר֩ הֹבַ֨שְׁתָּ הַיּ֜וֹם אֶת־פְּנֵ֣י כָל־עֲבָדֶ֗יךָ הַֽמְמַלְּטִ֤ים אֶֽת־נַפְשְׁךָ֙ הַיּ֔וֹם וְאֵ֨ת נֶ֤פֶשׁ בָּנֶ֙יךָ֙ וּבְנֹתֶ֔יךָ וְנֶ֣פֶשׁ נָשֶׁ֔יךָ וְנֶ֖פֶשׁ פִּלַגְשֶֽׁיךָ׃
      7 לְאַֽהֲבָה֙ אֶת־שֹׂ֣נְאֶ֔יךָ וְלִשְׂנֹ֖א אֶת־אֹהֲבֶ֑יךָ כִּ֣י ׀ הִגַּ֣דְתָּ הַיּ֗וֹם כִּ֣י אֵ֤ין לְךָ֙ שָׂרִ֣ים וַעֲבָדִ֔ים כִּ֣י ׀ יָדַ֣עְתִּי הַיּ֗וֹם כִּ֠י *לא **ל֣וּ אַבְשָׁל֥וֹם חַי֙ וְכֻלָּ֤נוּ הַיּוֹם֙ מֵתִ֔ים כִּי־אָ֖ז יָשָׁ֥ר בְּעֵינֶֽיךָ׃
      8 וְעַתָּה֙ ק֣וּם צֵ֔א וְדַבֵּ֖ר עַל־לֵ֣ב עֲבָדֶ֑יךָ כִּי֩ בַיהוָ֨ה נִשְׁבַּ֜עְתִּי כִּי־אֵינְךָ֣ יוֹצֵ֗א אִם־יָלִ֨ין אִ֤ישׁ אִתְּךָ֙ הַלַּ֔יְלָה וְרָעָ֧ה לְךָ֣ זֹ֗את מִכָּל־הָרָעָה֙ אֲשֶׁר־בָּ֣אָה עָלֶ֔יךָ מִנְּעֻרֶ֖יךָ עַד־עָֽתָּה׃
      9 וַיָּ֥קָם הַמֶּ֖לֶךְ וַיֵּ֣שֶׁב בַּשָּׁ֑עַר וּֽלְכָל־הָעָ֞ם הִגִּ֣ידוּ לֵאמֹ֗ר הִנֵּ֤ה הַמֶּ֙לֶךְ֙ יוֹשֵׁ֣ב בַּשַּׁ֔עַר וַיָּבֹ֤א כָל־הָעָם֙ לִפְנֵ֣י הַמֶּ֔לֶךְ וְיִשְׂרָאֵ֔ל נָ֖ס אִ֥ישׁ לְאֹהָלָֽיו׃
      10 וַיְהִ֤י כָל־הָעָם֙ נָד֔וֹן בְּכָל־שִׁבְטֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל לֵאמֹ֑ר הַמֶּ֜לֶךְ הִצִּילָ֣נוּ ׀ מִכַּ֣ף אֹיְבֵ֗ינוּ וְה֤וּא מִלְּטָ֙נוּ֙ מִכַּ֣ף פְּלִשְׁתִּ֔ים וְעַתָּ֛ה בָּרַ֥ח מִן־הָאָ֖רֶץ מֵעַ֥ל אַבְשָׁלֽוֹם׃
      11 וְאַבְשָׁלוֹם֙ אֲשֶׁ֣ר מָשַׁ֣חְנוּ עָלֵ֔ינוּ מֵ֖ת בַּמִּלְחָמָ֑ה וְעַתָּ֗ה לָמָ֥ה אַתֶּ֛ם מַחֲרִשִׁ֖ים לְהָשִׁ֥יב אֶת־הַמֶּֽלֶךְ׃
      12 וְהַמֶּ֣לֶךְ דָּוִ֗ד שָׁ֠לַח אֶל־צָד֨וֹק וְאֶל־אֶבְיָתָ֥ר הַכֹּהֲנִים֮ לֵאמֹר֒ דַּבְּר֞וּ אֶל־זִקְנֵ֤י יְהוּדָה֙ לֵאמֹ֔ר לָ֤מָּה תִֽהְיוּ֙ אַֽחֲרֹנִ֔ים לְהָשִׁ֥יב אֶת־הַמֶּ֖לֶךְ אֶל־בֵּית֑וֹ וּדְבַר֙ כָּל־יִשְׂרָאֵ֔ל בָּ֥א אֶל־הַמֶּ֖לֶךְ אֶל־בֵּיתֽוֹ׃
      13 אַחַ֣י אַתֶּ֔ם עַצְמִ֥י וּבְשָׂרִ֖י אַתֶּ֑ם וְלָ֧מָּה תִהְי֛וּ אַחֲרֹנִ֖ים לְהָשִׁ֥יב אֶת־הַמֶּֽלֶךְ׃
      14 וְלַֽעֲמָשָׂא֙ תֹּֽמְר֔וּ הֲל֛וֹא עַצְמִ֥י וּבְשָׂרִ֖י אָ֑תָּה כֹּ֣ה יַֽעֲשֶׂה־לִּ֤י אֱלֹהִים֙ וְכֹ֣ה יוֹסִ֔יף אִם־לֹ֠א שַׂר־צָבָ֞א תִּהְיֶ֧ה לְפָנַ֛י כָּל־הַיָּמִ֖ים תַּ֥חַת יוֹאָֽב׃
      15 וַיַּ֛ט אֶת־לְבַ֥ב כָּל־אִישׁ־יְהוּדָ֖ה כְּאִ֣ישׁ אֶחָ֑ד וַֽיִּשְׁלְחוּ֙ אֶל־הַמֶּ֔לֶךְ שׁ֥וּב אַתָּ֖ה וְכָל־עֲבָדֶֽיךָ׃
      16 וַיָּ֣שָׁב הַמֶּ֔לֶךְ וַיָּבֹ֖א עַד־הַיַּרְדֵּ֑ן וִיהוּדָ֞ה בָּ֣א הַגִּלְגָּ֗לָה לָלֶ֙כֶת֙ לִקְרַ֣את הַמֶּ֔לֶךְ לְהַעֲבִ֥יר אֶת־הַמֶּ֖לֶךְ אֶת־הַיַּרְדֵּֽן׃
      17 וַיְמַהֵ֗ר שִׁמְעִ֤י בֶן־גֵּרָא֙ בֶּן־הַיְמִינִ֔י אֲשֶׁ֖ר מִבַּֽחוּרִ֑ים וַיֵּ֙רֶד֙ עִם־אִ֣ישׁ יְהוּדָ֔ה לִקְרַ֖את הַמֶּ֥לֶךְ דָּוִֽד׃
      18 וְאֶ֨לֶף אִ֣ישׁ עִמּוֹ֮ מִבִּנְיָמִן֒ וְצִיבָ֗א נַ֚עַר בֵּ֣ית שָׁא֔וּל וַחֲמֵ֨שֶׁת עָשָׂ֥ר בָּנָ֛יו וְעֶשְׂרִ֥ים עֲבָדָ֖יו אִתּ֑וֹ וְצָלְח֥וּ הַיַּרְדֵּ֖ן לִפְנֵ֥י הַמֶּֽלֶךְ׃
      19 וְעָבְרָ֣ה הָעֲבָרָ֗ה לַֽעֲבִיר֙ אֶת־בֵּ֣ית הַמֶּ֔לֶךְ וְלַעֲשׂ֥וֹת הַטּ֖וֹב *בעינו **בְּעֵינָ֑יו וְשִׁמְעִ֣י בֶן־גֵּרָ֗א נָפַל֙ לִפְנֵ֣י הַמֶּ֔לֶךְ בְּעָבְר֖וֹ בַּיַּרְדֵּֽן׃
      20 וַיֹּ֣אמֶר אֶל־הַמֶּ֗לֶךְ אַל־יַחֲשָׁב־לִ֣י אֲדֹנִי֮ עָוֺן֒ וְאַל־תִּזְכֹּ֗ר אֵ֚ת אֲשֶׁ֣ר הֶעֱוָ֣ה עַבְדְּךָ֔ בַּיּ֕וֹם אֲשֶׁר־יָׄצָ֥ׄאׄ אֲדֹנִֽי־הַמֶּ֖לֶךְ מִירֽוּשָׁלִָ֑ם לָשׂ֥וּם הַמֶּ֖לֶךְ אֶל־לִבּֽוֹ׃
      21 כִּ֚י יָדַ֣ע עַבְדְּךָ֔ כִּ֖י אֲנִ֣י חָטָ֑אתִי וְהִנֵּֽה־בָ֣אתִי הַיּ֗וֹם רִאשׁוֹן֙ לְכָל־בֵּ֣ית יוֹסֵ֔ף לָרֶ֕דֶת לִקְרַ֖את אֲדֹנִ֥י הַמֶּֽלֶךְ׃
      22 וַיַּ֨עַן אֲבִישַׁ֤י בֶּן־צְרוּיָה֙ וַיֹּ֔אמֶר הֲתַ֣חַת זֹ֔את לֹ֥א יוּמַ֖ת שִׁמְעִ֑י כִּ֥י קִלֵּ֖ל אֶת־מְשִׁ֥יחַ יְהוָֽה׃
      23 וַיֹּ֣אמֶר דָּוִ֗ד מַה־לִּ֤י וְלָכֶם֙ בְּנֵ֣י צְרוּיָ֔ה כִּי־תִֽהְיוּ־לִ֥י הַיּ֖וֹם לְשָׂטָ֑ן הַיּ֗וֹם י֤וּמַת אִישׁ֙ בְּיִשְׂרָאֵ֔ל כִּ֚י הֲל֣וֹא יָדַ֔עְתִּי כִּ֥י הַיּ֖וֹם אֲנִי־מֶ֥לֶךְ עַל־יִשְׂרָאֵֽל׃
      24 וַיֹּ֧אמֶר הַמֶּ֛לֶךְ אֶל־שִׁמְעִ֖י לֹ֣א תָמ֑וּת וַיִּשָּׁ֥בַֽע ל֖וֹ הַמֶּֽלֶךְ׃
      25 וּמְפִבֹ֙שֶׁת֙ בֶּן־שָׁא֔וּל יָרַ֖ד לִקְרַ֣את הַמֶּ֑לֶךְ וְלֹא־עָשָׂ֨ה רַגְלָ֜יו וְלֹא־עָשָׂ֣ה שְׂפָמ֗וֹ וְאֶת־בְּגָדָיו֙ לֹ֣א כִבֵּ֔ס לְמִן־הַיּוֹם֙ לֶ֣כֶת הַמֶּ֔לֶךְ עַד־הַיּ֖וֹם אֲשֶׁר־בָּ֥א בְשָׁלֽוֹם׃
      26 וַיְהִ֛י כִּי־בָ֥א יְרוּשָׁלִַ֖ם לִקְרַ֣את הַמֶּ֑לֶךְ וַיֹּ֤אמֶר לוֹ֙ הַמֶּ֔לֶךְ לָ֛מָּה לֹא־הָלַ֥כְתָּ עִמִּ֖י מְפִיבֹֽשֶׁת׃
      27 וַיֹּאמַ֕ר אֲדֹנִ֥י הַמֶּ֖לֶךְ עַבְדִּ֣י רִמָּ֑נִי כִּֽי־אָמַ֨ר עַבְדְּךָ֜ אֶחְבְּשָׁה־לִּי֩ הַחֲמ֨וֹר וְאֶרְכַּ֤ב עָלֶ֙יהָ֙ וְאֵלֵ֣ךְ אֶת־הַמֶּ֔לֶךְ כִּ֥י פִסֵּ֖חַ עַבְדֶּֽךָ׃
      28 וַיְרַגֵּ֣ל בְּעַבְדְּךָ֔ אֶל־אֲדֹנִ֖י הַמֶּ֑לֶךְ וַאדֹנִ֤י הַמֶּ֙לֶךְ֙ כְּמַלְאַ֣ךְ הָאֱלֹהִ֔ים וַעֲשֵׂ֥ה הַטּ֖וֹב בְּעֵינֶֽיךָ׃
      29 כִּי֩ לֹ֨א הָיָ֜ה כָּל־בֵּ֣ית אָבִ֗י כִּ֤י אִם־אַנְשֵׁי־מָ֙וֶת֙ לַאדֹנִ֣י הַמֶּ֔לֶךְ וַתָּ֙שֶׁת֙ אֶֽת־עַבְדְּךָ֔ בְּאֹכְלֵ֖י שֻׁלְחָנֶ֑ךָ וּמַה־יֶּשׁ־לִ֥י עוֹד֙ צְדָקָ֔ה וְלִזְעֹ֥ק ע֖וֹד אֶל־הַמֶּֽלֶךְ׃
      30 וַיֹּ֤אמֶר לוֹ֙ הַמֶּ֔לֶךְ לָ֛מָּה תְּדַבֵּ֥ר ע֖וֹד דְּבָרֶ֑יךָ אָמַ֕רְתִּי אַתָּ֣ה וְצִיבָ֔א תַּחְלְק֖וּ אֶת־הַשָּׂדֶֽה׃
      31 וַיֹּ֤אמֶר מְפִיבֹ֙שֶׁת֙ אֶל־הַמֶּ֔לֶךְ גַּ֥ם אֶת־הַכֹּ֖ל יִקָּ֑ח אַ֠חֲרֵי אֲשֶׁר־בָּ֞א אֲדֹנִ֥י הַמֶּ֛לֶך בְּשָׁל֖וֹם אֶל־בֵּיתֽוֹ׃
      32 וּבַרְזִלַּי֙ הַגִּלְעָדִ֔י יָרַ֖ד מֵרֹגְלִ֑ים וַיַּעֲבֹ֤ר אֶת־הַמֶּ֙לֶךְ֙ הַיַּרְדֵּ֔ן לְשַׁלְּח֖וֹ אֶת־*בירדן **הַיַּרְדֵּֽן׃
      33 וּבַרְזִלַּי֙ זָקֵ֣ן מְאֹ֔ד בֶּן־שְׁמֹנִ֖ים שָׁנָ֑ה וְהֽוּא־כִלְכַּ֤ל אֶת־הַמֶּ֙לֶךְ֙ בְּשִׁיבָת֣וֹ בְמַחֲנַ֔יִם כִּֽי־אִ֛ישׁ גָּד֥וֹל ה֖וּא מְאֹֽד׃
      34 וַיֹּ֥אמֶר הַמֶּ֖לֶךְ אֶל־בַּרְזִלָּ֑י אַתָּה֙ עֲבֹ֣ר אִתִּ֔י וְכִלְכַּלְתִּ֥י אֹתְךָ֛ עִמָּדִ֖י בִּירוּשָׁלִָֽם׃
      35 וַיֹּ֥אמֶר בַּרְזִלַּ֖י אֶל־הַמֶּ֑לֶךְ כַּמָּ֗ה יְמֵי֙ שְׁנֵ֣י חַיַּ֔י כִּי־אֶעֱלֶ֥ה אֶת־הַמֶּ֖לֶךְ יְרוּשָׁלִָֽם׃
      36 בֶּן־שְׁמֹנִ֣ים שָׁנָה֩ אָנֹכִ֨י הַיּ֜וֹם הַאֵדַ֣ע ׀ בֵּין־ט֣וֹב לְרָ֗ע אִם־יִטְעַ֤ם עַבְדְּךָ֙ אֶת־אֲשֶׁ֤ר אֹכַל֙ וְאֶת־אֲשֶׁ֣ר אֶשְׁתֶּ֔ה אִם־אֶשְׁמַ֣ע ע֔וֹד בְּק֖וֹל שָׁרִ֣ים וְשָׁר֑וֹת וְלָמָּה֩ יִֽהְיֶ֨ה עַבְדְּךָ֥ עוֹד֙ לְמַשָּׂ֔א אֶל־אֲדֹנִ֖י הַמֶּֽלֶךְ׃
      37 כִּמְעַ֞ט יַעֲבֹ֧ר עַבְדְּךָ֛ אֶת־הַיַּרְדֵּ֖ן אֶת־הַמֶּ֑לֶךְ וְלָ֙מָּה֙ יִגְמְלֵ֣נִי הַמֶּ֔לֶךְ הַגְּמוּלָ֖ה הַזֹּֽאת׃
      38 יָֽשָׁב־נָ֤א עַבְדְּךָ֙ וְאָמֻ֣ת בְּעִירִ֔י עִ֛ם קֶ֥בֶר אָבִ֖י וְאִמִּ֑י וְהִנֵּ֣ה ׀ עַבְדְּךָ֣ כִמְהָ֗ם יַֽעֲבֹר֙ עִם־אֲדֹנִ֣י הַמֶּ֔לֶךְ וַעֲשֵׂה־ל֕וֹ אֵ֥ת אֲשֶׁר־ט֖וֹב בְּעֵינֶֽיךָ׃
      39 וַיֹּ֣אמֶר הַמֶּ֗לֶךְ אִתִּי֙ יַעֲבֹ֣ר כִּמְהָ֔ם וַאֲנִי֙ אֶעֱשֶׂה־לּ֔וֹ אֶת־הַטּ֖וֹב בְּעֵינֶ֑יךָ וְכֹ֛ל אֲשֶׁר־תִּבְחַ֥ר עָלַ֖י אֶֽעֱשֶׂה־לָּֽךְ׃
      40 וַיַּעֲבֹ֧ר כָּל־הָעָ֛ם אֶת־הַיַּרְדֵּ֖ן וְהַמֶּ֣לֶךְ עָבָ֑ר וַיִּשַּׁ֨ק הַמֶּ֤לֶךְ לְבַרְזִלַּי֙ וַיְבָ֣רֲכֵ֔הוּ וַיָּ֖שָׁב לִמְקֹמֽוֹ׃
      41 וַיַּעֲבֹ֤ר הַמֶּ֙לֶךְ֙ הַגִּלְגָּ֔לָה וְכִמְהָ֖ן עָבַ֣ר עִמּ֑וֹ וְכָל־עַ֤ם יְהוּדָה֙ *ויעברו **הֶעֱבִ֣ירוּ אֶת־הַמֶּ֔לֶךְ וְגַ֕ם חֲצִ֖י עַ֥ם יִשְׂרָאֵֽל׃
      42 וְהִנֵּ֛ה כָּל־אִ֥ישׁ יִשְׂרָאֵ֖ל בָּאִ֣ים אֶל־הַמֶּ֑לֶךְ וַיֹּאמְר֣וּ אֶל־הַמֶּ֡לֶךְ מַדּוּעַ֩ גְּנָב֨וּךָ אַחֵ֜ינוּ אִ֣ישׁ יְהוּדָ֗ה וַיַּעֲבִ֨רוּ אֶת־הַמֶּ֤לֶךְ וְאֶת־בֵּיתוֹ֙ אֶת־הַיַּרְדֵּ֔ן וְכָל־אַנְשֵׁ֥י דָוִ֖ד עִמּֽוֹ׃
      43 וַיַּעַן֩ כָּל־אִ֨ישׁ יְהוּדָ֜ה עַל־אִ֣ישׁ יִשְׂרָאֵ֗ל כִּֽי־קָר֤וֹב הַמֶּ֙לֶךְ֙ אֵלַ֔י וְלָ֤מָּה זֶּה֙ חָרָ֣ה לְךָ֔ עַל־הַדָּבָ֖ר הַזֶּ֑ה הֶאָכ֤וֹל אָכַ֙לְנוּ֙ מִן־הַמֶּ֔לֶךְ אִם־נִשֵּׂ֥את נִשָּׂ֖א לָֽנוּ׃

      Ezéchiel 26

      1 וַיְהִ֛י בְּעַשְׁתֵּֽי־עֶשְׂרֵ֥ה שָׁנָ֖ה בְּאֶחָ֣ד לַחֹ֑דֶשׁ הָיָ֥ה דְבַר־יְהוָ֖ה אֵלַ֥י לֵאמֹֽר׃
      2 בֶּן־אָדָ֗ם יַ֠עַן אֲשֶׁר־אָ֨מְרָה צֹּ֤ר עַל־יְרוּשָׁלִַ֙ם֙ הֶאָ֔ח נִשְׁבְּרָ֛ה דַּלְת֥וֹת הָעַמִּ֖ים נָסֵ֣בָּה אֵלָ֑י אִמָּלְאָ֖ה הָחֳרָֽבָה׃
      3 לָכֵ֗ן כֹּ֤ה אָמַר֙ אֲדֹנָ֣י יְהוִ֔ה הִנְנִ֥י עָלַ֖יִךְ צֹ֑ר וְהַעֲלֵיתִ֤י עָלַ֙יִךְ֙ גּוֹיִ֣ם רַבִּ֔ים כְּהַעֲל֥וֹת הַיָּ֖ם לְגַלָּֽיו׃
      4 וְשִׁחֲת֞וּ חֹמ֣וֹת צֹ֗ר וְהָֽרְסוּ֙ מִגְדָּלֶ֔יהָ וְסִֽחֵיתִ֥י עֲפָרָ֖הּ מִמֶּ֑נָּה וְנָתַתִּ֥י אוֹתָ֖הּ לִצְחִ֥יחַ סָֽלַע׃
      5 מִשְׁטַ֨ח חֲרָמִ֤ים תִּֽהְיֶה֙ בְּת֣וֹךְ הַיָּ֔ם כִּ֚י אֲנִ֣י דִבַּ֔רְתִּי נְאֻ֖ם אֲדֹנָ֣י יְהוִ֑ה וְהָיְתָ֥ה לְבַ֖ז לַגּוֹיִֽם׃
      6 וּבְנוֹתֶ֙יהָ֙ אֲשֶׁ֣ר בַּשָּׂדֶ֔ה בַּחֶ֖רֶב תֵּהָרַ֑גְנָה וְיָדְע֖וּ כִּי־אֲנִ֥י יְהוָֽה׃
      7 כִּ֣י כֹ֤ה אָמַר֙ אֲדֹנָ֣י יְהוִ֔ה הִנְנִ֧י מֵבִ֣יא אֶל־צֹ֗ר נְבוּכַדְרֶאצַּ֧ר מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֛ל מִצָּפ֖וֹן מֶ֣לֶךְ מְלָכִ֑ים בְּס֛וּס וּבְרֶ֥כֶב וּבְפָרָשִׁ֖ים וְקָהָ֥ל וְעַם־רָֽב׃
      8 בְּנוֹתַ֥יִךְ בַּשָּׂדֶ֖ה בַּחֶ֣רֶב יַהֲרֹ֑ג וְנָתַ֨ן עָלַ֜יִךְ דָּיֵ֗ק וְשָׁפַ֤ךְ עָלַ֙יִךְ֙ סֹֽלְלָ֔ה וְהֵקִ֥ים עָלַ֖יִךְ צִנָּֽה׃
      9 וּמְחִ֣י קָֽבָלּ֔וֹ יִתֵּ֖ן בְּחֹֽמוֹתָ֑יִךְ וּמִ֨גְדְּלֹתַ֔יִךְ יִתֹּ֖ץ בְּחַרְבוֹתָֽיו׃
      10 מִשִּׁפְעַ֥ת סוּסָ֖יו יְכַסֵּ֣ךְ אֲבָקָ֑ם מִקּוֹל֩ פָּרַ֨שׁ וְגַלְגַּ֜ל וָרֶ֗כֶב תִּרְעַ֙שְׁנָה֙ חֽוֹמוֹתַ֔יִךְ בְּבֹאוֹ֙ בִּשְׁעָרַ֔יִךְ כִּמְבוֹאֵ֖י עִ֥יר מְבֻקָּעָֽה׃
      11 בְּפַרְס֣וֹת סוּסָ֔יו יִרְמֹ֖ס אֶת־כָּל־חֽוּצוֹתָ֑יִךְ עַמֵּךְ֙ בַּחֶ֣רֶב יַהֲרֹ֔ג וּמַצְּב֥וֹת עֻזֵּ֖ךְ לָאָ֥רֶץ תֵּרֵֽד׃
      12 וְשָׁלְל֣וּ חֵילֵ֗ךְ וּבָֽזְזוּ֙ רְכֻלָּתֵ֔ךְ וְהָֽרְסוּ֙ חוֹמוֹתַ֔יִךְ וּבָתֵּ֥י חֶמְדָּתֵ֖ךְ יִתֹּ֑צוּ וַאֲבָנַ֤יִךְ וְעֵצַ֙יִךְ֙ וַֽעֲפָרֵ֔ךְ בְּת֥וֹךְ מַ֖יִם יָשִֽׂימוּ׃
      13 וְהִשְׁבַּתִּ֖י הֲמ֣וֹן שִׁירָ֑יִךְ וְק֣וֹל כִּנּוֹרַ֔יִךְ לֹ֥א יִשָּׁמַ֖ע עֽוֹד׃
      14 וּנְתַתִּ֞יךְ לִצְחִ֣יחַ סֶ֗לַע מִשְׁטַ֤ח חֲרָמִים֙ תִּֽהְיֶ֔ה לֹ֥א תִבָּנֶ֖ה ע֑וֹד כִּ֣י אֲנִ֤י יְהוָה֙ דִּבַּ֔רְתִּי נְאֻ֖ם אֲדֹנָ֥י יְהוִֽה׃
      15 כֹּ֥ה אָמַ֛ר אֲדֹנָ֥י יְהוִ֖ה לְצ֑וֹר הֲלֹ֣א ׀ מִקּ֣וֹל מַפַּלְתֵּ֗ךְ בֶּאֱנֹ֨ק חָלָ֜ל בֵּהָ֤רֵֽג הֶ֙רֶג֙ בְּתוֹכֵ֔ךְ יִרְעֲשׁ֖וּ הָאִיִּֽים׃
      16 וְֽיָרְד֞וּ מֵעַ֣ל כִּסְאוֹתָ֗ם כֹּ֚ל נְשִׂיאֵ֣י הַיָּ֔ם וְהֵסִ֙ירוּ֙ אֶת־מְעִ֣ילֵיהֶ֔ם וְאֶת־בִּגְדֵ֥י רִקְמָתָ֖ם יִפְשֹׁ֑טוּ חֲרָד֤וֹת ׀ יִלְבָּ֙שׁוּ֙ עַל־הָאָ֣רֶץ יֵשֵׁ֔בוּ וְחָֽרְדוּ֙ לִרְגָעִ֔ים וְשָׁמְמ֖וּ עָלָֽיִךְ׃
      17 וְנָשְׂא֨וּ עָלַ֤יִךְ קִינָה֙ וְאָ֣מְרוּ לָ֔ךְ אֵ֣יךְ אָבַ֔דְתְּ נוֹשֶׁ֖בֶת מִיַּמִּ֑ים הָעִ֣יר הַהֻלָּ֗לָה אֲשֶׁר֩ הָיְתָ֨ה חֲזָקָ֤ה בַיָּם֙ הִ֣יא וְיֹשְׁבֶ֔יהָ אֲשֶׁר־נָתְנ֥וּ חִתִּיתָ֖ם לְכָל־יוֹשְׁבֶֽיהָ׃
      18 עַתָּה֙ יֶחְרְד֣וּ הָֽאִיִּ֔ן י֖וֹם מַפַּלְתֵּ֑ךְ וְנִבְהֲל֛וּ הָאִיִּ֥ים אֲשֶׁר־בַּיָּ֖ם מִצֵּאתֵֽךְ׃
      19 כִּ֣י כֹ֤ה אָמַר֙ אֲדֹנָ֣י יְהוִ֔ה בְּתִתִּ֤י אֹתָךְ֙ עִ֣יר נֶחֱרֶ֔בֶת כֶּעָרִ֖ים אֲשֶׁ֣ר לֹֽא־נוֹשָׁ֑בוּ בְּהַעֲל֤וֹת עָלַ֙יִךְ֙ אֶת־תְּה֔וֹם וְכִסּ֖וּךְ הַמַּ֥יִם הָרַבִּֽים׃
      20 וְהוֹרַדְתִּיךְ֩ אֶת־י֨וֹרְדֵי ב֜וֹר אֶל־עַ֣ם עוֹלָ֗ם וְ֠הוֹשַׁבְתִּיךְ בְּאֶ֨רֶץ תַּחְתִּיּ֜וֹת כָּחֳרָב֤וֹת מֵֽעוֹלָם֙ אֶת־י֣וֹרְדֵי ב֔וֹר לְמַ֖עַן לֹ֣א תֵשֵׁ֑בִי וְנָתַתִּ֥י צְבִ֖י בְּאֶ֥רֶץ חַיִּֽים׃
      21 בַּלָּה֥וֹת אֶתְּנֵ֖ךְ וְאֵינֵ֑ךְ וּֽתְבֻקְשִׁ֗י וְלֹֽא־תִמָּצְאִ֥י עוֹד֙ לְעוֹלָ֔ם נְאֻ֖ם אֲדֹנָ֥י יְהֹוִֽה׃

      2 Corinthiens 12

      1 Καυχᾶσθαι δεῖ· οὐ συμφέρον μέν, ἐλεύσομαι δὲ εἰς ὀπτασίας καὶ ἀποκαλύψεις κυρίου.
      2 οἶδα ἄνθρωπον ἐν Χριστῷ πρὸ ἐτῶν δεκατεσσάρων—εἴτε ἐν σώματι οὐκ οἶδα, εἴτε ἐκτὸς τοῦ σώματος οὐκ οἶδα, ὁ θεὸς οἶδεν—ἁρπαγέντα τὸν τοιοῦτον ἕως τρίτου οὐρανοῦ.
      3 καὶ οἶδα τὸν τοιοῦτον ἄνθρωπον—εἴτε ἐν σώματι εἴτε χωρὶς τοῦ σώματος οὐκ οἶδα, ὁ θεὸς οἶδεν—
      4 ὅτι ἡρπάγη εἰς τὸν παράδεισον καὶ ἤκουσεν ἄρρητα ῥήματα ἃ οὐκ ἐξὸν ἀνθρώπῳ λαλῆσαι.
      5 ὑπὲρ τοῦ τοιούτου καυχήσομαι, ὑπὲρ δὲ ἐμαυτοῦ οὐ καυχήσομαι εἰ μὴ ἐν ταῖς ἀσθενείαις.
      6 ἐὰν γὰρ θελήσω καυχήσασθαι, οὐκ ἔσομαι ἄφρων, ἀλήθειαν γὰρ ἐρῶ· φείδομαι δέ, μή τις εἰς ἐμὲ λογίσηται ὑπὲρ ὃ βλέπει με ἢ ἀκούει τι ἐξ ἐμοῦ,
      7 καὶ τῇ ὑπερβολῇ τῶν ἀποκαλύψεων. διὸ ἵνα μὴ ὑπεραίρωμαι, ἐδόθη μοι σκόλοψ τῇ σαρκί, ἄγγελος Σατανᾶ, ἵνα με κολαφίζῃ, ἵνα μὴ ὑπεραίρωμαι.
      8 ὑπὲρ τούτου τρὶς τὸν κύριον παρεκάλεσα ἵνα ἀποστῇ ἀπ’ ἐμοῦ·
      9 καὶ εἴρηκέν μοι· Ἀρκεῖ σοι ἡ χάρις μου· ἡ γὰρ δύναμις ἐν ἀσθενείᾳ τελεῖται. ἥδιστα οὖν μᾶλλον καυχήσομαι ἐν ταῖς ἀσθενείαις μου, ἵνα ἐπισκηνώσῃ ἐπ’ ἐμὲ ἡ δύναμις τοῦ Χριστοῦ.
      10 διὸ εὐδοκῶ ἐν ἀσθενείαις, ἐν ὕβρεσιν, ἐν ἀνάγκαις, ἐν διωγμοῖς καὶ στενοχωρίαις, ὑπὲρ Χριστοῦ· ὅταν γὰρ ἀσθενῶ, τότε δυνατός εἰμι.
      11 Γέγονα ἄφρων· ὑμεῖς με ἠναγκάσατε· ἐγὼ γὰρ ὤφειλον ὑφ’ ὑμῶν συνίστασθαι. οὐδὲν γὰρ ὑστέρησα τῶν ὑπερλίαν ἀποστόλων, εἰ καὶ οὐδέν εἰμι·
      12 τὰ μὲν σημεῖα τοῦ ἀποστόλου κατειργάσθη ἐν ὑμῖν ἐν πάσῃ ὑπομονῇ, σημείοις τε καὶ τέρασιν καὶ δυνάμεσιν.
      13 τί γάρ ἐστιν ὃ ἡσσώθητε ὑπὲρ τὰς λοιπὰς ἐκκλησίας, εἰ μὴ ὅτι αὐτὸς ἐγὼ οὐ κατενάρκησα ὑμῶν; χαρίσασθέ μοι τὴν ἀδικίαν ταύτην.
      14 Ἰδοὺ τρίτον τοῦτο ἑτοίμως ἔχω ἐλθεῖν πρὸς ὑμᾶς, καὶ οὐ καταναρκήσω· οὐ γὰρ ζητῶ τὰ ὑμῶν ἀλλὰ ὑμᾶς, οὐ γὰρ ὀφείλει τὰ τέκνα τοῖς γονεῦσιν θησαυρίζειν, ἀλλὰ οἱ γονεῖς τοῖς τέκνοις.
      15 ἐγὼ δὲ ἥδιστα δαπανήσω καὶ ἐκδαπανηθήσομαι ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ὑμῶν. εἰ περισσοτέρως ὑμᾶς ἀγαπῶν, ἧσσον ἀγαπῶμαι;
      16 ἔστω δέ, ἐγὼ οὐ κατεβάρησα ὑμᾶς· ἀλλὰ ὑπάρχων πανοῦργος δόλῳ ὑμᾶς ἔλαβον.
      17 μή τινα ὧν ἀπέσταλκα πρὸς ὑμᾶς, δι’ αὐτοῦ ἐπλεονέκτησα ὑμᾶς;
      18 παρεκάλεσα Τίτον καὶ συναπέστειλα τὸν ἀδελφόν· μήτι ἐπλεονέκτησεν ὑμᾶς Τίτος; οὐ τῷ αὐτῷ πνεύματι περιεπατήσαμεν; οὐ τοῖς αὐτοῖς ἴχνεσιν;
      19 Πάλαι δοκεῖτε ὅτι ὑμῖν ἀπολογούμεθα; κατέναντι θεοῦ ἐν Χριστῷ λαλοῦμεν. τὰ δὲ πάντα, ἀγαπητοί, ὑπὲρ τῆς ὑμῶν οἰκοδομῆς,
      20 φοβοῦμαι γὰρ μή πως ἐλθὼν οὐχ οἵους θέλω εὕρω ὑμᾶς, κἀγὼ εὑρεθῶ ὑμῖν οἷον οὐ θέλετε, μή πως ἔρις, ζῆλος, θυμοί, ἐριθεῖαι, καταλαλιαί, ψιθυρισμοί, φυσιώσεις, ἀκαταστασίαι·
      21 μὴ πάλιν ἐλθόντος μου ταπεινώσῃ με ὁ θεός μου πρὸς ὑμᾶς, καὶ πενθήσω πολλοὺς τῶν προημαρτηκότων καὶ μὴ μετανοησάντων ἐπὶ τῇ ἀκαθαρσίᾳ καὶ πορνείᾳ καὶ ἀσελγείᾳ ᾗ ἔπραξαν.
    • 2 Samuel 19

      1 Alors le roi, bouleversé, monta dans la chambre située au-dessus de la porte et pleura. Il disait tout en marchant : « Mon fils Absalom ! Mon fils, mon fils Absalom ! Si seulement j’étais mort à ta place ! Absalom, mon fils, mon fils ! »
      2 On vint dire à Joab : « Le roi pleure et mène le deuil sur Absalom. »
      3 Ce jour-là, la victoire fut changée en deuil pour tout le peuple, car le peuple entendait dire : « Le roi est rempli de chagrin à cause de son fils. »
      4 Ce jour-là, le peuple rentra dans la ville comme un voleur, comme l'auraient fait des soldats honteux d'avoir pris la fuite au cours du combat.
      5 Le roi s'était couvert le visage et criait à haute voix : « Mon fils Absalom ! Absalom, mon fils, mon fils ! »
      6 Joab entra dans la chambre où se trouvait le roi et dit : « Tu couvres aujourd'hui de honte tous tes serviteurs, alors qu’ils ont aujourd'hui sauvé ta vie, celle de tes fils et de tes filles, celle de tes femmes et de tes concubines.
      7 Tu aimes ceux qui te montrent de la haine et tu montres de la haine envers ceux qui t'aiment. En effet, tu déclares aujourd'hui que tes chefs et tes serviteurs ne représentent rien pour toi. Je vois maintenant que si Absalom était en vie et que nous soyons tous morts aujourd’hui, tu serais content.
      8 Lève-toi donc, sors et parle au cœur de tes serviteurs ! En effet, je t’en fais le serment par l'Eternel : si tu ne sors pas, pas un homme ne restera avec toi cette nuit ; et ce sera pire pour toi que tous les malheurs que tu as connus depuis ta jeunesse jusqu'à maintenant. »
      9 Alors le roi se leva et s'assit à la porte de la ville. On annonça à tout le peuple : « Le roi siège à la porte. » Et tout le peuple vint devant le roi. Quant aux Israélites, ils s'étaient enfuis, chacun dans sa tente.
      10 Dans toutes les tribus d'Israël, tout le peuple était en grande discussion. On disait : « C’est le roi qui nous a délivrés de nos ennemis, c'est lui qui nous a sauvés des Philistins. Et maintenant il a dû fuir le pays devant Absalom.
      11 Or Absalom, que nous avions consacré par onction pour qu'il règne sur nous, est mort au combat. Maintenant, pourquoi ne parlez-vous pas de faire revenir le roi ? »
      12 De son côté, le roi David envoya un messager dire aux prêtres Tsadok et Abiathar : « Parlez aux anciens de Juda, dites-leur : ‘Pourquoi seriez-vous les derniers à faire revenir le roi chez lui ? – En effet, ce qui se disait dans tout Israël était parvenu jusqu'au roi, chez lui. –
      13 Vous êtes mes frères, vous êtes faits des mêmes os et de la même chair que moi. Pourquoi seriez-vous les derniers à faire revenir le roi ?’
      14 Vous direz aussi à Amasa : ‘N'es-tu pas fait des mêmes os et de la même chair que moi ? Que Dieu me traite avec la plus grande sévérité, si tu ne deviens pas pour toujours chef de l'armée devant moi, à la place de Joab !’ »
      15 David gagna le cœur de tous les Judéens comme s'ils n'avaient été qu'un seul homme, et ils firent dire au roi : « Reviens, toi ainsi que tous tes serviteurs. »
      16 Le roi revint et il arriva jusqu'au Jourdain. Quant aux Judéens, ils s’étaient rendus à Guilgal pour aller à la rencontre du roi et lui faire passer le Jourdain.
      17 Shimeï, fils de Guéra, le Benjaminite, qui était de Bachurim, s’empressa de descendre avec les Judéens à la rencontre du roi David.
      18 Il avait avec lui 1000 hommes de Benjamin, ainsi que Tsiba, le serviteur de la famille de Saül, avec ses 15 fils et ses 20 serviteurs. Ils se précipitèrent vers le Jourdain à la rencontre du roi.
      19 Le bateau destiné au transport de la famille du roi et à ce qui lui paraissait bon faisait la traversée. Au moment où le roi traversait le Jourdain, Shimeï, le fils de Guéra, se prosterna devant lui
      20 et lui dit : « Que mon seigneur ne tienne pas compte de ma faute ! Qu'il oublie la mauvaise conduite de ton serviteur le jour où mon seigneur le roi a quitté Jérusalem, que le roi ne la prenne pas à cœur !
      21 En effet, moi ton serviteur, je reconnais que j’ai péché. Et aujourd'hui je suis le premier de toute la famille de Joseph à venir à la rencontre de mon seigneur le roi. »
      22 Alors Abishaï, fils de Tseruja, prit la parole. Il dit : « Shimeï ne doit-il pas mourir pour avoir maudit celui que l'Eternel a désigné par onction ? »
      23 Mais David dit : « Qu'ai-je affaire avec vous, fils de Tseruja, et pourquoi êtes-vous aujourd'hui mes adversaires ? Devrait-on faire mourir un homme en Israël aujourd’hui ? N’ai-je donc pas la certitude que je règne aujourd'hui sur Israël ? »
      24 Puis le roi dit à Shimeï : « Tu ne mourras pas », et il lui en fit le serment.
      25 Mephibosheth, le petit-fils de Saül, descendit aussi à la rencontre du roi. Il n'avait pas soigné ses pieds, fait sa barbe ni lavé ses habits depuis le jour où le roi était parti jusqu'à celui où il revenait en paix.
      26 Lorsqu'il alla à la rencontre du roi à Jérusalem, celui-ci lui dit : « Pourquoi n'es-tu pas venu avec moi, Mephibosheth ? »
      27 Il répondit : « Roi mon seigneur, mon serviteur m'a trompé. En effet, moi ton serviteur, qui suis estropié, j’avais dit : ‘Je vais faire seller mon âne, je le monterai et j'irai avec le roi.’
      28 Et lui, il m’a calomnié, moi ton serviteur, auprès de mon seigneur le roi. Mais mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu. Fais ce qui te semblera bon.
      29 En effet, tous les membres de ma famille ne méritaient que la mort aux yeux de mon seigneur le roi. Pourtant, tu as accueilli ton serviteur parmi ceux qui mangent à ta table. Quel droit aurais-je encore de réclamer quoi que ce soit au roi ? »
      30 Le roi lui dit : « A quoi bon toutes tes paroles ? Je l'ai déclaré, Tsiba et toi, vous vous partagerez les terres. »
      31 Mephibosheth dit au roi : « Il peut même tout prendre, puisque mon seigneur le roi est revenu en paix chez lui. »
      32 Barzillaï le Galaadite descendit de Roguelim et passa le Jourdain avec le roi pour l'accompagner de l’autre côté du fleuve.
      33 Barzillaï était très vieux : il avait 80 ans. C’était lui qui avait pourvu à l’entretien du roi pendant son séjour à Mahanaïm. En effet, c'était un homme très riche.
      34 Le roi lui dit : « Viens avec moi, je pourvoirai à ton entretien chez moi à Jérusalem. »
      35 Mais Barzillaï répondit au roi : « Combien d'années vivrai-je encore, pour que je monte avec le roi à Jérusalem ?
      36 Je suis aujourd'hui âgé de 80 ans. Suis-je capable de distinguer ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange et boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore une charge pour mon seigneur le roi ?
      37 Ton serviteur avancera juste un peu de l’autre côté du Jourdain avec le roi. Pourquoi, d'ailleurs, le roi m'accorderait-il ce bienfait ?
      38 Laisse donc ton serviteur repartir chez lui ! Que je meure dans ma ville, près du tombeau de mon père et de ma mère ! Mais voici ton serviteur Kimham : il accompagnera mon seigneur le roi. Fais pour lui ce qui te plaira. »
      39 Le roi dit : « Kimham m’accompagnera donc et je ferai pour lui ce qui te plaira. Tout ce que tu me demanderas, je le ferai pour toi. »
      40 Quand tout le peuple et le roi eurent passé le Jourdain, le roi embrassa Barzillaï et le bénit. Barzillaï retourna alors chez lui.
      41 Le roi prit la direction de Guilgal et Kimham l'accompagna. Tous les Judéens ainsi que la moitié des Israélites avaient fait traverser le Jourdain au roi.
      42 Mais tous les Israélites abordèrent le roi et lui dirent : « Pourquoi nos frères de Juda t'ont-ils enlevé et ont-ils fait passer le Jourdain au roi, à sa famille et à tous les hommes de David ? »
      43 Tous les Judéens répondirent aux Israélites : « C'est que nous sommes plus proches du roi. Pourquoi vous irriter de cela ? Avons-nous vécu aux crochets du roi ? Nous a-t-il fait des cadeaux ? »

      Ezéchiel 26

      1 La onzième année, le premier jour du mois, la parole de l'Eternel m’a été adressée :
      2 « Fils de l’homme, Tyr a dit au sujet de Jérusalem : ‘C’est bien fait ! Elle est brisée, la porte des peuples ! On se tourne vers moi, je vais m’enrichir puisqu’elle est en ruine !’
      3 A cause de cela, voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel : Je t’en veux, Tyr ! Je ferai monter contre toi un grand nombre de nations, tout comme la mer fait monter ses flots.
      4 Elles détruiront les murailles de Tyr, elles abattront ses tours et j'en balaierai la poussière. Je ferai d'elle un rocher nu.
      5 Elle ne sera plus dans la mer qu’un endroit où l'on étendra les filets. En effet, c’est moi qui ai parlé, déclare le Seigneur, l'Eternel. Elle sera pillée par les nations.
      6 Ses filles dans la campagne seront tuées par l'épée. Ils reconnaîtront alors que je suis l'Eternel.
      7 » Oui, voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel : Je vais faire venir du nord contre Tyr Nebucadnetsar, le roi de Babylone, le roi des rois, avec des chevaux, des chars, des cavaliers et le ralliement d’une armée nombreuse.
      8 Il tuera tes filles par l'épée dans la campagne. Il construira des retranchements contre toi, il mettra des remblais en place contre toi et il dressera le bouclier contre toi.
      9 Il enfoncera tes murailles à coups de bélier et il démolira tes tours avec ses machines de guerre.
      10 Tu seras couverte de poussière à cause de sa quantité de chevaux. Tes murailles trembleront au bruit des cavaliers, des roues et des chars, lorsqu'il entrera dans tes portes comme on entre dans une ville conquise.
      11 Il piétinera toutes tes rues avec les sabots de ses chevaux, il tuera ton peuple par l'épée et les piliers dont tu étais fier s’écrouleront.
      12 Ils feront de tes richesses leur butin, ils pilleront tes marchandises, ils abattront tes murailles, ils démoliront tes maisons de luxe et ils jetteront dans l’eau tes pierres, ton bois et ta poussière.
      13 Je ferai cesser le bruit de tes chants et l'on n'entendra plus le son de tes harpes.
      14 Je ferai de toi un rocher nu, tu ne seras plus qu’un endroit où l'on étendra les filets, tu ne seras plus reconstruite. En effet, moi, l'Eternel, j'ai parlé, déclare le Seigneur, l'Eternel.
      15 » Voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel, à Tyr : Au bruit de ta chute, quand les blessés agoniseront, quand le carnage sévira au milieu de toi, les îles ne seront-elles pas ébranlées ?
      16 Tous les princes de la mer descendront de leur trône. Ils enlèveront leur manteau et quitteront leurs vêtements brodés. Ils auront la frayeur pour habit et s’assiéront par terre. A chaque instant la frayeur s’emparera d’eux et ils seront consternés à cause de toi.
      17 Alors ils prononceront une complainte sur toi et te diront : » ‘Comment ! Te voilà détruite, toi qu’habitaient ceux qui parcourent les mers, ville célèbre qui étais puissante sur la mer ! Avec tes habitants, tu inspirais la terreur à tous tes voisins.
      18 Maintenant les côtes sont effrayées parce que le jour de ta chute est venu, les îles de la mer sont terrifiées par ta disparition.’
      19 » En effet, voici ce que dit le Seigneur, l'Eternel : Quand je ferai de toi une ville déserte, pareille aux villes qui ne sont plus habitées, quand je ferai monter l'abîme contre toi et que les grandes eaux te couvriront,
      20 je te précipiterai avec ceux qui descendent dans la tombe, vers le peuple d’autrefois. Je te ferai habiter dans les profondeurs de la terre, pareille à des ruines éternelles, avec ceux qui descendent dans la tombe. Ainsi, tu ne seras plus habitée, tandis que je distribuerai la beauté dans le pays des vivants.
      21 Ce que je ferai de toi sera affreux. Tu n’existeras plus. On te cherchera, mais on ne te trouvera plus, déclare le Seigneur, l'Eternel. »

      2 Corinthiens 12

      1 Faut-il se vanter ? Cela ne [m’]est pas utile. J'en viendrai cependant à des visions et à des révélations du Seigneur.
      2 Je connais un homme en Christ qui, il y a 14 ans, a été enlevé jusqu'au troisième ciel. Etait-ce dans son corps ou à l’extérieur de son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait.
      3 Et je sais que cet homme – était-ce dans son corps ou à l’extérieur de son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait –
      4 a été enlevé au paradis et a entendu des paroles inexprimables qu'il n'est pas permis à un homme de redire.
      5 Je me vanterai d'un tel homme, mais de moi-même je ne me vanterai pas, sinon de mes faiblesses.
      6 Si je voulais me vanter, je ne serais pas déraisonnable, car je dirais la vérité, mais je m'en abstiens afin que personne n'ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu'il voit en moi ou à ce qu'il entend de moi.
      7 Et pour que je ne sois pas rempli d'orgueil à cause de ces révélations extraordinaires, j’ai reçu une écharde dans le corps, un ange de Satan pour me frapper et m'empêcher de m'enorgueillir.
      8 Trois fois j'ai supplié le Seigneur de l'éloigner de moi,
      9 et il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. » Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi.
      10 C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les angoisses pour Christ, car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.
      11 J'ai été fou [en me vantant ainsi], mais vous m'y avez contraint. C'est par vous que j'aurais dû être recommandé, car je n'ai en rien été inférieur à ces super-apôtres, bien que je ne sois rien.
      12 Les marques de mon ministère d’apôtre ont été produites au milieu de vous par une persévérance à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.
      13 En quoi avez-vous été moins bien traités que les autres Eglises, sinon en ce que je n'ai pas été à votre charge ? Pardonnez-moi cette injustice !
      14 Voici que pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne serai pas à votre charge, car ce ne sont pas vos biens que je recherche, c'est vous-mêmes. En effet, ce n'est pas aux enfants de faire des réserves pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants.
      15 Quant à moi, je ferai très volontiers des dépenses et je me dépenserai moi-même pour vous même si plus je vous aime, moins je suis aimé de vous.
      16 Soit ! Je n'ai pas été à votre charge, mais, fourbe comme je suis, je vous aurais pris par ruse !
      17 Vous ai-je exploités par l'un de ceux que je vous ai envoyés ?
      18 J'ai encouragé Tite à aller chez vous et avec lui j'ai envoyé le frère : est-ce que Tite a exigé quelque chose de vous ? N'avons-nous pas marché dans le même esprit, sur les mêmes traces ?
      19 Vous vous imaginez depuis longtemps que nous cherchons à nous justifier devant vous. C'est devant Dieu, en Christ, que nous parlons, et tout cela, bien-aimés, pour votre édification.
      20 J’ai peur, en effet, qu’à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je le voudrais et que vous ne me trouviez pas tel que vous le voudriez. J’ai peur de trouver des querelles, de la jalousie, de la colère, des rivalités, des médisances, des calomnies, de l'orgueil, des troubles.
      21 J’ai peur qu'à mon arrivée mon Dieu ne m'humilie de nouveau à votre sujet et que je n'aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas détournés de l'impureté, l’immoralité sexuelle et la débauche auxquelles ils se sont livrés.
    • 2 Samuel 19

      1

      Joab intime David de cesser de pleurer Absalom. (2 Samuel 19:1-8)
      David retourne au Jourdain. (2 Samuel 19:9-15)
      Il pardonne à Schimeï. (2 Samuel 19:16-23)
      Mephibosheth est excusé. (2 Samuel 19:24-30)
      David se sépare de Barzillaï. (2 Samuel 19:31-39)
      Les querelles entre Israël et Juda. (2 Samuel 19:40-43)

      Le fait de continuer à déplorer la disparition d'un fils aussi mauvais qu'Absalom, était vraiment pour un roi, un manque de sagesse, indigne de sa position. Joab intervint auprès de David, pour que ce dernier arrête de pleurer Absalom ; cette intervention manquait toutefois de respect et de déférence, face à la souveraineté de David.

      Une affaire claire et évidente peut être présentée à nos supérieurs, pour leur démontrer d'éventuelles erreurs de leur part, mais cela ne doit pas être fait avec grossièreté et insolence. Cependant, malgré le manque de respect de Joab, David accepta sans « broncher », le reproche et le conseil qui lui étaient adressés. Montrer le droit chemin au moment opportun, peut prévenir généralement les mauvaises décisions et les mesures erronées !

      9 La Providence divine, grâce aux persuasions des sacrificateurs et l'intérêt qu'Amasa avait à prendre la tête de l'armée, conduit le peuple à répondre à l'appel du roi.

      David ne bougea pas, tant qu'il ne reçut l'invitation d'Israël. Notre seigneur Jésus dirigera ceux qui voudront l'inviter à régner dans leur cœur, mais jamais sans y avoir été invité au préalable. L'Éternel entre d'abord dans le cœur, et accomplit Sa volonté au jour de Sa puissance, pour régner alors, au sein de ses ennemis, Psaume 110:2,3.

      16 Ceux qui ont jusqu'à présent rejeté Christ, « le Fils de David », seraient heureux de faire la paix avec Lui, lors de Son retour en Gloire, ici-bas ; mais il sera alors trop tard. Schimeï ne perdit pas de temps. Il avait personnellement abusé de la situation politique précédente, mais avec sa bonté habituelle, David lui pardonna facilement cette attitude.
      24 David rappela la déchéance de Mephibosheth ; ce dernier manifesta sa joie, lors du retour du roi.

      Un homme pieux, sait supporter ses épreuves, il est heureux de voir Israël en paix, et le « Fils de David » glorifié.

      31 Barzillaï, par ses quelques services rendus à la nation d'Israël, pensait être en bonne considération aux yeux du roi. De même, quand les saints seront sur le point d'entrer dans le Royaume qui leur est réservé, ils seront surpris de constater que les récompenses qu'ils recevront ne seront pas du tout celles qu'ils escomptaient, au vu de leur service, Matthieu 25:37. Un homme censé n'irait pas s'engager dans des situations fâcheuses ; il ne conduirait pas non plus les siens ni ses amis vers des voies sans issue.

      Il est bon pour chacun, particulièrement pour les personnes d'un certain âge, de ne pas penser et parler outre mesure de la mort. Notre place est préparée dans l'au-delà, soyons d'abord en règle avec Dieu !

      40 Les hommes d'Israël pensaient être méprisés, et les paroles agressives que ceux de Juda leur adressèrent, ne produisirent que des effets négatifs.

      Beaucoup de mal pourrait être évité, si les hommes veillaient à ne pas céder à leur orgueil, et pouvaient se rappeler qu'une parole douce est la meilleure réponse à la colère. Bien que nous puissions être dans notre droit et avoir raison, si nos paroles sont animées par la cruauté, Dieu n'en sera qu'attristé.

      Ezéchiel 26

      1

      Prophétie contre de Tyr.

      C’est un péché qui nous assaille facilement, que d’être secrètement satisfait par la mort ou la décadence des autres, alors que nous sommes pratiquement certains de connaître le même sort ; il en est de même quand nous constatons leur chute, alors que nous prospérons. Cette attitude provient d'un principe égoïste d’avidité : nous sommes victimes de notre amour du monde, triste base de notre bonheur ; ce genre de sentiment est expressément condamné par Dieu. Ce Dernier rend souvent vains les projets de ceux qui se réjouissent de la ruine des autres.

      Les règles commerciales les plus courantes ici-bas, sont souvent directement opposées à la loi divine. Dieu, en effet, se révèle complètement opposé aux égoïstes qui n’aiment que l’argent, dont le cœur, à l’exemple de Tyr, est endurci par l'amour des richesses.

      Beaucoup de personnes ne cherchent qu’à donner de l’éclat à ce qui excite l'envie et la cupidité des autres, tous les moyens leur sont bons ; dans cette course à l'obtention, à la conservation des biens, et aux dépenses diverses, les hommes ne font que provoquer la colère divine, ce qui finit par transformer des villes prospères en un amas de ruines...

      15 Il faut voir à quel point la ville de Tyr était jadis prospère. Nous voyons maintenant à quel triste état elle fut réduite...

      Le déclin des autres devrait nous inciter à la prudence. Chaque découverte de l'accomplissement d'une prophétie de l’Écriture sainte, est comme un miracle qui affermit notre foi. Tout ce qui appartient à ce monde n’est que vanité et désobligeance.

      Ceux qui connaissent aujourd’hui la prospérité semblant la plus sûre, peuvent à tout instant disparaître et sombrer dans l’oubli...

      2 Corinthiens 12

      1

      Les révélations de l'apôtre Paul. (2 Corinthiens 12:1-6)
      Ce qui a contribué à son avantage spirituel. (2 Corinthiens 12:7-10)
      Les qualités d'un apôtre existaient vraiment en lui. Son but : faire une visite aux Corinthiens ; il exprime toutefois sa crainte de devoir être sévère avec quelques-uns. (2 Corinthiens 12:11-21)

      Il ne peut pas y avoir de doute : l'apôtre parle bien de lui-même dans ce texte. Soit les éléments célestes lui ont été présentés ici bas, alors qu’il était en extase, comme au temps des prophètes autrefois, soit son âme a été séparée du corps, pour un temps, pour être élevée dans le ciel ; il se peut même qu'il soit monté, corps et âme, dans le paradis : en fait, il ne savait pas lui-même ce qui s’était passé vraiment.

      Nous ne sommes pas capables, (ou il ne nous est peut-être pas permis de le savoir), de connaître les détails de cet endroit, rempli de la gloire divine. Paul n'a pas tenté de nous décrire ce qu'il a entendu, mais il a placé en avant la doctrine de Christ. C'est sur ce Dernier, ce Fondement, que l'Église est construite, et c'est sur Lui que nous devons bâtir notre foi et notre espérance.

      Tandis que ce texte nous invite à affermir notre attente de la gloire céleste qui nous sera révélée, nous devons nous satisfaire des méthodes habituelles d'érudition de la Vérité divine.

      7 Dans ce texte, l'apôtre, compte tenu des visions et des révélations qu'il avait reçues précédemment, fait état de la méthode entreprise par Dieu, pour le garder en toute humilité, et le prévenir de toute tentation de s’enorgueillir.

      Il ne nous est pas dit en quoi consistait cette « épine dans la chair » ; il s’agissait peut-être d’un grave problème, ou d’une grande tentation... Mais Dieu accorde souvent le bien par le biais de la souffrance : les reproches que peuvent nous adresser nos adversaires nous aident à nous garder de toute fierté. Si Dieu nous aime, Il nous évitera d'être exalté au-delà de toute mesure ; les fardeaux de toute nature sont ordonnés pour combattre la fierté spirituelle.

      Le texte nous déclare que cette « épine dans la chair » a été envoyée, à titre maléfique, par un ange de Satan ; mais Dieu, Celui qui a permis d’éprouver l’apôtre, l'a « remaniée », pour devenir finalement le bien de Paul.

      La prière est un « onguent » pour chaque plaie, un remède pour chaque maladie ; quand nous sommes affligés par des « épines » dans la chair, nous devons nous consacrer à la prière. Si une réponse n'est pas accordée dans l’immédiat, ou peu après, continuons à prier !

      Les épreuves nous sont envoyées par la Providence pour nous apprendre à prier ; si elles persistent, c’est dans le but de nous apprendre à poursuivre cette prière. Quoique Dieu accepte la prière de la foi, Il n'accorde pas toujours ce qui est demandé : alors qu'Il exauce parfois dans le courroux, Il refuse aussi dans Son Amour. Quand le Seigneur n’éloigne pas de nous les problèmes, ni les tentations, Il nous accorde cependant Sa grâce toute suffisante, de sorte que nous n'avons aucune raison de nous plaindre ! La Grâce manifeste la clémence de Dieu à notre égard ; c'est suffisant pour nous éclairer, nous animer, nous fortifier et nous réconforter dans les détresses et les afflictions.

      La force du Seigneur est parfaitement adaptée à notre faiblesse. Sa Grâce est ainsi manifestée et magnifiée ! Quand nous nous sentons faibles, c'est alors que nous sommes forts, dans la Grâce de notre Seigneur Jésus-Christ ; quand nous ressentons vraiment cette faiblesse, allons à Christ, pour recevoir Sa force et découvrir cette abondance divine, de Puissance et de Grâce !

      11 Nous devons nous efforcer de garder une bonne réputation, celle dont jouissent les hommes pieux. Nous sommes particulièrement redevables à ceux qui nous ont accordés des bienfaits spirituels ; nous devons les considérer comme des « instruments » dans la main de Dieu, pleine de bonté à notre égard.

      Ce texte nous rapporte un exemple du comportement de l'apôtre et de ses intentions bienveillantes, à l’égard des Corinthiens ; ceci nous permet de voir le type parfait du fidèle serviteur de Dieu, au service de l'Évangile. La devise et le but de Paul, consistaient à exercer la bonté.

      Remarquons dans ce passage, la présence commune de plusieurs péchés parmi ceux qui professaient la piété. Les chutes et les méfaits abaissent un ministre de l'Évangile ; Dieu utilise parfois ce procédé pour humilier les orgueilleux.

      Ces différents versets montrent à quel point les « excès » de ces faux docteurs ont égaré leurs adeptes. Qu’il est douloureux de constater de tels maux parmi ceux qui enseignent l'Évangile ! Il en est hélas encore ainsi, comme ce fut le cas, trop souvent, du temps des apôtres...

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