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La Bible en 3 ans - Jour 134

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La Bible en 3 ans - Jour 134
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    • Nombres 23

      1 Il dit alors à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      2 Balac obéit à Balaam. Puis tous les deux offrent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balac : « Reste ici, près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin. Le SEIGNEUR va peut-être venir à ma rencontre. Je te dirai les paroles qu’il me fera connaître. » Ensuite Balaam va sur une colline sans arbres.
      4 Là, Dieu vient le trouver. Balaam lui dit : « J’ai fait dresser sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chacun. »
      5 Le SEIGNEUR met alors dans la bouche de Balaam les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      6 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab.
      7 Alors il prononce ce poème : « Balac, le roi de Moab, m’a fait venir des montagnes de l’est de la Syrie. Il m’a dit : “Viens ! Menace les Israélites ! Oui, viens ! Lance des malédictions contre les enfants de Jacob !”
      8 Mais comment maudire celui que Dieu n’a pas maudit ? Comment menacer un peuple que le SEIGNEUR ne menace pas ?
      9 Je regarde ce peuple du haut des rochers, je l’observe du sommet des collines. C’est un peuple qui habite à part, il sait qu’il est différent des autres peuples.
      10 Qui peut calculer le total des Israélites ? Les gens de la famille de Jacob sont plus nombreux que les grains de poussière. Je souhaite mourir comme ceux qui obéissent à Dieu et finir comme le peuple d’Israël. »
      11 Le roi Balac dit à Balaam : « Qu’est-ce que tu m’as fait là ? Je t’amène ici pour maudire mes ennemis, et toi, tu les couvres de bénédictions ! »
      12 Balaam répond : « Quand je parle, est-ce que je ne dois pas dire seulement les paroles que le SEIGNEUR met dans ma bouche ? »
      13 Le roi Balac continue : « Viens donc avec moi à un autre endroit. Là, tu verras tous les Israélites. D’ici, tu en voyais seulement une partie. De là-bas, tu les maudiras pour moi. »
      14 Balac emmène Balaam jusqu’à un poste de surveillance, près du sommet du mont Pisga. Là, il construit encore sept autels et il offre un taureau et un bélier sur chacun.
      15 Balaam dit au roi Balac : « Reste ici près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin pour attendre... »
      16 Ensuite le SEIGNEUR vient trouver Balaam. Il lui met dans la bouche les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      17 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab. Le roi Balac demande à Balaam : « Qu’est-ce que le SEIGNEUR a dit ? »
      18 Alors Balaam prononce ce poème : « Lève-toi, Balac, fils de Sippor, écoute, écoute-moi attentivement !
      19 Dieu n’est pas un homme, il ne ment pas. Il n’est pas un être humain, il ne change pas d’avis. Quand il dit quelque chose, il le réalise, quand il fait une promesse, il la tient.
      20 Moi, j’ai accepté de bénir ce peuple, parce que le SEIGNEUR l’a béni. Je ne changerai pas.
      21 Le SEIGNEUR n’aperçoit aucune injustice dans le peuple d’Israël, non, il ne voit aucun mal dans la famille de Jacob. Il est leur Dieu, il habite avec eux, il reçoit leurs cris de joie comme un roi.
      22 C’est lui qui les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle.
      23 Il n’y a pas de magie chez les Israélites, pas de devins dans la famille de Jacob. Ils apprennent au bon moment tout ce que Dieu fait.
      24 Ce peuple se lève comme un animal sauvage, il se met debout comme un lion. Avant de se coucher, il mange la bête qu’il a prise, et il boit son sang. »
      25 Le roi Balac dit à Balaam : « Si tu ne lances pas de malédiction sur ce peuple, du moins évite de le bénir ! »
      26 Balaam lui répond : « Je t’ai prévenu : je dois dire tout ce que le SEIGNEUR dira ! »
      27 Le roi Balac continue : « Viens encore avec moi à un autre endroit. Là, Dieu acceptera peut-être que tu maudisses ce peuple pour moi. »
      28 Il emmène Balaam au sommet du mont Péor. De là, on voit tout le désert.
      29 Balaam dit à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      30 Balac obéit à Balaam, puis il offre un taureau et un bélier sur chaque autel.
    • Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

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