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La Bible en 3 ans - Jour 244

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La Bible en 3 ans - Jour 244
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Versets relatifs

    • 1 Samuel 25

      1

      La mort de Samuel. (1 Samuel 25:1)
      La requête David ; le refus désobligeant de Nabal. (1 Samuel 25:2-11)
      David a l'intention de détruire Nabal. (1 Samuel 25:12-17)
      Abigaïl offre un présent à David. (1 Samuel 25:18-31)
      David accueille favorablement Abigaïl, Nabal meurt. (1 Samuel 25:32-39)
      David épouse Abigaïl. (1 Samuel 25:39-44)

      Tous les enfants d'Israël se lamentèrent, avec juste raison, de la mort de Samuel. Ce dernier priait quotidiennement pour eux.

      Ceux qui assistent aux obsèques de fidèles serviteurs de Dieu, sans ressentir la moindre tristesse, ont vraiment un cœur rebelle : il est triste de n'éprouver aucune peine pour la perte de ceux qui ont prié pour nous et qui nous ont enseigné les voies du Seigneur.

      2 Nous n'aurions jamais entendu parler de Nabal, si rien ne s'était passé entre lui et David. L'étymologie de « Nabal » est remarquable : ce nom signifie « imbécile ».

      Les richesses tendent à élever « artificiellement » les hommes, aux yeux du monde ; mais en étant objectif, on découvre que Nabal avait un niveau de vie relativement moyen. Il n'avait aucun renom, aucune honnêteté ; il était grossier, souvent maussade et de mauvaise humeur ; il était dur en affaires, méchant, accablant les autres ; c'était un homme sans scrupule, parvenant à ses fins par la fraude et la violence.

      Que de difficultés avons-nous pour évaluer les vraies « valeurs » de ce monde ! D'un côté nous voyons une profusion de « Nabal » grossiers, et de l'autre, des « David », ne cherchant qu'à accomplir le bien, avec difficulté ! David fit rappeler par ses messagers, la bonne façon dont il avait traité les bergers de Nabal. Considérant la détresse, les dettes, le mécontentement et la pénurie auxquels les hommes de David étaient exposés, il était possible d'annoncer que ce dernier les avait gardés de se livrer au pillage. Nabal resta sur son entêtement, comme les avares savent si bien le faire : malgré la demande qu'il reçut, il tenait à garder ce qu'il possédait par tous les moyens, persuadé que son péché d'avarice serait masqué par la soi-disant mauvaise conduite des serviteurs de David. Mais Dieu n'était pas dupe !

      Que cette triste attitude nous aide à supporter patiemment les médisances et les reproches éventuels auxquels nous pourrions êtres exposés. Ce genre de situation se rencontre hélas ici-bas, même à l'encontre des personnes pleines de bonté.

      Nabal insista beaucoup trop sur le fait que tous ses biens, et en particulier, ceux de sa table, lui appartenaient. N'était-il pas maître de la gestion de ses richesses ?

      Nous sommes fautifs, quand nous pensons être les « seigneurs absolus » de nos possessions, pouvant en disposer comme bon nous semble. En fait, nous ne sommes que les administrateurs de nos biens, et nous devons employer ce que nous possédons, selon la volonté du Seigneur, en nous rappelant que rien ne nous appartient vraiment dans tout ce qu'Il nous a confié !

      12 Parfois, Dieu est bon, même envers celui qui est méchant et qui manque de reconnaissance pour ce qu'il possède ; pourquoi n'aurions-nous pas la même attitude ?

      David était déterminé à détruire Nabal, et tout ce qui lui appartenait. Était-ce bien là dans ses habitudes ? N'avait-il pas appris suffisamment à supporter l'affliction, à être patient, et à ne pas tomber dans le piège que lui tendaient ses passions ?

      David fut à maintes reprises, calme et prévenant, mais cette fois, il était animé d'une terrible ardeur, cherchant à détruire toute la famille de Nabal.

      Dans quel triste état peut se trouver le cœur du meilleur des hommes, quand Dieu le laisse ainsi, livré à lui-même ! Que cela nous incite à prier de la sorte : « Seigneur, préserve nous de tomber dans la tentation » !

      18 Par un simple cadeau, Abigaïl se réconcilia avec David, suite au précédent refus de Nabal. Abigaïl s'approcha de David, dans un esprit de soumission. Dans les disputes, le fait de céder à l'opposant, apaise souvent les graves offenses que l'on aurait pu lui occasionner. Abigaïl se repentit devant David, tout en lui demandant une certaine indulgence : elle ne pouvait pas excuser la conduite odieuse de son mari. Elle ne s'appuyait pas, pour convaincre David, sur sa propre force de persuasion, mais sur la Grâce divine, sachant que Dieu l'aiderait, dans sa Toute Puissance. Elle dit à David que ce serait s'abaisser que de se venger sur un ennemi aussi faible et ignoble que Nabal, qui, pour sa part ne lui accorderait d'ailleurs aucune indulgence : la meilleure solution consistait à le laisser et à ne lui faire aucun mal. Elle discernait la destinée illustre que David allait connaître, malgré ses ennuis du temps présent : « Dieu préservera ta vie ; il serait vraiment injuste de faire mourir inutilement un homme, en particulier s'il fait partie du peuple de Dieu ».

      Abigaïl garda en dernier recours, cet argument, pour convaincre David : plus il renoncerait à son entêtement, plus il aurait la conscience en paix et le repos de l'âme.

      Beaucoup se vengent, dominés par la colère, et regrettant plus tard, mille fois leur geste. Le plaisir de cette vengeance se transforme alors rapidement en amertume.

      Quand nous sommes tentés de pécher, il nous faut considérer d'abord, quelle sera la suite des évènements !

      32 David remercia l'Éternel pour Sa merveilleuse réponse, évitant ainsi au futur roi de pécher, en portant la main sur Nabal.

      Quelles que soient les personnes qui peuvent nous rencontrer dans le but de nous conseiller, de nous donner la direction à suivre, le réconfort, la prudence, voire des réprimandes pertinentes, nous devons discerner en elles, une démarche divine. Nous devrions être très reconnaissants pour la merveilleuse Providence, qui nous met en garde de commettre le péché. La plupart des personnes pensent qu'il est suffisant d'entendre patiemment les avertissements de la Parole ; mais bien peu, hélas, accepteront ces avertissements dans un esprit de reconnaissance, louant Celui qui, dans Sa Grâce, les envoie.

      Plus nous sommes prêts à commettre le péché, plus la Grâce tente de nous en dissuader : les pécheurs sont souvent le plus en sécurité quand ils frôlent de près le danger.

      Nabal était complètement ivre. Il portait bien son nom, qui signifiait « l'imbécile » : il ne savait pas jouir de l'abondance de ses biens, sans toutefois en abuser ; il ne savait pas être agréable envers ses amis, sans s'abaisser de façon bestiale. Il n'y a rien de plus évident que l'ivrognerie, pour révéler le peu de sagesse d'un homme : cette calamité arrive même à détruire le peu que l'on puisse posséder. Quel changement trouvait-on chez cet homme, le lendemain matin ! Son cœur, qui durant la nuit, s'égayait avec du vin, devint le jour suivant, lourd comme pierre ; le rire des imbéciles s'efface aussi rapidement que les illusions des plaisirs charnels ; la fin de cette nuit de gaieté fut bien sombre et pénible. Les ivrognes sont toujours tristes au sortir de leur ébriété. Environ dix jours plus tard, l'Éternel frappa Nabal, et le fit mourir. David remercia Dieu pour l'avoir gardé de massacrer Nabal.

      La douleur que l'on rencontre ici-bas, l'orgueil, et une conscience interpellée, ternissent parfois les joies de celui qui abuse des plaisirs, et séparent l'homme avare de ses richesses ; mais, le Seigneur finit par frapper de mort ces hommes, quand bon Lui semble, par le moyen de Son choix.

      39 Abigaïl était persuadée que David deviendrait le futur roi d'Israël ; elle avait une estime considérable pour lui, au vu de sa piété et de son excellent caractère. Elle pensait que sa proposition de mariage avec David était tout à fait convenable et avantageuse pour elle, malgré les difficultés qu'elle venait de traverser. Avec une grande humilité, et sans aucun scrupule, selon les coutumes de cette époque, elle s'engagea dans cette demande, voulant partager avec son futur mari, ses joies comme ses épreuves.

      Ceux qui s'approchent de Christ, doivent être disposés à souffrir avec Lui, pouvant être persuadés que plus tard, ils régneront avec Lui.

    • 1 Samuel 25

      1 Samuel mourut. Tout Israël s'étant assemblé le pleura, et on l'enterra dans sa demeure à Rama. Ce fut alors que David se leva et descendit au désert de Paran.
      2 Il y avait à Maon un homme fort riche, possédant des biens à Carmel ; il avait trois mille brebis et mille chèvres, et il se trouvait à Carmel pour la tonte de ses brebis.
      3 Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s'appelait Abigaïl ; c'était une femme de bon sens et belle de figure, mais l'homme était dur et méchant dans ses actions. Il descendait de Caleb.
      4 David apprit au désert que Nabal tondait ses brebis.
      5 Il envoya vers lui dix jeunes gens, auxquels il dit : Montez à Carmel, et allez auprès de Nabal. Vous le saluerez en mon nom,
      6 et vous lui parlerez ainsi : Pour la vie soit en paix, et que la paix soit avec ta maison et tout ce qui t'appartient !
      7 Et maintenant, j'ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont été avec nous ; nous ne leur avons fait aucun outrage, et rien ne leur a été enlevé pendant tout le temps qu'ils ont été à Carmel.
      8 Demande-le à tes serviteurs, et ils te le diront. Que ces jeunes gens trouvent donc grâce à tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne donc, je te prie, à tes serviteurs et à ton fils David ce qui se trouvera sous ta main.
      9 Lorsque les gens de David furent arrivés, ils répétèrent à Nabal toutes ces paroles, au nom de David. Puis ils se turent.
      10 Nabal répondit aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? Il y a aujourd'hui beaucoup de serviteurs qui s'échappent d'auprès de leurs maîtres.
      11 Et je prendrais mon pain, mon eau, et mon bétail que j'ai tué pour mes tondeurs, et je les donnerais à des gens qui sont je ne sais d'où ?
      12 Les gens de David rebroussèrent chemin ; ils s'en retournèrent, et redirent, à leur arrivée, toutes ces paroles à David.
      13 Alors David dit à ses gens : Que chacun de vous ceigne son épée ! Et ils ceignirent chacun leur épée. David aussi ceignit son épée, et environ quatre cents hommes montèrent à sa suite. Il en resta deux cents près des bagages.
      14 Un des serviteurs de Nabal vint dire à Abigaïl, femme de Nabal : Voici, David a envoyé du désert des messagers pour saluer notre maître, qui les a rudoyés.
      15 Et pourtant ces gens ont été très bons pour nous ; ils ne nous ont fait aucun outrage, et rien ne nous a été enlevé, tout le temps que nous avons été avec eux lorsque nous étions dans les champs.
      16 Ils nous ont nuit et jour servi de muraille, tout le temps que nous avons été avec eux, faisant paître les troupeaux.
      17 Sache maintenant et vois ce que tu as à faire, car la perte de notre maître et de toute sa maison est résolue, et il est si méchant qu'on ose lui parler.
      18 Abigaïl prit aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses de raisins secs, et deux cents de figues sèches. Elle les mit sur des ânes,
      19 et elle dit à ses serviteurs : Passez devant moi, je vais vous suivre. Elle ne dit rien à Nabal, son mari.
      20 Montée sur un âne, elle descendit la montagne par un chemin couvert ; et voici, David et ses gens descendaient en face d'elle, en sorte qu'elle les rencontra.
      21 David avait dit : C'est bien en vain que j'ai gardé tout ce que cet homme a dans le désert, et que rien n'a été enlevé de tout ce qu'il possède ; il m'a rendu le mal pour le bien.
      22 Que Dieu traite son serviteur David dans toute sa rigueur, si je laisse subsister jusqu'à la lumière du matin qui que ce soit de tout ce qui appartient à Nabal !
      23 Lorsque Abigaïl aperçut David, elle descendit rapidement de l'âne, tomba sur sa face en présence de David, et se prosterna contre terre.
      24 Puis, se jetant à ses pieds, elle dit : A moi la faute, mon seigneur ! Permets à ta servante de parler à tes oreilles, et écoute les paroles de ta servante.
      25 Que mon seigneur ne prenne pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il est comme son nom ; Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie. Et moi, ta servante, je n'ai pas vu les gens que mon seigneur a envoyés.
      26 Maintenant, mon seigneur, aussi vrai que l'Éternel est vivant et que ton âme est vivante, c'est l'Éternel qui t'a empêché de répandre le sang et qui a retenu ta main. Que tes ennemis, que ceux qui veulent du mal à mon seigneur soient comme Nabal !
      27 Accepte ce présent que ta servante apporte à mon seigneur, et qu'il soit distribué aux gens qui marchent à la suite de mon seigneur.
      28 Pardonne, je te prie, la faute de ta servante, car l'Éternel fera à mon seigneur une maison stable ; pardonne, car mon seigneur soutient les guerres de l'Éternel, et la méchanceté ne se trouvera jamais en toi.
      29 S'il s'élève quelqu'un qui te poursuive et qui en veuille à ta vie, l'âme de mon seigneur sera liée dans le faisceau des vivants auprès de l'Éternel, ton Dieu, et il lancera du creux de la fronde l'âme de tes ennemis.
      30 Lorsque l'Éternel aura fait à mon seigneur tout le bien qu'il t'a annoncé, et qu'il t'aura établi chef sur Israël,
      31 mon seigneur n'aura ni remords ni souffrance de coeur pour avoir répandu le sang inutilement et pour s'être vengé lui-même. Et lorsque l'Éternel aura fait du bien à mon seigneur, souviens-toi de ta servante.
      32 David dit à Abigaïl : Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui t'a envoyée aujourd'hui à ma rencontre !
      33 Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m'as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main !
      34 Mais l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui m'a empêché de te faire du mal, est vivant ! si tu ne t'étais hâtée de venir au-devant de moi, il ne serait resté qui que ce soit à Nabal, d'ici à la lumière du matin.
      35 Et David prit de la main d'Abigaïl ce qu'elle lui avait apporté, et lui dit : Monte en paix dans ta maison ; vois, j'ai écouté ta voix, et je t'ai favorablement accueillie.
      36 Abigaïl arriva auprès de Nabal. Et voici, il faisait dans sa maison un festin comme un festin de roi ; il avait le coeur joyeux, et il était complètement dans l'ivresse. Elle ne lui dit aucune chose, petite ou grande, jusqu'à la lumière du matin.
      37 Mais le matin, l'ivresse de Nabal s'étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s'était passé. Le coeur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre.
      38 Environ dix jours après, l'Éternel frappa Nabal, et il mourut.
      39 David apprit que Nabal était mort, et il dit : Béni soit l'Éternel, qui a défendu ma cause dans l'outrage que m'a fait Nabal, et qui a empêché son serviteur de faire le mal ! L'Éternel a fait retomber la méchanceté de Nabal sur sa tête. David envoya proposer à Abigaïl de devenir sa femme.
      40 Les serviteurs de David arrivèrent chez Abigaïl à Carmel, et lui parlèrent ainsi : David nous a envoyés vers toi, afin de te prendre pour sa femme.
      41 Elle se leva, se prosterna le visage contre terre, et dit : Voici, ta servante sera une esclave pour laver les pieds des serviteurs de mon seigneur.
      42 Et aussitôt Abigaïl partit, montée sur un âne, et accompagnée de cinq jeunes filles ; elle suivit les messagers de David, et elle devint sa femme.
      43 David avait aussi pris Achinoam de Jizreel, et toutes les deux furent ses femmes.
      44 Et Saül avait donné sa fille Mical, femme de David, à Palthi de Gallim, fils de Laïsch.
    • 1 Samuel 25

      1 A cette époque, Samuel mourut. Tous les Israélites se rassemblèrent pour prendre part aux cérémonies de deuil ; on l’enterra chez lui à Rama. Ensuite, David se rendit au désert de Paran.
      2 Dans la localité de Maon habitait un homme, un important propriétaire, qui possédait trois mille moutons et mille chèvres. Ses domaines se trouvaient à Karmel et il y était alors pour la tonte de ses troupeaux.
      3 Il s’appelait Nabal, et sa femme Abigaïl. Celle-ci était intelligente et belle, tandis que son mari était dur et méchant. Il était du clan de Caleb.
      4 Dans le désert, David apprit que Nabal procédait à la tonte de ses bêtes.
      5 Il décida de lui envoyer dix de ses compagnons auxquels il dit : « Allez à Karmel, chez Nabal, et demandez-lui de ma part si tout va bien.
      6 Vous lui direz : “Que l’année te soit favorable ! Que tout aille bien pour toi, pour ta famille et pour tout ce qui t’appartient.
      7 David a appris que les tondeurs sont chez toi. Or, pendant tout le temps où tes bergers étaient à Karmel avec nous, nous ne leur avons fait aucun mal et ils n’ont rien perdu.
      8 Tu peux les interroger, ils te le confirmeront. David te prie donc d’être bienveillant envers nous, en ce jour de fête où nous venons à toi ; donne-nous, pour nous et ton serviteur David, ce dont tu peux disposer.” »
      9 Les compagnons de David allèrent porter ce message à Nabal, de la part de David, puis ils attendirent.
      10 Mais Nabal leur répondit : « David, le fils de Jessé, qui est-ce ? Aujourd’hui il y a bien trop d’esclaves qui s’évadent de chez leurs maîtres.
      11 Et moi, je devrais prendre de mon pain, de mon eau, de la viande que j’ai préparée pour mes tondeurs, et les donner à des gens dont je ne sais même pas d’où ils viennent ! »
      12 Les compagnons de David s’en retournèrent et vinrent lui rapporter la réponse de Nabal.
      13 David leur ordonna : « Que chacun prenne son épée ! » Chacun passa son épée dans sa ceinture ; David prit aussi la sienne. Quatre cents hommes environ partirent avec lui, tandis que deux cents autres restaient auprès des bagages.
      14 Un des serviteurs de Nabal vint avertir Abigaïl, la femme de son maître, en ces termes : « Depuis le désert, David a envoyé des messagers saluer notre maître, mais celui-ci les a mal reçus.
      15 Pourtant, ces gens ont été très bons pour nous, ils ne nous ont fait aucun mal et nous n’avons rien perdu pendant tout le temps que nous les avons côtoyés dans les campagnes.
      16 Jour et nuit, ils ont été comme une muraille protectrice autour de nous, aussi longtemps que nous avons gardé les troupeaux dans la région où ils étaient.
      17 Maintenant donc, réfléchis bien à ce que tu dois faire, car, sans aucun doute, le malheur va s’abattre sur notre maître et sur sa famille. Il a lui-même si mauvais caractère qu’on ne peut rien lui dire. »
      18 Abigaïl se hâta de prendre deux cents pains, deux outres de vin, cinq moutons tout apprêtés, cinq mesures de grains grillés, cent grappes de raisins secs et deux cents gâteaux de figues. Elle chargea le tout sur des ânes,
      19 puis ordonna à ses serviteurs : « Passez en avant, je vous suis. » Abigaïl n’avait rien dit à Nabal, son mari.
      20 Installée sur son âne, elle descendait, cachée par la colline. Pendant ce temps, David et ses compagnons avançaient dans sa direction. Soudain elle se trouva en face d’eux.
      21 David venait justement de se dire : « Voilà ce que j’ai gagné à protéger, dans le désert, tous les biens de cet individu, afin qu’il ne subisse aucune perte : il me rend le mal pour le bien !
      22 Alors, que Dieu m’inflige la plus terrible des punitions si jusqu’à demain matin je laisse un seul homme en vie dans la famille de Nabal. »
      23 Dès qu’Abigaïl aperçut David, elle descendit en hâte de son âne ; elle s’inclina devant David, se jeta le visage contre terre
      24 à ses pieds et lui dit : « A moi la faute, Excellence, à moi seule ! Permets-moi toutefois de te parler, écoute ce que j’ai à te dire.
      25 Ne t’occupe pas de Nabal, c’est un vaurien qui mérite bien son nom : il s’appelle Nabal l’Abruti, et il est vraiment une brute. Quant à moi, je n’avais pas vu que tu nous avais envoyé quelques-uns de tes compagnons.
      26 Mais maintenant, par le Seigneur vivant et par ta propre vie, le Seigneur lui-même te retient d’en venir au meurtre et de te faire justice toi-même. Que tes ennemis et ceux qui te veulent du mal subissent le même sort que Nabal.
      27 Accepte les cadeaux que je t’apporte, qu’ils soient répartis entre les jeunes hommes qui t’accompagnent.
      28 Veuille aussi me pardonner ma faute. En effet, je suis sûre que le Seigneur accordera pour toujours le règne à ta famille, car tu participes aux guerres du Seigneur, et on ne pourrait trouver aucun mal en toi tout au long de ton existence.
      29 Un homme s’est mis en tête de te poursuivre, il veut ta mort ; mais le Seigneur ton Dieu protégera toujours ta vie en la gardant auprès de lui, tandis qu’il rejettera au loin la vie de tes ennemis, comme avec une fronde.
      30 Lorsque le Seigneur accomplira tous les bienfaits qu’il t’a promis et fera de toi le chef d’Israël,
      31 il ne faudrait pas que tu aies la conscience tourmentée par le remords d’avoir tué inutilement quelqu’un et de t’être fait justice toi-même. Et quand le Seigneur t’aura accordé le bonheur, souviens-toi de moi ! »
      32 David répondit à Abigaïl : « Je remercie le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée en ce moment à ma rencontre.
      33 Je te remercie aussi, toi qui, avec bon sens, m’as empêché d’en venir au meurtre et de me faire justice moi-même.
      34 Vraiment, par le Seigneur vivant, le Dieu d’Israël qui m’a retenu de te faire du mal, je te jure que, si tu n’étais pas venue aussi rapidement à ma rencontre, demain à l’aube il ne serait plus resté un seul homme vivant dans la famille de Nabal. »
      35 David accepta ce qu’Abigaïl lui avait apporté, puis il reprit : « Retourne en paix chez toi. Tu vois, j’ai entendu ta supplication et je l’accueille favorablement. »
      36 Lorsque Abigaïl arriva à la maison, elle y trouva Nabal en train de festoyer : c’était un vrai festin de roi. Nabal était si joyeux et tellement ivre qu’elle ne lui dit pas un mot avant l’aube.
      37 Elle attendit que son ivresse soit dissipée, au matin, pour lui raconter ce qui s’était passé. Nabal en reçut un tel choc qu’il resta paralysé.
      38 Une dizaine de jours plus tard, le Seigneur le frappa d’une nouvelle attaque et il mourut.
      39 Quand David apprit la mort de Nabal, il s’écria : « Je remercie le Seigneur qui a pris ma défense au moment où j’étais insulté par l’attitude de Nabal. Je le remercie de m’avoir retenu de faire le mal, et d’avoir fait retomber sur la tête de Nabal sa propre méchanceté. » Puis David envoya des messagers proposer à Abigaïl de devenir sa femme.
      40 Les messagers arrivèrent chez elle à Karmel et lui dirent : « David nous envoie te chercher pour que tu deviennes sa femme. »
      41 Abigaïl s’inclina devant eux, le visage contre terre, et répondit : « Je deviendrai l’esclave de son Excellence ; je suis prête à laver les pieds de ses serviteurs. »
      42 Elle se releva en hâte, monta sur son âne et, accompagnée de cinq servantes, partit à la suite des messagers de David ; et elle devint sa femme.
      43 Précédemment, David avait déjà épousé Ahinoam, de Jizréel ; Ahinoam et Abigaïl furent donc toutes deux ses épouses.
      44 Quant à la première femme de David, Mikal, fille de Saül, son père l’avait donnée en mariage à Palti, fils de Laïch, de Gallim.
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