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La Bible en 3 ans - Jour 265

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La Bible en 3 ans - Jour 265
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    • 2 Samuel 18

      1

      L'armée d'Absalom est battue. (2 Samuel 18:1-8)
      Absalom est tué. (2 Samuel 18:9-18)
      La grande douleur de David. (2 Samuel 18:19-33)

      Nous pouvons voir dans ce texte, à quel point David répond au mal par le bien ! Absalom ne cherchait qu'à frapper David, alors que ce dernier ne tendait qu'à l'épargner. Cela pourrait être en quelque sorte une image de la méchanceté de l'homme, face à la Miséricorde divine.

      Maintenant les Israélites pouvaient vraiment voir les risques que l'on court en essayant de lutter contre Dieu et ceux qu'Il a oints.

      9 Que les jeunes puissent considérer Absalom, pendu à un arbre ! Il était maudit, abandonné du ciel et de la terre ; que les enfants puissent voir à quel point le Seigneur aurait horreur d'une telle rébellion contre leurs parents ! Rien ne peut préserver des hommes de la misère et du mépris, sauf la Sagesse et la Grâce merveilleuses de Dieu !
      19 En incitant David à remercier Dieu pour sa victoire, Akhimaats prépara le roi à recevoir la nouvelle de la mort de son fils.

      Plus nos cœurs sont disposés à exprimer notre reconnaissance à Dieu pour Ses Miséricordes, plus nous devrons supporter avec patience, les afflictions que l'Ennemi nous enverra parallèlement. Certains pensent que David ne se souciait que de l'avenir éternel d'Absalom ; tout laisse à croire pourtant que les paroles du roi étaient sans équivoque. Le seul reproche éventuel que l'on puisse faire à ce dernier, est d'avoir montré trop de penchants favorables pour un fils dénué de tout amour envers son père. On peut aussi critiquer l'attitude d'Absalom vis-à-vis de la justice divine. David, en tant que roi, aurait dû s'opposer à la mise en péril de la nation, plutôt que de céder à l'affection naturelle et normale pour son fils.

      Les hommes les meilleurs ne sont pas toujours confrontés à des situations qui leur sont favorable ; nous pouvons être terriblement affligés par ceux à qui nous avons voué un amour excessif. Tandis que nous apprenons par cet exemple, à veiller et prier contre l'indulgence du péché, ou contre la négligence de nos enfants, ne pouvons nous pas, par cet exemple de David, percevoir une image de l'Amour du Sauveur, qui pleura et pria pour nous ? Il a même souffert, et est mort pour l'humanité, malgré l'état rebelle, mauvais et hostile de cette dernière.

    • 2 Samuel 18

      1 David passa en revue le peuple qui était avec lui, et il établit sur eux des chefs de milliers et des chefs de centaines.
      2 Il plaça le tiers du peuple sous le commandement de Joab, le tiers sous celui d'Abischaï, fils de Tseruja, frère de Joab, et le tiers sous celui d'Ittaï, de Gath. Et le roi dit au peuple : Moi aussi, je veux sortir avec vous.
      3 Mais le peuple dit : Tu ne sortiras point ! Car si nous prenons la fuite, ce n'est pas sur nous que l'attention se portera ; et quand la moitié d'entre nous succomberait, on n'y ferait pas attention ; mais toi, tu es comme dix mille de nous, et maintenant il vaut mieux que de la ville tu puisses venir à notre secours.
      4 Le roi leur répondit : Je ferai ce qui vous paraît bon. Et le roi se tint à côté de la porte, pendant que tout le peuple sortait par centaines et par milliers.
      5 Le roi donna cet ordre à Joab, à Abischaï et à Ittaï : Pour l'amour de moi, doucement avec le jeune Absalom ! Et tout le peuple entendit l'ordre du roi à tous les chefs au sujet d'Absalom.
      6 Le peuple sortit dans les champs à la rencontre d'Israël, et la bataille eut lieu dans la forêt d'Éphraïm.
      7 Là, le peuple d'Israël fut battu par les serviteurs de David, et il y eut en ce jour une grande défaite de vingt mille hommes.
      8 Le combat s'étendit sur toute la contrée, et la forêt dévora plus de peuple ce jour-là que l'épée n'en dévora.
      9 Absalom se trouva en présence des gens de David. Il était monté sur un mulet. Le mulet pénétra sous les branches entrelacées d'un grand térébinthe, et la tête d'Absalom fut prise au térébinthe ; il demeura suspendu entre le ciel et la terre, et le mulet qui était sous lui passa outre.
      10 Un homme ayant vu cela vint dire à Joab : Voici, j'ai vu Absalom suspendu à un térébinthe.
      11 Et Joab dit à l'homme qui lui apporta cette nouvelle : Tu l'as vu ! pourquoi donc ne l'as-tu pas abattu sur place ? Je t'aurais donné dix sicles d'argent et une ceinture.
      12 Mais cet homme dit à Joab : Quand je pèserais dans ma main mille sicles d'argent, je ne mettrais pas la main sur le fils du roi ; car nous avons entendu cet ordre que le roi t'a donné, à toi, à Abischaï et à Ittaï : Prenez garde chacun au jeune Absalom !
      13 Et si j'eusse attenté perfidement à sa vie, rien n'aurait été caché au roi, et tu aurais été toi-même contre moi.
      14 Joab dit : Je ne m'arrêterai pas auprès de toi ! Et il prit en main trois javelots, et les enfonça dans le coeur d'Absalom encore plein de vie au milieu du térébinthe.
      15 Dix jeunes gens, qui portaient les armes de Joab, entourèrent Absalom, le frappèrent et le firent mourir.
      16 Joab fit sonner de la trompette ; et le peuple revint, cessant ainsi de poursuivre Israël, parce que Joab l'en empêcha.
      17 Ils prirent Absalom, le jetèrent dans une grande fosse au milieu de la forêt, et mirent sur lui un très grand monceau de pierres. Tout Israël s'enfuit, chacun dans sa tente.
      18 De son vivant, Absalom s'était fait ériger un monument dans la vallée du roi ; car il disait : Je n'ai point de fils par qui le souvenir de mon nom puisse être conservé. Et il donna son propre nom au monument, qu'on appelle encore aujourd'hui monument d'Absalom.
      19 Achimaats, fils de Tsadok, dit : Laisse-moi courir, et porter au roi la bonne nouvelle que l'Éternel lui a rendu justice en le délivrant de la main de ses ennemis.
      20 Joab lui dit : Ce n'est pas toi qui dois porter aujourd'hui les nouvelles ; tu les porteras un autre jour, mais non aujourd'hui, puisque le fils du roi est mort.
      21 Et Joab dit à Cuschi : Va, et annonce au roi ce que tu as vu. Cuschi se prosterna devant Joab, et courut.
      22 Achimaats, fils de Tsadok, dit encore à Joab : Quoi qu'il arrive, laisse-moi courir après Cuschi. Et Joab dit : Pourquoi veux-tu courir, mon fils ? Ce n'est pas un message qui te sera profitable.
      23 Quoi qu'il arrive, je veux courir, reprit Achimaats. Et Joab lui dit : Cours ! Achimaats courut par le chemin de la plaine, et il devança Cuschi.
      24 David était assis entre les deux portes. La sentinelle alla sur le toit de la porte vers la muraille ; elle leva les yeux et regarda. Et voici, un homme courait tout seul.
      25 La sentinelle cria, et avertit le roi. Le roi dit : S'il est seul, il apporte des nouvelles. Et cet homme arrivait toujours plus près.
      26 La sentinelle vit un autre homme qui courait ; elle cria au portier : Voici un homme qui court tout seul. Le roi dit : Il apporte aussi des nouvelles.
      27 La sentinelle dit : La manière de courir du premier me paraît celle d'Achimaats, fils de Tsadok. Et le roi dit : C'est un homme de bien, et il apporte de bonnes nouvelles.
      28 Achimaats cria, et il dit au roi : Tout va bien ! Il se prosterna devant le roi la face contre terre, et dit : Béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui a livré les hommes qui levaient la main contre le roi mon seigneur !
      29 Le roi dit : Le jeune Absalom est-il en bonne santé ? Achimaats répondit : J'ai aperçu un grand tumulte au moment où Joab envoya le serviteur du roi et moi ton serviteur ; mais je ne sais ce que c'était.
      30 Et le roi dit : Mets-toi là de côté. Et Achimaats se tint de côté.
      31 Aussitôt arriva Cuschi. Et il dit : Que le roi mon seigneur apprenne la bonne nouvelle ! Aujourd'hui l'Éternel t'a rendu justice en te délivrant de la main de tous ceux qui s'élevaient contre toi.
      32 Le roi dit à Cuschi : Le jeune homme Absalom est-il en bonne santé ? Cuschi répondit : Qu'ils soient comme ce jeune homme, les ennemis du roi mon seigneur et tous ceux qui s'élèvent contre toi pour te faire du mal !
      33 Alors le roi, saisi d'émotion, monta dans la chambre au-dessus de la porte et pleura. Il disait en marchant : Mon fils Absalom ! mon fils, mon fils Absalom ! Que ne suis-je mort à ta place ! Absalom, mon fils, mon fils !
    • 2 Samuel 18

      1 David passa en revue les troupes qui l’accompagnaient, et désigna des commandants de régiments et de compagnies ;
      2 il confia un tiers de l’armée à Joab, dont la mère s’appelait Serouia, un autre tiers à Abichaï, frère de Joab, et le troisième tiers à Ittaï, de Gath. Puis il annonça aux soldats son intention de partir en guerre avec eux.
      3 Mais les soldats s’écrièrent : « Non, tu ne dois pas venir avec nous ! En effet, si nous sommes mis en fuite, nous, les ennemis n’y attacheront pas d’importance. Même si la moitié d’entre nous étaient tués, ils n’y attacheraient pas d’importance. Mais toi, tu vaux dix mille soldats comme nous. Par conséquent, il est préférable que tu restes dans la ville, d’où tu pourras nous envoyer du secours. » –
      4 « Bien, répondit le roi ; je ferai ce que vous jugez préférable. » Alors le roi se plaça près de la porte de la ville, tandis que l’armée sortait, rangée par compagnies et par régiments.
      5 Le roi dit encore à Joab, à Abichaï et à Ittaï : « Je vous en supplie, ne faites pas de mal à mon fils Absalom ! » Tous les soldats l’entendirent donner cette consigne aux chefs.
      6 L’armée de David se mit en route pour aller combattre les troupes d’Absalom, et la bataille eut lieu dans la région des forêts d’Éfraïm.
      7 Les troupes d’Absalom furent battues par celles de David. Leur défaite fut lourde ce jour-là, avec des pertes s’élevant à vingt mille hommes.
      8 La bataille s’étendit à toute la région, et ceux qui perdirent la vie dans la forêt furent plus nombreux que ceux qui moururent au combat.
      9 A un certain moment, Absalom, monté sur un mulet, se trouva face à des soldats de David. Le mulet s’engagea sous les branches enchevêtrées d’un grand arbre. La tête d’Absalom se prit dans les branches et, le mulet continuant sa route, Absalom resta suspendu entre ciel et terre.
      10 Un soldat de David le vit et alla dire à Joab : « J’ai vu Absalom, pris dans les branches d’un arbre. » –
      11 « Comment, dit Joab, tu l’as vu ? Pourquoi ne l’as-tu pas frappé et abattu sur place ? Je t’aurais donné dix pièces d’argent et une ceinture ! »
      12 Mais le soldat répondit à Joab : « Même si tu m’offrais mille pièces d’argent, je refuserais de faire du mal au fils du roi. Nous avons tous entendu le roi vous dire, à toi, à Abichaï et à Ittaï : “Veillez à ce que personne ne fasse du mal au jeune Absalom.”
      13 Si je l’avais tué, prétendant n’avoir rien entendu, le roi aurait fini par découvrir mon mensonge – car il découvre tout – et toi-même, alors, tu te serais bien gardé de prendre ma défense. »
      14 Joab s’écria : « Je ne vais pas perdre mon temps avec toi ! » Il prit trois bâtons pointus et alla les planter dans le cœur d’Absalom qui, pris dans l’arbre, était encore vivant.
      15 Les dix jeunes soldats qui portaient les armes de Joab entourèrent aussitôt Absalom et l’achevèrent.
      16 Ensuite Joab fit sonner de la trompette pour arrêter le combat. Les soldats de David cessèrent donc de poursuivre l’armée d’Absalom.
      17 On prit le corps d’Absalom, on le jeta dans une grande fosse en pleine forêt, et on éleva sur lui un gros tas de cailloux. Pendant ce temps, les soldats d’Absalom fuyaient, chacun rentrant chez soi.
      18 Quand il était encore en vie, Absalom avait fait ériger la grande pierre qui se trouve dans la vallée du Roi, car il s’était dit : « Je n’ai pas de fils pour perpétuer mon nom. » Il avait donc donné son nom à cette pierre, qu’aujourd’hui encore on appelle “monument d’Absalom”.
      19 Ahimaas, fils de Sadoc, dit à Joab : « Permets-moi de courir porter au roi la nouvelle que le Seigneur lui a rendu justice en le délivrant de ses ennemis. » –
      20 « Non, répondit Joab, car aujourd’hui tu ne serais pas un messager de bonne nouvelle. Tu iras porter des nouvelles un autre jour, mais aujourd’hui ne le fais pas, car il s’agit de la mort du fils du roi. »
      21 Puis Joab adressa cet ordre à un esclave éthiopien : « Va, toi, raconter au roi ce que tu as vu ! » L’esclave s’inclina devant Joab et partit en courant.
      22 Cependant Ahimaas insista auprès de Joab en disant : « Peu importe, je veux y courir aussi, à la suite de cet Éthiopien. » – « Mais pourquoi donc, mon ami ? demanda Joab. Pareille nouvelle ne te vaudra aucune récompense ! » –
      23 « Peu importe, répéta Ahimaas, je veux y aller. » – « Bon, vas-y », lui dit Joab. Ahimaas partit en courant par la route de la plaine du Jourdain, et dépassa l’Éthiopien.
      24 A ce moment-là, David était installé entre la porte extérieure et la porte intérieure de la ville. Un guetteur, monté sur la plate-forme dominant la porte, au sommet de la muraille, scrutait l’horizon. Soudain il aperçut un homme isolé qui courait.
      25 Il cria pour en informer le roi. Celui-ci déclara : « S’il est seul, il apporte de bonnes nouvelles. » Le messager se rapprochait,
      26 lorsque le guetteur aperçut un autre homme qui courait. Il cria au portier : « Voici encore un homme isolé, qui arrive en courant. » – « Celui-là également apporte de bonnes nouvelles », dit le roi.
      27 Le guetteur continua : « D’après sa façon de courir, je reconnais le premier : c’est Ahimaas, fils de Sadoc. » – « C’est un garçon de valeur, dit le roi ; il apporte certainement une bonne nouvelle. »
      28 En arrivant, Ahimaas cria au roi : « Tout va bien ! » Il se jeta le visage contre terre devant lui et ajouta : « Je remercie le Seigneur ton Dieu, qui a livré en ton pouvoir ceux qui s’étaient révoltés contre toi. » –
      29 « Et le jeune Absalom, va-t-il bien ? » demanda le roi. Ahimaas répondit : « Au moment où Joab nous a envoyés, cet autre serviteur et moi-même, j’ai remarqué une grande agitation, mais je ne sais pas de quoi il s’agissait. » –
      30 « Bien ! dit le roi. Retire-toi, mais reste à proximité. » Ahimaas se retira de devant le roi et attendit.
      31 A cet instant l’Éthiopien arriva ; il dit au roi : « Voici une bonne nouvelle pour Sa Majesté le roi : Aujourd’hui le Seigneur lui a rendu justice en le délivrant de tous ses adversaires ! » –
      32 « Et le jeune Absalom, va-t-il bien ? » lui demanda le roi. « Majesté, répondit-il, souhaitons que ce qui est arrivé à ce jeune homme arrive également à tes ennemis et à tous ceux qui se révoltent contre toi ! »
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