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La Bible en 3 ans - Jour 296

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La Bible en 3 ans - Jour 296
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    • 2 Rois 4

      1 Un jour, une veuve vient trouver Élisée. Son mari faisait partie d’un groupe de prophètes. Elle supplie Élisée en disant : « Mon mari est mort. Tu le sais, il respectait le SEIGNEUR. Or, l’homme à qui nous avons emprunté de l’argent est venu me demander mes deux enfants. Il veut en faire ses esclaves. »
      2 Élisée lui dit : « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Dis-moi ce que tu as chez toi. » La femme répond : « Je n’ai rien du tout. Il me reste seulement un peu d’huile pour me parfumer. »
      3 Élisée lui dit : « Va donc demander des récipients vides chez tes voisines. Tu en demanderas beaucoup.
      4 Quand tu seras rentrée chez toi avec tes enfants, ferme bien la porte. Ensuite, tu verseras de l’huile dans tous ces récipients et tu mettras de côté ceux qui seront pleins. »
      5 La femme quitte Élisée. Quand elle est chez elle avec ses enfants, elle ferme la porte. Ses fils lui présentent les récipients, et elle les remplit.
      6 Quand les récipients sont pleins, elle dit à l’un de ses enfants : « Donne-moi encore un récipient. » Mais il répond : « Il n’y en a plus. » Alors l’huile s’arrête de couler.
      7 La femme va raconter à Élisée ce qui vient d’arriver. Le prophète lui dit : « Va vendre cette huile et rembourse ta dette. L’argent qui te restera vous permettra de vivre, toi et tes fils. »
      8 Un jour, Élisée passe à Chounem. Une femme riche habite à cet endroit. Elle demande avec insistance à Élisée de venir manger chez elle. C’est pourquoi, depuis ce jour-là, chaque fois qu’Élisée passe par Chounem, il va manger chez elle.
      9 Cette femme dit à son mari : « Écoute, je le sais, l’homme de Dieu qui vient toujours chez nous est vraiment un homme de Dieu.
      10 Il faut lui construire une petite chambre sur la terrasse. Nous allons mettre pour lui un lit, une table, un siège et une lampe. Il pourra loger là quand il viendra chez nous. »
      11 Un jour, Élisée vient chez eux. Il monte en haut dans la chambre pour se coucher.
      12 Ensuite il dit à son serviteur Guéhazi : « Appelle cette femme qui nous accueille. » Guéhazi va la chercher, et elle arrive devant la chambre.
      13 Élisée demande à Guéhazi de lui dire ceci : « Tu t’es donné beaucoup de mal pour nous. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour toi ? Est-ce qu’il faut parler pour toi au roi ou au chef de l’armée ? » La femme répond : « Non, merci. Je vis au milieu de mon peuple et je ne manque de rien. »
      14 Puis il dit à son serviteur Guéhazi : « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour cette femme ? » Le serviteur répond : « Malheureusement, elle n’a pas de fils, et son mari est vieux. »
      15 Élisée lui dit : « Appelle-la ! » Guéhazi l’appelle, et elle vient devant la porte.
      16 Élisée lui dit : « L’an prochain, à la même époque, tu porteras un fils dans tes bras. » Mais elle dit : « Ce n’est pas possible ! Toi qui es un homme de Dieu, ne me mens pas. »
      17 Pourtant cette femme devient enceinte. Et à la même époque, l’année suivante, elle met au monde un fils, comme Élisée l’a annoncé.
      18 L’enfant grandit. Un jour, il va rejoindre son père au champ et travaille avec ceux qui font la récolte.
      19 L’enfant se met à crier : « Oh ! ma tête ! ma tête ! » Le père dit à un serviteur : « Porte-le vite à sa mère ! »
      20 Le serviteur porte l’enfant à sa mère. Jusqu’à midi, il reste sur les genoux de sa mère. À midi, il meurt.
      21 Alors elle monte dans la chambre d’Élisée. Elle couche l’enfant sur son lit et ferme la porte. Puis elle va au champ.
      22 Elle appelle son mari et lui dit : « Envoie-moi, s’il te plaît, un serviteur avec une ânesse. Je cours chez l’homme de Dieu et je reviens. »
      23 Son mari lui demande : « Pourquoi vas-tu chez lui aujourd’hui ? Ce n’est pas la fête de la nouvelle lune. Ce n’est même pas un jour de sabbat. » Elle répond : « Ne t’inquiète pas. »
      24 Elle prépare l’âne et dit au serviteur : « Partons ! Conduis l’ânesse. Ne t’arrête pas en route, sauf si je te le demande. »
      25 Elle part vers le mont Carmel pour aller chercher Élisée. Quand l’homme de Dieu la voit de loin, il dit à son serviteur Guéhazi : « Regarde, c’est la femme de Chounem !
      26 Maintenant, cours donc à sa rencontre. Demande-lui : “Comment vas-tu ? Et ton mari ? Et ton fils, est-ce qu’ils vont bien ?” » La femme répond : « Tout va bien. »
      27 Mais quand elle arrive auprès d’Élisée sur la montagne, elle saisit ses pieds. Guéhazi veut la repousser, mais Élisée lui dit : « Laisse-la. Tu ne vois pas comme elle est bouleversée. Mais le SEIGNEUR ne m’a pas dit pourquoi, il ne m’a rien annoncé. »
      28 Alors la femme dit : « Est-ce moi qui t’ai demandé un fils ? Non ! Je t’ai même dit : “Ne me donne pas un faux espoir.” »
      29 Élisée dit à Guéhazi : « Prépare-toi à partir. Prends mon bâton de prophète et va à Chounem. Si tu rencontres quelqu’un, ne t’arrête pas pour le saluer. Si quelqu’un te salue, ne réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage du garçon. »
      30 Mais la mère de l’enfant dit à Élisée : « Par le SEIGNEUR vivant et par ta vie, je ne partirai pas sans toi ! » Alors Élisée part avec elle.
      31 Guéhazi est arrivé avant eux. Il pose le bâton d’Élisée sur le visage du petit garçon, mais rien ne se passe : l’enfant ne dit rien et ne bouge pas. Guéhazi revient donc vers Élisée et lui dit : « L’enfant ne s’est pas réveillé. »
      32 Quand Élisée arrive à la maison, il trouve l’enfant mort, couché sur son lit.
      33 Élisée entre dans la chambre, il ferme la porte derrière lui et prie le SEIGNEUR.
      34 Puis il se couche sur l’enfant. Il met sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains. Il reste étendu sur lui, et le corps du garçon se réchauffe.
      35 Ensuite, Élisée descend du lit et il marche de long en large dans la chambre. Puis il s’étend de nouveau sur l’enfant. Tout à coup, le garçon éternue sept fois et il ouvre les yeux.
      36 Élisée appelle son serviteur et lui dit : « Va chercher sa mère. » Guéhazi descend la chercher. Quand elle arrive, Élisée lui dit : « Prends ton fils ! »
      37 La femme s’avance. Elle se jette aux pieds d’Élisée et s’incline jusqu’à terre devant lui. Puis elle prend son fils et descend.
      38 Élisée est revenu au Guilgal. À cette époque, il y a une famine dans le pays. Les membres du groupe des prophètes sont réunis autour de lui. Il dit à son serviteur : « Mets la grande marmite sur le feu et prépare-nous une soupe. »
      39 Alors un des prophètes va dans les champs ramasser des plantes. Il trouve une plante sauvage qui produit des fruits. Il les met dans son vêtement. En rentrant, il les coupe en morceaux et les jette dans la marmite. Personne ne sait ce que c’est.
      40 Quand on sert cette soupe aux hommes, ils goûtent et se mettent à crier : « Homme de Dieu, la soupe est empoisonnée ! » Personne ne peut en manger.
      41 Élisée dit : « Apportez de la farine. » Il en jette dans la marmite et dit à son serviteur : « Maintenant, sers cette soupe, et qu’ils mangent ! » Or, la soupe est devenue bonne à manger.
      42 Un jour, un homme arrive de Baal-Chalicha. Il apporte à l’homme de Dieu vingt pains d’orge et un sac de grains qu’il vient de récolter. Élisée dit à son serviteur : « Donne les pains à manger à tous ces gens. »
      43 Mais le serviteur répond : « Comment est-ce que je peux nourrir 100 personnes avec cela ? » Élisée répond : « Donne les pains à manger à tous ces gens. En effet, voici ce que le SEIGNEUR dit : “Chacun aura assez à manger, et il restera encore de la nourriture.” »
      44 Alors le serviteur distribue les pains à tous. Chacun mange et il y a des restes, comme le SEIGNEUR l’a annoncé.
    • 2 Rois 4

      1

      Élisée, par un miracle du ciel, procure de l'huile à la veuve. (2 Rois 4:1-7)
      La Sunamite obtient un fils. (2 Rois 4:8-17)
      Le fils de la Sunamite est ressuscité. (2 Rois 4:18-37)
      Le miracle de la purification du potage et de la nourriture donnée aux fils des prophètes. (2 Rois 4:38-44)

      Les miracles accomplis par Élisée étaient vraiment des actes de charité. Il en était ainsi pour ceux que Christ a faits ici-bas : ils étaient non seulement merveilleux, mais aussi d'une grande utilité envers ceux auxquels ils étaient destinés.

      La bonté du Seigneur est magnifiée par Sa puissance ! Élisée fut très attentif à la plainte de cette pauvre veuve. Ceux qui laissent à leur famille la charge de lourdes dettes, ne soupçonnent pas les ennuis que cela cause. Il est du devoir de tous ceux qui professent suivre le Seigneur, bien qu'ils Lui fassent confiance pour leur pain quotidien, de ne pas Le tenter par leur négligence ou leur extravagance, ni par les dettes qu'ils pourraient contracter : en effet, rien ne nuit davantage au témoignage de l'évangile, ni ne contribue à l'affliction d'une famille, que de devoir de l'argent. Élisée a fait en sorte que cette veuve puisse, d'une part payer ses créanciers, mais aussi subvenir aux besoins de sa famille. Cette action fut miraculeuse, afin d'indiquer que la Puissance céleste est d'une grande efficacité pour aider ceux qui sont dans la détresse, avec le peu de moyens dont il disposent.

      Cette huile, envoyée par miracle, continua de couler tant qu'il y avait des vases vides pour la contenir. Dieu ne limite jamais les bénédictions et les richesses de sa Grâce qu'Il nous octroie ; tout repose en fait sur nous-mêmes : si les bienfaits du ciel ne sont pas « au rendez-vous », cela est dû à l'échec de notre foi, et non pas à la promesse divine non tenue. Le Seigneur donne plus que nous ne Lui demandons : y avait-il suffisamment de vases pour contenir l'huile de cette veuve ? Il y avait certainement dans les cieux, largement de quoi en remplir davantage ; le Seigneur dispose en abondance de bénédictions, pour chacun ; la toute-suffisance dans le salut offert par le Rédempteur, est au bénéfice des pécheurs, pour sauver leur âme.

      La veuve paya sa dette avec l'argent qu'elle reçut en vendant son huile. Bien que ses créanciers aient été très durs envers elle, elle devait les payer avant de commencer à prendre les dispositions pour nourrir ses enfants.

      Une des règles fondamentales de la religion chrétienne, consiste à payer toute dette en instance, en donnant à chacun ce qui lui est dû, pour ensuite, consacrer ce qui nous reste à nos besoins personnels ; ce geste ne doit pas être effectué sous la contrainte, mais en toute bonne conscience. Ceux qui sont honnêtes, ne peuvent pas manger leur pain quotidien avec plaisir, si ce dernier ne leur appartient pas.

      Cette veuve et ses enfants continuèrent à vivre l'âme en paix, en toute honnêteté, avec l'argent provenant de la vente de l'huile.

      Ne nous attendons pas, de nos jours, à bénéficier fréquemment de miracles du genre de celui mentionné dans ce texte, par contre, nous pouvons compter sur les Grâces du Seigneur, si nous Le servons, et si nous Le recherchons de tout cœur. Que les veuves sachent se confier en Dieu et dépendre de Lui. Celui qui a tous les cœurs en Sa main, peut, même sans faire de miracle, pourvoir efficacement à toutes choses !

      8 Le roi d'Israël avait de l'estime pour Élisée, à cause des loyaux services que ce dernier lui avait rendus ; un homme de bien prend autant de plaisir à rendre service aux autres, qu'en pensant d'abord à son bien-être. Cette Sunamite n'avait nul besoin d'aide matérielle. C'est une joie de pouvoir demeurer parmi les nôtres, parmi ceux qui nous aiment et qui nous respectent, et à qui nous pouvons témoigner notre bonté. Il serait bon pour beaucoup de personnes, de s'enquérir du bien qu'elles pourraient exercer dans leur entourage.

      Le Seigneur connaît les désirs secrets du cœur de ceux qui Lui obéissent ; Il entend les prières que Ses serviteurs Lui adressent en vue de pratiquer le bien envers leur prochain ; Il envoie ensuite Sa Grâce miséricordieuse de manière parfois vraiment inattendue ! Le travail des serviteurs de Dieu ne doit pas nous paraître illusoire et inutile, comme certaines professions peu contraignantes que l'on peut rencontrer ici-bas.

      18 Ce texte décrit la mort soudaine de l'enfant de la Sunamite. La tendresse de cette mère ne put garder en vie cet enfant de la « promesse », un enfant obtenu dans la prière, par la Miséricorde divine. Comment cette mère admirable, prudente et pieuse, put gardez secrète cette soudaine affliction ? Elle avait une telle confiance en la Puissance divine, qu'elle pensait que l'Éternel était prêt à donner ce qu'Il avait repris auparavant.

      Quelle grande foi trouvait-on chez cette femme ! Celui qui lui avait tout donné, ne pouvait la décevoir.

      Cette mère effondrée de douleur prit congé de son mari pour se rendre immédiatement auprès du prophète. Elle n'avait pas vraiment songé, jusqu'à présent, pour sa propre famille, à solliciter de l'aide de la part d'Élisée, mais cette foi, en tant femme responsable de son foyer, elle alla voir le prophète.

      Il est bon pour les personnes pieuses, de s'enquérir du bien-être de leur famille et de leurs amis. La première question d'Élisée fut la suivante : « Tout va-t-il bien » ? En fait tout allait bien dans la maison de cette femme, mis à part que son fils venait de mourir ! Elle répondit : « Bien » ! Tout ce qu'accomplit Dieu est bien. Tout est bien pour ceux qui sont allés au ciel, en tant que rachetés par Christ ; tout sera bien pour nous, si malgré l'affliction que nous pouvons subir, nous sommes ancrés en Lui. Quand un être cher nous quitte, il est bon de pouvoir dire, par la Grâce, que notre cœur n’est pas trop peiné, ayant l'assurance de revoir cette personne près du Seigneur ; dans le cas contraire, nous aurions raison de craindre que cette âme ne soit placée à jamais, sous l'emprise de la colère divine.

      Élisée, par la foi, implora Dieu : ce fils tant aimé ressuscita et fut rendu à sa mère. Ceux qui veulent consacrer leur vie spirituelle au ministère des âmes en perdition, doivent manifester beaucoup de zèle pour leur cause, en priant ardemment pour elles. Bien que le serviteur de Dieu ne puisse, de lui-même, donner la vie éternelle aux pécheurs, il doit employer tous les moyens dont il dispose, pour les conduire au mieux, en direction du salut offert par Christ.

      38 Si le pain se trouvait à manquer en Israël, il était toujours possible malgré cela, d'entendre la Parole de Dieu, car Élisée avait, assis devant lui, les fils des prophètes, écoutant son enseignement plein de sagesse. Élisée transforma cette soupe polluée en un potage pur et sain. Si ce piètre dîner peut nous paraître médiocre, rappelons-nous que ce grand prophète s'en est contenté, lui et ses invités. La table devient souvent un piège, et ce qui contribue à satisfaire notre bien-être peut nous conduire à pécher : ne devrions-nous pas en effet, nous alimenter avec modération ? Quand nous jouissons d'un certain confort ici-bas, nous devrions garder à l'esprit le fait qu'il nous faut préserver notre santé, et ne pas pécher par certains excès. Nous devons avoir de la reconnaissance pour la nourriture salutaire que Dieu, dans Sa bonté, nous accorde ; « Je suis l'Éternel, Celui qui te guérit », Exode 15:26*.

      Élisée, avec ce modeste repas, laissa aussi un excellent enseignement : après avoir reçu cette nourriture gratuitement, il l'a ensuite partagée avec libéralité. Dieu a promis à son église qu'Il la bénirait abondamment, et qu'Il donnerait du pain à Ses fidèles les plus pauvres, Psaume 132:15 ; celui qui est « alimenté » par Dieu, est rassasié et celui qu'Il bénit est comblé.

      Lorsque Jésus, ici-bas, a nourri ses auditeurs, il s'agissait d'un miracle spectaculaire ; cela nous enseigne que ceux qui, dans le cadre de leur devoir, comptent sur Dieu, peuvent espérer être « rassasiés » par la Providence divine !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

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