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La Bible en 3 ans - Jour 297

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La Bible en 3 ans - Jour 297
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    • 2 Rois 5

      1 Or Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, était un homme puissant auprès de son seigneur et fort honoré, parce que l'Éternel avait délivré les Syriens par son moyen ; mais cet homme fort et vaillant était lépreux.
      2 Et quelques troupes étaient sorties de Syrie et avaient emmené prisonnière une petite fille du pays d'Israël, et elle servait la femme de Naaman.
      3 Et elle dit à sa maîtresse : Oh ! si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! Il le guérirait aussitôt de sa lèpre.
      4 Naaman vint donc le rapporter à son seigneur, et lui dit : La jeune fille du pays d'Israël a dit telle et telle chose.
      5 Et le roi de Syrie dit : Pars, va, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Et il partit, prenant en sa main dix talents d'argent, six mille pièces d'or, et dix robes de rechange.
      6 Et il porta au roi d'Israël la lettre, qui disait : Dès que cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'ai envoyé Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.
      7 Dès que le roi d'Israël eut lu la lettre, il déchira ses vêtements et dit : Suis-je Dieu, pour faire mourir ou vivre, que celui-ci envoie vers moi pour guérir un homme de sa lèpre ? C'est pourquoi, sachez et voyez qu'il ne cherche qu'une occasion contre moi.
      8 Mais quand Élisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Qu'il vienne seulement vers moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël.
      9 Naaman vint donc avec ses chevaux et son char, et s'arrêta à la porte de la maison d'Élisée.
      10 Et Élisée lui envoya un messager pour lui dire : Va, lave-toi sept fois au Jourdain, et ta chair te reviendra, et tu seras pur.
      11 Mais Naaman se mit fort en colère, et s'en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira certainement vers moi ; il se tiendra là ; il invoquera le nom de l'Éternel son Dieu ; il étendra sa main sur la plaie et guérira le lépreux.
      12 L'Abana et le Parpar, les fleuves de Damas, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël ? Ne pourrais-je m'y laver et devenir pur ? Ainsi il s'en retournait et s'en allait tout en colère.
      13 Mais ses serviteurs s'approchèrent, et lui dirent : Mon père, si le prophète t'eût dit quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas ? Combien plus lorsqu'il te dit : Lave-toi et tu seras pur !
      14 Alors il descendit, et se plongea dans le Jourdain sept fois, selon la parole de l'homme de Dieu ; et sa chair lui revint semblable à la chair d'un petit enfant, et il fut pur.
      15 Alors il retourna vers l'homme de Dieu, lui et toute sa suite, et vint se présenter devant lui, et dit : Voici, je reconnais qu'il n'y a point de Dieu dans toute la terre, si ce n'est en Israël. Et maintenant, veuille accepter une marque de reconnaissance de la part de ton serviteur.
      16 Mais Élisée répondit : L'Éternel, en la présence de qui je me tiens, est vivant ! je n'en accepterai pas. Et Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa.
      17 Alors Naaman dit : Mais, je te prie, ne pourrait-on pas donner de cette terre à ton serviteur, la charge de deux mulets ? Car ton serviteur ne fera plus d'holocauste ni de sacrifice à d'autres dieux qu'à l'Éternel.
      18 L'Éternel veuille pardonner ceci à ton serviteur : c'est que, lorsque mon maître entrera dans la maison de Rimmon pour s'y prosterner, et qu'il s'appuiera sur ma main, je me prosternerai dans la maison de Rimmon. L'Éternel veuille pardonner à ton serviteur, quand je me prosternerai dans la maison de Rimmon !
      19 Et Élisée lui dit : Va en paix ! Ainsi, l'ayant quitté, Naaman fit quelque peu de chemin.
      20 Alors Guéhazi, serviteur d'Élisée, l'homme de Dieu, dit en lui-même : Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, et n'a pas accepté de sa main ce qu'il avait apporté. L'Éternel est vivant ! je courrai après lui et j'en recevrai quelque chose.
      21 Guéhazi courut donc après Naaman. Et Naaman, voyant qu'il courait après lui, sauta de son char à sa rencontre, et dit : Tout va-t-il bien ?
      22 Et il répondit : Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire : Voici, il m'arrive à l'instant même, de la montagne d'Éphraïm, deux jeunes gens d'entre les fils des prophètes ; donne-leur, je te prie, un talent d'argent et deux robes de rechange.
      23 Et Naaman dit : Veuille accepter deux talents ; et il le pressa, et mit dans deux sacs deux talents, ainsi que deux robes de rechange ; et il les donna à deux de ses serviteurs qui les portèrent devant Guéhazi.
      24 Et quand il fut parvenu à la colline, il les prit d'entre leurs mains et les serra dans la maison ; puis il renvoya ces gens-là, et ils s'en retournèrent.
      25 Alors il rentra, et se présenta devant son maître. Et Élisée lui dit : D'où viens-tu, Guéhazi ? Et il lui répondit : Ton serviteur n'est allé ni d'un côté ni d'autre.
      26 Mais Élisée lui dit : Mon esprit n'est-il pas allé là où cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre ? Est-ce le temps de prendre de l'argent, de prendre des vêtements, puis des oliviers et des vignes, des brebis et des boeufs, des serviteurs et des servantes ?
      27 C'est pourquoi la lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité à jamais ! Et il sortit de devant Élisée, blanc de lèpre comme la neige.
    • 2 Rois 5

      1 Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d'une grande considération ; car c'était par lui que l'Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux.
      2 Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui était au service de la femme de Naaman.
      3 Et elle dit à sa maîtresse : Oh ! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre !
      4 Naaman alla dire à son maître : La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière.
      5 Et le roi de Syrie dit : Va, rends-toi à Samarie, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or, et dix vêtements de rechange.
      6 Il porta au roi d'Israël la lettre, où il était dit : Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.
      7 Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu'il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu'il cherche une occasion de dispute avec moi.
      8 Lorsqu'Élisée, homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël.
      9 Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Élisée.
      10 Élisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair deviendra saine, et tu seras pur.
      11 Naaman fut irrité, et il s'en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l'Éternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux.
      12 Les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël ? Ne pourrais-je pas m'y laver et devenir pur ? Et il s'en retournait et partait avec fureur.
      13 Mais ses serviteurs s'approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t'eût demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu'il t'a dit : Lave-toi, et tu seras pur !
      14 Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d'un jeune enfant, et il fut pur.
      15 Naaman retourna vers l'homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu'il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit : Voici, je reconnais qu'il n'y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n'est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur.
      16 Élisée répondit : L'Éternel, dont je suis le serviteur, est vivant ! je n'accepterai pas. Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa.
      17 Alors Naaman dit : Puisque tu refuses, permets que l'on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets ; car ton serviteur ne veut plus offrir à d'autres dieux ni holocauste ni sacrifice, il n'en offrira qu'à l'Éternel.
      18 Voici toutefois ce que je prie l'Éternel de pardonner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s'y prosterner et qu'il s'appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon : veuille l'Éternel pardonner à ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans la maison de Rimmon !
      19 Élisée lui dit : Va en paix. Lorsque Naaman eut quitté Élisée et qu'il fut à une certaine distance,
      20 Guéhazi, serviteur d'Élisée, homme de Dieu, se dit en lui-même : Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de sa main ce qu'il avait apporté ; l'Éternel est vivant ! je vais courir après lui, et j'en obtiendrai quelque chose.
      21 Et Guéhazi courut après Naaman. Naaman, le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit : Tout va-t-il bien ?
      22 Il répondit : Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire : Voici, il vient d'arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d'Éphraïm, d'entre les fils des prophètes ; donne pour eux, je te prie, un talent d'argent et deux vêtements de rechange.
      23 Naaman dit : Consens à prendre deux talents. Il le pressa, et il serra deux talents d'argent dans deux sacs, donna deux habits de rechange, et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs.
      24 Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa dans la maison, et il renvoya ces gens qui partirent.
      25 Puis il alla se présenter à son maître. Élisée lui dit : D'où viens-tu, Guéhazi ? Il répondit : Ton serviteur n'est allé ni d'un côté ni d'un autre.
      26 Mais Élisée lui dit : Mon esprit n'était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l'argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des boeufs, des serviteurs et des servantes ?
      27 La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d'Élisée avec une lèpre comme la neige.
    • 2 Rois 5

      1 Naaman, le chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur et de l’estime de son seigneur, car c'était par lui que l'Eternel avait donné la victoire aux Syriens. Toutefois, cet homme fort et vaillant était lépreux.
      2 Or, les Syriens avaient mené des expéditions, et ils avaient ramené prisonnière une petite fille du pays d'Israël. Celle-ci était au service de la femme de Naaman,
      3 et elle dit à sa maîtresse : « Si seulement mon seigneur pouvait voir le prophète qui se trouve à Samarie, il le guérirait de sa lèpre ! »
      4 Naaman alla dire à son seigneur : « La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière. »
      5 Le roi de Syrie dit : « Vas-y, rends-toi à Samarie. Je vais envoyer une lettre au roi d'Israël. » Naaman partit, prenant avec lui 300 kilos d'argent, 70 d'or et 10 habits de rechange,
      6 et il apporta la lettre au roi d'Israël. Celle-ci disait : « Maintenant que cette lettre t’est parvenue, tu sais que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. »
      7 Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses habits et dit : « Suis-je Dieu, pour faire mourir et pour faire vivre ? En effet, il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ! Sachez-le donc et comprenez-le : il cherche une occasion de dispute avec moi. »
      8 Lorsque Elisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses habits, il fit dire au roi : « Pourquoi as-tu déchiré tes habits ? Fais-le venir vers moi et il saura qu'il y a un prophète en Israël. »
      9 Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée.
      10 Elisée lui fit dire par un messager : « Va te laver 7 fois dans le Jourdain. Ta chair deviendra saine et tu seras pur. »
      11 Naaman fut indigné et il s'en alla en disant : « Je me disais : ‘Il sortira en personne vers moi, il fera appel au nom de l'Eternel, son Dieu, il fera un mouvement de la main sur l’endroit malade et guérira ma lèpre.’
      12 Les fleuves de Damas, l'Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que tous les cours d’eau d'Israël ? Ne pourrais-je pas m'y laver pour devenir pur ? » Il tourna le dos, et il partait plein de colère
      13 lorsque ses serviteurs s'approchèrent de lui pour lui parler. Ils dirent : « Mon père, si le prophète t'avait demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait ? Tu dois d’autant plus volontiers faire ce qu'il t'a dit : ‘Lave-toi et tu seras pur !’ »
      14 Il descendit alors se plonger 7 fois dans le Jourdain, conformément à la parole de l'homme de Dieu. Sa chair redevint comme celle d'un jeune enfant et il fut pur.
      15 Naaman retourna vers l'homme de Dieu avec toute sa suite. Dès son arrivée, il se présenta devant lui et dit : « Je reconnais qu'il n'y a aucun Dieu sur toute la terre, sauf en Israël. Maintenant, accepte, je t’en prie, un cadeau de la part de ton serviteur. »
      16 Elisée répondit : « L'Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant ! Je n'accepterai rien. » Naaman insista pour qu'il accepte, mais il refusa.
      17 Alors Naaman dit : « Puisque tu refuses, permets que l'on me donne de la terre d’ici, à moi ton serviteur. Qu’on m’en donne l’équivalent de la charge de deux mulets, car moi ton serviteur, je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'à l'Eternel.
      18 Cependant, que l'Eternel veuille pardonner ceci à ton serviteur : quand mon seigneur entre dans le temple de Rimmon pour s'y prosterner, il s'appuie sur ma main et je m’y prosterne aussi. Que l'Eternel veuille bien me pardonner, à moi ton serviteur, lorsque je me prosternerai dans le temple de Rimmon ! »
      19 Elisée lui dit : « Pars dans la paix. » Lorsque Naaman eut quitté Elisée et qu'il fut à une certaine distance,
      20 Guéhazi, le serviteur d'Elisée, l'homme de Dieu, se dit en lui-même : « Mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de prendre ce qu'il avait apporté. L'Eternel est vivant ! Je vais courir derrière lui et j'obtiendrai quelque chose de sa part. »
      21 Guéhazi courut donc derrière Naaman. Le voyant courir derrière lui, Naaman s’empressa de descendre de son char pour aller à sa rencontre et demanda : « Est-ce que tout va bien ? »
      22 Il répondit : « Tout va bien. Mon maître m'envoie te dire : ‘Deux jeunes gens de la région montagneuse d'Ephraïm, des membres de la communauté de prophètes, viennent d'arriver chez moi. Donne-moi pour eux, je t'en prie, 30 kilos d'argent et 2 habits de rechange.’ »
      23 Naaman dit : « Accepte de prendre 60 kilos. » Il insista et mit 60 kilos d'argent dans deux sacs, lui donna 2 habits de rechange et les fit porter devant Guéhazi par deux de ses serviteurs.
      24 Arrivé à la colline, Guéhazi les prit de leurs mains et les déposa chez lui, puis il renvoya ces hommes, qui partirent.
      25 Il alla ensuite se présenter à son seigneur. Elisée lui demanda : « D'où viens-tu, Guéhazi ? » Il répondit : « Ton serviteur n'est parti nulle part. »
      26 Mais Elisée lui dit : « Mon esprit non plus n’était pas parti lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le moment de prendre de l'argent pour acheter des habits, des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes ?
      27 La lèpre de Naaman va s'attacher à toi et à ta descendance pour toujours. » Guéhazi quitta Elisée, atteint d’une lèpre blanche comme la neige.
    • 2 Rois 5

      1

      La lèpre de Naaman. (2 Rois 5:1-8)
      Sa guérison. (2 Rois 5:9-14)
      Élisée refuse les présents de Naaman. (2 Rois 5:15-19)
      La convoitise de Guéhazi et son mensonge. (2 Rois 5:20-27)

      Bien que les Syriens soient un peuple idolâtre, oppressant les enfants d'Israël, la délivrance de Naaman mentionnée au premier verset de ce texte, fut attribuée à l'Éternel. Il en est ainsi dans toute l'Écriture : les auteurs qui décrivent l'histoire commune, montrent clairement que Dieu n'était pas forcément vénéré par tous les peuples. Ni la grandeur d'un homme, ni son honneur, ne peuvent lui épargner les calamités les plus terribles ici-bas : on rencontre en effet beaucoup de malades et de fous... parmi les grands de ce monde !

      En fait, chaque personne a ses propres défauts, qui l'amoindrissent et l'affaiblissent plus ou moins, ternissant sa renommée et son bien-être.

      Cette petite fille bien modeste, au service de la femme de Naaman, pouvait témoigner de la présence du célèbre prophète se trouvant chez les Israélites. Les enfants devraient dès leur plus jeune âge et en tous lieux, parler des œuvres merveilleuses du Seigneur. Bien qu'elle soit en captivité, enrôlée par force, cette jeune Israélite, fidèle servante, désira le bien-être de son maître et le voir en bonne santé ; combien les domestiques qui sont volontairement au service de leurs supérieurs, devraient-ils avoir les mêmes sentiments ! Les serviteurs peuvent être de véritables bénédictions dans les familles où ils travaillent, en témoignant de leur expérience avec le Seigneur, de Sa Gloire et de la grandeur des prophètes.

      Naaman, en raison de sa maladie, n'a pas dédaigné les conseils de cette jeune fille. Il serait bon de voir les hommes être plus sensibles au fardeau de leur péché, qu'ils ne le sont au sujet des maladies corporelles qui peuvent les atteindre ! Et quand ces âmes recherchent les bénédictions que le Seigneur envoie, en réponse aux prières de Ses fidèles, elles ne trouvent en fait rien qui puisse les satisfaire, à moins qu'elles ne s'approchent de Lui en toute humilité et non pas comme des « seigneurs » exigeants, désirant « négocier » !

      9 Élisée savait que Naaman était un homme orgueilleux, et il voulait le lui faire sentir, tous les hommes étant égaux devant notre grand Dieu. Tous les commandements divins mettent à l'épreuve l'esprit des hommes, en particulier ceux qui dirigent un pécheur en direction du salut.

      Remarquez la folie de la fierté de Naaman : un traitement simple ne lui convenait pas, il voulait être guéri en « grande pompe », avec les honneurs dus à son rang. Il dédaignait le moyen de guérison proposé par Élisée, et était en conséquence, de mauvaise humeur.

      La manière par laquelle un pécheur est reçu et sanctifié, par le Sang, par l'Esprit de Christ, par la seule foi en Son Nom, n'est pas très flatteuse pour cet individu, en particulier pour son cœur : la fatuité humaine pousse l'individu à croire qu'il peut subvenir lui-même au meilleur moyen pour se purifier. Ce genre de personne devrait être disposé à entendre la voix de la raison. Nous devrions rester sourds aux conseils des impies, même si ces derniers occupent des positions respectables, pour nous tourner plutôt vers ceux qui nous sont donnés par les personnes plus modestes.

      Les serviteurs de Naaman lui dirent : « Mon père, si le prophète t'avait recommandé un traitement spectaculaire, ne l'eusses tu pas pris » ? Quand les pécheurs malades se contentent de n'importe quel moyen de guérison, étant prêts à subir le premier traitement venu, alors, en dernier recours et après toute désillusion, ils se « raccrochent » à l'ultime espoir. La méthode pour guérir de la « lèpre » du péché, est si claire et si évidente, que nous sommes sans excuse si nous ne l'observons pas : il suffit de croire afin d'être sauvé, de se repentir, afin de « laver » nos iniquités, et d'être purifié !

      Le croyant doit se baser sur l'offre du salut, sans la négliger, ni en changer les fondements : il ne doit rien ajouter au rachat offert par le Sauveur ; alors seulement, cette âme coupable pourra être purifiée, alors que les autres, celles qui négligent ce « remède miraculeux », vivront dans la « lèpre » de leurs péchés, et finiront par mourir.

      15 La miséricorde divine inhérente à la guérison de Naaman, l'affecta davantage que le miracle proprement dit. Ceux qui ont expérimenté la Puissance de la Grâce divines, sont les plus aptes pour en témoigner.

      Naaman se montra reconnaissant envers Élisée le prophète. Ce dernier refusa la récompense que l'officier lui proposait, non pas qu'il trouvât ce geste immoral, (il avait déjà reçu des cadeaux de diverses personnes), mais pour témoigner à ce nouveau converti, que les serviteurs du Dieu d'Israël doivent se contenter de ce que le ciel leur accorde, sans rechercher les richesses de ce monde. Dans cette guérison, tout a été accompli par Dieu, de telle façon, que le prophète puisse témoigner qu’il n'avait fait que se soumettre aux ordres de l'Éternel.

      Il n'est pas bon de s'opposer de façon intransigeante aux petites erreurs que peuvent commettre les âmes qui s'approchent du Seigneur ; nous ne pouvons pas, en effet, leur faire rechercher le chemin du salut plus rapidement que ne l'a décidé le ciel. Cependant, en ce qui nous concerne, lorsque nous nous approchons de Dieu, nous ne devons avoir aucune « indulgence » vis-à-vis de certains péchés : ce serait une entrave dans notre progression spirituelle, non-conforme à la Parole.

      Ceux qui détestent vraiment le mal, feront tout pour chercher en paix, à s'abstenir de toute ses aspects néfastes.

      20 Naaman, ce courtisan Syrien, ce militaire, avait de nombreux serviteurs, et nous pouvons lire dans ce texte, avec quelle sagesse et quelle bonté il les traitait. Élisée, ce saint prophète, cet homme de Dieu, avait un domestique, qui n'était qu'un vil menteur. L'amour de l'argent, cette racine de tous les maux, était le plus grand péché de Guéhazi. Ce dernier pensait pouvoir abuser de la bonté de son maître, mais il dut bientôt constater que l'Esprit de la prophétie ne pouvait être trompé : il était en fait complètement vain d'essayer de mentir au Saint-Esprit.

      C'est de la folie de sous-estimer le péché, et de bâtir de vains projets. Quand un homme accomplit un acte douteux, sa conscience et le regard divin ne le suivent-ils pas ? Celui qui masque son péché, ne peut prospérer ; les mensonges d'un homme ne peuvent rester secrets bien longtemps.

      Tous les espoirs et les machinations les plus folles de ce monde, sont dévoilés aux yeux de notre Dieu. Il est insensé d'essayer d'accroître notre richesse de manière malhonnête, en nuisant à Dieu et à la piété, ou au détriment des autres.

      Guéhazi a été puni : le fait d'accepter l'argent de Naaman, ne pouvait qu'attirer la malédiction sur lui. Quel fut le bénéfice réalisé par Guéhazi ? S'il a bien gagné deux talents, il a tout de même, de ce fait, perdu sa santé, son honneur, sa paix, son service, et en cas de non repentance, son âme pour l'éternité. Prenons garde à ne pas céder à l'hypocrisie et à la convoitise, redoutons la malédiction et la « lèpre spirituelle » résultantes qui pourraient atteindre nos âmes !

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